Luc Besson

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Luc Besson
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Luc Besson est un r√©alisateur, producteur et sc√©nariste fran√ßais, n√© le 18 mars 1959 √† Paris (France).

En tant que r√©alisateur, il s'est d√©marqu√© avec les films Le Grand Bleu, Nikita, L√©on, Le Cinqui√®me √Čl√©ment et Jeanne d'Arc. En tant que producteur avec sa soci√©t√© de production Europa Corp, il est surtout connu pour la s√©rie des films Taxi. C'est la 238e fortune de France en 2009, avec 103 millions d'euros[1].

Sommaire

Biographie

Luc Besson et Bridget Fonda.

Luc Besson passe son enfance auprès de parents instructeurs en plongée sous-marine au Club Méditerranée, entre la Grèce et l'ex-Yougoslavie. Un accident l'empêche de poursuivre la plongée à haut niveau.

Il commence dans le cin√©ma en multipliant les postes d'assistant r√©alisateur en France et aux √Čtats-Unis, avant de mettre en sc√®ne son premier long m√©trage, un film de de science-fiction co√©crit avec Pierre Jolivet qui √©voque la survie d'√™tres humains dans un monde post-apocalyptique. Le Dernier Combat, tourn√© en Cin√©maScope et en noir et blanc, (fortement inspir√© par La Jet√©e de Chris Marker, 1962) lui vaut d'√™tre distingu√© au festival d'Avoriaz en 1983 et lui permet de signer un contrat avec la Gaumont pour r√©aliser deux ans plus tard Subway, interpr√©t√© notamment par Isabelle Adjani et Christophe Lambert. R√©compens√© par trois C√©sars, ce film impose sa griffe visuelle et donne √† voir un univers graphiquement sophistiqu√©, tr√®s proche de la bande dessin√©e et du vid√©oclip que certains apparentent au cin√©ma du look. Fort de ce succ√®s, il entreprend la r√©alisation d'une Ňďuvre qui lui tient √† cŇďur : Le Grand Bleu. Mal re√ßue au Festival de Cannes 1988, elle devient un ph√©nom√®ne de soci√©t√© faisant dix millions d'entr√©es et devenant l'objet de nombreuses analyses qui tentent d'expliquer son succ√®s aupr√®s du public et plus particuli√®rement aupr√®s des jeunes. Son style proche de l'esth√©tique publicitaire installe un foss√© entre le r√©alisateur et le monde de la critique. Il a √©t√© parfois surnomm√© ¬ę Bulles Caisson ¬Ľ (contrep√®terie de son nom).

Bien que la critique √©reinte Besson, le public est au rendez-vous pour ses films suivants : Nikita en 1990 et L√©on en 1994, qui renouvellent le genre grand public du film de tueurs. Ces deux productions assoient par ailleurs d√©finitivement sa popularit√© en France et lui apportent la c√©l√©brit√© sur le plan international. Atlantis, en 1991, obtient en revanche un succ√®s moindre. En 1997, il se lance avec le groupe Gaumont dans un ambitieux projet de science-fiction : Le Cinqui√®me √Čl√©ment. Il s'installe alors √† Los Angeles avec son √©pouse, la com√©dienne Ma√Įwenn et leur fille Shanna. Visant explicitement le march√© am√©ricain, il place en t√™te d'affiche Bruce Willis, Milla Jovovich et Gary Oldman dans une histoire au canevas traditionnel de fin du monde √©vit√©e de justesse, trait√©e dans un m√©lange d'humour, d'ironie et de grand spectacle. Les d√©cors puis l'apparence des cr√©atures du film sont dessin√©s par MŇďbius et Jean-Claude M√©zi√®res puis les costumes sont con√ßus par Jean-Paul Gaultier. Cette superproduction devient l'un des plus gros succ√®s commerciaux d'un film fran√ßais aux √Čtats-Unis (battu depuis par Taken de Pierre Morel). En couronnement de ce triomphe, Besson re√ßoit le C√©sar du meilleur r√©alisateur en 1998. En 1999, sa version de Jeanne d'Arc, interpr√©t√©e par sa nouvelle compagne et √©pouse Milla Jovovitch, rassemble trois millions de spectateurs en salles. L'ann√©e suivante, il se voit confier la pr√©sidence du jury au 53e festival de Cannes. Les ann√©es 2000 seront essentiellement marqu√©es par ses activit√©s de producteur. Il ne revient √† la r√©alisation qu'en 2005 avec Angel-A puis l'ann√©e d'apr√®s avec son tout premier film d'animation adapt√© de son livre pour enfants : Arthur et les Minimoys, qui b√©n√©ficie d'un budget colossal pour sa promotion et pour le lancement de plusieurs produits d√©riv√©s. Le film conna√ģt une suite trois ans plus tard : Arthur et la vengeance de Maltazard. En 2010, Besson adapte la s√©rie de bandes dessin√©es de Jacques Tardi, Les Aventures extraordinaires d'Ad√®le Blanc-Sec, avec Louise Bourgoin dans le r√īle-titre.

