Angers SCO

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Angers SCO

Angers Sporting Club de l'Ouest

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Généralités
Nom complet Angers Sporting Club de l'Ouest
Surnom(s) le SCO, les sco√Įstes
Date de fondation 19 octobre 1919
Statut professionnel 1946-1998
2000-2006
et depuis juillet 2007
Couleurs Noir et blanc
Stade Stade Jean Bouin[1]
(14 200 places)
Siège 73, boulevard Jacques-Portet
49000 Angers
Championnat actuel Ligue 2
Président Flag of France.svg Willy Bernard
Entra√ģneur Flag of France.svg Jean-Louis Garcia
Site web http://www.angers-sco.fr/
Palmarès
National[2] Championnat de France D2 (2)
Maillots
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Domicile
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Extérieur
Actualités
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Pour la saison en cours, voir :
Saison 2009-2010 du SCO Angers

L'Angers Sporting Club de l'Ouest (ou Angers SCO) est un club de football français fondé en 1919 et situé à Angers (Pays de la Loire). Il est présidé par Willy Bernard et l'équipe première est entrainée par Jean-Louis Garcia depuis 2006. Le club évolue en Ligue 2 depuis 2007 après être remonté de National.

Le SCO d'Angers a remporté à deux reprises le championnat de Division 2 en 1969 et 1976, il a disputé par ailleurs 23 saisons en Division 1. Il a atteint une seule fois la finale de la coupe de France en 1957 (défaite 3-6 contre le Toulouse FC). Le club dispute ses matchs à domicile au Stade Jean-Bouin.

Sommaire

Palmarès et Records

Compétitions nationales

Compétitions européennes

Records


Localisation d'Angers

Histoire

Les débuts du SCO (1919-1924)

Avant la Premi√®re Guerre mondiale, les clubs phares de la cit√© angevine sont les rouges et blanc de l'A.U.C. (Angers Universit√© Club ralli√© √† l'USFSA) et la Vaillante Sports, un club "patro" (√† la FGSPF). En 1912 est cr√©√© le C.S.J.B., le Club Sportif Julien Bessonneau attach√© aux usines Bessonneau, la plus importante industrie de la ville (fabriquant des cordages et ferm√©e en 1966), le C.S.J.B. devient √† la fin de la Grande guerre le club angevin le plus important avec la disparition de l'A.U.C. en 1919. Se retrouvant sans rival sur Angers, le C.S.J. Bessonneau incite √† la cr√©ation d'un nouveau club. Les fr√®res Fortin, directeurs de la Banque de Cr√©dit de l'Ouest, r√©pondent √† l'appel en formant le Sporting Club du Cr√©dit de l'Ouest. Le S.C.C.O. (ou S.C.O.) est cr√©√© le vendredi 10 octobre 1919. Le mercredi 15 a lieu la formation des √©quipes apr√®s que les 1ers adh√©rents ont r√©pondu √† la convocation du matin pour jouer quatre jours plus tard le 1er match du championnat de la Ligue de l'Ouest (district Anjou/Basse-Loire). Le S.C.O. choisit comme terrain, un champ am√©nag√© l√©g√®rement inclin√© route de Nantes. Le premier match du SCO y a lieu le 19 octobre 1919 face au Stade Nantais U.C. devant lequel il s'incline apr√®s avoir ouvert le score (1-2), la 1re √©quipe du SCO est la suivante : Legendre (gardien) - Guyot, Viel-Lamarre (arri√®res) - Bigarr√©, Perreault, Bruder (demis) - Hardy, Forget, Roger, Durb√©c√©, Guimon (avants). Cette √©quipe √† laquelle il faut rajouter le demi Patrie et l'avant Courtin tra√ģnera sa peine toute la saison √† cause du manque d'automatismes et de tactique si bien qu'elle terminera 6e et derni√®re du classement 1919/20, au contraire du C.S. Bessonneau qui remporte ce championnat.

Pour la 2e saison (1920/21), le S.C.O. change de terrain, il aménage le stade Fortin, rue Saint-Lazare qui deviendra plus tard le Stade André Bertin - Les Gouronnières dont l'équipe résidente est NDC Angers. Cette 2e saison est encourageante pour les "Banquiers" car ils font la course en tête jusqu'à la fin du mois de novembre 1920 avant de céder leur place par la suite. Présents aux 32e de finale de la coupe de France (battu par l'ogre breton de l'US Servannaise), ils rééditent cet exploit la saison suivante en ayant l'honneur de défier chez eux les stars de l'Olympique de Paris (1er vainqueur de la coupe de France 1918 sous l'appellation "Olympique de Pantin"), s'ils sont sèchement battus au stade Bessonneau (0-8), le public angevin a pu apprécier la technique des Verts et blancs parisiens parmi lesquels on trouvait les internationaux Jules Dewaquez, Louis Darques et autre Maurice Cottenet. Les saisons suivantes (de 1922 à 1924) furent décevantes et, incapables de rivaliser avec l'équipe du C.S.J.B., la section football du SCO d'Angers disparut au printemps 1924 (mais pour quelques années...).

De la renaissance au 1er titre national du SCO (1929-1945)

A partir de 1924, l'histoire du SCO d'Angers se poursuit avec d'autres sections sportives que le football. Si le rugby est le porte-√©tendard du club, le football va rena√ģtre au SCO pour lui disputer cette supr√©matie. Cette r√©apparition du football est due, en 1929 et une fois de plus, √† d'autres clubs angevins. En effet, le pr√©sident du Doyenn√© Sports, M. Epinat sollicita M. Andr√© Bertin (l'un des plus grands pr√©sidents de l'histoire du SCO) afin de fusionner les deux clubs. Ce dernier, pourtant ancien joueur et amateur de rugby, fut touch√© par cette demande et accepta de devenir le pr√©sident d'un grand club omnisports. Mais c'est surtout la dissolution du grand C.S.J.B., deux ans plus tard, qui allait lancer pour de bon l'histoire du football au SCO. C'est par la d√©marche des dirigeants du C.S.J.B. (M. Pichon, Filiatre, Durand) aupr√®s d'Andr√© Bertin que se r√©alisa cette "nouvelle fusion" qui allait se r√©v√©ler d√©cisive dans l'ascension du club.

M. Bertin s'entoura de M. Bleunven et Girard-de-Bray pour mener la nouvelle équipe de football du SCO dans le difficile championnat de la DH de l'Ouest. Mais avec l'expérience des anciens joueurs du C.S.J.B. (comme Lévêque, Le Vergoz, Brandweiner, Martineau, Jeudy, Gervos, Guillet, Poremba, Le Der, Godard ou Pichon), les blancs et noirs allaient remporter le championnat 1931/32 puis 1934/35. En coupe de France, le SCO n'est pas en reste et se montre digne de son grand prédécesseur en participant quatre fois aux 32e de finale dans les années 1930 et une fois aux 16e en 1933 (battu par l'AS Cannes 3-1, demi-finaliste de l'épreuve cette saison-là et 2e du 1er championnat professionnel de D1).

C'est sous la pr√©sidence d'Eug√®ne Blot (1939-46) que les footballeurs du SCO vont gravir les √©chelons jusqu'au professionnalisme. Avec M. Blot, les sections sportives vont gagner en autonomie : le SCO football se dote d'un pr√©sident (Yves Huon) dont l'ambition va permettre au club de conna√ģtre ses 1ers moments de gloire. Il fait passer le SCO dans le groupement des clubs autoris√©s √† utiliser des joueurs professionnels. C'est ainsi qu'il engage en 1942 l'international et chevronn√© capitaine du Red Star, Georges Meuris, qui vient de remporter la coupe de France. Au poste d'entraineur-joueur celui-ci m√®ne son √©quipe √† la victoire en finale du championnat du comit√© de l'Anjou (1-0 contre le SC St-Nazaire). Ce succ√®s qualifie le SCO pour le championnat de France amateurs en 1943. Apr√®s avoir dispos√© de l'AS Deauville-Trouville, le SCO bat Bordeaux √Čtudiants Club 4 √† 1 en demi-finale (buts J. Combot (2), Meuris et Perrin) pour rencontrer sur la marche supr√™me, le Racing Club Franc-Comtois de Besan√ßon √† Saint-Ouen. Alors que le Racing est le favori de cette finale, c'est le SCO qui prend le meilleur d√®s la fin de la 1re mi-temps sur un tir de Perrin. En 2e p√©riode, le SCO enfonce le clou sur une reprise de Combot et s'adjuge par cette victoire de 2-0, le titre envi√© de Champion de France Amateurs de la zone nord (c'est l'AS Montferrand qui remporte celui de la zone Sud). Les 1ers h√©ros du SCO d'Angers sont les suivants : Radigois (gardien) - Sanfeliu et Lebouc (arri√®res) - Godard, G. Meuris et Bergeon (demis) - J. Combot, R. Samzun, Perrin, Connotte et Penvern (avants). Georges Meuris a √©t√© le grand bonhomme de cette aventure en inculquant √† l'√©quipe angevine sa science du jeu et son sens du collectif.

Le SCO d'Angers en Division II professionnelle (1945-1956)

A la Lib√©ration, le club se voit reclasser √† l'intersaison √† cause du retour au d√©coupage des ligues d'avant 1940. Il se retrouve ainsi menac√© de rel√©gation dans la ligue du Centre o√Ļ il doit √©voluer en promotion d'honneur (comme en 1939)... Suite √† cette injustice, puisqu'il s'est affich√© durant les ann√©es de guerre comme l'un des tout meilleurs clubs de division d'honneur de l'Ouest, le comit√© directeur du SCO d√©cida de poser sa candidature au groupement des clubs professionnels puisque la division II se portait de 16 clubs en 1939 √† 28 en 1945. Cette candidature, qui eut en Anjou ses partisans et ses d√©tracteurs, fut accept√©e et imit√©e par le tout jeune FC Nantes, admis lui aussi en D II.

