Luftwaffe

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Luftwaffe
Deutsche Luftwaffe
Bundeswehr Logo Luftwaffe with lettering.svg

P√©riode 1910-1918 ; 1935-1945 ; 1956-Pr√©sent
Pays Drapeau d'Allemagne Allemagne
Allégeance Bundeswehr
Type Armée de l'air
Effectif 60 300 (dont 15 300 r√©servistes) personnes
Commandant Lieutenant g√©n√©ral Klaus-Peter Stieglitz (de)
Cocarde de la Luftwaffe

Le terme ¬ę Luftwaffe ¬Ľ (litt√©ralement, ¬ę arme de l'air ¬Ľ) d√©signe les diff√©rentes arm√©es de l'air de l'Allemagne au cours de son histoire. Composante a√©rienne de la Bundeswehr, elle s'appelle aujourd'hui officiellement Deutsche Luftwaffe pour se diff√©rencier des arm√©es de l'air d'autres pays de langue allemande comme l'Autriche et la Suisse. C'√©tait aussi le nom officiel de l'arm√©e de l'air allemande sous le Troisi√®me Reich entre 1935 et 1945, ainsi que le nom de celle de la R√©publique f√©d√©rale d'Allemagne (RFA) pendant la p√©riode de la Guerre froide entre 1955 et 1990. C'est √©galement le nom utilis√© commun√©ment pour l'arm√©e de l'air de la RFA r√©sultant de la r√©unification des deux Allemagnes en 1990. Le nom ¬ę Luftstreitkr√§fte ¬Ľ (litt√©ralement, ¬ę forces arm√©es a√©riennes ¬Ľ) appara√ģt √©galement dans l'histoire des forces a√©riennes allemandes, puisque c'√©tait le nom officiel en vigueur entre 1910 et 1918 ainsi que celui en vigueur pour l'arm√©e de l'air de la R√©publique d√©mocratique allemande (RDA), composante de la Nationale Volksarmee) entre 1955 et 1990.

Sommaire

La Première Guerre mondiale

Article d√©taill√© : Luftstreitkr√§fte.
Bombes montées sous un biplan de la Luftwaffe en novembre 1917

Le pr√©curseur de la Luftwaffe, le service a√©rien de l'arm√©e allemande imp√©riale, la Luftstreitkr√§fte, avait √©t√© cr√©√© en 1910, quatre ans avant le d√©clenchement de la Premi√®re Guerre mondiale (1914-1918) avec l'apparition de l'aviation militaire. √Ä l'origine, on avait l'intention d'utiliser les avions principalement pour la reconnaissance a√©rienne des lignes ennemies, de la m√™me mani√®re qu'on avait utilis√© les ballons pendant la Guerre franco-prussienne en 1870-1871 et m√™me pendant les guerres napol√©oniennes. Ce n'est toutefois pas la premi√®re arm√©e de l'air de l'histoire : l'A√©ronautique militaire de la France est fond√©e en 1909. La fondation de celle du Royaume-Uni, la Royal Flying Corps, eut lieu trois ans plus tard, en 1912.

Durant la guerre, l'arm√©e de l'air allemande utilisa une grande vari√©t√© d'avions : les avions de chasse (fabriqu√©s par des usines Albatros Flugzeugwerke ou Fokker), les avions de reconnaissance (Aviatik et DFW) et les avions de bombardement (Gothaer Waggonfabrik, mieux connus sous le nom plus simple de Gotha, et Zeppelin-Staaken). Mais ce sont les chasseurs qui passionnent le plus les enthousiastes d'aviation militaire, √©tant donn√© que ce sont eux qui produisent des ¬ę as ¬Ľ tels que Manfred von Richthofen, surnomm√© le ¬ę Diable rouge ¬Ľ par les Fran√ßais et ¬ę Red Baron ¬Ľ par les Britanniques. D'autres ¬ę as ¬Ľ incluent Ernst Udet, Hermann G√∂ring (le futur commandant en chef de la Luftwaffe), Oswald Boelcke (dit le premier tacticien a√©rien du combat a√©rien tournoyant, ou ¬ę dogfight ¬Ľ une expression anglaise qui signifie ¬ę combat de chiens ¬Ľ), Werner Voss et Max Immelmann. Ce dernier est le premier pilote allemand d√©cor√© de la m√©daille Pour le M√©rite, √† cette √©poque-l√† la distinction militaire la plus importante en Allemagne, apr√®s avoir abattu huit avions ennemis avec Oswald Boelcke. C'est pour cette raison que cette m√©daille est surnomm√©e le ¬ę Max bleu ¬Ľ depuis lors. De m√™me que la Marine, l'arm√©e de Terre allemande utilise les dirigeables Zeppelin pour efffectuer des missions de bombardement sur des cibles militaires et civiles en France, en Belgique et au Royaume-Uni.

Jusqu'en 1918, tous les avions de l'arm√©e allemande - ainsi que ceux de l'arm√©e d'Autriche-Hongrie - portent l'insigne de la Croix de fer. Mais, d√®s 1918, les avions commencent √† porter une croix form√©e de deux poutres droites (Balkenkreuz), un insigne qui deviendra tr√®s familier pendant le IIIe Reich. Apr√®s la chute de l'Allemagne en novembre 1918 √† la suite de l'Armistice, l'arm√©e de l'air allemande se dissout, comme pr√©vu par le trait√© de Versailles, dont les termes exigent que tous les avions militaires allemands soient d√©truits.

