Angouleme

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Angouleme

AngoulĂȘme

AngoulĂȘme

AngoulĂȘme vue du golf de l'Hirondelle
AngoulĂȘme vue du golf de l'Hirondelle

#HĂ©raldique
DĂ©tail

#Administration
DĂ©tail
Administration
Pays France
RĂ©gion Poitou-Charentes
Département Charente (préfecture)
Arrondissement AngoulĂȘme (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons : est, nord et ouest
Code Insee abr. 16015
Code postal 16000
Maire
Mandat en cours
Philippe Lavaud
2008 - 2014
IntercommunalitĂ© CommunautĂ© d'agglomĂ©ration du Grand AngoulĂȘme
Site internet http://www.angouleme.fr/
DĂ©mographie
Population 42 096 hab. (2006)
DensitĂ© 1 927 hab./kmÂČ
Aire urbaine 155 000 hab.
Gentilé Angoumoisine, Angoumoisin
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 45° 38â€Č 56″ Nord
       0° 09â€Č 39″ Est
/ 45.648906, 0.160847
Altitudes mini. 27 m — maxi. 130 m
Superficie 21,85 kmÂČ

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Voir la carte administrative

AngoulĂȘme (en saintongeais Engoulaeme) est une ville française, prĂ©fecture du dĂ©partement de la Charente, dans la rĂ©gion Poitou-Charentes. Établie sur un plateau dominant une boucle de la Charente, elle est surnommĂ©e le balcon du Sud-Ouest.

Capitale de l'Angoumois sous l'ancien régime, elle a longtemps été une place forte au carrefour de plusieurs voies de communication importantes et fut assiégée à plusieurs reprises au cours de son histoire.

De nos jours, elle est le centre d'une agglomĂ©ration parmi les plus industrialisĂ©es entre Loire et Garonne (industrie papetiĂšre Ă©tablie au XVIe siĂšcle, fonderie et Ă©lectromĂ©canique dĂ©veloppĂ©e Ă  une pĂ©riode plus rĂ©cente), comptant plus de 100 000 habitants[1]. Par le nombre d'habitants, elle se place ainsi au mĂȘme rang que les autres grandes agglomĂ©rations de sa rĂ©gion administrative : Poitiers, La Rochelle et Niort.

Ses habitants sont les Angoumoisins, Angoumoisines[2].

Sommaire

GĂ©ographie

Topographie de la ville d'AngoulĂȘme

AngoulĂȘme est situĂ©e dans une boucle de la Charente, limitĂ©e en amont par la confluence de la Touvre et en aval celles de l'Anguienne et des Eaux-Claires.

GĂ©ologie

Les formations du Jurassique supĂ©rieur avec dispositions d'est en ouest d'affleurements de plus en plus rĂ©cents dĂ©bordent la rive droite de la Touvre et donc se situent dans la partie nord d'AngoulĂȘme.

La ville s'est créée sur le plateau calcaire qui domine à pic la boucle du fleuve, une formation du Crétacé supérieur qui forme un plateau découpé de vallées parallÚles.

Ce plateau calcaire comporte des cavités naturelles réaménagées par l'homme sous forme de trois à quatre étages de caves dont certaines comportent des silos à grains antiques.

Relief

La partie ancienne de la ville est bĂątie sur le plateau, Ă©peron rocheux crĂ©Ă© par les vallĂ©es de l'Anguienne et de la Charente, Ă  une altitude de 102 mĂštres, alors que la berge du fleuve, la partie inondable est Ă  27 mĂštres. AngoulĂȘme est caractĂ©risĂ© par la prĂ©sence de ses remparts sur un Ă -pic de 80 mĂštres.

Ambox notice.png Les Remparts d'AngoulĂȘme

Commons-logo.svg


AccĂšs

AngoulĂȘme se trouve au croisement d’un important axe nord-sud, la N 10 Paris-Bayonne-Espagne, et de l’axe est-ouest Limoges-AngoulĂȘme-Saintes, la N 141, route Centre-Europe Atlantique. AngoulĂȘme est aussi reliĂ©e Ă  PĂ©rigueux par la D939 et Ă  Saint-Jean-d'AngĂ©ly par la D939.

Par le train, la ligne Paris-Bordeaux, empruntĂ©e majoritairement par des TGV, passe par AngoulĂȘme et le TER Limoges-Saintes assure les correspondances.

Par l'eau, mĂȘme si actuellement le fleuve Charente n'est plus utilisĂ© que pour le tourisme, il a Ă©tĂ© voie de communication et surtout de transport de marchandises jusqu'au XIXe siĂšcle et le port de l'Houmeau a Ă©tĂ© trĂšs actif.

L' AĂ©roport international AngoulĂȘme-Cognac est Ă  Brie-Champniers.

Quartiers

Le vieil AngoulĂȘme est la partie ancienne, entre le rempart et le centre ville aux ruelles tortueuses et petites places. Le centre ville, situĂ© aussi sur le plateau a Ă©tĂ© dĂ©peint par HonorĂ© de Balzac dans « Les Illusions Perdues Â» : « en haut la noblesse et le pouvoir». ChĂąteau, mairie, prĂ©fecture, cathĂ©drale et riches demeures s'y cĂŽtoient. Mais contrairement au vieil AngoulĂȘme, l'ensemble du centre ville a Ă©tĂ© trĂšs remaniĂ© au XIXe siĂšcle.

Autour, les anciens quartiers Ă©taient au nombre de cinq, l'Houmeau, Saint-Cybard, Saint-Martin, Saint-Ausone et La Bussatte. Le quartier de l’Houmeau est quant Ă  lui dĂ©signĂ© sous la plume de Balzac par un « en bas le commerce et l’argent Â»; car ce quartier vivait du commerce, des bateliers et de leurs gabarres. Le port de l'Houmeau fut crĂ©Ă© en 1240 sur la rive du fleuve. Il marquait le dĂ©but de la partie navigable, qui allait d'AngoulĂȘme Ă  la mer. Saint-Cybard, sur la rive de la Charente s'est crĂ©Ă© autour de l'abbaye Saint-Cybard puis est devenu un quartier industriel et ouvrier avec ses papĂšteries, en particulier Le Nil. Saint-Martin, Sainte-Ausone, est un quartier formĂ© de deux anciennes paroisses Ă  l'intĂ©rieur des remparts. La Bussatte Champ de Mars est une esplanade transformĂ©e aujourd'hui en centre commercial, et jouxte Saint-Gelais.