Pour sa 1re saison professionnelle, en Division II (1945-46), le SCO repartit avec ses amateurs (les h√©ros de 1943) renforc√©s par quelques recrues dont Campiglia, Toscanelli et Vasquez (ancien pro d'Amiens). Or, toujours entra√ģn√©e par Georges Meuris, l'√©quipe angevine va r√©aliser un v√©ritable exploit en se classant 3e derri√®re les deux promus de D I, le Stade Fran√ßais du grand Ben Barek et le FC Nancy. La venue de la star Larbi Ben Barek en Anjou fut un v√©ritable √©v√®nement puisque 14.000 spectateurs (record d'√©poque) assist√®rent au stade Bessonneau √† la rencontre SCO - Stade Fran√ßais (d√©faite 0-3) qui sonna d'ailleurs le glas des espoirs de mont√©e... Stimul√©s par cette r√©ussite inattendue, le directeur sportif, M. Cottenceau, d√©cide de recruter quelques gloires de l'√Čquipe de France pour la 2e saison (1946-47) afin de faire monter le SCO en Division I. En faisant venir, Kadmiri, Firoud et surtout Fred Aston le "feu-follet" et capitaine des Bleus ainsi qu'Andr√© Simonyi, autre international, le club angevin, surnomm√© le "Club des millionnaires" avait les moyens de ses ambitions. Malheureusement, les "Millionnaires" allaient manquer d'un cheveu la mont√©e puisque Andr√© Simonyi rata un p√©nalty √† 5 minutes de la fin du match face √† l'Olympique Al√®s, autre pr√©tendant √† l'√©lite qui pu ainsi y acc√©der. Cet √©chec de 1947 se r√©p√©ta la saison suivante puisque cette fois le SCO termina √† une d√©cevante 7e place, bien loin des objectifs de d√©but de saison... C'en √©tait fini des "Millionnaires" qui allaient quitter le club afin d'assainir ses finances...

L'ann√©e suivante, le SCO changea radicalement de politique gr√Ęce √† son nouvel entra√ģneur, Camille Cottin (transfuge de Cholet), qui se tourna vers les jeunes en recrutant notamment, les laur√©ats du "Concours du jeune footballeur". C'est ainsi que Saupin et surtout, Kopaszewski, mineur du Pas-de-Calais √Ęg√© de 18 ans et plus connu sous le nom de Raymond Kopa pos√®rent leurs valises dans la cit√© du Roi Ren√© en 1949 afin de signer leur 1er contrat professionnel. Avec une √©quipe de pr√®s de 20 ans d'√Ęge en moyenne (dans laquelle on retrouvait √©galement Fournet-Fayard, futur pr√©sident de la F√©d√©ration Fran√ßaise de Football), le SCO re√ßut un nouveau surnom, celle "d'√Čquipe Biberon". Cette derni√®re r√©alisa des exploits en d√©but de saison au point que l'on cru √† Angers qu'ils allaient r√©ussir l√† o√Ļ les vedettes avaient √©chou√©. Mais leur r√©sistance plia face √† l'exigence du professionnalisme si bien qu'elle termina √† une triste 15e place en 1950. Et avec le d√©part du petit prodige, Kopa pour le Stade de Reims en 1951, la morosit√© gagna les rangs du club... Devant les d√©sillusions sportives et la mauvaise passe financi√®re, le SCO ne dut sa survie dans les rangs professionnels qu'√† la municipalit√© qui accorda une importante subvention en mai 1951.

Reparti en division II, le SCO connut les saisons suivantes des fortunes diverses : apr√®s la belle saison 1951-52 qui a vu Angers terminer √† la 6e place, elle demeura dans le ventre mou du championnat en 1953 et en 1954 avant de finir 6e en 1955. Malgr√© un substantiel effort de la mairie et des joueurs de valeur comme Tessier (gardien), Sinibaldi, L√©glise, Pacco, Veneziano, Ren√© Samzun (pr√©sent au SCO depuis 1940 !) et surtout Gosta Nilsson international su√©dois qui a jou√© la coupe du monde 1950, Roger Vandooren autre s√©lectionn√© fran√ßais, ainsi que les trois piliers du SCO des ann√©es 1950 : les arri√®res Wladislaw Kowalski, Jules Sbroglia et Antoine Pasquini (tous les trois arriv√©s en 1952), le SCO n'a pu mieux faire. Entra√ģn√© d'abord par l'international Jean Gr√©goire (jusqu'en 1953), c'est Karel Michlowski, qui va donner petit √† petit une coh√©sion et un style √† ces √©quipes du SCO auxquelles il manquait des attaquants de valeur.

Parall√®lement, l'√©quipe dirigeante, pr√©sid√©e par M. Samain (assist√© du tr√©sorier Doize), et en place depuis la crise du printemps 1951, travaillait dans l'ombre en privil√©giant au milieu des ann√©es 1950 une politique de rigueur bas√©e sur la formation des jeunes talents en porte-√†-faux avec celle qui avait toujours consister √† recruter des gloires sur le d√©clin si l'on met √† part l'√©poque de l'"Equipe biberon". C'est cette orientation qui va finir par payer : le SCO allait s'ouvrir les portes de la division I au moment o√Ļ les Angevins s'y attendaient le moins. La saison 1955-56 fut la bonne puisque les Blancs et Noirs allaient terminer √† la 2e place de IIe division derri√®re le Stade Rennais. Apr√®s une bonne 1re partie de saison o√Ļ le SCO figurait souvent parmi les cinq premiers, c'est au cours des matchs retour qu'il allait faire la diff√©rence (gr√Ęce √† Le Gall, buteur providentiel) en se payant le luxe de d√©crocher son billet √† la derni√®re journ√©e au stade Malakoff √†... Nantes, le voisin et rival pr√™t √† tout pour emp√™cher cette mont√©e... Mais la victoire acquise de haute lutte par 2 √† 0 consacrait l'ascension du SCO d'Angers au d√©triment de Valenciennes.

Les dix premières saisons parmi l'élite (1956-1966)

Cette mont√©e en division I attisa les convoitises sur le groupe angevin. L'entra√ģneur Michlowski partit ainsi pour le RC Lens √† l'intersaison tandis que le club fit tout pour garder l'ossature de l'√©quipe de la mont√©e. Au poste d'entra√ģneur fut d√©nich√© un Autrichien naturalis√© fran√ßais, Walter Presch. Avec son √©nergie, il avait pour mission de maintenir le SCO parmi la fine fleur du football fran√ßais. Avec les arriv√©es de Casimir Hnatow et de Marcel Loncle, Presch r√©ussit son pari : le SCO se classa 6e √† l'issue des matchs allers pour terminer 11e en fin de saison. Une grande satisfaction pour la 1re saison d'Angers qui est apparue comme une √©quipe au physique solide. Mais cette 1re saison a surtout √©t√© marqu√©e par le tr√®s bon parcours en coupe de France. Depuis ses d√©buts professionnels, le SCO n'avait eu gu√®re l'occasion de se distinguer dans cette comp√©tition. Or, il va se hisser jusqu'en finale apr√®s avoir √©limin√© les amateurs de Chateaudun (5-0) en 32e puis r√©alis√© l'exploit de surclasser le grand RC Paris (1-0, but de Loncle), Denain (1-0, but d'Henri Biancheri), N√ģmes en deux fois (0-0 puis 4-1 buts d'Henri Biancheri, Marcel Loncle, Tison et un but csc) avant de faire tomber en demi-finales, Bordeaux, club de D.II 1 √† 0 (but de Le Gall). La finale se joue √† Colombes le 26 mai 1957, elle est arbitr√©e par un Anglais (Mr Clough) et reste toujours, √† ce titre, la seule finale de l'histoire de la coupe √† avoir √©t√© dirig√©e par un √©tranger. Or, devant 43.000 spectateurs (dont quelques milliers d'Angevins) et apr√®s s'√™tre faits pr√©sent√©s au pr√©sident de la R√©publique, M. Ren√© Coty, les oranges et noirs du SCO sont crisp√©s par l'enjeu puisqu'ils sont men√©s par les blancs et rouges du Toulouse FC 3-0 au bout d'une demie heure (2 buts de Ren√© Dereuddre et un but de Bouchouk) ! Malgr√© ce d√©part rat√© et la malchance du gardien Eug√®ne Fragassi, dans un mauvais jour, les sco√Įstes ne perdent pas espoir en revenant dans la partie : but de Biancheri √† la 35', 1-3 √† la mi-temps puis 2-4 √† la 83' but csc et 3-5 but de Bourrigault √† la 88' qui ont r√©pondu √† Bocchi et Di Loreto avant que Brahimi ne cl√īt la marque √† 6-3 en toute fin de match... Un d√©luge de buts pour une finale qui reste la plus prolifique √† ce jour. Les Toulousains ont surclass√© les Angevins par leur plus grande maturit√© et par l'efficacit√© de leurs attaquants.

La saison suivante (1957-58) fut l'une des meilleures du club puisqu'il se hissa jusqu'√† la 4e place (au goal-average), voire √† la 2e si l'on ne tient compte que des points (41 pts √† √©galit√© avec N√ģmes et Monaco derri√®re Reims, le champion) et ce, avec un nouvel entra√ģneur, Maurice Blondel qui rempla√ßa Walter Presch, parti √† Lausanne. Il faut dire que le recrutement avait √©t√© judicieux avec les arriv√©es de deux attaquants de grande classe : St√©phane Bruey (Monaco), qui devint le 1er international du SCO en jouant deux matchs avec l'√©quipe de France, et l'Ivoirien Ignace Wognin (S√®te). On renfor√ßait un secteur qui en avait grand besoin. Le SCO s'est pay√© le luxe cette saison-l√† d'aller battre le Stade de Reims, futur champion, sur ses terres (3-2, buts de Legrand, Bourrigault et Hnatow). Cette 4e place √©tait due √† la solide d√©fense, qui avait fait ses preuves depuis plusieurs saisons (Kowalski-Sbroglia-Pasquini) et √† une ligne d'attaque retrouv√©e (Bruey-Wognin-Loncle-Rouiai). Quant aux milieux (Le Gall-Bourrigault-Hnatow), ils avaient bien tir√© leur √©pingle du jeu malgr√© les d√©parts d' Henri Biancheri et de Kurt Schindlauer. Finaliste de la coupe de France lors de sa 1re saison en DI puis 2e √† √©galit√© lors de sa 2e saison, on peut dire que le SCO avait bien r√©ussi ses d√©buts dans la cour des grands. Cerise sur le g√Ęteau, l'√©quipe de France des "h√©ros de Su√®de" comptait dans ses rangs deux angevins : St√©phane Bruey et Casimir Hnatow qui n'eurent toutefois pas la chance de montrer leur talent sur les terrains de la coupe du monde de football 1958 mais qui applaudirent aux exploits du trio Raymond Kopa-Just Fontaine-Roger Piantoni.