L'entre-deux-guerres

Le Trait√© de Versailles lui interdisant de maintenir une arm√©e de l'air, l'Allemagne √©prouve le besoin d'entra√ģner en secret ses pilotes pour une guerre future. Au d√©but, on utilise les √©coles de l'aviation civile pour l'entra√ģnement des pilotes pour faire croire qu'ils piloteront des avions de lignes a√©riennes civiles telles que la Lufthansa. Mais il n'est possible d'utiliser que les avions l√©gers sur le territoire allemand. Pour que les pilotes puissent acqu√©rir de l'exp√©rience dans les nouveaux avions de combat, l'Allemagne sollicite l'aide de l'URSS qui accepte en signant une clause secr√®te du Trait√© de Rapallo (1922)[1]. Un a√©rodrome secret est √©tabli √† Lipetsk en 1924, et il op√®re pendant neuf ans jusqu'√† sa fermeture en 1933. L'√©cole utilise des avions d'entra√ģnement n√©erlandais (Fokker) et russes ainsi qu'allemands.

Le 26 f√©vrier 1935, Adolf Hitler ordonne √† Hermann G√∂ring de r√©tablir la Luftwaffe, bien que le trait√© d'armistice soit toujours en vigueur. Mais ni la France ni le Royaume-Uni ni la Soci√©t√© des Nations ne font rien pour emp√™cher l'Allemagne d'entreprendre cette action ou d'autres violations du trait√©. Bien que la nouvelle Luftwaffe soit une organisation totalement ind√©pendante de l'arm√©e, elle continue n√©anmoins la tradition d'attribuer des grades militaires au personnel, une tradition maintenue m√™me aujourd'hui par la Bundesluftwaffe (c'est-√†-dire, l'arm√©e de l'air de la RFA) et par beaucoup d'autres arm√©es de l'air autour du monde. Et pourtant, il est √† observer que le service a√©rien paramilitaire en vigueur avant la promulgation de la Luftwaffe portait le nom du Deutscher Luftverband (DLV), dont le chef √©tait Ernst Udet. Ses membres portaient l'uniforme avec l'insigne qui continue √† appara√ģtre sur l'uniforme de la Luftwaffe, bien que les noms des ¬ę grades ¬Ľ soient plus ¬ę civils ¬Ľ que militaires.

La Luftwaffe saisit l'occasion de tester l'efficacit√© de ses tactiques de combat et de ses appareils pendant la Guerre civile espagnole de 1936-1939 quand la L√©gion Condor va en Espagne pour y donner un appui a√©rien √† la r√©volte conduite par Francisco Franco contre le gouvernement r√©publicain. Les machines, dont les noms deviendront fameux dans le monde entier, incluent notamment le Junkers Ju 87 ¬ę Stuka ¬Ľ (Sturzkampfflugzeug = avion de combat en piqu√©), sp√©cialis√© dans le bombardement en piqu√©, offrant alors une bien plus grande pr√©cision que le bombardement en altitude, et le Messerschmitt Bf 109, l'avion de chasse le plus fameux en Allemagne. Mais en tant qu'arm√©e de l'air attach√©e aux forces nationalistes de Franco, l'insigne de la Luftwaffe est remplac√©e sur le fuselage des avions pour donner au monde l'illusion que l'Allemagne elle-m√™me ne soutient pas activement la r√©volte. √Ä sa place, la croix √† barres droites apos√©e sur le fuselage est remplac√©e par un disque noir et la swastika (c'est-√†-dire la croix gamm√©e) sur la d√©rive est remplac√©e par une sorte d'¬ęX¬Ľ noir sur fond blanc. Celle-ci appara√ģt ensuite sur les avions militaires espagnols, bien que le disque noir soit remplac√© par une cocarde (comme celle de l'Arm√©e de l'Air fran√ßaise) mais en rouge-jaune-rouge. Les avions de la L√©gion sont affect√©s aux unit√©s portant le num√©ro 88 ; par exemple, celles de bombardement sont assign√©es au Kampfgruppe (¬ę groupe de bombardement ¬Ľ) 88 (KG/88) alors que celles de chasse sont assign√©es au Jagdgruppe (¬ę groupe de chasse ¬Ľ) 88 (JG/88).