En 2009, il signe dans le journal Le Monde une tribune par laquelle il soutient le projet de loi ¬ę Cr√©ation et Internet ¬Ľ[2].

D√®s l'√©t√© 2010, il d√©bute en secret le tournage de son film The Lady en Tha√Įlande[3]. Le film est un film biographique sur la femme politique birmane Aung San Suu Kyi, retenue √† l'√©poque en r√©sidence surveill√©e par le gouvernement birman. C'est l'actrice malaisienne Michelle Yeoh qui tient le r√īle principal du film, pr√©vu pour octobre 2011.

Vie privée

En 1986, il s'√©prend d'Anne Parillaud avec laquelle il a une fille, Juliette. Il lui offre un r√īle sur mesure dans Nikita en 1990, qui aura un succ√®s mondial et pour lequel elle obtiendra le C√©sar de la meilleure actrice en 1991. C'est lors de cette c√©r√©monie qu'il rencontre la jeune Ma√Įwenn, √Ęg√©e de 15 ans.

En 1992, il se marie avec Ma√Įwenn, de 17 ans sa cadette. Elle a alors 16 ans. Elle donne naissance √† la deuxi√®me fille du cin√©aste : Shanna, quelques mois apr√®s leur mariage. Luc Besson a donn√© √† Ma√Įwenn un petit r√īle dans L√©on (1994), puis celui de la diva dans Le Cinqui√®me √Čl√©ment (1997). C'est lors de la r√©alisation de ce film qu'il tombe sous le charme de Milla Jovovich, chanteuse et top-mod√®le am√©ricaine d'origine ukrainienne reconvertie dans le cin√©ma.

En 1997, il quitte Ma√Įwenn et √©pouse Milla Jovovich. En 1998, il lui offre le r√īle titre du film Jeanne d'Arc. Pour l'imposer, il se f√Ęche avec Kathryn Bigelow (voir Le proc√®s de Jeanne d'Arc). Ils divorcent le 12 juin 1999.

Depuis ao√Ľt 2004, il est mari√© √† la productrice Virginie Silla, belle-sŇďur de l'acteur Vincent Perez, avec laquelle il a trois enfants : Thalia, Sateen et Mao.

Producteur et distributeur

En 2000, Luc Besson fonde sa soci√©t√© de production et de distribution, EuropaCorp, dont l'objectif est de d√©velopper un nouveau courant du cin√©ma grand public en s'appuyant sur des films √† succ√®s comme la s√©rie des quatre Taxi, Yamakasi, Le Transporteur ou encore Danny the dog. Il est souvent le sc√©nariste des films qu'il produit, privil√©giant la distraction et l'action. Cette orientation lui vaut la d√©saffection et m√™me le m√©pris de la critique, qui lui reproche d'avoir fond√© un empire o√Ļ il r√®gnerait sans partage. Le ¬ę syst√®me Besson ¬Ľ, ainsi nomm√©, consisterait √† produire et distribuer des films √† la cha√ģne dont le but premier est la rentabilit√© financi√®re et non la qualit√© artistique[4]. On d√©plore aussi la faiblesse, le simplisme voire la d√©magogie de ses sc√©narios qui appliqueraient toujours la m√™me recette ‚ÄĒ pouvant √™tre r√©sum√©e de la mani√®re suivante : un homme ¬ę costaud ¬Ľ est charg√© de prot√©ger une jeune femme, ¬ę jolie ¬Ľ de pr√©f√©rence, dont il va tomber amoureux avant d'√©radiquer les m√©chants[5],[6]. Les Guignols de l'info se sont m√™me empar√©s du ph√©nom√®ne, mettant en sc√®ne le cin√©aste dans un sketch o√Ļ il distribuait des scripts √† de jeunes r√©alisateurs comme s'il s'agissait de plats de fast-food.