Par la suite, le SCO d'Angers rentre dans le rang en s'abonnant aux places du milieu de tableau. Sous la houlette de Maurice Blondel, ils terminent 7e en 1959 avec la recrue Ren√© Dereuddre (ancien bourreau des Angevins lors de la finale de la coupe en 1957) mais avec le d√©part soudain de Rouiai et de Ben Fadah, partis rejoindre l'√©quipe du F.L.N. (le Front de Lib√©ration Nationale) en Alg√©rie. En 1959-60, le SCO termine √† la 13e place, ce fut la derni√®re saison de Blondel, sans Marcel Loncle et sans Jules Sbroglia (deux cadres partis respectivement √† St-Malo et √† Lyon), saison d√©cevante qui fut marqu√©e par deux coups d'√©clats : une lourde d√©faite √† Reims, le futur champion (0-6 !) mais une victoire √©crasante face √† ces m√™mes R√©mois au stade Bessonneau (6-1 ! buts de Lamartine, Bruey, Wognin (2), Ben Fadah et Wendling csc). A l'√©t√© 1960, Michlowski pose une nouvelle fois ses valises en Anjou. Mais l'artisan de la mont√©e de 1956 n'enverra pas les Angevins au paradis puisqu'il va r√©√©diter les performances pr√©c√©dentes (7e en 1961 et 14e en 1962) tout en mettant en danger la survie du SCO dans l'√©lite en 1962-63 durant laquelle il fut limog√© pour √™tre remplac√© en cours de saison par l'ancien joueur Pasquini. Bien entendu les joueurs avaient leur part de responsabilit√© dans cet √©chec. Pourtant le SCO s'√©tait hiss√© bien haut lors de la coupe de France 1962 apr√®s avoir √©cart√© Nantes en 32e (4-1) puis Montpellier (3-2 ap), Toulon apr√®s deux matchs (2-2 puis 3-1) et l'Olympique de Marseille (1-0) en quarts. Mais en demi, Angers tombe face au futur vainqueur de l'√©preuve, l'Association Sportive de Saint-√Čtienne sur un but d'Oleksiak (p√®re du futur angevin...). √Ä cette √©poque, le SCO avait engag√© quelques valeurs s√Ľres comme C√©lestin Oliver, l'international Sedanais, les deux gaillards de la d√©fense Milan Grobarcik et Robert Venturi mais aussi Zygmunt Chlosta et Michel Stievenard le lensois pour remplacer, notamment, deux anciens, le buteur Ignace Wognin (Lens) et le pilier de la d√©fense Wladislaw Kowalski (Grenoble).

Pasquini, parachut√© aux commandes de l'√©quipe pro par le pr√©sident Samain, arrache le maintien en 1963. Devenu entra√ģneur par int√©rim, il va le rester pendant cinq ans au cŇďur des ann√©es 1960. Durant cette p√©riode, le SCO connait des r√©sultats contrast√©s : s'il finit 10e en 1964, il fr√īle la rel√©gation pendant toute la saison suivante alors que le grand voisin du FC Nantes devient champion de France pour sa 2e saison en D I... Ce n'est que lors des cinq derni√®res journ√©es qu'il se tire d'affaire et qu'il √©vite m√™me les barrages pour terminer √† une flatteuse 13e place... Ouf ! Cette frayeur vaudra √† Pasquini d'√™tre √©paul√© par la suite par Robert Lacoste (ex-entra√ģneur de Metz). La saison d'apr√®s (1965-66) fut plus sereine puisque les Blancs et Noirs se class√®rent √† la 11e place et ils r√©alis√®rent un tr√®s bon parcours en coupe de France. Tous les quatre-cinq ans, Angers fait partie du dernier carr√© de l'√©preuve et pour la 2e fois le r√™ve s'√©croule en demi-finale apr√®s avoir surclass√© Ch√Ęteauroux (6-1), le RC Paris (2-0), Cannes (1-1 puis 3-0) et Reims en quarts (3-1). En demi, les angevins rencontrent leurs voisins nantais de Jos√© Arribas qui font sentir leur sup√©riorit√© (0-3). Si les ann√©es 1950 avaient √©t√© favorables √† Angers dans le duel qu'elle entretenait avec Nantes, la d√©cennie suivante consacra cette derni√®re dans le haut du pav√© du football fran√ßais. Cette p√©riode (1963-66) fut n√©anmoins une √©poque charni√®re pour le SCO qui allait enregistrer les arriv√©es de plusieurs joueurs talentueux, Pierre Bourdel, Antoine Della Cieca, Jean-Pierre Dogliani, Michel Margottin, Eric Edwige, Ren√© Gallina et Claude Duba√ęle. La plupart allait former l'ossature de la g√©n√©ration dor√©e, celle de Jean-Marc Guillou qui arriva, lui aussi, en 1966 mais sur la pointe des pieds en int√©grant l'√©quipe amateur. Une g√©n√©ration en chasse une autre avec les d√©parts des derni√®res gloires du club (Bruey, Hnatow, Lamartine, C. Oliver et Loncle revenu pour repartir).

L'√Ęge d'or du SCO d'Angers : les ann√©es Guillou (1966-1975)

Ce nouveau groupe allait donner pleinement la mesure de son talent lors de l'exercice suivant, en 1966-67. Ce fut d'ailleurs la plus grande saison de l'histoire du SCO si l'on s'en r√©f√®re √† son classement : le club termina 3e de la 1re division avec 44 points (66 buts marqu√©s contre 46 encaiss√©s) derri√®re Nantes 50 pts et le champion St-√Čtienne 54 pts. Le club angevin s'octroyait une place sur le podium pour s'√™tre tr√®s bien comport√© √† l'ext√©rieur (6 victoires, 9 nuls et 4 d√©faites seulement) avec des victoires retentissantes √† Monaco (5-1), √† Bordeaux (4-1) ou √† N√ģmes (4-1)... Mais l'exploit de la saison fut d'avoir √©trill√© √† deux reprises l'Olympique de Marseille par 5 √† 0, certes promu, mais qui comptait d√©j√† dans ses rangs "l'aigle dalmate" (ou "Monsieur un but par match") Josip Skoblar. Ces victoires furent acquises au stade Jean-Bouin (championnat) et en coupe de France au Parc des Princes. Il fallait retenir, en outre, la mani√®re de jouer du groupe de Pasquini-Lacoste. D√©j√†, le SCO attire pour son jeu agr√©able organis√© par des joueurs √† vocation offensive comme la "fl√®che blonde", l'ailier droit Michel Margottin et surtout, Jean-Pierre Dogliani et Jean Deloffre qui auront la joie de porter le maillot tricolore cette saison-l√†. Cela gr√Ęce au chantre du beau jeu, Just Fontaine dont le poste de s√©lectionneur de l'√©quipe de France n'aura malheureusement dur√© que deux matchs... Cette belle saison achev√©e, le SCO nourrit de grandes ambitions afin d'imiter le voisin nantais qui compte d√©j√† deux titres de champion en 1967. Pour devenir aussi champion de France en 1967-68, le club angevin recrute la r√©v√©lation sedanaise, l'ailier gauche Yvan Roy. Apr√®s un d√©part en fanfare (3 victoires en 3 matchs avec 9 buts marqu√©s), le SCO allait sombrer corps et √Ęmes √† Lyon (0-8) lors de la 4e journ√©e pour ne jamais se relever de la saison... Avec seulement 5 victoires √† domicile et 4 victoires √† l'ext√©rieur, Angers terminait √† une piteuse 18e place significative de descente en deuxi√®me division... Quelle d√©ception !

Apr√®s douze ans pass√©s dans l'√©lite, le SCO retrouvait donc en 1968 l'√©chelon inf√©rieur du foot professionnel. Mais cette saison 1968-69 fut exceptionnelle au point d'√™tre marqu√©e, elle aussi, d'une pierre blanche dans le livre d'histoire du SCO d'Angers. Avec le nouvel entra√ģneur, Louis Hon, ancien international, le SCO va faire exploser toutes les statistiques : champion de France de IIe division avec 86 points (dont 21 points de bonus : 1 pt pour chaque match avec au moins trois buts marqu√©s), 29 victoires, 7 nuls et 4 d√©faites, le SCO marque la bagatelle de 128 buts en 40 matchs ! C'est un record que seul Sochaux avait d√©pass√© en 1947 (141 buts en 42 matchs). Avec cette carte de visite, Angers est consid√©r√© comme "l'ogre de la D II" (dixit Les Cahiers du football) qui aura mang√© Besan√ßon (11-0), Chaumont (8-2), Aix et Joinville sur le m√™me score (7-2)... √Ä l'ext√©rieur, le SCO n'est pas en reste (√† Ajaccio 5-0, et √†... Besan√ßon 5-1)...etc. Jean-Pierre Dogliani et Jean Deloffre ont marqu√© chacun 22 buts tandis qu'Yvan Roy en a totalis√© 20 ! Pendant ce temps, le buteur de l'AS Angoul√™me (dauphin du SCO), G√©rard Grizzetti, allait r√©aliser le record d'avoir inscrit le plus grand nombre de buts en une saison (55 buts !). Un football offensif √† souhait qui n'existe plus tant l'√©volution s'est port√©e sur la rigueur de la d√©fense et de la r√©cup√©ration et ce, au d√©triment du beau jeu... Ayant survol√© son championnat, le SCO allait aussi s'illustrer en coupe de France cette saison-l√† en figurant une nouvelle fois en demi-finales. Ce serait encore l'Olympique de Marseille mais cet adversaire √©tait beaucoup mieux arm√© qu'en 1967 puisqu'on y trouvait les graines du futur titre de champion de France (en 1970) avec dans ses rangs 3 internationaux (Jean Djorkaeff, Jacky Novi et Joseph Bonnel). √Ä l'aller, devant plus de 22.000 spectateurs (record d'affluence √† Angers !) le nul √† Jean-Bouin (0-0) laisse de l'espoir aux Angevins car au stade V√©lodrome (match retour), devant 43.000 spectateurs, ils tiennent le 1-1 (Deloffre ayant r√©pondu √† Roger Magnusson en 1re mi-temps) au terme des 90 minutes... H√©las Bonnel prive les Angevins d'un match d'appui en marquant le 2e but des phoc√©ens √† la ...93e minute.