Les pr√©mices du bombardement syst√©matique des cit√©s se manifestent le 26 avril 1937 lorsqu'une force de bombardement combin√©e √† des avions allemands et italiens d√©truit le plus gros de la ville basque de Guernica au nord-ouest de l'Espagne, une cible civile sans int√©r√™t strat√©gique et dont la destruction frappe les esprits. Le monde entier ou presque condamne ce bombardement, et la m√©moire collective de cet √©v√©nement se maintient depuis gr√Ęce √† la peinture portant le nom de la ville, ex√©cut√©e par l'artiste Pablo Picasso, qui se sp√©cialise dans l'art cubiste. √Ä cette √©poque-ci, l'opinion publique a peur que toutes les futures guerres comportent de tels bombardements, √©tant donn√© que le g√©n√©ral italien Giulio Douhet (mort en 1930) formule des th√©ories √† l'√©gard du r√īle de l'avion militaire en ce qui concerne ce que l'on nommera le ¬ę bombardement strat√©gique ¬Ľ. Voil√† l'id√©e de Douhet : qu'une nation peut d√©truire une autre en portant un coup pulv√©risant les cibles industrielles par les bombardements a√©riens. L'effet sera si foudroyant que le moral de la population civile plongera, et que le gouvernement n'aura pas d'autre choix que de solliciter la paix. C'est bien un mauvais pr√©sage de ce qui se passera - et pas seulement pendant la guerre qui se d√©clenchera quelques mois seulement apr√®s la fin de la guerre civile en Espagne.

La Seconde Guerre mondiale

Article d√©taill√© : Wehrmacht.
Le Messerschmitt Bf 109, dont environ 35 000 exemplaires ont √©t√© construits, est un avion de chasse parmi les plus c√©l√®bres de la Seconde Guerre mondiale.

Pendant l'été 1939, à la veille du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la Luftwaffe devient l'armée de l'air la plus puissante du monde.

Elle aligne environ 4 000 avions, dont 1 100 monomoteurs de chasse Messerschmitt Bf 109, 400 chasseurs-bombardiers bimoteurs Messerschmitt Bf 110, 1 100 bombardiers moyens Dornier Do 17, Junkers Ju 88 et Heinkel He 111, et 290 bombardiers en piqu√© Junkers Ju 87 Stuka. Ce qui lui donne un r√īle significatif pendant les premi√®res campagnes de la guerre et contribue pour beaucoup au succ√®s final des forces arm√©es allemandes pendant la p√©riode du 1er septembre 1939 jusqu'√† la mi-juin 1940, prouvant aux arm√©es ennemies l'efficacit√© tactique du Blitzkrieg (¬ę guerre √©clair ¬Ľ) formul√© par la Wehrmacht pendant la p√©riode de l'entre-deux-guerres.

Avec d'autres pays, tels que l'Italie, le Japon, la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie, l'Allemagne nazie fait partie de l'Axe. En dix mois, elle est victorieuse de la Pologne, de la Norv√®ge, du Danemark, du Luxembourg, de la Belgique et de la France, gr√Ęce √† l'√©troite collaboration de la Luftwaffe avec les divisions blind√©es, les Panzer, coordonn√©s par une radiot√©l√©graphie novatrice, crypt√©e. C'est donc une arm√©e de l'air limit√©e √† un r√īle tactique qui a fait gagner l'Allemagne.

La Luftwaffe perd 1 470 avions sur le front occidental en mai- juin 1940 dont 1 290 durant l'invasion des Pays-Bas, Belgique et France ; entre 250 et 300 appareils sont perdus lors d'accidents.

Mais le commandant en chef de la Luftwaffe, le Reichsmarschall Hermann G√∂ring commence √† surestimer la capacit√© de ses escadrilles √† apporter une victoire rapide et compl√®te √† l'Allemagne nazie. Il se vante de pouvoir d√©truire en un mois l'aviation britannique avant le d√©clenchement de l'invasion pr√©vue du Royaume-Uni, l'op√©ration dont le nom de code est ¬ę Seel√∂we ¬Ľ (¬ę Otarie ¬Ľ). Mais la Manche s√©pare la France occup√©e du Royaume-Uni et la mer du Nord s√©pare la Norv√®ge occup√©e (o√Ļ se trouvait stationn√©e la Luftflotte (flotte a√©rienne) V sous le commandement du Generaloberst (colonel-g√©n√©ral) Hugo Sperrle). Cela contribue dans une grande mesure au maintien de la libert√© du Royaume-Uni ainsi que l'emploi syst√©matique du Radar et la r√©sistance courageuse des pilotes de la RAF ¬ę Fighter Command ¬Ľ, qui comporte non seulement des pilotes britanniques, mais aussi des pilotes de beaucoup d'autres nationalit√©s, y compris des Fran√ßais.

Le Heinkel He 111 était un des principaux types d'avions de bombardement bimoteurs au sein de la Luftwaffe en 1940, mais beaucoup d'entre eux furent abattus par les avions de chasse de la RAF pendant la Bataille d'Angleterre et leurs équipages tués ou faits prisonniers.

Ult√©rieurement, l'incapacit√© de la Luftwaffe √† conqu√©rir la ma√ģtrise du ciel pendant la Bataille d'Angleterre est vue comme la cons√©quence d'un changement de tactique. Au lieu d'attaquer les a√©rodromes militaires, la Luftwaffe commence √† bombarder des cibles industrielles et des villes telles que Londres apr√®s un raid a√©rien sur Berlin le 25 ao√Ľt 1940 des bombardiers du RAF Bomber Command. C'est un moment cl√© de la conduite de la guerre. La puissance a√©rienne allemande commence petit √† petit √† diminuer √† la suite de l'attaque de l'URSS en juin 1941 et de l'entr√©e en guerre des √Čtats-Unis en d√©cembre 1941. L'Allemagne nazie √©prouve des difficult√©s grandissantes d'approvisionnement en mat√©riaux strat√©giques, surtout l'aluminium, sans lesquels il devient de plus en plus difficile de construire des avions et d'autres armes pour les forces arm√©es allemandes. Pire chose encore pour la Luftwaffe, la direction de G√∂ring est vraiment d√©fectueuse, bien que celui-ci r√©ussisse toujours √† rejeter la responsabilit√© de ses d√©faites sur ses subordonn√©s comme Udet (qui se suicide en novembre 1941).