En r√©alit√©, Besson conna√ģt en France une situation comparable √† celle de Steven Spielberg aux √Čtats-Unis. Tous deux sont accus√©s de mettre √† mort le septi√®me art par la constitution d'un empire financier qui r√©duirait le cin√©ma √† une question d'argent et √† un fonctionnement industriel. Il n'est donc pas anodin que Besson soit parfois surnomm√© le ¬ę Spielberg fran√ßais ¬Ľ[7]. Mais le personnage ne pourrait √™tre r√©duit √† sa caricature, comme le sugg√©rait Aur√©lien Ferenczi, journaliste √† T√©l√©rama (journal qui n'a pas toujours √©t√© tr√®s tendre avec le cin√©aste) : ¬ę Bien s√Ľr, les films qu'il √©crit ne nous passionnent que rarement ‚Äď et on l'aimait mieux en r√©alisateur du Cinqui√®me √Čl√©ment qu'en inventeur d‚ÄôAngel-A ou des Minimoys. Mais sa soci√©t√©, EuropaCorp, investit (comme coproducteur ou distributeur) dans des films tr√®s diff√©rents, de Trois Enterrements, de Tommy Lee Jones, √† Villa Amalia de Beno√ģt Jacquot. ¬Ľ, rajoutant que le cin√©aste se tient g√©n√©ralement ¬ę √† la bonne distance du monde politique, pourtant indispensable √† la mise en Ňďuvre de ses grands travaux tels que la Cit√© du cin√©ma. ¬Ľ[8]

Cherchant √† s'imposer sur le march√© international, il veille n√©anmoins √† conserver le contr√īle et la nationalit√© fran√ßaise de ses films d'un point de vue juridique et fiscal. Au d√©but des ann√©es 2000, il est l'initiateur et le moteur de la cr√©ation de la Cit√© du cin√©ma √† Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris.

Souvent producteur et d√©sormais √† la t√™te d'un studio tr√®s rentable, il n'en continue pas moins de tourner ses propres films : Jeanne d'Arc en 1999, avec Milla Jovovich (le couple divorce cette ann√©e-l√†), puis Angel-A en 2005, film en noir et blanc interpr√©t√© par Jamel Debbouze et Rie Rasmussen dont l'accueil critique est mitig√© et qui n'a pas le succ√®s de ses pr√©d√©cesseurs aupr√®s du public.

Le 11 septembre 2006, il annonce que Arthur et les Minimoys sera son 10e et dernier film[9]. Il d√©cide malgr√© tout, au vu du succ√®s de ce dernier, de tourner lui-m√™me la suite.

Le 20 septembre 2006, il annonce qu'il d√©sire arr√™ter le cin√©ma et veut se consacrer √† l'action nationale. Il essaie ainsi de monter une fondation pour aider les jeunes des banlieues.

En avril 2007, il a l'autorisation par l'AMF de placer une partie du capital de sa soci√©t√© sur le march√©. D√©sormais cot√© en bourse, la ¬ę Besson Incorporation ¬Ľ a engrang√©, en 2006, un profit de de 8 millions d'euros pour un chiffre d'affaires estim√© √† un peu moins de 160 millions d'euros[7]. 41 % de l'activit√© de la compagnie s'exerce par ailleurs √† l'√©tranger[7].

En septembre 2008, Luc Besson et le publicitaire Christophe Lambert cr√©ent l'agence de publicit√© ¬ę Blue ¬Ľ, ¬ę la premi√®re agence fran√ßaise d'advertainment ¬Ľ (m√©lange entre la publicit√© ‚ÄĒ advertising ‚ÄĒ et le divertissement ‚ÄĒ entertainment)[10].

L'agence a entre autres comme client d√©clar√© √† ce jour l'UMP, parti pour lequel elle √©labore une nouvelle plateforme de communication autour de Nicolas Sarkozy : le r√©seau social ¬ę les cr√©ateurs de possibles ¬Ľ[11],[12].

Thèmes récurrents et gimmicks

Dans un article sur Le Cinqui√®me √Čl√©ment (1997), les Cahiers du Cin√©ma d√©finissent le cin√©ma de Besson comme un cin√©ma du gimmick et de l'image-choc. Pour certains critiques, en effet, l'un des traits des Ňďuvres de Luc Besson, est leur construction, moins fond√©e sur une vision coh√©rente d'un th√®me (√† l'exception, peut-√™tre, de L√©on), que sur l'articulation d'images-choc, de r√©pliques marquantes, de situations pittoresques, ind√©pendantes les unes des autres, scandant ses films. Des commentateurs voient dans le travail de Besson une sorte de catalogue de trouvailles.

Certaines images typiques, certains plans ¬ę forts ¬Ľ ont tendance √† r√©appara√ģtre d'un film √† l'autre :

La fille armée

L'image est r√©currente d'une jeune fille (ou d'une jeune femme) dont l'apparence fr√™le cr√©e un contraste pittoresque avec l'arme qu'elle tient :

Travelling d'ouverture

Le Grand Bleu, Nikita, L√©on, Le Cinqui√®me √Čl√©ment commencent par le m√™me plan : la cam√©ra survole (en plong√©e) une √©tendue r√©guli√®re, puis l'axe de la cam√©ra se redresse. Le titre appara√ģt au moment o√Ļ l'axe de la cam√©ra se confond avec la direction du travelling.