Aujourd'hui, la ville compte quinze quartiers :

  • Centre-ville
  • Vieil AngoulĂȘme
  • Saint-Ausone - Saint-Martin
  • Saint-Gelais
  • Bussatte - Champ de Mars
  • L'Houmeau
  • Saint-Cybard
  • Victor-Hugo, Saint-Roch est marquĂ© par la prĂ©sence militaire.
  • Basseau est un quartier qui s'est crĂ©Ă© au XIXe siĂšcle avec le port de Basseau, les usines dont la poudrerie en 1821 et la papeterie La Roche-Joubert en 1842, puis le pont en 1850.
  • Sillac - La Grande-Garenne est Ă  la fois pavillonnaire et construit d'ensembles HLM.
  • Bel-Air, la Grand Font est le quartier de la gare et de l'ensemble immobilier des annĂ©es 1950 de la Grand Font.
  • La Madeleine qui lui est proche a Ă©tĂ© totalement reconstruit aprĂšs les bombardements de 1944.
  • Ma Campagne est une zone dĂ©tachĂ©e de la commune de Puymoyen en 1945[3] et construite en habitat collectif Ă  partir de 1972.
  • Le Petit Fresquet, lui aussi dĂ©tachĂ© de Puymoyen, est semi-rural.
  • FrĂ©geneuil est dans le mĂȘme cas.

Panorama de la ville

Panorama d'AngoulĂȘme, vu de Saint-Martin.
On voit l'église St-Ausone, la cathédrale St-Pierre, l'hÎtel de ville.

Communes limitrophes

Soyaux, Puymoyen, La Couronne, Saint Michel, Saint Yrieix, Fléac, Gond-Pontouvre, L'Isle-d'Espagnac qui font toutes partie de la COMAGA, la communauté d'agglomération.

Climat

Le climat est ocĂ©anique de type aquitain et semblable Ă  celui de la ville de Cognac oĂč est situĂ©e la station mĂ©tĂ©orologique dĂ©partementale.

Données météorologiques de Cognac de 1961 à 1990
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Année
Températures minimales (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Températures maximales (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,1
Températures moyennes (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2024,9
Pluviométrie (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Ville Weather-clear.svg Ensoleillement (h/an) Weather-overcast-rare-showers.svg Pluie (mm/an)
Paris 1 797 642
Nice 2 694 767
Strasbourg 1 637 610
Brest 1 749 1 114
AngoulĂȘme 2 025 784
Moyenne nationale 1 973 770


Hydrographie

Le Port-l'Houmeau, l'ancien port sur la Charente situé dans le quartier de l'Houmeau, est en zone inondable et lors des crues le boulevard Besson Bey est coupé de façon assez habituelle.

Toponymie

Depuis l'AntiquitĂ©, le nom de la ville a connu de nombreuses variantes : Iculisma, Civitas Engolismensium, Equalisma, Engolma, Egolesma, Engolisma (Notitia provinciarum civitatum Galliae), (cartulaire des Ă©glises d'AngoulĂȘme). Aucune Ă©tymologie convaincante n'a Ă©tĂ© proposĂ©e Ă  ce jour. Angoulesme est l'ancien nom portĂ© par la ville. Avec le temps, comme beaucoup de mots de la langue française, Angoulesme perdit son 'es' qui se transforma en 'ĂȘ' ('e' accent circonflexe).

Histoire

Antiquité

L’histoire de la ville est trĂšs mal connue avant la pĂ©riode romaine : on sait simplement que la colline Ă©tait occupĂ©e par un oppidum, dont des traces ont Ă©tĂ© trouvĂ©es lors des fouilles du cimetiĂšre Saint-Martial[4] sous le nom d’Iculisma. Sa monnaie Ă©tait Lemovice.

La ville qui n'Ă©tait pas sur les grands axes routiers Ă©tait considĂ©rĂ©e par le poĂšte Ausone comme une petite bourgade. Aucun monument romain n'est retrouvĂ©, mais elle bĂ©nĂ©ficie de la pax romana et commerce par le fleuve. Elle connaĂźt une pĂ©riode prospĂšre Ă  la fin de l’Empire romain. Le promontoire rocheux qui domine la Charente de 80 mĂštres et l'Anguienne de 60 mĂštres formant une position stratĂ©gique, elle est Ă©rigĂ©e au rang de capitale de civitas (fin IIIe ou IVe siĂšcle), et la premiĂšre forteresse date de la fin de l'Empire romain. Le rempart du Bas-Empire qui entourait 27 hectares a Ă©tĂ© entretenu jusqu'au XIIIe siĂšcle. Le rĂ©seau de voies romaines est alors rĂ©organisĂ© en sa faveur avec les citĂ©s alentours (Bordeaux, Saintes, Poitiers, Limoges, PĂ©rigueux) [5].

La ville du Haut-Empire est restée longtemps inconnue. Les fouilles récentes ont apporté des détails sur l'alimentation de la ville romaine. La fouille d'un puits daté du début de l'Úre montre que la nappe phréatique était trÚs proche. Un vaste ensemble thermal a été trouvé sous le palais de justice, ce qui est habituellement en relation avec une amenée d'eau par un aqueduc[6].

Le premier Ă©vĂȘque d'AngoulĂȘme sera Saint Ausone au IIIe siĂšcle. Cette importance permet aussi l’implantation d’un comte au VIe siĂšcle Turpion (ou Turpin) (839-863), conseiller de Charles le Chauve. Cependant, elle est systĂ©matiquement rattachĂ©e aux diffĂ©rents royaumes aquitains, et la fin de l’AntiquitĂ© pour la ville est Ă  situer en 768, quand PĂ©pin le Bref vainc Hunald II et l’amarre au royaume franc[7].

Haut Moyen Âge

La jambe de Clovis

La ville, tenue par les Wisigoths, adeptes de la version arianiste du christianisme est assiégée une premiÚre fois par Clovis en 507 aprÚs Vouillé, puis prise en 508[8].
Les chroniqueurs GrĂ©goire de Tours, AdĂ©mar de Chabannes rapportent un nouveau phĂ©nomĂšne miraculeux : Clovis recevant une aide divine pour combattre les hĂ©rĂ©tiques aurait vu les murailles redoutables de la ville s'Ă©crouler Ă  son approche, tel JosuĂ© Ă  JĂ©richo, sans mĂȘme avoir recours aux trompettes ! [9].

Au cours de la bataille, cependant Clovis aurait Ă©tĂ© gravement blessĂ© Ă  une jambe, sans doute une fracture. Le fait est rapportĂ© par la tradition, et sur une tour de la 2e enceinte figure une jambe sculptĂ©e qui est dite « jambe de Clovis Â».