Un des artisans de cette r√©ussite fut sans conteste le milieu offensif Jean-Pierre Dogliani. Forte personnalit√© m√©ridionale, il tra√ßa la voie, par son football construit et collectif √† Jean-Marc Guillou, un amateur qui augmentait chaque saison son compteur de rencontres jou√©es avec les pros (1 match en 1966-67 √† 12 matchs en 1968-69). Ce dernier √©tait fin pr√™t, en 1969-70, √† devenir l'une sinon LA pi√®ce ma√ģtresse du SCO. Pendant ce temps, les deux piliers du SCO des ann√©es 1960, Sti√©venard et Chlosta faisaient leurs bagages. Pour son retour en D I, le club angevin termina √† une bonne 7e place. Saison contrast√©e qui faillit ressembler √† celle de 1967-68 : apr√®s 4 journ√©es, le SCO est en t√™te avec St-Etienne mais apr√®s une d√©faite contre Valenciennes, il glisse dangereusement vers le fond du classement. L'entra√ģneur Louis Hon d√©cide alors de partir laissant dans l'embarras le club qui recrute finalement l'exp√©riment√© Lucien Leduc. Ce dernier r√©ussira en toute fin de saison √† fairer remonter Angers dans le classement. √Čtant reconduit pour la saison suivante, Lucien Leduc ne parviendra pas √† trouver une √©quipe homog√®ne entre les jeunes (Marc Berdoll, Jean-Yves Lecoeur), les anciens (Mouilleron, Bourdel...) et les m√©dians (Jean-Marc Guillou, Ren√© Gallina, Eric Edwige, Albert Poli, Yvan Roy)... Cette √©quipe mitig√©e du SCO termine 12e en 1970-71 mais les saisons suivantes allaient r√©v√©ler tout le talent des Blancs men√©s par Guillou, leur chef d'orchestre...

En effet, le SCO d'Angers allait finir parmi les cinq 1ers de Division I pendant trois saisons : 4e en 1971-72 avec 45 pts, 5e en 1972-73 avec 43 pts (entra√ģneur : Ladislas Nagy) puis 4e en 1973-74 avec 54 pts (dont 11 pts de bonus) et Pancho Gonzal√®s comme nouvel entra√ģneur. Angers √©tait devenue une √©quipe de tout 1er ordre dans le championnat fran√ßais et cela gr√Ęce au nouveau pr√©sident, Yves Kerjean, qui souhaitait donner plus d'ambition √† cette √©quipe talentueuse qui se contentait alors, du milieu de tableau. L'objectif fut d'atteindre la coupe de l'UEFA. Ce qui fut dit fut fait puisque la belle 4e place du championnat 1971-72 allait qualifier le SCO pour la Coupe d'Europe ! H√©las, le 1er tour de la C3 allait d√©signer comme adversaire, les Est-Allemands du Dynamo Berlin, r√©cents demi-finalistes de la Coupe des Coupes (1971-72)... Trop tendres dans une comp√©tition qu'ils d√©couvrent, les Angevins arrachent le nul (1-1) √† Jean-Bouin (but de Jacky Lem√©e sur p√©nalty) puis plient √† Berlin (1-2, but de Guy Lassalette). Ce furent les deux seuls matchs disput√©s par le SCO en coupe d'Europe. Le championnat de D I √©tait bien leur terrain de jeu favori, les Angevins jouaient les trouble-f√™tes et s'amusaient √† faire tomber les pr√©tendants au titre (√† Nice 4-2 en 1972-73 ou contre le grand St-√Čtienne 4-0 en 1973-74...) et √† √©blouir r√©guli√®rement, notamment √† Jean-Bouin, o√Ļ ils furent invaincus sur leurs terres pendant 14 mois. La belle machine angevine se grippait aussi parfois en perdant quelques matchs √† leur port√©e...

Le d√©part du meneur Jean-Pierre Dogliani en 1971, co√Įncida avec la confirmation de la compl√©mentarit√© entre les deux milieux de terrain Albert Poli - Jean-Marc Guillou. De cette entente et surtout du talent de Guillou allaient rendre au grand jour les dispositions d'Angers pour le beau jeu. Les Blancs du SCO √©taient alors les ap√ītres d'un jeu chatoyant, loin du r√©alisme d√©fensif qui pr√©valait encore et qui devait ravir les nostalgiques et les connaisseurs d'un football perdu... Jean-Michel Larqu√©, dans son essai "Du football" souligne l'exception angevine et la symbiose qui existait entre l'image de la ville (et de l'Anjou !) et la fa√ßon de jouer du club : "Quand Angers se baladait en 1√®re division, son jeu √©tait tout doux, √† l'instar de la douceur angevine chant√©e par le po√®te, avec des gar√ßons tranquilles comme Guillou et Poli. M√™me √† l'ext√©rieur, on aurait dit que le "Onze" angevin transportait ses nuages ronds et gris, son horizon profond, la courbe des collines et cette fa√ßon de parler la langue, mezzo voce." Ce football hors du temps, romantique √† souhait car il pr√©f√®re le beau au r√©aliste et le geste au r√©sultat, constituait un privil√®ge pour les amoureux du football dans ce qu'il rec√®le de plus pur. Il allait soulever la plume du journaliste G√©rard Ernault qui s'exprimait ainsi : "Les cigarettes de Guillou, les vestiaires √©troits du SCO, la douceur angevine enfin, tout cela s'accordait dans un charme discret d'o√Ļ le visiteur tirait du ravissement. Le SCO v√©g√©tait dignement et c'√©tait bien. Le football du pays prenait son grand d√©part mais le Sporting Club de l'Ouest, demeurait immobile, vieille potiche ador√©e, merveilleux jalon de l'incons√©quence d'hier. On regardait le SCO [qui] √©tait une aubaine." Enfin l'hommage d'Ernault au ma√ģtre finit de compl√©ter le tableau sur cette grande √©poque du club angevin : "C'est d'abord le joueur Guillou qui emballa son monde par de gais r√©citals sous l'habit blanc du SCO. Les t√©moins de l'origine parlent encore de sa virtuosit√© comme d'un miracle perp√©tr√© sous leurs yeux [...]. Il s'agissait bien de cirque au stade Jean Bouin, devant des assembl√©es r√©duites, puisqu'il semble que le g√©nie s'accommode assez de l'ingratitude. Voil√† le dribbleur droit et assis, le ballon au chaud dans l'arc de cercle du mollet, et l'encha√ģnement fabuleux du mouvement qui commence. [...] un Guillou [...] toujours capable de sortir de sa cheville un contre-pied fatal, une conduite sinueuse." Ce talent exceptionnel, allait, sous la pression de l'opinion publique, finir par s'imposer en √©quipe de France √† l'√Ęge de... 29 ans ! Car le beau jeu n'avait pas forc√©ment droit de cit√© chez les dirigeants des Bleus (une tradition ?)... Il n'emp√™che, notre angevin allait devenir tr√®s rapidement et tout naturellement capitaine de l'√©quipe de France, deux ans avant l'√©closion de Michel Platini. Il recevra, des mains du maire d'Angers, Jean Turc, la m√©daille d'or de la ville.

Un autre sco√Įste allait √©galement conna√ģtre les joies de la s√©lection sous le nom de Marc Berdoll. Jeune attaquant de Tr√©laz√©, il allait, √† 20 ans, "casser la baraque", en humiliant √† lui tout seul le leader, St-Etienne et le grand Ivan Curkovic un soir de l'automne 1973 √† Jean-Bouin. Les Verts de St-√Čtienne r√®gnent d√©j√† sur la France avec une √©quipe dont les noms nous rappellent des exploits en coupe d'Europe (Curkovic, Farison, Janvion, Lopez, Synaeghel, Larqu√©, Bathenay, Piazza, les fr√®res Revelli, Santini, Rocheteau, Sarramagna...). Jacques Thibert relate cet exploit de l'angevin Berdoll : "[St-Etienne] vient d'encaisser √† Angers une incroyable d√©faite des pieds d'un gamin chevelu et insupportable qui a marqu√© 4 buts √† Curkovic (4-0)." Pour la petite anecdote, lors du match retour au stade Geoffroy-Guichard, les st√©phanois, venus en masse pour voir ce petit prodige de l'√©quipe √† Guillou, finiront en fin de match, alors que la victoire des Verts ne faisait plus de doute (3-0) par scander : "Berdoll, une chanson", "Berdoll, une chanson", ce √† quoi le "jeune chien fou" (autre surnom de Marc Berdoll) r√©pondit en inscrivant deux buts dans les ultimes minutes... On comprendra ais√©ment que le public des Verts n'osa alors reprendre son refrain et qu'il dut compter avec angoisse les quelques minutes qui le s√©parait du coup de sifflet final... Quelques jours apr√®s son quadrupl√© face √† St-Etienne, il connut sa 1re s√©lection avec les Bleus et, rentr√© en 2e mi-temps face √† la Gr√®ce, il marqua sur son 1er ballon (victoire 3-1) ! Apr√®s ces d√©buts tonitruants, le tr√©laz√©en allait, h√©las, se montrer inconstant mais il joua la coupe du monde de football 1978, comme Jean-Marc Guillou, pour y inscrire un but (contre la Hongrie). Avec le SCO, en 1973-74, Berdoll marqua 29 buts ce qui en fit le... 2e buteur de D I derri√®re Carlos Bianchi, 30 buts, qui le coiffa sur le poteau en marquant lors de la derni√®re journ√©e... 4 buts !

Cette brillante √©quipe du SCO du d√©but des ann√©es 1970 √©tait la suivante : Gallina ou Gouraud (gardien) - Brulez, Bourdel, Lecoeur, Damjanovic ou Lem√©e (d√©fenseurs) - Guillou, Poli, Edwige ou Kovacevic (milieux) - Antic, Gaidoz, Berdoll ou Roy, Cassan, Lassalette (attaquants). En 1974-75, le lustre de l'√©quipe angevine se ternit s√©rieusement √† cause de certains d√©parts (Poli, Lem√©e et Lecoeur) et d'un nouvel entra√ģneur, Vasovic, qui fit jouer les Angevins √† contre-courant de leurs qualit√©s... Au fond du classement durant l'hiver 1975, Guillou et quelques autres √©lev√®rent la voix afin de retrouver le plaisir de jouer. En retrouvant leurs qualit√©s intrins√®ques, ils vol√®rent de succ√®s en succ√®s au printemps (15 points engrang√©s en 8 matchs dont 3 pts de bonus cons√©cutifs !) si bien qu'avant la derni√®re journ√©e, les Angevins √©taient 17e. H√©las, leur d√©faite √† Nice (1-4) allait les condamner pour une 2e fois √† la seconde division... C'en √©tait fini de la glorieuse √©poque de Guillou puisque le patron de l'√©quipe de France et du SCO allait quitter Angers √† l'intersaison pour rejoindre... l'OGC Nice.