  • Le Grand Bleu : la cam√©ra survole la mer, et le titre appara√ģt quand l'horizon appara√ģt.
  • Nikita : la cam√©ra survole la chauss√©e humide, et le titre appara√ģt lorsque la cam√©ra se redresse et laisse appara√ģtre la bande de casseurs.
  • L√©on : la cam√©ra survole le r√©servoir Jacqueline Onassis, dans Central Park, puis le parc lui-m√™me, et le titre appara√ģt avec la ligne d'horizon de New York. Tourn√©e √† bord d'un h√©licopt√®re, Besson omet volontairement de donner le signal au pilote pour qu'il sorte du rase-motte (et √©viter de percuter un gratte-ciel) afin de pouvoir tourner le plus longtemps possible. Le pilote d√©cidera finalement de faire une verticale au dernier moment apr√®s avoir d√©sesp√©r√©ment attendu le signal de Besson[13].
  • Le Cinqui√®me √Čl√©ment : la cam√©ra survole un champ d'ast√©ro√Įdes, l'axe se rel√®ve, le titre appara√ģt avec un objet c√©leste √† l'horizon.

Influence de Taxi Driver

Il semble que Taxi Driver ait exerc√© sur Luc Besson une certaine influence. Cette remarque est fond√©e sur les sorties cons√©cutives de L√©on et du Cinqui√®me √Čl√©ment, qui, √† eux deux, reprennent bon nombre des th√®mes forts du film de Scorsese :

  • L√©on : un personnage solitaire vivant dans un New York sale, poisseux et populaire recueille une jeune adolescente en d√©tresse qu'il d√©cide de prot√©ger (comme le personnage de Travis d√©cidait de sauver Iris, la jeune maltrait√©e de 12 ans incarn√©e par Jodie Foster). Il existe en outre une similitude entre les sc√®nes d'entra√ģnement physique de L√©on et celles de Taxi Driver.
  • Le Cinqui√®me √Čl√©ment : le personnage de Korben Dallas est chauffeur de taxi √† New York.
  • Le Grand Bleu : le personnage de Johanna Baker retourne √† sa r√©alit√© en prenant un taxi √† New York.

Ses collaborations

avec √Čric Serra

Luc Besson a collabor√© avec le compositeur √Čric Serra d√®s le court m√©trage L'Avant-dernier en 1981. √Čric Serra participera ensuite √† tous ses films, except√© Angel-A.

√Čric Serra recevra la Victoire de la meilleure musique de film en 1985 et sera nomm√© aux C√©sars pour sa bande son de Subway. L'album devient rapidement disque d'or en France. Serra fait √©galement une petite apparition dans Subway. Il joue Enrico, le bassiste d'Arthur Simms. Jean Reno jouait le batteur.

La bande originale du Grand Bleu s'est vendue √† trois millions d'exemplaires dans le monde, dont deux millions en France. L'album contient, pour la premi√®re fois, une prestation vocale d'√Čric Serra sur le titre My Lady Blue, co√©crit par Luc Besson. Pour son travail sur la bande originale du Grand Bleu, il a re√ßu une Victoire de la musique, ainsi qu'un C√©sar pour la meilleure musique de film en 1988.

Pour la bande originale du documentaire Atlantis, √Čric Serra enregistrera un duo avec Vanessa Paradis.

Serra recevra d'autres récompenses comme les Victoires de la meilleure musique de film pour les compositions de Nikita, Atlantis et Léon.

En 2000, Serra a collaboré avec Luc Besson en composant la musique d'une série de publicités pour le compte du fournisseur d'accès à Internet français Club Internet.

avec Jean Reno

Il rencontre l'acteur Jean Reno sur le tournage du film Les Bidasses aux grandes manŇďuvres sur lequel il est assistant r√©alisateur en 1981. Il tourne cinq films avec lui : Le Dernier Combat (1983), Subway (1985), Le Grand Bleu (1988), Nikita (1990) et L√©on (1994). Il a fait de l'acteur une star internationale. Il a √©galement √©t√© le producteur, sc√©nariste de ces films : Wasabi (2001), Les Rivi√®res pourpres 2 : les Anges de l'Apocalypse (2004) et L'Immortel (2010).

avec Patrick Camboulive

Photographe de plateau de cinéma.