Lors de son passage Ă  AngoulĂȘme, aprĂšs avoir fait passer la garnison au fil de l'Ă©pĂ©e, Clovis fit abattre l'ancienne cathĂ©drale wisigothe dĂ©diĂ©e Ă  Saint-Saturnin pour en rebĂątir une nouvelle, portant le nom de Saint-Pierre. Seuls subsistent de cet Ă©difice primitif deux chapiteaux sculptĂ©s en marbre qui encadrent la baie d'axe dans l'abside de l'actuelle cathĂ©drale.

Au VIIe siĂšcle saint Cybard est restĂ© reclus, dans une grotte situĂ©e sous le rempart nord d'AngoulĂȘme, en prolongement du Jardin Vert, ce qui provoque la crĂ©ation de la premiĂšre abbaye, l’abbaye Saint-Cybard, alors que la crĂ©ation de la premiĂšre abbaye de femmes, l’abbaye Saint-Ausone se fait sur la tombe du premier Ă©vĂȘque de la ville.

En 848, AngoulĂȘme est pillĂ©e par le chef viking Hasting[10]. En 896 ou 930[11] la ville subit une nouvelle attaque des envahisseurs vikings. Mais cette fois ils se heurtent Ă  une rĂ©sistance efficace. , troisiĂšme comte d'AngoulĂȘme, Ă  la tĂȘte de ses troupes, leur livre un combat dĂ©cisif. Au cours de cet engagement, il aurait fendu Ă  mi-corps, d'un magistral coup de taille le chef normand Stonius, ainsi que son casque et sa cuirasse.
C'est cet exploit qui lui aurait valu le nom de Taillefer, que portent tous ses descendants jusqu'Ă  Isabelle d'AngoulĂȘme, dite Ă©galement Isabelle Taillefer.

Du Xe siĂšcle au XIIIe siĂšcle, les comtes d'AngoulĂȘme, les Taillefer puis les Lusignan, renforcĂšrent les dĂ©fenses de la ville et les agrandirent en englobant le quartier Saint-Martial.

En 1110, l'Ă©vĂȘque Girard II fait ordonner la construction de la cathĂ©drale actuelle.

Les 800 ans de la commune

Le 18 mai 1204 une charte est signĂ©e par Jean Sans Terre, roi d'Angleterre pour rendre officielle la crĂ©ation de la commune d'AngoulĂȘme. Le roi « concĂšde aux habitants d'AngoulĂȘme de garder les libertĂ©s et justes coutumes de leur citĂ© et de dĂ©fendre leurs possessions et leurs droits Â». La ville cĂ©lĂ©bra cet anniversaire toute l'annĂ©e 2004[12].

En 1308 Ă  la mort de Guy de Lusignan, le comtĂ© d'AngoulĂȘme revient Ă  la couronne de France. Il est donnĂ© Ă  Louis d'OrlĂ©ans frĂšre du roi Charles VI en 1394 puis transmis Ă  son fils Jean d'OrlĂ©ans (1400-1467) grand-pĂšre de Marguerite d'AngoulĂȘme et de François Ier. Le Bon comte Jean d'AngoulĂȘme agrandit magnifiquement le chĂąteau comtal lors de son retour de captivitĂ© anglaise au milieu du XVe siĂšcle.

AngoulĂȘme, siĂšge d'un comtĂ©, l’Angoumois, parvient avec lui Ă  une branche de la famille de Valois dont est issu François Ier, roi de France de 1515 Ă  1547, nĂ© Ă  Cognac en 1494. En 1524, le navigateur italien Giovanni da Verrazzano revient des Indes. Il annonce Ă  François Ier avoir dĂ©couvert un nouveau territoire qu'il a nommĂ© Nouvelle AngoulĂȘme en son honneur. Ce territoire devient par la suite la Nouvelle-Amsterdam, puis New York.

Jean Calvin, promoteur du protestantisme et ami de Jean du Tillet, archidiacre d'AngoulĂȘme, obligĂ© de fuir Paris en 1533, se rĂ©fugie Ă  AngoulĂȘme et dans les grottes de Rochecorail Ă  Trois-Palis. Il y rĂ©dige une partie de l'Institution de la religion chrĂ©tienne dont la premiĂšre Ă©dition est publiĂ©e en latin Ă  BĂąle en 1536[13].

Lors de la premiĂšre guerres de religion, la ville prend les armes : elle est reconquise en 1563 par Montpensier. En 1565, Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagnĂ© de la cour[14]. En octobre 1568, la ville est prise par les protestants[15].

Henri III fut dans sa petite enfance duc d'AngoulĂȘme. Il en a laissĂ© une description peu flatteuse « Les rues d'Engolesme sont tortes, les maisons sans ordre, les murailles bĂąties de diverses sortes de maçonneries qui montrent qu'elle a Ă©tĂ© faite en plusieurs fois et souvent prise et ruinĂ©e Â»[16]

En 1588, le maire d'AngoulĂȘme François Normand seigneur de Puygrelier reçoit l'ordre d’Henri III d'arrĂȘter le duc d’Épernon, gouverneur d'Angoumois. Il mĂšne l'assaut qui est repoussĂ© et il meurt le 10 aoĂ»t 1588.

En 1619, Marie de MĂ©dicis en fuite y est reçue par le duc d’Épernon, gouverneur de l'Angoumois. Ensuite le chĂąteau ne fut que la rĂ©sidence des gouverneurs.

Pendant la Révolution française la ville fut appelée Montagne-Charente.