Contrairement √† l'arm√©e de l'air des √Čtats-Unis (USAAF), √† cette √©poque sous la direction du g√©n√©ral Henry H. Arnold (en), surnomm√© ¬ę Hap ¬Ľ, les Allemands ne d√©veloppent aucune force de bombardement strat√©gique. Et pourtant, avant la guerre, la Lufthansa employait des quadrimoteurs √† longue port√©e (les Focke-Wulf Fw 200) pour des vols transatlantiques vers les √Čtats-Unis. Si les Allemands en avaient construit beaucoup au lieu de consacrer tant de ressources √† la construction de bimoteurs, il est vraisemblable que de tels quadrimoteurs auraient pu infliger beaucoup plus de d√©g√Ęts aux cibles dans le Royaume-Uni. Heureusement pour les Alli√©s, ils ne le feront pas, mais la Luftwaffe utilisera quand m√™me le Fw 200 pour des missions sur l'Atlantique du Nord afin d'y d√©truire les navires de commerce qui apportaient les vivres indispensables aux √ģles britanniques assi√©g√©es. En revanche, les avions de bombardement lourds de l'USAAF, escort√©s par des avions de chasse comme le P-51 Mustang √©quip√©s de r√©servoirs d'essence suppl√©mentaires largu√©s une fois engag√© le combat a√©rien avec des chasseurs ennemis, ont une assez longue port√©e pour pouvoir voler √† l'int√©rieur du territoire du Reich pendant les op√©rations conduites en pleine journ√©e, pendant que leurs coll√®gues de la RAF continuent √† attaquer de nuit les cibles ennemies.

N√©anmoins, la Luftwaffe restait forte et avec le renforcement de la Flak qui eut un effectif d√©passant les 2/3 de l'ensemble de l'arme et la Nachtjagd (Chasse de nuit) continua √† abattre de nombreux avions de bombardement alli√©s, y compris, ce qui est √©tonnant, cent-huit avions britanniques pendant une nuit unique (du 30 au 31 octobre 1944) quand la RAF attaque la ville de Nuremberg, c√©l√®bre lieu des rassemblements du parti nazi NSDAP pendant la p√©riode d'avant-guerre.

On ressent la supériorité aérienne allemande surtout sur le front de l'Est, car la Luftwaffe jouissait d'un niveau de technologie supérieur à celui des Soviétiques, ainsi que de la présence de beaucoup d'Experten, c'est-à-dire, des pilotes hautement expérimentés comme Erich Hartmann, qui terminera la guerre avec un palmarès incroyable - 352 avions ennemis abattus, dont 345 soviétiques, un total qui fut tout d'abord contesté avant d'être admis plus tard. En revanche, le palmarès le plus élevé d'un pilote hors de la Luftwaffe n'est que de soixante-deux avions ennemis (y compris un exemplaire d'un Messerschmitt Me 262); il est revendiqué par un pilote soviétique, le colonel Ivan Kojiédoub (qui finalement fut promu au grade de colonel-général pendant les années 1960). Néanmoins, l'immensité du territoire russe autorisait les Soviétiques à reconstruire les usines à grande distance du front pour y fabriquer des milliers d'avions et d'autres armes qui permettaient à leurs forces armées d'arrêter et de repousser l'armée allemande en lui infligeant deux grandes défaites à Koursk et à Stalingrad (Volgograd), tout en empêchant la prise de Léningrad.

La Luftwaffe est active sur beaucoup de fronts, y compris en Afrique du Nord o√Ļ elle donne un appui a√©rien √† l'Afrika-Korps, qui est sous la direction du g√©n√©ral Erwin Rommel, et √©galement durant les offensives contre la Yougoslavie et la Gr√®ce avant le d√©clenchement de l'invasion de l'Union des r√©publiques socialistes sovi√©tiques le 22 juin 1941. Beaucoup d'unit√©s de la Luftwaffe se trouvent aussi en Italie, m√™me apr√®s l'armistice italien avec les Alli√©s en septembre 1943, et elles restent dans le pays jusqu'√† la fin de la guerre en Europe en mai 1945. Il existe aussi en Roumanie quelques escadrilles de chasseurs de la Luftwaffe, ayant pour mission de prot√©ger les gisements de Ploesti, qui fournissent √† la machine de guerre nazie le carburant vital pour son offensive contre l'URSS.

Un Fallschirmj√§ger lourdement arm√©, porte un Panzerfaust et la tr√®s caract√©ristique ¬ę blouse de saut ¬Ľ camoufl√©e Splittermuster 41 ¬ę √©clat ¬Ľ.