EuropaCorp

Il fonde en 1999, sa soci√©t√© de production EuropaCorp avec Pierre-Ange Le Pogam ‚ÄĒ ce dernier incarnait le garde du corps d'Isabelle Adjani dans le film Subway.

Aujourd'hui cot√©e en bourse, sa soci√©t√© a financ√© plus de 70 films, dont des blockbusters tr√®s rentables : la s√©rie de quatre Taxi, Yamakasi, Le Transporteur et ses deux suites, "Taken", mais aussi d'autres films plus intimistes comme Trois enterrements, Les Filles du botaniste ou I Love You Phillip Morris.

En 2008, EuropaCorp a acquis les droits d'adaptation cin√©matographique d'Ad√®le Blanc-Sec, l'h√©ro√Įne de bande dessin√©e de Jacques Tardi, cr√©√©e en 1976. Trois films sont pr√©vus. Le premier sort en avril 2010, avec Louise Bourgoin dans le r√īle principal.

EuropaCorp a aussi acquis les droits d'adaptation cin√©matographique de La M√©canique du cŇďur, le troisi√®me roman de Mathias Malzieu, pour un film d'animation en 3D.

Luc Besson a annoncé en avril 2010, sur Canal+, qu'il réaliserait encore au moins deux films "un petit et un gros".

Intervista

Intervista est sa maison d'√©dition, aussi cr√©√©e √† la fin des ann√©es 1990. Elle publie la collection ¬ę Auteur et d√©couverte d'un film ¬Ľ, une collection ¬ę fiction jeunesse ¬Ľ et une collection consacr√©e √† la litt√©rature g√©n√©rale, ¬ę Les Mues ¬Ľ.

La Cité du cinéma

Article d√©taill√© : Cit√© du cin√©ma.

La Cit√© du cin√©ma est un projet de Luc Besson. Il a √©t√© pr√©sent√© √† la presse le 29 f√©vrier 2008.

Sur un vaste terrain de 6,5 hectares, situé à Saint-Denis sur le site d'une ancienne centrale électrique, un important projet immobilier mettra à disposition dix plateaux de tournage, des bureaux, des restaurants et une classe préparatoire aux deux grandes écoles de cinéma existantes (Fémis et Louis-Lumière).

Son co√Ľt initial est estim√© √† 140 millions d'euros, financ√© √† hauteur de 130 millions par la Caisse des d√©p√īts et consignations et de 10 millions par Vinci.

La livraison de ces studios, qui permettront à Paris de rivaliser avec les studios Pinewood de Londres pour les tournages de grande ampleur, est prévue pour le premier semestre 2012.

Association Luc Besson

En 2006, Luc Besson crée une association qui porte son nom, dont le but est de valoriser la culture dans les banlieues et d'en aider les porteurs de projets.

En 2007, √† l'occasion du 60√®me anniversaire du Festival de Cannes, il organise, en partenariat avec la direction du Festival, le "Festival Cannes et Banlieues". Cette initiative a pour but de f√™ter le Festival et de proposer un cin√©ma diff√©rent, en faisant participer les habitants √† un √©v√©nement habituellement inaccessible. Gr√Ęce √† des personnalit√©s comme Quentin Tarantinon ou Leonardo Di Caprio, des projections des films en lice pour la Palme d'Or, sont projet√©s en avant-premi√®re mondiale, gratuitement et en plein air dans 10 banlieues d'Ile de France. Le succ√®s est ph√©nom√©nal.

Luc Besson sensibilis√© aux r√©voltes de banlieue de 2005, d√©clarera : "Un √©v√©nement comme celui-l√†, en plein quartier difficile, sans aucune pr√©sence polici√®re, si cela se passe bien, c'est la preuve que les quartiers ne sont pas aussi dangereux que la presse et le gouvernement veulent bien le laisser entendre. C'est la preuve qu‚Äôon peut leur faire confiance, qu‚Äôon peut travailler avec eux. Ce petit festival s‚Äôest extr√™mement bien pass√©, pas une seule bagarre, pas un seul vol, pas un seul incident. Que du bonheur, du partage et des sourires."

Beaucoup de projets ont pu √©merger gr√Ęce au soutien de l'Association Luc Besson. De nombreux partenariats et √©v√©nements sont organis√©s chaque ann√©e.

Filmographie

Réalisateur

Court métrage

Longs métrages

Clips musicaux

Films publicitaires

Films promotionnels

R√©alisation (avec le concours de, entre autres, Alain Chabat, Pitof, Olivier Dahan, Pierre Morel et Louis Leterrier) d'un film promotionnel visant √† pr√©senter la candidature de Paris aux JO de 2012 aux membres du comit√© international olympique, le 6 juillet 2005 √† Singapour, jour du choix de la ville organisatrice. Budget : 6 millions d'euros[14].