Seconde Guerre mondiale

Le 24 juin 1940, la 2e division VerfĂŒgungstruppe (troupe spĂ©ciale d'intervention) Das Reich, appuyĂ©e par d'autres unitĂ©s de la Wehrmacht, fait son entrĂ©e Ă  AngoulĂȘme. Ces troupes neutralisent et font prisonniers les nombreux soldats français rĂ©fugiĂ©s dans la ville. On estime leur nombre entre 10 et 20 000. Ils seront rendus Ă  la libertĂ© dans les jours suivants.
La division Das Reich, qui se rendra tragiquement cĂ©lĂšbre en 1944, va continuer sa « guerre Ă©clair Â» en rejoignant au plus vite la frontiĂšre espagnole pour dĂ©finir rapidement la ligne de dĂ©marcation qui va couper la France en deux[17].
AngoulĂȘme va se trouver en zone occupĂ©e, sous autoritĂ© allemande et siĂšge d'une "Feld Kommandantur". La frontiĂšre avec la zone libre, familiĂšrement appelĂ©e zone nono (non occupĂ©e) passe Ă  environ 20 kilomĂštres Ă  l'est d'AngoulĂȘme, dans la forĂȘt de la Braconne, scindant le dĂ©partement en deux. Cette partie subira le rĂ©gime de Vichy.
Le 20 aoĂ»t 1940 part d'AngoulĂȘme un convoi de rĂ©publicains espagnols : le convoi des 927. c'est le premier convoi de l'histoire de la DĂ©portation en Europe[18]. Les hommes de plus de 13 ans seront dirigĂ©s vers les camp de Mauthausen oĂč trĂšs peu survĂ©curent, les femmes et les enfants seront rendus Ă  Franco.
Ces rĂ©fugiĂ©s avaient Ă©tĂ© rassemblĂ©s dans les camps de "la Combe aux Loups" Ă  Ruelle-sur-Touvre et des "Alliers" Ă  AngoulĂȘme. Ce dernier servit Ă©galement de camp de concentration pour les nomades.
Le 21 octobre 1941 le jeune Gontran LabrĂ©gĂšre, qui avait tentĂ©, avec son ami Jean Pierre RiviĂšre d'incendier en gare d'AngoulĂȘme un train de paille et de munitions est fusillĂ© par les occupants.
C'est le premier d'une longue liste de 98 résistants ou otages originaires de Charente.
En 1942, le maire Guillon est destitué, accusé d'appartenir à une organisation déclarée hors la loi par le régime de Vichy. Il sera remplacé par un notable, l'industriel Pallas.
Le 8 octobre 1942, 387 personnes d'origine juive sont arrĂȘtĂ©es puis dĂ©portĂ©es Ă  Auschwitz. Huit survivants en reviendront.
Le 19 mars 1944 un bombardement allié fait d'importants dégùts et une victime à la Poudrerie nationale.
Le 15 juin et le 14 aoĂ»t 1944, la gare est la cible des forteresses volantes amĂ©ricaines qui dĂ©versent un tapis de bombes faisant peu de dĂ©gĂąts Ă  l'ennemi mais causant la mort de 242 victimes, dĂ©truisant 400 maisons et faisant 5 000 sinistrĂ©s, dans les quartiers de l'Éperon, l'Houmeau, la Madeleine et la Grand-Font.
À la fin du mois d'aoĂ»t 1944 la Colonne Elster qui rĂ©unit des dĂ©bris de diffĂ©rentes unitĂ©s allemandes et la LĂ©gion Hindoue traverse la ville sans incident notable en se repliant.

Différentes unités des FFI du département et des renforts venus de Dordogne commencent alors l'encerclement de la ville. Le soir du 31 août l'attaque est lancée, mettant en fuite les restes de la garnison allemande. Celle-ci n'a heureusement pas eu la possibilité d'organiser la défense de la ville en utilisant les nombreux et redoutables ouvrages fortifiés érigés dans ce but.
Dans la nuit du 31 août au 1er septembre la ville est libérée, un Comité de Libération et un nouveau préfet sont installés.
Cette attaque aura fait cependant 51 victimes dans les rangs des diffĂ©rentes unitĂ©s engagĂ©es : Maquis de Bir Hacheim, Groupe Soleil, SSS (Section spĂ©ciale de sabotage), etc...

AprĂšs-guerre

AprĂšs la guerre, la ville connaĂźt une grande expansion de ses quartiers pĂ©riphĂ©riques. D’abord la Grand-Font et Bel-Air, suite au programme de reconstruction du MRU aprĂšs les dommages de guerre, le quartier de la gare ayant Ă©tĂ© bombardĂ© en 1944. Puis dans les annĂ©es 1960, ce sont les quartiers de Basseau (ZAC) et la Grande-Garenne, ainsi que la crĂ©ation de la ZUP de Ma Campagne dans les annĂ©es 1970.

Peu Ă  peu, les industries dĂ©mĂ©nagent dans des zones industrielles plus spacieuses crĂ©Ă©es dans les communes pĂ©riphĂ©riques, entre 1959 et 1975 : [19]

L'urbanisation affecte aussi les communes périphériques, avec les ensembles de Soyaux et Ruelle-Villement et fait de l'agglomération une des principales cités du sud-ouest [20].

En 1972, la ville signe un contrat "ville-pilote" avec l'État (la DATAR, reprĂ©sentĂ©e par Albin Chalandon)[21],[19], ce qui permet de faire des grands travaux d'amĂ©nagement : petite rocade (pont et rue Saint-Antoine, boulevard de Bretagne, tunnel de la GĂątine), pĂ©nĂ©trante de Ma Campagne appelĂ©e voie de l'Europe, ZUP de ma Campagne, centre Saint-Martial, parkings souterrains Bouillaud et St-Martial, piscines couvertes Montauzier et Ma Campagne, rue piĂ©tonne, plan de circulation (mise Ă  sens uniques) et gestion informatisĂ©e des feux tricolores (AngoulĂȘme fait partie des premiĂšres villes de France avec Bordeaux oĂč le systĂšme informatisĂ© Gertrude est implantĂ©, appelĂ© Philibert Ă  AngoulĂȘme[19], transports urbains STGA (une dizaine de lignes de bus radiales), amĂ©nagement de la place Bouillaud, conservatoire de musique[22].

En 1989, défait aux élection municipales, le député-maire PS, Jean-Michel Boucheron laisse un trou de 164 millions de francs dans les finances de la ville et une dette de 1,2 milliard de francs. Ce déficit a obéré les finances de la ville et longtemps servi de justificatif au non-engagement dans la réalisation de certains travaux.

La petite rocade (le quart sud-ouest, c'est-Ă -dire le boulevard d'Aquitaine, un deuxiĂšme pont sur la Charente et le raccordement Ă  la voie de l'Europe) n’est terminĂ©e qu'en 1995.

Les trois piscines de la commune (Montauzier, Ma Campagne et la piscine d'été de Bourgines) ferment en juin 2001 (décision du maire Ph.Mottet) suite à l'ouverture d'un complexe aquatique Nautilis à Saint-Yrieix [23].

HĂ©raldique

Blason d'AngoulĂȘme
  • « D'azur Ă  la porte de ville flanquĂ©e de deux tours d'argent, maçonnĂ©e de sable, surmontĂ©e d'une fleur de lys d'or, surmontĂ©e elle-mĂȘme d'une couronne royale fermĂ©e du mĂȘme Â», accompagnĂ© de la devise : « FORTITUDO MEA CIVIUM FIDES Â» (Ma force est la loyautĂ© de mes citoyens).