Le crépuscule de la grande époque (1975-1981)

Avec Jean-Marc Guillou, deux autres cadres quittent le SCO : Pierre Bourdel (toujours recordman de matchs disput√©s sous les couleurs angevines) et l'attaquant Bojidar Antic. Mais en conservant l'international Berdoll (qui jouera en s√©lection bien qu'il soit en division II !), Angers s'assure une bonne saison puisqu'il termine √† la 1re place du groupe B avec 53 pts devant le Red Star (50 pts) et Toulon (45 pts). Marc Berdoll termine meilleur buteur de ce groupe avec 25 buts tandis qu'Antic est sacr√©, lui aussi, meilleur buteur mais dans le groupe A, avec son nouveau club, le Stade Malherbe de Caen, pour lequel il a inscrit 22 buts. Le SCO d'Angers devient m√™me champion de France de 2e division 1976 en battant le vainqueur du groupe A, le Stade Rennais 3-2 √† Rennes et 6-4 apr√®s prolongations √† Angers. C'est le 2e titre acquis apr√®s celui de 1969. En coupe de France, le SCO s'est hiss√© jusqu'en quarts de finale o√Ļ il est une nouvelle fois √©limin√© par l'OM, futur vainqueur de l'√©preuve... L'entra√ģneur Velibor Vasovic choisit de partir sur cette bonne note laissant la place √† Aim√© Mignot, ancien joueur lyonnais. De retour dans l'√©lite en 1976-77, le SCO ne va pas y faire long feu... Si le d√©part de Berdoll a √©t√© compens√© par la venue d' Andr√© Barth√©l√©my (qui inscrira 18 buts), Angers fait p√Ęle figure dans la cour des grands surtout dans la 2e partie de saison o√Ļ il ne remporte que deux matchs pour onze d√©faites et six nuls... La belle victoire remport√©e sur les St√©phanois (4-2) n'aura √©t√© qu'un des rares coups d'√©clat de cette saison bien d√©cevante... La 18e place allait renvoyer le SCO √† ses ch√®res √©tudes. Repartant une nouvelle fois en Division II, les transferts pour la saison 1977-78 ne laissent que deux seuls rescap√©s de la belle √©poque de Guillou, le d√©fenseur Patrick Brulez et le milieu Michel Cassan apr√®s les d√©parts du guyanais Eric Edwige et du Yougoslave Milan Damjanovic. En outre, les d√©parts de Bernard Lech (fr√®re de Georges, l'international) et d'Andr√© Ferri pouvaient inqui√©ter... Si les dirigeants angevins avaient su renouveler la qualit√© de leur effectif durant une vingtaine d'ann√©es, il leur √©tait dor√©navant difficile, √† la fin des ann√©es 1970, de maintenir le club au soleil de la D I avec un budget toujours aussi restreint... La belle √©poque de Guillou √©tait bien r√©volue et le d√©c√®s, √† l'automne 1977, de l'inamovible directeur sportif, Robert Lacoste (ayant fa√ßonn√© avec d'autres cette remarquable fa√ßon de jouer), √©tait l√† pour le rappeler. Pourtant, le SCO allait offrir √† son public, toujours modeste en nombre mais d√©sormais difficile, encore quelques belles heures. Notamment durant cette saison 1977-78 o√Ļ le SCO allait faire √† nouveau l'ascenseur en s'octroyant la 1re place du groupe A avec 49 pts (devant Besan√ßon 46 pts et Toulon 43 pts), beau parcours r√©alis√© par des joueurs m√©ritants comme les attaquants Patrick Gonfalone (18 buts), Vili Amersek, ou encore Jean-Yves Citron, Michel Cassan et Jean-Michel Guillon. Malheureusement, ils laisseront √©chapper le titre de champion de D II √† Lille (3-5 puis 2-1). Qu'importe le SCO est de retour en D I, pour la 2e fois en deux ans...

L'objectif, √† l'or√©e de cette nouvelle saison en D I, est de maintenir le club afin d'√©viter ce mouvement de "yoyo" entre les deux divisions professionnelles. Aim√© Mignot peut compter sur les nouvelles recrues pour y parvenir : trois joueurs exp√©riment√©s comme l'attaquant Fran√ßois F√©lix qui vient d'√™tre finaliste de la coupe de l'UEFA avec Bastia, les d√©fenseurs Ren√© Le Lamer et Jean-Claude Osman (ancien nantais) ainsi que quelques espoirs comme Patrice Lecornu. Mais l'espoir de voir les sco√Įstes mener une bonne saison s'√©vanouit rapidement car le club angevin ne va jamais vraiment quitter les cinq derni√®res places... Lors de la derni√®re journ√©e, il r√©ussit √† se sauver gr√Ęce √† son nul devant Nice √† Jean-Bouin (1-1), le SCO termine 17e de D I en 1978-79, ouf ! En coupe de France, les Angevins perceront jusqu'en 8e car devant eux se trouvera une fois de plus... l'OM ! C'est Elie Fruchart qui prend les commandes du SCO en 1979-80 en lieu et place d'Aim√© Mignot. "Vieux routard du banc de touche", ce nordiste exigeant a √©cum√© son exp√©rience dans des clubs comme Lens ou Reims. Avec quelques d√©parts importants (Osman, Amersek, Guillon, Princet...), le SCO est dans l'obligation de racler les fonds de tiroirs pour s'attacher les services de... jeunes joueurs comme Michel Audrain, Jean-Pierre Bosser, Karim Maroc ou Bruno Steck (c'est de cette √©poque que date le jeu de noms sympathique form√© √† partir de trois joueurs du SCO : "Steck Brulez au Citron"...). Alors que le contexte difficile, Angers retrouve des sensations puisqu'il atteint la 6e place √† la fin de l'√©t√©. Cette situation ne dure pas mais le parcours est bien moins laborieux que lors des saisons pr√©c√©dentes car √† 7 journ√©es de la fin, Angers (10e) n'est qu'√† quatre longueurs du 5e. Mais ce championnat 1980 est serr√© et les r√©sultats mitig√©s de fin de saison font chuter le SCO √† une d√©cevante 14e place... La s√©lection de l'attaquant Patrice Lecornu en √©quipe de France est la grande satisfaction de l'ann√©e m√™me si sa carri√®re internationale ne comptera que trois matchs tandis que l'√©limination pr√©matur√©e en coupe de France (√©limin√© par les amateurs de l'US Montagnarde 0-1) sera la grosse d√©ception pour ne pas dire l'humiliation. √Ä l'intersaison 1980, on reprend la m√™me m√©thode et on recommence : le SCO d√©sargent√© se s√©pare de joueurs de valeur (Brulez, Cassan, F√©lix, Le Lamer, Citron) pour recruter des jeunes en plus de l'international fran√ßais Far√®s Bousdira (1 s√©lection) en perte de vitesse et surtout Marc Berdoll de retour au pays apr√®s des exp√©riences plus ou moins malheureuses √† Sarrebr√ľck et √† Marseille. Mais la mayonnaise ne va jamais prendre, Berdoll n'est plus le jeune chien fou de 1973-74 et le SCO ne quitte que tr√®s rarement la zone rouge en accumulant les d√©faites... Pire, il ne remporte aucun match sur les 17 derni√®res rencontres... Le gardien Pascal Janin fera les frais de cette m√©forme en √©tant remplac√© en cours de championnat par le 2e gardien Patrick Chaslerie. Une saison catastrophique qui marque la fin d'une √©poque : le SCO ne sera plus r√©sident de la sorte en Division I. Il termine donc en 1980-81 dernier (20e) avec 24 points et cinq petites victoires. Il a, de plus, subi une nouvelle humiliation en coupe de France puisqu'en 16e, il est sorti par les Girondins de Bordeaux, t√©nor de l'√©lite, sur les scores fleuves de 1-4 et 0-6 !

Les ann√©es 1980 : une morne d√©cennie en 2√®me division (1981-1989)

Apr√®s cette √©ni√®me descente en division II, le SCO ne part pas, cette fois, comme favori. Depuis quelques ann√©es, le maigre public et les difficult√©s financi√®res ont plac√© le SCO dans une situation d√©licate. √Ä la fin de l'ann√©e 1981, le club d√©pose le bilan ce qui provoque la d√©mission du Pr√©sident Dupuis et les d√©parts des meilleurs joueurs (Marc Berdoll, Christian Felci, Far√®s Bousdira...etc. qui s'ajoutaient √† ceux de l'intersaison : Roger Baltimore, Patrick Gonfalone, Patrice Lecornu) et du nouvel entra√ģneur Ren√© C√©dolin. Pour remplacer ce dernier, le pr√©sident Patoureaux fait reprendre du service √† Fruchart (alors manager g√©n√©ral) et Angers d√©bute la 2e moiti√© de la saison 1981-82 avec... 5 professionnels ! Le club angevin terminera tout de m√™me √† la 8e place du groupe B, loin quand m√™me des espoirs de d√©but de saison et du FC Mulhouse de Jean-Marc Guillou (entra√ģneur-joueur) qui monte en 1re division... En 1982, Angers a marqu√© le pas et s'il n'est plus question de division I, les saisons suivantes vont √™tre √©prouvantes pour le club qui glisse dangereusement vers une descente en division III. Avec une situation financi√®re toujours pr√©occcupante, le SCO est form√© pour une bonne part de joueurs des environs (Geffriaud, Grosbois, Jean-Pascal Beaufreton, Badajoz, Gu√©gan, Sauvaget, Le Gall fils...) qui viennent √©pauler les "petites" recrues (Slimani, Falette, Arribas (Claude, le fils du grand Jos√©), Martinovic, Seweryn, Narbutowicz...) et quelques cadres (Charrier, Piniarski, Diecket). Le spectacle n'est gu√®re plaisant √† Jean-Bouin (certaines affluences sont en de√ß√† du millier de spectateurs) car les jeunes blancs rivalisent avec les petits clubs du fond de la D II tout en se faisant √©craser parfois par les √©quipes lorgnant vers l'√©lite (N√ģmes 1-6 et Valenciennes 0-5 en 1982-83, Orl√©ans 0-5 en 1983-84). L'un des titres d'un compte-rendu de match du "Courrier de l'Ouest", "les v√©lleit√©s du samedi soir", r√©sume bien la qualit√© du jeu offert par le SCO entre 1982 et 1986 et la d√©faite r√©currente qui en d√©coule. En 1982-83, Angers se classe 12e du groupe A puis 14e du groupe B en 1983-84 tout en ayant sauv√© sa peau √† la toute derni√®re journ√©e face √† l'US Orl√©ans de Jacky Lem√©e 3-0.