Assistant réalisateur

Scénariste

Producteur

Acteur

Bibliographie

√Čcrivain

La saga des Minimoys, d'apr√®s un manuscrit de et en collaboration avec C√©line Garcia[15] :

Acteurs récurrents

Interpr√®te Film R√īle(s)
Jean Reno
  • la brute
  • le batteur
  • Enzo Molinari
  • Victor le nettoyeur
  • L√©on
Jean Bouise
  • le docteur
  • le chef de la station
  • oncle Louis
  • l'attach√© de l'ambassade
Milla Jovovich
  • Leeloo
  • Jeanne d'Arc
Tcheky Karyo
  • Bob
  • Comte de Dunois
Freddie Highmore
  • Arthur
  • Arthur
  • Arthur
Jean-Hugues Anglade
  • le patineur
  • Marco
  • un figurant (version longue)
Marc Duret
  • Roberto
  • Rico
Gary Oldman
  • Stansfield
  • Zorg
Richard Leaf
  • le voisin
  • la conscience de Jeanne, jeune
Ma√Įwenn
  • la blonde
  • la diva
Mia Farrow
  • grand-m√®re
  • grand-m√®re
  • grand-m√®re
Philippe du Janerand
  • l'ambassadeur/Jules
  • Dijon
Joseph Malerba
  • un membre du SWAT dans les escaliers
  • un garde de Beaurevoir

Revenus

Luc Besson a touch√© 1.228.812 ‚ā¨ en 2009 en tant que pr√©sident du directoire d'EuropaCorp et 3.367.525 ‚ā¨ en 2010 en tant que pr√©sident du conseil d'administration[16].

Récompenses et nominations

Premier film

Films

Réalisateur

Box-office réalisation

Film Pays ou région Box-office Box-office
arrêté le…
Nombre de
semaines
Subway Drapeau de France France 2 920 588 entr√©es
Le Grand Bleu Drapeau de France France 9 194 118 entr√©es
Nikita Drapeau de France France 3 787 845 entr√©es
Atlantis Drapeau de France France 1 068 772 entr√©es
L√©on Drapeau de France France 3 564 077 entr√©es
Le Cinqui√®me √Čl√©ment Drapeau des √Čtats-Unis √Čtats-Unis 7 699 038 entr√©es
Jeanne d'Arc Drapeau de France France 2 991 860 entr√©es
Angel-A Drapeau de France France 840 442 entr√©es
Arthur et les Minimoys Drapeau de France France 6 396 989 entr√©es 24
Arthur et la Vengeance de Maltazard Drapeau de France France 3 834 725 entr√©es[18] 7

Controverses

Le procès de Jeanne d'Arc

En 1996, Kathryn Bigelow, réalisatrice des films Strange Days et Point Break, conclut un accord avec Luc Besson pour développer un projet de film qui s’intitule Company Of Angels. Il s’agissait de conter les aventures de Jeanne d’Arc. Besson n'en serait que le producteur exécutif.

Apr√®s un gros travail de recherche et d‚Äô√©criture, Bigelow est licenci√©e. Elle voulait engager l'actrice Claire Danes, et elle se serait oppos√©e √† l'embauche de Milla Jovovich (alors compagne du cin√©aste) pour interpr√©ter le r√īle principal. D√®s lors, Luc Besson d√©veloppe seul le projet dont le titre devient Jeanne d'Arc.

La r√©alisatrice clame son indignation et sa fureur lorsqu'elle s'aper√ßoit qu'il s'appr√™te √† r√©aliser le long m√©trage sans elle, et porte plainte. La date du proc√®s entre Kathryn Bigelow et Luc Besson est fix√©e au 16 ao√Ľt 2000 en Californie. Pour √©viter le proc√®s, Luc Besson finit par n√©gocier un important arrangement financier √† l'amiable.

Le procès Taxi

Un inspecteur de police et un sc√©nariste, coauteurs d'un sc√©nario intitul√© Faux D√©part, contestaient √† Luc Besson l'originalit√© de Taxi, dont il √©tait le sc√©nariste. Le film connaissait alors un succ√®s consid√©rable (plus de 6,5 millions d'entr√©es en salle). Luc Besson est alors assign√© pour ¬ę contrefa√ßon ¬Ľ par ma√ģtre Jean-Pierre Franc, du barreau d'Avignon, qui d√©fend G√©rard Dard√© et Pierre Crombecque. Luc Besson compara√ģt devant le tribunal de grande instance de Paris. C'est la seconde fois que le cin√©aste se retrouve devant la justice pour contrefa√ßon : un autre sc√©nariste, Franck G√©rardi, l'avait assign√© pour L√©on avant d'√™tre d√©bout√©.