Évolution du blason

  • Le premier blason connu se blasonne: D'azur semĂ© de fleurs de lys d'or, Ă  la porte de ville de deux tours d'argent brochant sur le tout
  • Sous Philippe V, en 1317: les deux tours passent Ă  trois.
  • Sous Charles VI, en 1381 on trouve: D'azur semĂ© de fleurs de lys d'or, Ă  la bande componnĂ©e d'argent et de gueules brochant sur le tout, pour brisure. La porte Ă  trois tour passe en ornement extĂ©rieur;
  • Sous Charles VII, en 1452 la brisure change pour un lambel Ă  trois pendants, celui du milieu aigu (pointu).
  • Au XVIe siĂšcle, la porte Ă  deux tours rĂ©apparait surmontĂ©e d'une fleur de lys d'or.
  • En 1850 une Ă©toile remplace la fleur de lys, qui rĂ©apparait en 1855.
  • En ?? ajout de la couronne.

Administration

Municipalité

Liste des maires connus depuis l'Ă©tablissement des privilĂšges royaux, Ă©tablie par Anne-Marie Ferrier.

Les maires dont le nom figure en italique sont mentionnĂ©s uniquement par la liste prĂ©sente sur le site Internet de la mairie, sans ĂȘtre confirmĂ©s par cette historienne. Les mentions incertain sont reprises d’Anne-Marie Ferrier.



Liste des maires d’AngoulĂȘme depuis la LibĂ©ration[25]
Période Identité Parti Qualité
septembre 1944 janvier 1945 Antoine Rougerie
janvier 1945 octobre 1947 Antonin Denis
octobre 1947 mars 1955 Roger Baudrin
mars 1955 décembre 1958 Henri Thébault
décembre 1957 mars 1959 Raoul Boucheron
mars 1959 mai 1970 Henri Thébault CNI
mai 1970 mars 1977 Roland Chiron CNI Avocat
mars 1977 mars 1989 Jean-Michel Boucheron PS Professeur, député
mars 1989 janvier 1997 Georges Chavanes UDF Directeur industriel, député, ministre
janvier 1997 mars 2008 Philippe Mottet UMP Professeur d'université, conseiller régional
mars 2008 Philippe Lavaud[26] PS Professeur

Cantons

AngoulĂȘme est divisĂ©e en trois cantons :

Intercommunalité

La CommunautĂ© d'agglomĂ©ration du Grand AngoulĂȘme ou COMAGA regroupe les 15 communes du grand AngoulĂȘme : AngoulĂȘme, FlĂ©ac, Gond-Pontouvre, La Couronne, Linars, L'Isle-d'Espagnac, Magnac-sur-Touvre, Nersac, Puymoyen, Ruelle-sur-Touvre, Saint-Michel, Saint-Saturnin, Saint-Yrieix-sur-Charente, Soyaux, Touvre.

La population de l'agglomĂ©ration est de 103 501 habitants en 2006 [1] (102 368 en 1999 [27]).

Budget et fiscalité

La fiscalitĂ© est d'un taux de 40,20% sur le bĂąti, 71,94% sur le non bĂąti, et 18,43 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

La communautĂ© d'agglomĂ©ration prĂ©lĂšve 19,20 % de taxe professionnelle.

Urbanisme

Le Champ de Mars, place centrale de la ville, accueille depuis 2008 une galerie marchande souterraine.

La rocade Est a Ă©tĂ© ouverte en 2007 ce qui a dĂ©senclavĂ© plusieurs quartiers. La dĂ©viation de la N10 qui contourne la ville depuis 1973[28] assure en plus le rĂŽle de rocade Ouest depuis 2007[rĂ©f. nĂ©cessaire], date Ă  laquelle le projet initial par FlĂ©ac-Linars a Ă©tĂ© abandonnĂ©.

Des opĂ©rations de rĂ©habilitation de logements collectifs sont en cours dans le cadre de l'OpĂ©ration de Renouvellement Urbain gouvernementale [rĂ©f. nĂ©cessaire]. Les quartiers de la Grande Garenne, Basseau et Ma Campagne sont associĂ©s dans un programme de redynamisation urbaine.

Films tournĂ©s Ă  AngoulĂȘme

  • Blanche et Marie de J. Renard avec Miou-Miou et S. Bonnaire, tournĂ© Ă  AngoulĂȘme, sorti en 1985
  • SOS 18 tournĂ© Ă  AngoulĂȘme et les alentours
  • PĂšre et Maire tournĂ© dans les communes d'AngoulĂȘme et Magnac-sur-Touvre (dans la sĂ©rie, AngoulĂȘme est appelĂ© Ville-Grand)
  • Et toi t'es sur qui ?

Jumelage et coopération

Site du Comité des jumelages

DĂ©mographie

Évolution dĂ©mographique

Évolution dĂ©mographique
(Source : Cassini[29] et INSEE[30])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
11 500 13 000 15 011 15 025 15 186 abs. 18 622 20 085 21 155
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
22 811 24 961 25 116 25 928 30 513 32 567 34 647 36 690 38 068
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
37 650 37 507 38 211 34 895 35 994 36 699 38 915 44 244 43 170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
48 190 47 822 47 221 46 197 42 876 43 171 42 096 - -

Nombre retenu Ă  partir de 1962 : population sans doubles comptes


Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Pyramide des Ăąges

Pyramide des Ăąges Ă  AngoulĂȘme en 1999 en %[31]
Hommes Classe d'Ăąge Femmes
0,1  Avant 1904  0,3
6,6  1905-1924  11,9
11,3  1925–1939  13,9
17,3  1940-1954  17,4
21,6  1955-1969  19,9
26,0  1970-1984  22,0
17,0  1985-1999  14,6

Économie

AngoulĂȘme est le siĂšge de la Chambre de commerce et d'industrie d'AngoulĂȘme. Elle gĂšre l'aĂ©roport d'AngoulĂȘme - Brie - Champniers.

Culture et patrimoine

La cathĂ©drale Saint-Pierre d'AngoulĂȘme

AngoulĂȘme et le pays Angoumois sont classĂ©s Ville et Pays d'Art et d'Histoire.