Mais la saison la plus noire fut sans conteste la suivante : en 1984-85, le SCO d'Angers touche le fond en cumulant les contre-performances comme le v√©ritable naufrage enregistr√© au stade de l'Ill contre Mulhouse 0-9 ou en se faisant √©liminer au 7e tour de la Coupe de France par un club de DH, le NOCPB Rennes aux p√©nalties (apr√®s un triste 0-0), ces deux r√©sultats ayant eu lieu √† une semaine d'intervalle... Malgr√© des recrues int√©ressantes, la star camerounaise Gr√©goire M'Bida (3 matchs et un but en coupe du monde de football 1982) et deux autres joueurs de 1re division (Patrick Rey et Branko Tukac), le SCO n'a jamais pu √©viter la rel√©gation en D III (16e sur 18) m√™me apr√®s un ultime redressement (6-0 contre Ch√Ęteauroux...etc.). Le remplacement de l'entra√ģneur Christian Letort par Henri Atamaniuk et l'arriv√©e d'un nouveau pr√©sident, Bernard Bongibault, n'auront qu'accompagn√© le SCO d'Angers dans sa chute... Pourtant, le club angevin va √™tre sauv√© par la providence : le vieux club banlieusard du Stade Fran√ßais renonce alors qu'il a termin√© √† la 9e place du groupe B de D II. Sans le sou depuis plusieurs saisons et oblig√© de bourlinguer entre plusieurs stades parisiens pour se produire devant une centaine de personnes (!), le club centenaire dispara√ģt. En juin 1985, la Ligue d√©cide alors de rep√™cher le SCO au b√©n√©fice de l'anciennet√© et ce, au grand dam du CS Cuiseaux-Louhans qui s'√©tait affich√© comme meilleur 16e dans le groupe A de 2e division... Le SCO l'a √©chapp√© belle mais √ßa n'est pas pour autant qu'il va retenir la le√ßon lors de la saison suivante... Alors qu'M'Bida, Rey et Tucak ne sont rest√©s qu'une saison, le club angevin acquiert en 1986 de nouveaux joueurs de D I (Desbouillons et Larvaron) en plus de Ravail, buteur d'Amiens. Cette nouvelle √©quipe ne va gu√®re se montrer plus brillante que la pr√©c√©dente. Apr√®s un d√©but de saison on ne peut plus mauvais, le SCO remonte la pente tout doucement pour jouer son maintien √† la... derni√®re journ√©e... L'histoire se r√©p√®te, car une fois de plus Angers s'en sort dans ce match de coupe o√Ļ les Merlus du FC Lorient jouent √©galement leur survie en 2e division. Le score nul et vierge sourit aux Sco√Įstes, heureux 15e tandis que les malheureux bretons, 16e, rejoignent l'√©chelon amateur de la D III... De cette saison 1985-86, il faut retenir aussi le match de gala contre le RC Paris qui survole son groupe de D II avec des stars comme Maxime Bossis, Philippe Mahut, Ruben Umpierrez ou encore Eug√®ne Kabongo. Cette affiche (d√©faite 1-2) aura attir√© plus de 9.000 spectateurs √† Jean-Bouin, une affluence record pour un match des ann√©es 1980 !

Depuis le d√©but de la d√©cennie, le SCO d'Angers n'a gu√®re √©t√© √† la f√™te. Cumulant les revers tant en championnat qu'en coupe (o√Ļ il ne d√©passe pas les 16e dans les meilleurs des cas) et les derni√®res places du classement, cette triste p√©riode va √©corner durablement la r√©putation du club qui jouissait jusque-l√† d'une image flatteuse (lire ci-dessus "Les ann√©es Guillou (1966-75)). On le pensait embourb√© pour longtemps dans les bas-fonds de la 2e division lorsque les joueurs du SCO vont renouer avec le succ√®s lors des deux saisons suivantes. L'√©quipe d'Atamaniuk (Beaufreton, Grosbois, Desbouillons, Falette, Larvaron, Marin, Sauvaget, Moulin, N. Mehli auxquels il faut rajouter les recrues Savrot, Thiam et surtout Acosta, l'une des r√©v√©lations 1985 de la D II, en provenance du Puy-en-Velay), r√©alise un tr√®s bon d√©but d'exercice 1986-87 (2e au bout de 3 journ√©es) pour terminer 12e, non sans avoir fait partie pendant tr√®s longtemps de la 1re moiti√© du classement. Sur sa lanc√©e, le SCO se retrouve une seconde jeunesse en 1987-88 car le club angevin a flirt√© en fin de saison avec le podium et donc avec une possible mont√©e en division I ! Le pr√©sident Bongibault a su sortir le club de l'orni√®re en faisant venir l'efficace Pierre Garcia au poste d'entra√ģneur et les joueurs Gianetta, Bertolino ainsi que le gardien Philippe Schuth, rempla√ßant Beaufreton, l'√©toil√© de "France Football", parti √† St-√Čtienne. Au final, le SCO termine √† une belle 6e place, porteuse de beaucoup d'espoirs dans la cit√© du Roi Ren√©. Sauvaget a confirm√©, par ailleurs, ses qualit√©s de buteur. Mais cette embellie sportive est bient√īt troubl√©e par une nouvelle affaire qui, √† l'hiver 1988, met en lumi√®re la gestion hasardeuse du pr√©sident du SCO... La mairie d'Angers lui reproche d'avoir mis √† mal les finances du club avec sa politique audacieuse... Le d√©part de Bernard Bongibault est bient√īt imit√© par celui de Pierre Garcia qui regagne sa Bretagne. Soutenu par la ville, le m√©decin Jacques Tondut reprend les r√™nes du club. Pour remplacer Garcia, deux entra√ģneurs possibles : le grand technicien nantais Jean-Claude Suaudeau (!) qui pourrait, √† terme, faire rena√ģtre √† Angers une tradition de beau jeu tant il a r√©ussi avec les Jaunes du FCN et Herv√© Gauthier, ancien joueur de Lille, Laval et du RC Paris dans les ann√©es 1970-80. Au grand d√©sespoir des puristes, c'est le second qui est choisi, mais Gauthier va montrer par la suite, qu'il appartient lui aussi √† cette race d'entra√ģneurs pour qui, le beau jeu, n'est pas qu'un principe. En attendant, il faut repartir de z√©ro lors la saison 1988/89. Sans aisance financi√®re malgr√© quelques d√©parts (Falette, Grosbois, Bertolino...) et avec l'arriv√©e de jeunes talentueux, notamment pour les ann√©es qui vont suivre (l'avant-centre Christophe Lagrange, les d√©fenseurs L√©venard et Herv√© Rollain, le gardien Jean-Marie Aubry alors rempla√ßant de Michel Pageaud et le milieu Laurent Viaud), le SCO va renouer avec son pass√© r√©cent en s'installant, pour l'essentiel de la saison, dans la... zone rouge. Laborieux, comme dans les jours sombres du milieu des ann√©es 1980 puisqu'ils ne remportent pas un seul match entre septembre 1988 et mars 1989 (!), les sco√Įstes s'en sortent en fin de saison en additionnant les succ√®s, ce qui leur vaut finalement une "heureuse" 12e place et m√™me des 8e de finale de coupe de France (battus par le Stade Rennais de Van den Bogaard). Cette derni√®re partie de saison, tr√®s r√©ussie, annonce enfin une nouvelle grande aventure en blanc et noir.

L'ascension des angevins d'Hervé Gauthier (1989-1994)

A l'intersaison 1989, les recrues (Patrice Cabanel, la tour de la d√©fense, J√©r√īme Gnako, Marc Pascal l'ancien minot de l'OM, Jo√ęl Cantona le fr√®re d'Eric, la forte t√™te, et enfin Pierre Vermeulen l'international n√©√©rlandais en fin de carri√®re et ancien co√©quipier de Johan Cruijff et de Ruud Gullit, excusez du peu...) renforcent s√©rieusement un effectif qui manquait un peu d'exp√©rience. Ce SCO, s√©duisant sur le papier, va en fait alterner le bon et le moins bon durant cette saison 1989-90 o√Ļ il termine en milieu de tableau (10e) sans avoir trembl√©. Il r√©alise l'exploit de terrasser le t√©nor lensois √† Bollaert (4-1 !). Autre satisfaction, le buteur Christophe Lagrange, opportuniste et r√©aliste, fait parler de lui en prenant la couronne de meilleur buteur du groupe B de 2e division avec 19 r√©alisations. Cette √©quipe gagne en maturit√© la saison suivante. Avec les arriv√©es des attaquants, Lo√Įc Amisse l'international nantais et petit ailier gauche qui n'a rien perdu de son enthousiasme malgr√© ses 36 ans, C√©dric Daury et le d√©fenseur Fr√©d√©ric Zago, le SCO d'Angers poss√®de de la qualit√© qui ne va pas tarder √† s'imposer face aux adversaires les plus coriaces de cette seconde division (Le Havre, Lens, Laval, Red Star...). Longtemps 2e, le SCO a enfin trouv√© sa vitesse de croisi√®re dans le haut du classement et avec la mani√®re en plus ! Dans la foul√©e, il √©limine Lyon (2-0), club de D1 en 32e de finale de la coupe. Alors que la cons√©cration d'un possible retour en D I se fait jour, les Angevins perdent pied lors des derni√®res journ√©es au point de manquer les barrages d'un cheveu malgr√© un ultime succ√®s face √† la lanterne rouge saint-quentinoise (5-0)... Si le club termine 4e, sans espoir de mont√©e, qu'elle fut belle cette saison 1990-91 qui vit la confirmation du talent des milieux Laurent Viaud (int√©gr√© parmi les Espoirs avec un certain... Zidane) et J√©r√īme Gnako (v√©ritable poumon de l'√©quipe) pour ne citer qu'eux.