G√©rard Dard√© et Pierre Crombecque affirment que 64 s√©quences de leur sc√©nario ‚ÄĒ enregistr√© en 1994 √† la Soci√©t√© des auteurs et compositeurs dramatiques ‚ÄĒ qu'ils avaient largement diffus√© aupr√®s de plusieurs soci√©t√©s de production, ont √©t√© ¬ę soit reproduites, soit adapt√©es, soit transform√©es ¬Ľ pour le script de Taxi. Cependant, Luc Besson avait d√©pos√© d√®s 1988 √† la Soci√©t√© des auteurs et compositeurs dramatiques un sc√©nario intitul√© Taxi. Dix-neuf pages au total, soit 48 s√©quences, qui comportent la trame du film : un policier sans permis de conduire d√©tourne un taxi conduit par un jeune fou du volant. Ce premier s√©quencier, non dialogu√©, a √©t√© consid√©rablement √©toff√© en 1995 pour se transformer en un sc√©nario de 111 pages et de 106 s√©quences, et red√©pos√© √† la SACD en 1995. Le tribunal devant d√©terminer si Faux D√©part a pu servir de source √† id√©es pour ce sc√©nario.

Les plaignants, et Luc Besson attaquant pour diffamation, ont été mutuellement déboutés de leurs demandes respectives. Il est à noter que les plaignants ont été exonérés de tous les frais de justice.

Affaire Brazil-Besson

En 2003, le magazine de cinéma Brazil publie dans son quatrième numéro une diatribe acerbe à l’encontre de Luc Besson[4].

L’article, intitulé Besson m’a tuer… mon cinéma, a été rédigé par Hervé Deplasse, journaliste de feu Starfix, ex-journaliste à Rock & Folk, ex-directeur artistique chez Musidisc (jusqu'en 1989), Sony, EMI, Polydor, Double T et officiant en 2008 chez Naive.

En r√©action, Luc Besson assigne le magazine en justice et lui demande 50 000 ‚ā¨ de dommages et int√©r√™ts, ce qui compromet fortement son avenir. Les r√©actions indign√©es des critiques de cin√©ma se traduisent par une campagne de soutien envers le petit magazine. Certains grands noms du milieu critique (comme G√©rard Lenne) participent √† l‚Äôentreprise ainsi que l‚Äôacteur-r√©alisateur Albert Dupontel, vieux complice de Deplasse.

Le r√©dacteur en chef de Brazil, Christophe Goffette, d√©clare : ¬ę Luc Besson est d'abord un producteur, un type qui vend de la pellicule au kilo, adopte des recettes. Il a adapt√© le syst√®me des Spielberg et Lucas qui ont d√©j√† massacr√© la cr√©ation √† Hollywood. C'est de cela que parlait notre article, l'am√©ricanisation du syst√®me Besson. Logique avec lui-m√™me, il a pouss√© l'am√©ricanisation jusqu'√† son terme, un proc√®s. Je tiens √† pr√©ciser qu'il n'a jamais demand√© de droit de r√©ponse. Par ailleurs, pourquoi demander 50 000 euros de dommages et int√©r√™ts, si ce n'est pour tuer notre revue ind√©pendante, sachant qu'on ne pourrait jamais s'en relever ? ¬Ľ.

Luc Besson a finalement été débouté de sa plainte.

Affaire Blue Advertainment & UMP-MGMT

Blue Advertainement, est une agence créée par Luc Besson et le publicitaire Christophe Lambert[19].

Responsable de la communication de l'UMP, l'agence a √©t√© prise dans la controverse concernant l'utilisation frauduleuse, en 2009, de la chanson Kids du groupe MGMT[20] lors de deux meetings de l'UMP, ainsi que dans une vid√©o disponible sur Internet. L'avocate du groupe de rock √©lectronique, ma√ģtre Wekstein, rapporte que ¬ę le directeur g√©n√©ral de Blue Advertainment, agence responsable de la communication de l'UMP, a adress√© le 16 f√©vrier un courrier √† l'avocate dans lequel il reconna√ģt avoir commis une erreur non intentionnelle, par ¬ę manque de vigilance ¬Ľ, et lui propose ¬ę √† titre symbolique ¬Ľ un euro d'indemnisation pour le pr√©judice subi[21] ¬Ľ.

L'UMP trouvera finalement un accord √† l'amiable avec le groupe MGMT en payant 30 000 euros de dommages et int√©r√™ts ainsi que les frais d'avocats[22].