Patrimoine religieux

  • La cathĂ©drale Saint-Pierre d'AngoulĂȘme, remarquable exemple de l'art roman rĂ©gional tant pour son architecture que pour ses sculptures
  • Les ruines de l'abbaye Saint-Cybard, Ă  l'emplacement du CNBDI
  • Les ruines de l'abbaye Saint-Ausone
  • L'Ă©glise Saint-AndrĂ© rue Taillefer est du XIIe siĂšcle et a Ă©tĂ© remaniĂ©e aux Ă  plusieurs reprises. Dans son ancien cimetiĂšre se trouve une lanterne des morts du XIIe siĂšcle
  • L'Ă©vĂȘchĂ© de la fin du XVe siĂšcle, visible rue de Friedland. Il abrite aujourd'hui le MusĂ©e des Beaux-Arts d'AngoulĂȘme .
  • La chapelle du couvent des Cordeliers dite chapelle de l'hĂŽpital, lĂ  oĂč repose Guez de Balzac
  • L'Ă©glise Saint-Martial,
  • L'Ă©glise Saint-Jacques de l'Houmeau datant de fin XIXe siĂšcle
  • L'Ă©glise dite chapelle Notre-Dame d'ObĂ©zine aussi de la fin du XIXe siĂšcle
  • L'HĂŽtel-Dieu
  • L'ancien couvent des CarmĂ©lites

Patrimoine civil

  • Les remparts construits au IVe siĂšcle et au XIIIe siĂšcle, qui sont propriĂ©tĂ© de la commune, ont Ă©tĂ© inscrits monuments historiques le 18 dĂ©cembre 1958 et classĂ©s en 1992 pour ce qui est des remparts et des tours. Les remparts forment un balcon sur la Charente.
  • L’hĂŽtel de ville a Ă©tĂ© construit Ă  l'emplacement de l'ancien chĂąteau d'AngoulĂȘme dont il ne reste que le donjon des Lusignan et la tour des Valois.
  • Les halles, d'architecture de verre et fer, sont de type Baltard.
  • Le Palais de Justice a Ă©tĂ© construit sur un ancien couvent Ă  la fin du XIXe siĂšcle.
  • Le ThĂ©Ăątre municipal a une superbe façade.
  • Le collĂšge Jules-Verne, ancien doyennĂ©, en a conservĂ© l'ancienne chapelle au superbe vitrail et Ă  la charpente sculptĂ©e comme salle de musique et une chapelle voĂ»tĂ©e en pierre de taille avec clĂ©s de voĂ»tes et vitraux - visibles depuis la rue de Beaulieu - devenue le CDI.
  • LycĂ©e Guez de Balzac

Il y a de trĂšs nombreuses maisons anciennes :

Places du Vieil AngoulĂȘme[36] :

  • La Place du Minage avec sa fontaine du Second Empire, ses bancs, a un petit air mĂ©diterranĂ©en au cƓur de la vieille ville. Elle connut du XIVe siĂšcle au XIXe siĂšcle une intense activitĂ© commerciale.
  • La Place Henri-Dunant. Portant le nom du fondateur de la Croix-Rouge, elle borde aujourd'hui le conservatoire Gabriel FaurĂ©, autrefois collĂšge Saint-Louis, ainsi qu'une ancienne gendarmerie.
  • La Place New-York. Cette place, dite autrefois du Parc, a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©e au XVIIIe siĂšcle dans le cadre du premier vĂ©ritable projet d'urbanisme de la ville. Elle est restĂ©e depuis un lieu de promenade et de manifestations diverses. En 1956, la place change une nouvelle fois de nom. En effet le Conseil municipal dĂ©cide de l'appeler dĂ©sormais Place New York, en souvenir du voyage de Giovanni da Verrazano au service de François Ier, qui en 1524 baptisa le site de l'actuelle New York Nouvelle-AngoulĂȘme.
  • La Place Beaulieu. SituĂ©e Ă  l'extrĂ©mitĂ© ouest du plateau et de la vieille ville, elle offre un vaste panorama au regard des passants et constitue depuis longtemps un agrĂ©able lieu de promenade. Elle borde l'imposant lycĂ©e Guez de Balzac, Ă  l'emplacement d'une ancienne abbaye.
  • La Place Bouillaud et la Place de l'HĂŽtel de Ville. Outre l'HĂŽtel de Ville, on peut y admirer (en face de l'entrĂ©e de ce dernier) une superbe façade Art nouveau particuliĂšrement riche.
  • La Place Francis Louvel. Autrefois dite du mĂ»rier, elle fut et reste un des lieux les plus animĂ©s de la vieille ville. Ancien jardin d'un couvent jusqu'au XVIe siĂšcle, elle a Ă©tĂ© embellie aux XVIIIe et XIXe de nouveaux Ă©difices et d'une fontaine. S'y trouve le Palais de Justice. La place a changĂ© de nom en 1946, pour prendre celui de Francis Louvel, rĂ©sistant fusillĂ© par les Allemands en 1944.
  • La Place du Palet. Cette place occupe un vaste espace qui, dans le passĂ©, prĂ©cĂ©dait la principale porte de la vieille ville et abrita durant trois siĂšcles une imposante halle. Le site a Ă©tĂ© rĂ©amĂ©nagĂ© dans les annĂ©es 1980.
  • La Place du GĂ©nĂ©ral Resnier.

Patrimoine environnemental

La vallĂ©e de la Charente en amont d'AngoulĂȘme est zone Natura 2000 avec des espĂšces remarquables prĂ©sentes : il a Ă©tĂ© dĂ©nombrĂ© 64 espĂšces d'oiseaux remarquables[37]. Parmi eux se trouvent des espĂšces de marais et zones humides, et Ă  AngoulĂȘme, il est frĂ©quent de voir sur la Charente des oiseaux plongeurs et nageurs, des cygnes (cygne tuberculĂ©), des grĂšbes (grĂšbe Ă  cou noir, grĂšbe castagneux, grĂšbe esclavon, grĂšbe huppĂ©), des oies (oie cendrĂ©e), des canards (canard chipeau, canard pilet, canard siffleur, canard souchet), des sarcelles (sarcelle d'Ă©tĂ©, sarcelle d'hiver), et des fuligules (fuligule milouin, fuligule morillon). Il est plus rare de voir des limicoles. Les sternes (sterne pierregarin), les mouettes (mouette rieuse), le grand cormoran, remontent par pĂ©riodes de tempĂȘte trĂšs en amont sur le fleuve.

L'Ăźle Marquet et le bois de la Poudrerie, enfin dĂ©polluĂ©, vont ĂȘtre rendus Ă  la population.

Les sentiers de randonnée et l'ancienne voie de halage devenue en partie la coulée verte permettent des promenades au bord du fleuve.