Une des particularit√©s uniques de la Luftwaffe (contrairement √† d'autres arm√©es de l'air), est l'existence d'une force sp√©cifique de troupes parachutistes d'√©lite, les Fallschirmj√§gers. Les op√©rations a√©roport√©es sont nombreuses pendant 1940-1941, comme par exemple la capture habile et rapide du fort d'√Čben-√Čmael (Wallonie, Belgique) en mai 1940 et celle plus √Ępre de la Cr√®te en mai 1941. Mais les pertes importantes subies par les parachutistes et leurs avions de transport Junkers ju 52 pendant la bataille de Cr√®te convaincra Adolf Hitler que le largage de parachutistes en masse fut une grave erreur. D√©sormais, les Fallschirmj√§gers ne participeront plus √† des op√©rations a√©roport√©es de grande envergure, mais plut√īt √† des op√©rations sp√©ciales tel que le sauvetage r√©ussi du dictateur fasciste italien Benito Mussolini lors de l'op√©ration Eiche en 1943. √Ä partir de l‚Äôann√©e 1944, les Fallschirmj√§gers n‚Äô√©taient plus vraiment engag√©s dans des op√©rations a√©roport√©es, notamment en raison de la r√©alit√© de la situation strat√©gique. Ils ont cependant continu√© de s'illustrer dans le seul r√īle de troupes d'√©lite lors de batailles importantes telle que par exemple la bataille du mont Cassin o√Ļ les Fallschirmj√§gers ont inflig√© des pertes √©normes aux forces alli√©es de janvier √† mai 1944.

Quoique les Allemands aient fait des tentatives pour combattre les bombardiers lourds britanniques pendant la Premi√®re Guerre mondiale, la force de chasseurs de nuit allemande - la Nachtjagd - doit r√©inventer les tactiques √† utiliser contre eux quand ils commencent √† attaquer puissamment des cibles situ√©es dans le territoire du Reich. Une cha√ģne de stations radar est √©tablie sur toute la longueur du territoire, de la Norv√®ge jusqu'√† la fronti√®re suisse, sous le nom de ¬ę ligne Kammhuber ¬Ľ, ainsi nomm√©e d'apr√®s le Generalleutnant (lieutenant-g√©n√©ral) Josef Kammhuber. Les escadrons avoisinants de chasseurs de nuit, les Nachtjagdgeschwaders (NJG), re√ßoivent l'alerte pour d√©coller et intercepter les bombardiers ennemis. Ces escadrons sont √©quip√©s d'avions tels que le Messerschmitt BF 110 et le Junkers Ju 88, qui seront fournis plus tard avec le syst√®me de radar connu sous le nom de ¬ę Liechtenstein ¬Ľ, install√© dans le nez.

On consid√®re le Heinkel He 219 Uhu (¬ę hibou ¬Ľ) comme le meilleur des chasseurs de nuit allemands. Mais les Allemands ne les construisent pas en grand nombre. Les vagues de bombardiers larguent pendant chaque mission des centaines de bandes d'aluminium appel√©es en fran√ßais paillettes (et √† l'√©poque en anglais par le nom de code de ¬ę Window ¬Ľ (¬ę fen√™tre ¬Ľ), aujourd'hui ¬ę chaff ¬Ľ, ¬ę ivraie ¬Ľ) pour rendre inutile le syst√®me de radar d√©fensif et presque aveugles les chasseurs de nuit anglais. Deux noms notables parmi les as des chasseurs de nuit : Helmut Lent, qui r√©ussit √† abattre 110 avions ennemis avant de perdre la vie dans un accident √† l'atterrissage en octobre 1944, et Wolfgang Schnaufer, qui r√©ussit √† en abattre 102 et √† survivre √† la guerre, mais qui perdra la vie √† la suite d'un accident de voiture en France en 1950.

Apr√®s avoir jou√© un r√īle pionnier dans le d√©veloppement des avions munis de turbor√©acteur avec des prototypes tels que le Heinkel He 178 et le Heinkel He 280, la Luftwaffe devient la premi√®re arm√©e de l'air au monde √† mettre en service - mais √† la h√Ęte - un avion √† r√©action op√©rationnel, le Messerschmitt Me 262 dit ¬ę Schwalbe ¬Ľ (¬ę hirondelle ¬Ľ). L'avion rencontre de nombreux probl√®mes de fiabilit√© avec ses moteurs : bien que ceux-ci b√©n√©ficient du tout nouveau concept d'√©coulement axial, il leur manque n√©anmoins les mat√©riaux strat√©giques de haute qualit√© requis pour leur fabrication, r√©sultat des bombardements alli√©s et de l'√©volution n√©gative de la guerre pour l'Allemagne. En plus du Me 262, l'industrie a√©rienne allemande produit d'autres appareils assez avanc√©s tels que l'Arado Ar 234, un avion √† r√©action (soit bimoteur soit quadrimoteur) d√©di√© au bombardement et √† la reconnaissance, le Heinkel He 162 dit ¬ę Volksj√§ger ¬Ľ (¬ę chasseur populaire ¬Ľ), un chasseur √† r√©action monomoteur (le moteur est un BMW 003), le Messerschmitt Me 163 dit ¬ę Komet ¬Ľ (¬ę com√®te ¬Ľ), un chasseur propuls√© par une fus√©e (la Walther 509), parmi d'autres. D'autres types d'avion avanc√©s, tels que l'aile volante, le Horten Ho 229 (√† l'origine le Horten Ho IX), que les Allemands fabriqueront dans l'usine de la Gothaer Waggonfabrik (Gotha), se trouvent soit au stade des essais, soit m√™me sur le point d'entrer en production √† la fin de la guerre en Europe. L'industrie a√©ronautique allemande d√©veloppe √©galement le premier missile de croisi√®re du monde, le Fieseler Fi-103, baptis√© le V-1 (¬ę V ¬Ľ √©tant utilis√© ici pour ¬ę Vergeltung ¬Ľ, ¬ę repr√©sailles ¬Ľ en fran√ßais), et le premier missile sol-sol (ou ¬ę missile balistique ¬Ľ) baptis√© le V-2.