Affaire Kassandre.org

√Ä la suite d'un billet publi√© par le collectif Kassandre.org, Luc Besson s'insurge sur sa page facebook : ¬ę Kassandre prod ferait mieux de cliquer sur mon lien (jaimelesartistes.fr ndlr.) et de se renseigner avant d‚Äô√©crire des absurdit√©s ! Un film gratuit c‚Äôest un film mort ! Sans recettes il est impossible de lever les budgets pour d√©velopper les meilleurs projets et convaincre les investisseurs ! Je veux bien que le prix d‚Äôune place de cin√©ma soit ch√®re mais ce n‚Äôest pas une raison pour voler une Ňďuvre ! On ne vole pas les tableaux au Louvre il me semble ! Je le dis comme je l‚Äôai dit sur Canal+ samedi lors de mon interview chez Mlle Roulier : la France est le premier pays pirate au monde devant la Chine et les √Čtats-Unis ! C‚Äôest comme le d√©veloppement durable cette affaire c‚Äôest aux gens d‚Äôen prendre conscience et d‚Äôarr√™ter de changer leurs habitudes s'ils veulent voir durer le cin√©ma ! ¬Ľ

Le collectif Kassandre r√©pond dans un autre billet : ¬ę En premier lieu, et pour mieux resituer le d√©bat, il convient de ne pas confondre. Chez Kassandre ce n‚Äôest pas le "film gratuit" que nous d√©fendons, c‚Äôest le film libre. Entendre par l√† un film dont les auteurs et producteurs autorisent et encouragent le t√©l√©chargement, la copie, la redistribution et dans certains cas la transformation. Ceci dans le respect total du droit d‚Äôauteur gr√Ęce aux licences Art-Libre et Creative Commons ¬Ľ.

Luc Besson d√©cide de fermer d√©finitivement son compte facebook. L'affaire s'arr√™te l√† et ne conna√ģt aucune suite.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ (fr) Challenges.fr Les plus grandes fortunes
  2. ‚ÜĎ Halte au piratage √† grande √©chelle via Internet !, par Luc Besson. Consult√© le 24 avril 2009.
  3. ‚ÜĎ L'Express.fr
  4. ‚ÜĎ a et b Besson veut tuer ‚ÄúBrazil‚ÄĚ - BRAZIL
  5. ‚ÜĎ Marianne2.fr
  6. ‚ÜĎ Ozap.fr : Quand Manzinor se moque de Luc Besson
  7. ‚ÜĎ a, b et c Magazine L'Expansion, ¬ę Luc Besson se lance en bourse ¬Ľ, consult√© le 7 ao√Ľt 2009
  8. ‚ÜĎ Telerama.fr
  9. ‚ÜĎ Luc Besson prend sa retraite de r√©alisateur - lefigaro.fr, 2006-09-11
  10. ‚ÜĎ (fr) Marc Baudriller, ¬ę Besson et Lambert veulent secouer la pub ¬Ľ, Challenges, 17 septembre 2008
  11. ‚ÜĎ Site du r√©seau¬ę les cr√©ateurs de possibles ¬Ľ.
  12. ‚ÜĎ (fr) Article ¬ę L'UMP lance un r√©seau social sur internet cet automne avec 2012 pour objectif ¬Ľ, Le Point, 29 juillet 2009
  13. ‚ÜĎ Cette sc√®ne est racont√©e en d√©tail sur le site de Luc Besson
  14. ‚ÜĎ Luc Besson vous invite sur les Champs √Člys√©es ; Le film
  15. ‚ÜĎ r√©f√©rence, d'apr√®s un manuscrit de C√©line Garcia, little stars info
  16. ‚ÜĎ Edubourse.com
  17. ‚ÜĎ IMDb.com
  18. ‚ÜĎ Allocin√©.fr
  19. ‚ÜĎ (fr) Le Figaro, ¬ę Luc Besson et Christophe Lambert s'associent ¬Ľ, Le Figaro, 20 septembre 2009
  20. ‚ÜĎ (fr) Le Point, ¬ęL'UMP, accus√©e de contrefa√ßon par MGMT, veut d√©samorcer l'affaire¬Ľ, Le Point, 26 f√©vrier 2009
  21. ‚ÜĎ (fr) LCI, ¬ę UMP vs MGMT : l'euro qui ne passe pas ¬Ľ, LCI, 26 f√©vrier 2009
  22. ‚ÜĎ (fr) Le JDD, ¬ę MGMT: L'UMP se rach√®te ¬Ľ, Le JDD, 26 juillet 2009

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