Les musées

Autour de la bande dessinée

  • AngoulĂȘme abrite le Centre national de la bande dessinĂ©e et de l'image, qui enregistre l'ensemble des bandes dessinĂ©es parues en France. Dans les locaux du CNBDI se trouve aussi l'ENJMIN, premiĂšre Ă©cole financĂ©e par l'Ă©tat en Europe ayant pour sujet clef les jeux vidĂ©o et les mĂ©dia interactifs.
  • AngoulĂȘme, rebaptisĂ©e "Ville de l'Image" ou "Capitale de la BD", est connue pour ses "Murs peints" en BD[38].

Autres lieux de culture

  • le thĂ©Ăątre, scĂšne nationale[39]
  • l'Espace Carat (Parc des expositions et des congrĂšs du Grand AngoulĂȘme - manifestations, concerts) [40]
  • la Nef (salle de concerts) [41]
  • Fileas, portail des bibliothĂšques de l'agglomĂ©ration d'AngoulĂȘme [42]
  • le conservatoire Gabriel FaurĂ© qui possĂšde un auditorium et une mĂ©diathĂšque [43]

Festivals

Gastronomie

Équipements et services

Transports

Transports urbains

  • Bus : STGA (SociĂ©tĂ© de transport du Grand AngoulĂȘme)

Transport aérien

(code AITA : ANG). Code OACI : LFBU . Cet aĂ©roport a deux pistes, dont une revĂȘtue de 1 860 m.

Ryanair, la compagnie Ă  bas coĂ»t irlandaise, relie dĂ©sormais AngoulĂȘme Ă  Londres depuis le 1er avril 2008.

  • Un aĂ©roclub y est prĂ©sent et est un de ceux les plus actifs de la rĂ©gion avec 9 avions et plusieurs centaines de licenciĂ©s.

Éducation

CollĂšges

Lycées

  • lycĂ©e Guez de Balzac, lycĂ©e d'enseignement gĂ©nĂ©ral (en mĂ©moire de Guez de Balzac)
  • lycĂ©e Sainte-Marthe-Chavagnes, lycĂ©e gĂ©nĂ©ral et professionnel allant jusqu'au BTS
  • lycĂ©e Marguerite de Valois, le plus grand lycĂ©e de la rĂ©gion Poitou-Charentes (3000 Ă©lĂšves),
  • lycĂ©e Saint-Paul, lycĂ©e privĂ© oĂč Ă©tudia François Mitterrand,
  • lycĂ©e de l’image et du son (LISA), options cinĂ©ma, thĂ©Ăątre, BTS audiovisuel
  • lycĂ©e de Sillac, lycĂ©e professionnel
  • lycĂ©e d'enseignement agricole de l'Oisellerie (commune de La Couronne)
  • lycĂ©e Charles De Coulomb : lycĂ©e d'enseignement professionnel (en mĂ©moire de Charles De Coulomb)
  • lycĂ©e J. GrĂ©goire : lycĂ©e d'enseignement professionnel (commune de Soyaux)

Université (rattachée à l'université de Poitiers)

  • droit
  • sport
  • IUT

Autres Ă©tablissements'

  • EMCA : Ă©cole des mĂ©tiers du cinĂ©ma d'animation
  • EMCI : Ă©cole des mĂ©tiers de la crĂ©ation infographique
  • EGC : Ă©cole de gestion et de commerce
  • CIFOP : Centre de formation professionnelle de la Chambre de commerce & d'industrie d'AngoulĂȘme (commune de L'Isle-d'Espagnac)
  • EIA : École d’ingĂ©nieur par l’apprentissage - CESI
  • ENJMIN : École nationale du jeu et de mĂ©dias interactifs numĂ©riques

Sports

  • École de voile, base Éric Tabarly au plan d'eau de Saint-Yrieix-sur-Charente
  • L'Ă©quipe fĂ©minine de Handball est en division 1 pour la saison 2008-2009.

Santé

Toutes les spécialités médicales et paramédicales sont présentes.

  • Le centre hospitalier, encore appelĂ© hĂŽpital de Girac, est sur la commune de Saint-Michel [44].
  • Les cliniques sont nombreuses dans l'agglomĂ©ration, la seule situĂ©e sur la commune d'AngoulĂȘme est la clinique Saint-Joseph.

Vie locale

Cultes

Marché

Le marché des Halles

Le marché Victor Hugo

Le marché de Saint Cybard

Environnement

Vie militaire

UnitĂ©s militaires ayant Ă©tĂ© en garnison Ă  AngoulĂȘme :

  • 107e rĂ©giment d'infanterie, (avant) 1906 - jusqu'Ă  ? ; 1939 - 1940
  • rĂ©giment d’artillerie, 1906
  • rĂ©giment d’artillerie, 1906
  • rĂ©giment d’artillerie divisionnaire, 1939 - 1940
  • rĂ©giment de chars de combat, 1939 - 1940

UnitĂ©s actuellement en garnison Ă  AngoulĂȘme :

Personnalités liées à la commune

NĂ©es Ă  AngoulĂȘme :

LiĂ©es Ă  AngoulĂȘme :

  • Saint-Cybard (dĂ©but VIe siĂšcle - 581) : « diacre et reclus Â» selon ses propres termes, il mourut en odeur de saintetĂ© Ă  AngoulĂȘme.
  • Ausone d'AngoulĂȘme ou Saint-Ausone : premier Ă©vĂȘque d'AngoulĂȘme.
  • Girard II (XIIe siĂšcle) : Ă©vĂȘque fondateur de la CathĂ©drale Saint-Pierre d'AngoulĂȘme ; fut dĂ©clarĂ© schismatique. Repose en ladite cathĂ©drale.
  • Jean Louis de Nogaret de La Valette, duc d'Epernon : gouverneur d'Angoumois, mignon du roi Henri III de France.
  • Paul Abadie : construisit les Ă©glises Saint-Martial, Saint-Ausone, la chapelle du lycĂ©e, restaura l'ancien chĂąteau pour le transformer en hĂŽtel de ville, et la CathĂ©drale Saint-Pierre
  • Zulma Carraud, Ă©crivaine, dont le mari, le commandant Carraud, fut nommĂ© inspecteur de La Poudrerie d'AngoulĂȘme aprĂšs la rĂ©volution de 1830. Le couple avait une propriĂ©tĂ© Ă  proche d'AngoulĂȘme oĂč il vĂ©cut jusqu'en 1834, accueillant frĂ©quemment l'auteur de La ComĂ©die humaine. C'est lĂ  qu'HonorĂ© de Balzac, Ă©crivit La GrenadiĂšre en une nuit[45].. AngoulĂȘme est aussi la ville oĂč naĂźt un des plus cĂ©lĂšbres personnages d'HonorĂ© de Balzac : Lucien Chardon, devenu ensuite Lucien de RubemprĂ© dans Illusions perdues.
  • Lucien Loizeau (1879-1978), gĂ©nĂ©ral, gouverneur militaire de Metz, Grand-Croix de la LĂ©gion d'honneur.
  • Pastora Matoses (1892-1952), peintre.
  • Lindsay Anderson (1923-1994), rĂ©alisateur britannique auteur du film If.... (1969) qui obtint la Palme d'Or Ă  Cannes, dĂ©cĂ©dĂ© Ă  AngoulĂȘme.
  • François Mitterrand, prĂ©sident de la RĂ©publique française de 1981 Ă  1995, nĂ© le 26 octobre 1916 Ă  Jarnac (Charente) a effectuĂ© ses Ă©tudes secondaires au collĂšge Saint-Paul d'AngoulĂȘme.
  • RenĂ© Olry (1880-1944) commanda l’ArmĂ©e des Alpes durant la campagne de France du 5 dĂ©cembre 1939 au 25 juin 1940, date de l’armistice franco-italien ; est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  AngoulĂȘme.