Ces machines sont modernes, mais elles ne peuvent pas emp√™cher la d√©faite a√©rienne compl√®te du Troisi√®me Reich. La Luftwaffe manque de carburant, de pilotes entra√ģn√©s et exp√©riment√©s, d'organisation et d'a√©rodromes s√Ľrs (c'est-√†-dire cach√©s). La derni√®re grande offensive lanc√©e par la Luftwaffe a lieu le 1er janvier 1945 : l'op√©ration Bodenplatte, dont le but est de d√©truire au sol autant d'avions ennemis que possible. Mais de leur c√īt√©, les Allemands perdent plus de 300 appareils et sont d√©sormais partout sur la d√©fensive pendant que les Alli√©s occidentaux et les Sovi√©tiques envahissent le territoire du Reich lui-m√™me et s'approchent de Berlin pour mettre fin au r√©gime nazi. Les Alli√©s b√©n√©ficient des efforts de la technologie allemande en saisissant beaucoup d'avions abandonn√©s sur place apr√®s avoir √©t√© presque ou compl√®tement d√©truits par l'ennemi pendant sa retraite vers l'int√©rieur de l'Allemagne. Par exemple, l'op√©ration Paperclip (¬ę trombone de bureau ¬Ľ), en 1944-1945, a pour but la saisie d'informations de toutes sortes dans le domaine des technologies militaires allemandes innovantes ainsi que la capture de sp√©cialistes et d'ing√©nieurs pour les ¬ę √©vacuer ¬Ľ aux √Čtats-Unis, au Royaume-Uni, en URSS ou en France.

Parmi ceux qui vont en Russie, le professeur Hans Wocke, responsable du dessin du premier bombardier √† r√©action aux ailes √† fl√®che n√©gative du monde, le Junkers Ju 287, dont le premier prototype, le Ju 287 V1, faisait des vols d'essai pendant la guerre. Le dessin du Ju 287 s'incorpore dans le dessin du prototype du Junkers EF (¬ę Erprobungsflugzeug ¬Ľ, ou ¬ę avion d'essai ¬Ľ) 140. En tout cas, ni celui-ci ni aucun autre avion dessin√© par les Allemands ne sera accept√© au sein des forces arm√©es sovi√©tiques parce que les Allemands sont encore des prisonniers et que les autorit√©s leur interdisent d'acc√©der aux installations modernes n√©cessaires pour dessiner et perfectionner les avions militaires. Les Sovi√©tiques permettent √† la plupart des dessinateurs captifs de revenir en Allemagne, soit occidentale soit orientale, vers la fin de 1953[r√©f. n√©cessaire].

Pendant le cours du Troisième Reich, la Luftwaffe n'a que deux commandants en chef: Le premier est Hermann Göring. Mais Hitler le limoge à la fin de la guerre après avoir appris qu'il tentait de prendre contact sans autorisation avec les Alliés occidentaux dans le but de négocier un cessez-le-feu avant la chute de Berlin aux mains des Soviétiques. Hitler désigne donc le Generaloberst (colonel-général) Robert Ritter von Greim comme le second (et dernier) commandant en chef de la Luftwaffe. En même temps, il promeut celui-ci au grade de Generalfeldmarschall (général-maréchal). Ainsi, celui-ci devient le dernier officier allemand de la Seconde Guerre mondiale à recevoir une telle promotion au grade le plus haut.

Peu avant le d√©clenchement de la guerre, le Ministre de propagande nazi avait publi√© un magazine sp√©cialis√© dans les activit√©s de la Luftwaffe. Il s'appelait ¬ę Der Adler ¬Ľ (¬ę L'Aigle ¬Ľ) et paraissait non seulement en allemand mais aussi dans d'autres langues, y compris ult√©rieurement celles des pays qui seront incorpor√©s dans le territoire du Reich pendant la guerre elle-m√™me, y compris en fran√ßais. Tant que les √Čtats-Unis restent neutres (de septembre 1939 √† d√©cembre 1941), le magazine est √©galement publi√© en anglais. Beaucoup d'images en couleurs prises √† cette √©poque-ci viennent de cette publication.