En 1991, le SCO a tourn√© le dos √† ses mauvais jours. L'intersaison a pourtant op√©r√© √† une saign√©e dans l'effectif angevin avec les retraites deLo√Įc Amisse et de Pierre Vermeulen et le d√©part de J√©r√īme Gnako qui rejoint l'√©lite (dans le prestigieux club de la Principaut√© mon√©gasque) comme Rollain, √† Lille. Mais Gauthier enregistre des recrues de choix (provenant de l'√©lite) avec Jo√ęl Fr√©chet (qui ne restera qu'une saison), David Guion et l'ancien lavallois Eric St√©fanini. S'affichant comme un s√©rieux outsider pour la mont√©e, les Blancs et Noirs ne d√©√ßoivent pas leur public. Ils prennent rapidement la place de leader, en terrassant en octobre √† Jean Bouin, l'√©pouvantail de ce groupe, l'orgueilleux rel√©gu√© Stade Brestois qui compte quelques stars comme David Ginola et surtout le vice-champion du monde argentin, h√©ros du Mondiale 90, le gardien Sergio Goycochea. Mais les Angevins n'en ont que faire de cette carte de visite et ils surclassent avec une √©tonnante facilit√© l'ogre du Finist√®re, 3 √† 0 dont un but du jeune Jean-Max Discolle qui nous fait penser √† l'exploit de David contre Goliath. Victoire inutile en v√©rit√© car Brest, descendu de D I pour mauvaise gestion, va dispara√ģtre des √©crans de D II pour la m√™me raison en cours de saison ! En janvier, le SCO fait route tout seul vers le soleil de la D I avec 6 points d'avance lorsqu'il rencontre son dauphin, les rouges de l'US VA. Plus de 17.000 angevins ont pris place dans les trav√©es de Jean-Bouin pour assister au match de la saison. √Čtonnamment, les leaders jouent avec la boule au ventre. Ce match, extr√™mement tendu, profite aux Valenciennois qui ouvrent le score en 2e p√©riode sur un but de Boskovic mais il faut toute la malchance du d√©fenseur nordiste, Malbeaux (but contre son camp), pour faire rena√ģtre des Angevins perdus et m√©connaissables... 1-1, score final de ce match d√©cevant qui va marquer, h√©las, le reste de la saison. Les contre-performances vont en effet s'accumuler inexplicablement, offrant par l√†-m√™me la mont√©e directe aux Nordistes pourtant distanc√©s... Sans son allant habituel, n'ayant plus de style, l'√©quipe sco√Įste est d'une incroyable inefficacit√©, offrant des victoires √† de petits adversaires comme les voisins du RC Ancenis qui viennent chercher √† Angers un succ√®s inesp√©r√© (0-1)... Le capital points engrang√© dans la 1re partie de saison permet toutefois au SCO d'accrocher une (triste) 2e place, significative des barrages. Malheureusement, ils vont √™tre √† l'image de cette laborieuse fin de parcours : s'ils passent difficilement le 1er obstacle (Istres 1-0 apr√®s prolongations), ils sont √©limin√©s par le RC Strasbourg sans avoir √©t√© pourtant battus (1-1 √† Angers et... 0-0 en Alsace). Cette saison 1991-92 laisse l'impression d'un certain g√Ęchis car le SCO a √©t√© incapable d'assurer une mont√©e qui lui tendait les bras... D'un autre c√īt√©, le groupe d'Herv√© Gauthier s'affirme pour la 2e saison avec la confirmation du talent du gardien Jean-Marie Aubry, des d√©fenseurs Fr√©d√©ric Zago, Philippe Rabouan (l'homme du couloir droit) et David Guion, des milieux Jo√ęl Fr√©chet et surtout Laurent Viaud, et enfin le duo d'attaque, Christophe Lagrange et C√©dric Daury avec 21 buts √† eux deux.

Au d√©part de la saison 1992/93, le SCO affiche ses ambitions. Pr√©sent dans le haut du pav√© de la 2e division depuis deux saisons, le club angevin est fin pr√™t pour remonter en division I et il le fait savoir d√®s l'intersaison dans l'ancienne version de la coupe de la Ligue qui se joue √† l'√©t√© 92. Le SCO gravit les √©chelons sans peine pour se hisser jusqu'en finale apr√®s avoir battu le Tours FC √† la Vall√©e du Cher (3-1) en demi. La finale se joue √† Jean-Bouin devant le Montpellier H√©rault Sport Club qui est √† l'√©poque une bonne √©quipe de 1re division. La surprise n'aura pas lieu, les Blancs et Noirs se font surclasser par l'√©quipe de Louis Nicollin (1-3), plus rigoureuse et plus r√©aliste (avec Olivier Pickeu et Jacek Ziober), le foss√© entre les deux divisions est bien l√†... Tant pis pour le palmar√®s, le SCO se devra de l'√©toffer au terme de cette saison, s'il est fid√®le √† ses objectifs. Avec deux recrues venant d'Europe de l'Est, le milieu tch√©coslovaque Lancz (qui ne fera jamais vraiment ses preuves avec le maillot angevin comme St√©fanini) et le d√©fenseur yougoslave Dragan Popovic, l'√©quipe angevine r√©ussit un bon d√©but de saison puisqu'elle fait partie du trio de t√™te √† la fin de l'√©t√© en ayant battu √† l'ext√©rieur deux s√©rieux rivaux, Laval et Rennes. Continuant son bonhomme de chemin, les hommes de Gauthier r√©ussissent cette fois, le fameux rendez-vous de janvier en gagnant le match de la saison face √† l'autre pr√©tendant, le FC Rouen de Jean-Pierre Orts (qui finira meilleur buteur) gr√Ęce √† deux buts de St√©fanini et de Lagrange (2-0). Les Angevins, en confiance, maintiennent leur rythme malgr√© quelques passages √† vide (d√©faite √† Jean-Bouin face au Red Star 0-3) qui permet aux Rouennais de revenir dans la course. Mais le SCO s'assure d√©finitivement la mont√©e en gagnant contre l'En Avant Guingamp en Bretagne (2-0, buts de St√©fanini et de Daury) √† l'avant-derni√®re journ√©e. Apr√®s douze ans d'attente, le SCO retrouve enfin la division I et le public, en ebullition, remerciera son √©quipe en envahissant la pelouse de Jean-Bouin apr√®s une ultime victoire face aux Lavallois lors du dernier match. Christophe Lagrange, l'artilleur maison termine √† la 2e place des buteurs du groupe B avec 17 buts mais dans cet enthousiasme g√©n√©ral, les Angevins manquent la derni√®re marche, celle du palmar√®s puisqu'ils laissent √©chapper le titre de champion de France de 2e division au profit du FC Martigues (leader du groupe A) qui l'emporte en Anjou (3-4, dernier match du grand Laurent Viaud qui rejoint l'AS Monaco comme Gnako) apr√®s un nul en Provence (1-1)... Dommage, ce titre aurait r√©compens√© ce SCO 1993 qui, √† d√©faut de s'√™tre montr√© aussi brillant dans le jeu qu'en 1991 et 1992, a √©t√© tr√®s r√©gulier.

Pour retrouver dignement les joutes de l'√©lite, une nouvelle tribune est construite √† Jean-Bouin (c√īt√© Mongazon = tribune Colombier) afin de porter sa capacit√© √† plus de 21.000 places. Mais ce chantier important ne permet pas √† l'√©quipe angevine de recevoir d√®s le d√©but du championnat. Ses deux 1ers matchs se jouent √† l'ext√©rieur et se soldent par... deux d√©faites. Difficile retour dans l'√©lite puisque Sochaux (4-1) et Metz (2-0) l'emportent facilement face √† un promu qui se cherche malgr√© un effectif pour le moins exp√©riment√© avec les venues des chevronn√©s Mustapha El Haddaoui (international marocain qui jouera en fin de saison la coupe du monde de football 1994), Bruno Germain, un grand de l'OM et international fran√ßais, et quelques autres anciens grognards de la D I comme Eric P√©an, Thierry Oleksiak, Christophe Galtier ou encore Guillaume Masson. Le SCO rel√®ve tr√®s vite la t√™te puisque dans son stade, les Angevins, sevr√©s d'√©lite depuis douze ans, applaudissent √† la 1re victoire, acquise sur Lyon 3-1 et bient√īt suivis par d'autres r√©sultats encourageants (0-0 √† Auxerre, victoire √† Lens 1-0, 1-1 contre le Paris Saint-Germain Football Club ...). Malheureusement, les sco√Įstes √©grainent plus souvent par la suite les √©checs que les victoires. Emprunt√©s et d√©pass√©s par le rythme, subissant la loi de l'adversaire et sans imagination, le SCO rev√™t √† nouveau son costume de perdant et s'enfonce dans la zone de rel√©gation... Fin 1993, Herv√© Gauthier, l'artisan de la renaissance du club est remerci√© pour √™tre remplac√© par Alain de Martigny. Mais les r√©sultats ne vont pas franchement s'am√©liorer et la fin de saison est un v√©ritable calvaire pour une √©quipe qui n'a manifestement pas le niveau. Le SCO d'Angers termine 20e et dernier (comme lors de sa derni√®re saison en D I en 1981...) avec 21 points et seulement 4 victoires pour 21 d√©faites... Christophe Lagrange aura fait ce qu'il a pu avec 12 buts. Cette descente en 2e division a pour cons√©quence l'√©clatement du groupe constitu√© par Gauthier : seuls le gardien Jean-Marie Aubry et le milieu Eric St√©fanini vont rester avec quelques jeunes... Sans le savoir encore, cette p√©riode Gauthier n'aura √©t√© qu'un √©ph√©m√®re rayon de soleil de trois saisons entre deux p√©riodes de grisaille : les ann√©es 1980 et celle qui s'annonce...

Effectif du SCO 2009-2010

Article d√©taill√© : Saison 2009-2010 du SCO Angers.