Notes et références

  1. ↑ a  et b  CommunautĂ© d'agglomĂ©ration du Grand AngoulĂȘme
  2. ↑ GentilĂ© sur le site habitants.fr ConsultĂ© le 18/07/2008
  3. ↑ Histoire d'AngoulĂȘme et de ses alentours, Pierre Dubourg-Noves, 1990, p.295
  4. ↑ JosĂ© Gomez de Soto, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-SĂšvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, Éditions GĂ©rard Tisserand, 2001, (ISBN 2-84494-084-6), p. 61
  5. ↑ Jean-François Buisson, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-SĂšvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, Éditions GĂ©rard Tisserand, 2001, (ISBN 2-84494-084-6), p. 99-100
  6. ↑ Villes et agglomĂ©rations urbaines antiques du Sud-Ouest de la Gaule, par Louis Maurin, 1992: AngoulĂȘme, Iculisma, Ecolisna
  7. ↑ Robert Favreau (historien), op. cit., p. 121
  8. ↑ Robert Favreau (historien), in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-SĂšvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, Éditions GĂ©rard Tisserand, 2001, (ISBN 2-84494-084-6), p 120
  9. ↑ QuĂ©not, Statistiques de la Charente, Études locales, fĂ©vrier 1921
  10. ↑ Michel Dillange, Les Comtes de Poitou, Ducs d'Aquitaine (778-1204), Geste Ă©ditions, coll. « La CrĂšche Â», 1995, 304 p. (ISBN 2-910919-09-9), p. 56 .
  11. ↑ Les dates varient entre François Vigier de la Pile Histoire de l'Angoumois et François Corlieu Du recueil en forme d'histoire de ce qui se trouve par Ă©crit de la ville et des comtes d'AngoulĂȘme 1846, Laffite reprint, 1976
  12. ↑ « AngoulĂȘme magazine n° 45 Â»
  13. ↑ ConnaĂźtre la Charente, Louis Desgraves, Ă©ditions Sud Ouest, p.23
  14. ↑ Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p. 258
  15. ↑ Une biographie d'Agrippa d'AubignĂ©. En ligne
  16. ↑ Louis Suire, Images du pays d'ouest, la Rose des vents, 1970, pas d'ISBN
  17. ↑ Guy HontarrĂšde, Ami entends-tu ?, 1987
  18. ↑ BartolomĂ© Bennassar, La Guerre d'Espagne et ses lendemains, Perrin, coll. Temps
  19. ↑ a , b  et c  Histoire d'AngoulĂȘme et de ses alentours, Privat, 1989, ISBN 2-7089-8246-X, p.295-296
  20. ↑ AngoulĂȘme, Jean-Marie Berland, Ă©d. Saep (Colmar), 1973, p.94
  21. ↑ Le Courrier du Parlement no 420, 1975, p.3-7
  22. ↑ Bulletins municipaux Informations d'AngoulĂȘme, 1973-77
  23. ↑ Sud Ouest Ă©d.Charente 5 dĂ©cembre 2001
  24. ↑ Anne-Marie Ferrier, « Liste des maires d’AngoulĂȘme des origines Ă  1790 Â», in Robert Favreau, RĂ©gis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siĂšcles) : Actes du colloque tenu Ă  Saint-Jean-d’AngĂ©ly les 24-25 septembre 1999, publiĂ©s par la SociĂ©tĂ© des antiquaires de l'Ouest in MĂ©moires de la SociĂ©tĂ© des antiquaires de l'Ouest et des MusĂ©es de Poitiers, 5e sĂ©rie, tome VIII (2002), Ă  Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 368-373
  25. ↑ a , b , c  et d  Service culturel de la Ville d’AngoulĂȘme, Liste des maires d’AngoulĂȘme de 1212 Ă  2005, disponible en ligne [1], consultĂ© le 24 aoĂ»t 2008
  26. ↑ Site de la prĂ©fecture, consultĂ© le 24 aoĂ»t 2008
  27. ↑ INSEE, RGP 1999
  28. ↑ Rapport du conseil de direction du fonds de dĂ©veloppement Ă©conomique et social (MinistĂšre de l'Ă©conomie et des finances), 1972, p.253
  29. ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  30. ↑ INSEE: Population depuis le recensement de 1962
  31. ↑ INSEE, pyramide des Ăąges Ă  AngoulĂȘme
  32. ↑ http://www.vieil-angouleme.org/stsimon/index.html
  33. ↑ http://www.vieil-angouleme.org/bardines/index.html
  34. ↑ http://www.vieil-angouleme.org/montalembert/index.html
  35. ↑ http://www.vieil-angouleme.org/archers/index.html
  36. ↑ http://www.vieil-angouleme.org/places.html
  37. ↑ Site de ce Natura 2000
  38. ↑ Les murs peints d'AngoulĂȘme
  39. ↑ Site du thĂ©atre d'AngoulĂȘme
  40. ↑ Espace Carat
  41. ↑ la Nef
  42. ↑ Fileas
  43. ↑ conservatoire Gabriel FaurĂ©
  44. ↑ CHA Service Informatique, « Centre Hospitalier d'AngoulĂȘme Â», Inovagora. ConsultĂ© le 24 mai 2009
  45. ↑ Notice de Samuel S de Sacy. dans le recueil Les Secrets de la princesse de Cadignan. Folio classique.Gallimard.

Pour approfondir

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Bibliographie

Liens internes

Liens externes

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