Organisation des unités opérationnelles

Article d√©taill√© : Organisation de la Luftwaffe (1933-1945).

Les unit√©s op√©rationnelles et d'entra√ģnement de la Luftwaffe s'organisent approximativement de la m√™me mani√®re que l'U.S. Army Air Corps (qui devient U.S. Army Air Forces plus tard). Les escadrons de chasseurs, les Jagdgeschwader (JG), se composent de trois ou quatre groupes (Gruppen), qui se composent eux-m√™mes de trois escadrilles (Jagdstaffel), chacune compos√©e de douze avions. Donc l'escadre de chasseurs N¬į 1 est la JG , le premier groupe de cette escadre est le I/JG 1 et la premi√®re escadrille est la 1./JG 1. (La JG 1 utilisait les Heinkel He 162 mentionn√©s ci-dessus vers la fin de la guerre en Europe. Pendant les deux derniers mois de la guerre, elle en perdit 22 ; dix pilotes trouv√®rent la mort et six autres furent gravement bless√©s.)

Exemple d'un Bf 109-E4 avec les marquages de Geschwaderkommodore, ici du JG 26

De m√™me, la Luftwaffe appelle les escadres de bombardiers les Kampfgeschwader (KG), celles de chasseurs de nuit les Nachtjagdgeschwader (NJG), celles de bombardiers en piqu√© les Stukageschwader (StG) et celles ayant de patrouille maritime et de sauvetage des √©quipages abattus en mer les K√ľstenfliegergruppen (K√ľ.Fl.Gr.). On appelle les groupes de bombardiers sp√©cialistes les Kampfgruppen (KGr).

À la tête d'une Geschwader se trouve un Geschwaderkommodore, d'un Gruppe un Gruppenkommandeur et d'une Staffel un Staffelkapitän. Mais ces noms définissent des fonctions au sein de l'unité et non des grades d'officier dans la Luftwaffe. Généralement, c'est un Oberstleutnant (lieutenant-colonel) - ou, ce qui est exceptionnel, un Oberst (colonel) - qui est à la tête d'un Geschwader. Le Gruppe est en général commandé par un Major (commandant) ou un Oberstleutnant (lieutenant-colonel) mais il arrive aussi que ce soit un Hauptmann (capitaine). Et en théorie c'est un Hauptmann (capitaine) ou un Oberleutnant (lieutenant) et parfois même un Leutnant (sous-lieutenant) qui se trouve à la tête d'une Staffel. Un marquage spécifique sur le fuselage des avions identifie la fonction du pilote. Ainsi l'avion du Gruppenkommandeur comporte deux chevrons devant la Balkenkreuz alors que celui du Geschwaderkommodore comporte un chevron et deux barres horizontales qui entourent la Balkenkreuz.

L'après-guerre

En République fédérale d'Allemagne

Un F-84F Thunderstreak aux couleurs allemandes

Après la fin de la guerre, l'aviation allemande est sévèrement restreinte. Les Alliés interdisent totalement aux Allemands de posséder une aviation militaire, jusqu'à ce qu'ils permettent, suite à la guerre froide, à la nouvelle République fédérale de rejoindre l'OTAN en 1955, lorsqu'ils se rendent compte qu'ils ont désormais besoin de celle-ci à cause de la menace militaire grandissante de l'Union Soviétique et des autres pays du Pacte de Varsovie. Pendant les décennies suivantes, la Luftwaffe de l'Allemagne de l'Ouest utilise surtout des appareils d'origine américaine. Tous les avions militaires allemands portent maintenant la Croix de fer sur le fuselage, comme pendant la Grande Guerre, et le drapeau national de la RFA sur la dérive.

Beaucoup d'anciens pilotes de chasse, qui luttaient contre les Alli√©s pendant la guerre, rejoignent la nouvelle arm√©e de l'air d'apr√®s-guerre et vont aux √Čtats-Unis pour y b√©n√©ficier d'un stage de recyclage avant de revenir en Allemagne pour se familiariser avec les nouvelles machines fournies par les am√©ricains. Ces personnalit√©s comprennent Erich Hartmann (352 avions ennemis abattus), Gerhard Barkhorn (301), G√ľnther Rall (275) et Johannes Steinhoff (de) (176). Steinhoff, dont le visage et le reste du corps portent de graves br√Ľlures subies lors d'un accident au d√©collage aux commandes d'un Messerschmitt Me 262 vers la fin de la guerre en Europe, sera le commandant en chef de la Luftwaffe et Rall sera son successeur imm√©diat. Hartmann prendra sa retraite en 1970 - √† l'√Ęge de 48 ans. Josef Kammhuber, mentionn√© ci-dessus, rejoint la Luftwaffe d'apr√®s-guerre aussi et prendra sa retraite en tant qu'Inspekteur der Bundesluftwaffe en 1962.