Effectif professionnel

N¬į Nom Poste Naissance Nationalit√© Au club depuis
Gardiens
1 Jean-Daniel Padovani Gardien 17/01/1980 France France 2006
16 Kevin Olimpa Gardien 10/03/1988 France France 2009
30 Pierre Caillaud Gardien 31/03/1987 France France 2008
Défenseurs
5 Bruno Ecuele Manga D√©fenseur 16/06/1988 Drapeau du Gabon Gabon 2008
17 Karim Djellabi D√©fenseur 31/05/1983 France France Form√© au club
12 Thomas Mienniel D√©fenseur 24/11/1980 France France 2009
13 Anthony Ouasfane D√©fenseur 29/05/1989 France France 2009
19 Martin Fall D√©fenseur 18/03/1982 S√©n√©gal S√©n√©gal 2007
21 Malik Couturier D√©fenseur 25/10/1982 France France 2008
24 Teddy Ongoly D√©fenseur 21/03/1981 Flag of the Republic of the Congo.svg Congo 2006
26 David Leray D√©fenseur 02/03/1984 France France 2007
Milieux
2 S√©bastien Renouard Milieu 11/07/1984 France France 2009
6 Micka√ęl St√©phan Milieu 17/12/1975 France France 2006
7 Olivier Auriac Milieu 14/09/1983 France France 2007
8 Julien Sola Milieu 13/06/1984 France France 2006
10 Philippe Brunel Milieu 28/02/1973 France France 2007
11 Norio Suzuki Milieu 14/02/1984 Japon Japon 2009
20 Charles Diers Milieu 06/06/1981 France France 2008
25 Emmanuel Bourgaud Milieu 25/10/1987 France France Form√© au club
27 Yoann Tribeau Milieu 26/02/1988 France France Form√© au club
28 Prince Oniangue Milieu 04/11/1988 Flag of the Republic of the Congo.svg Congo 2009
29 Vincent Manceau Milieu 10/07/1989 France France Form√© au club
Attaquants
9 Youssef Adnane Attaquant 16/06/1985 France France 2009
14 Ga√ętan Charbonnier Attaquant 27/12/1988 France France 2009
15 Anthony Modeste Attaquant 14/04/1988 France France 2009
22 Serge Debl√© Attaquant 01/10/1989 C√īte d'Ivoire C√īte d'Ivoire 2008
Entraineurs
Jean-Louis Garcia Entra√ģneur 20/09/1962 France France


‚ÄĘ L'√©quipe r√©serve √©volue au Stade du Lac de Maine √† Angers.

Staff technique

Entraineurs de l'équipe première
Entraineur général Jean-Louis Garcia
Entraineur adjoint Manuel Nogueira
Entraineur des gardiens Arnaud Lucas
Préparateur physique Pascal Faure
Pr√©parateur physique Beno√ģt Pickeu
Médecin Dr Tondu
Kinésithérapeute Victor Krieff
Superviseur Jean-Louis Lima
Association Sportive
Président Daniel Chocteau
Entraineur réserve Stéphane Moulin
Entraineur 18ans Nationaux Philippe Mao
Responsable recrutement Jacques Petiteau
Direction
Président Willy Bernard
Manager Général Olivier Pickeu


Personnalités historiques du club

             
Article d√©taill√© : Liste des joueurs du SCO Angers.

Dirigeants

Le président actuel est Willy Bernard, ancien président de la société AB Fenêtres.

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Les dirigeants successifs du SCO Angers
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  • 1924-1927 : Auguste Courtin
  • 1927-1939 : Andr√© Bertin
  • 1939-1941 : Eug√®ne Blot (-1965)
  • 1941-1945 : Yves Huon
  • 1945-1946 : Eug√®ne Blot (-1965)
  • 1946-1951 : Henri Beziau
  • 1951-1953 : Eug√®ne Blot (-1965)
  • 1953-1963 : Jean Samain
  • 1963-1968 : Abel Doize
  • 1968-1970 : Jean Eveno
  • 1970-1974 : Yves Kerjean (1914-2001)
  • 1974-1981 : Jean Keller (1917-)
  • 1981-1982 : Bernard Dupuis (1932-)
  • 1982-1985 : Emile-Charles Patoureaux (1922-2000)
  • 1985-1988 : Bernard Bongibault (1947-)
  • 1988-1994 : Jacques Tondut (1948-)
  • 1994-1996 : Jacques Briant (1930-)
  • 1997-1998 : Andr√© Le Du (1938-)
  • 1998-2001 : Pierre Abraham (1950-)
  • 2001-2002 : Eric Brachet (1949-)
  • 2002-2002 : Andr√© Bodusseau (1937-)
  • 2002-2002 : Serge Martel De La Chesnaye
  • 2002-2003 : Philippe Doucet
  • 2003-2006 : Patrick Norbert(1956-)
  • Juin 2006- : Willy Bernard
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Les entra√ģneurs

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Les entra√ģneurs successifs du SCO
[{{fullurl:{{{link}}}|action=edit}} modification]
[[|Renvoi...]]

Couleurs et logos

Historique des couleurs

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1992 : Mont√©e en D1
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Team colours
1957 : Finale de la Coupe de France

Les premières couleurs du SCO furent le bleu (maillot et bas) et le blanc (flottant), puis le noir remplaça le bleu au cours des années 1930 car le président de l'époque trouvait cette couleur "plus seyante". Le blanc devenant dès lors la couleur dominante de la tenue jusqu'aux années 1950, le noir étant visible sur les bas et les parements (scapulaire, bande horizontale au milieu du maillot...). À partir du milieu des années 1950, le noir prit de l'importance (sur les bas et le flottant), le blanc demeurant sur le maillot avec, selon les saisons, les trois lettres "SCO" inscrites sur la poitrine gauche à l'horizontale ou en diagonale. Jusqu'en 2008, le SCO a arboré en alternance (pour plusieurs saisons consécutives) les tenues exclusivement blanches ou les tenues blanc (maillot) et noir (bas et short). Pour la saison 2008/09, le SCO a innové en adoptant un maillot blanc zébré de noir.

Les tenues de remplacement ont souvent chang√© de couleur : dans les ann√©es 1950, le SCO arborait soit un maillot gris (comme le chante "P'tit Jules" dans "Allez SCO") avec son flottant et ses bas noirs, soit un maillot tango. C'est ce dernier que le onze angevin porte d'ailleurs √† Colombes lors de la finale de la coupe de France 1957 contre Toulouse (contrairement au dessin ci-contre qui montre la tenue du SCO √† la fin des ann√©es 1960). Lors de la d√©cennie suivante, le vert est de rigueur sur le maillot et les bas (short blanc le plus souvent). Puis le rouge dans les ann√©es 1970-80 (maillot et bas) avec parfois un short noir. Par la suite, il y eut une myriade de couleurs de remplacement (comme lors de la derni√®re saison pass√©e en D1 en 1993-94 : par exemple le maillot ray√© bleu clair et blanc n'ayant servi qu'une seule fois...) mais le maillot jaune accompagn√© du short et des bas noirs fut le plus souvent √† l'honneur. Aujourd'hui, la tenue exclusivement noire accompagne le SCO dans la plupart de ses d√©placements, cette tenue a supplant√© le rose (maillot) et noir (short et bas) adopt√© r√©cemment.

Liens avec les autres clubs

Rivalités

Le rival historique du SCO Angers a toujours été le FC Nantes, à cause de la proximité des deux villes dans la région Pays de la Loire. Comme de nombreux angevins apprécient (voir supportent) le FC Nantes (et vice versa), il s'agit d'un derby relativement amical.

Le deuxi√®me principal rival du SCO est le Stade Lavallois. Cette rivalit√© a pris de l'importance lors des nombreuses cohabitations en Ligue 2 et National des deux clubs ces dix derni√®res ann√©es. Ce derby est plus anim√© que le pr√©c√©dent. Lors de la saison 2009-2010, la remont√©e du Stade Lavallois en Ligue 2 donne lieu √† des affrontements de plus en plus s√©rieux, comme par exemple au match amical entre Angers et Laval disput√© le 14 juillet √† Mayenne, th√©√Ętre de nombreux chambrages, plusieurs supporters se sont m√™me affront√©s.[4]

Partenariat

Le club est très proche du FC Girondins de Bordeaux, du fait que Jean-Louis Garcia ait entrainé l'équipe réserve des bordelais. Ce partenariat permet à Bordeaux de prêter de jeunes joueurs à Angers pour qu'ils s'aguérissent depuis la saison 2008-2009 (comme par exemple Floyd Ayité ou Ted Lavie, puis Kevin Olimpa).

Le club est également en partenariat avec le Charlton Athletic, qui a prêté le jeune Serge Deblé au SCO pour une durée de 3 ans.

Supporters

Club de supporters

Pas de liens externes, toutes références devant s'effectuer sur dmoz

  • Allez SCO - cr√©e en 1946, b√©n√©voles dispers√©es dans le stade
  • Kop De La Butte (KDLB) - cr√©e en 1992, situ√©s sur la tribune Pays de Loire (Colombier)
  • Magic SCOP - fusion en 2008 du SCOP et des Magic SCO, situ√©s sur la tribune Pays de Loire (Colombier)
  • Brigade Ouest 49 (BO 49) - cr√©e en 2007, situ√©s sur la tribune Pays de Loire (Colombier)
  • L'ES'SCO (Club de supporters du SCO de L'ESSCA)

Anciens kops

  • Fanatic 49 (1990-1993)
  • Supporters franciliens d'Angers SCO - cr√©√© en 1999 et dissous en juin 2008.
  • Ultras SCO et Brigade 49, tout deux ayant fusionn√©s en Magic SCO
  • Kop Magic SCO - (cr√©e en 2005), fusion avec le SCOP
  • SCOP - cr√©e en 1999, fusion avec les Magic SCO

Supporters célèbres

Le r√©seau des transports publics angevins (Cotra) est aussi supporter d'Angers Sco ; les girouettes d'encouragement d√©filent sur certains bus les soirs de grands matchs. Ici, en 2007.

Chansons en rapport avec le club

  • P'tit Jules - Allez SCO !
  • Jean Goineau - Le chant du S.C.O.
  • Auteur inconnu - T'as le beau jeu tu sais
  • Herv√© Paul - Allez le SCO

Bibliographie

  • Collectif : Sporting Club de l'Ouest - 1919-1969 - Livre d'Or du cinquantenaire
  • Tony Effling : Livre d'Or du S.C.O. d'Angers (1974)
  • Yves Ch√©n√© : L'Histoire du SCO en 3 tomes

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Le stade Jean Bouin
  2. ‚ÜĎ Seules les comp√©titions officielles sont indiqu√©es ici
  3. ‚ÜĎ En 1943, Angers remporta le groupe nord du championnat de guerre.
  4. ‚ÜĎ Ouest-France - Premi√®re d√©faite tr√®s anecdotique des tangos

Liens externes

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