La ¬ę crise du Starfighter ¬Ľ survient pendant les ann√©es 1960 √† cause du taux d'accident √©lev√© des F-104G Starfighter allemands et du nombre de pilotes tu√©s lors de ces accidents. Le grand public surnomme alors le jet le ¬ę Witwenmacher ¬Ľ (¬ę faiseur de veuves ¬Ľ). Outre les risques inh√©rents au vol √† haute vitesse √† basse altitude (mission pour laquelle le F-104 n'avait pas √©t√© con√ßu √† l'origine) avec une m√©t√©o pas toujours cl√©mente, et des probl√®mes techniques sur le r√©acteur, il semble que la maintenance des avions et l'entra√ģnement des pilotes √©taient √©galement en cause. Bizarrement, les allemands ont en fait perdu moins de F-104 en proportion que les canadiens, les belges ou les hollandais.

√Ä partir des ann√©es 1960, l'industrie a√©ronautique allemande participe de nouveau largement √† l'√©quipement de la Luftwaffe : construction sous licence des F-104G Starfighter, conception et construction avec des partenaires europ√©ens du C160 Transall, du Panavia Tornado, et du r√©cent Eurofighter Typhoon.

En République démocratique allemande

Un MiG-21 de la RDA (voir l'emblème sur la dérive)

La R√©publique d√©mocratique allemande (RDA) communiste d√©cide d'utiliser le m√™me nom, ¬ę Luftstreitkr√§fte ¬Ľ, pour son arm√©e de l'air que pendant la Grande Guerre. Au sein de cette force a√©rienne volent les avions construits par l'URSS tels que le Soukho√Į Su-7 (cod√© ¬ę Fitter ¬Ľ par l'OTAN) ainsi que ceux du constructeur russe Mikoyan-Gourevitch, y compris les chasseurs MiG-21, MiG-23 et MiG-29.

√Ä l'inverse des avions de la Luftwaffe de la RFA, les avions de la RDA portent l'insigne du drapeau national (voir photo) et non pas la Croix de fer. En ce cas, les trois rayures du drapeau tricolore de la RDA (en vigueur de 1959 √† 1990) s'orientent verticalement au lieu d'horizontalement et l'insigne lui-m√™me prend la forme d'un diamant. On voit aussi sur l'insigne le symbole du communisme de la RDA : le marteau, le compas de charpentier (voir drapeau) et les √©pis de bl√© en forme de guirlande.

Après la réunification allemande

MiG-29 de la RDA remis aux couleurs de la RFA, tirant un AA-10 soviétique en 2003

Apr√®s la r√©unification de la RFA et de la RDA en octobre 1990, les avions de l'ancienne Luftstreitkr√§fte volent au sein de la Luftwaffe, cette force compte alors 746 avions de combat[2]. Voici une situation bizarre o√Ļ les avions construits par l'ex-Union Sovi√©tique font leur service avec une arm√©e de l'air qui fait partie de l'OTAN. Mais cela ne durera pas longtemps, car le gouvernement de l'Allemagne r√©unie veut les retirer de l'inventaire avant d'en vendre beaucoup √† d'autres pays, les nouveaux membres de l'OTAN en Europe centrale inclus. Les quelque 23 MiG-29 occidentalis√©s ont √©t√© finalement vendus en 2005/2006 pour un euro symbolique √† la Pologne.

La guerre du Kosovo en 1999 aux c√īt√©s des alli√©s de l'OTAN vit les premi√®res missions de combat de la Luftwaffe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Un Eurofigther allemand

Les années 2000

Comme toutes les autres forces aériennes occidentales, elle voit son format se réduire sensiblement et en 2004, le ministre fédéral de la Défense Peter Struck annonce son objectif de voir l'aviation de combat composée de 265 avions en 2015 soit 85 Tornado remis à niveau et 180 Eurofighters, complétée par une flotte de drones à longue endurance. La Luftwaffe disposera du missile de croisière Taurus, du missile Meteor et d'armements air-sol variés[3].

Aéronefs

Aéronefs Origine Type En service Versions
Avion de chasse
Eurofighter Typhoon Drapeau : Allemagne/Drapeau : Espagne/Drapeau : Italie/Drapeau : Royaume-Uni Avion multir√īle 55 EF2000
Panavia Tornado Drapeau : Allemagne/Drapeau : Italie/Drapeau : Royaume-Uni Avion multir√īle 199 Tornado ECR
Tornado IDS
McDonnell Douglas F-4 Phantom II Drapeau des √Čtats-Unis √Čtats-Unis Avion multir√īle 59 F-4F ICE
Avion de transport
C-160 Transall Drapeau de France France/Drapeau d'Allemagne Allemagne Avion de transport 93 C-160D
Avion ravitailleur
Airbus A310 MRTT Drapeau d'Europe Union europ√©enne Avion ravitailleur 5 Airbus A310 MRTT
Hélicoptère
Eurocopter AS532 Cougar Drapeau de France France H√©licopt√®re de transport 3 AS-532 U2
Bell UH-1 Huey Drapeau des √Čtats-Unis √Čtats-Unis H√©licopt√®re l√©ger multir√īle UH-1D

Notes et références

Bibliographie

Annexes

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  • Luftwaffe ‚ÄĒ [looft‚Ä≤v√§őĄf…ô] n. [Ger < luft, air (akin to OE lyft, air & ON lopt: see LOFT) + waffe, WEAPON] the air force of a) Nazi Germany b) the Federal Republic of Germany ‚Ķ   English World dictionary

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