Libanais

Liban

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الجمهوريّة اللبنانيّة (ar)
Al Jumhuriya Al Lubnaniya (ar)
République libanaise (fr)
Drapeau du Liban Armoiries du Liban
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Ma patrie a toujours raison
carte
Langue officielle Arabe[1]
Capitale Beyrouth
33° 52'48. N, 35° 29'60 E
Plus grande ville Beyrouth
Forme de l’État
 - Président de la République
 - Président du Conseil
République parlementaire
Michel Sleiman
Fouad Siniora
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 159e
10 452 km²
3 %
Population
 - Totale (juillet 2009)
 - Densité
Classé 123e
4 017 095 (est.) hab.
373 hab./km²
Indépendance
 - Date
De la France
22 novembre 1943


Gentilé Libanais, Libanaise


Monnaie Livre libanaise (LBP)
Fuseau horaire UTC +2
Hymne national Koullouna Lilouatan
Domaine internet .lb
Indicatif
téléphonique
+961


Le Liban (arabe : لبنان, Loubnan), officiellement la République libanaise[2] est un pays du Proche-Orient, en grande partie montagneux[3]. Il partage ses frontières avec deux pays, la Syrie à l'est, sur 376 km et Israël au sud sur 79 km. Il est bordé par la mer Méditerranée, à l'ouest, avec 220 km de côtes. Beyrouth est sa capitale. La langue officielle est l'arabe, cependant, la moitié des Libanais sont francophones et la langue anglaise est largement utilisée. La monnaie nationale est la livre libanaise.

Du fait de sa composition pluriconfessionnelle, le Liban est doté d'un système politique fondé sur une répartition plus ou moins proportionnelle, du pouvoir, selon le poids de chaque communauté religieuse, c'est le confessionalisme[4].

L'État moderne, tel qu'il existe aujourd'hui avec ses frontières a été créé en 1924, par Georges Clemenceau, qui en dessina les frontières (référence nécessaire), le pays étant alors sous mandat français.

Le drapeau du Liban est composé de trois bandes horizontales, deux rouges (en haut et en bas), représentant le sacrifice pour l'indépendance, et une blanche faisant le double d'une bande rouge représentant la neige qui couvre ses montagnes, la pureté et la paix. Le tout frappé en son centre par un cèdre, symbole par excellence du pays. L’emblème du pays, qui figure sur son drapeau, est le cèdre du Liban, (Cedrus libani Pinacées). Son bois, imputrescible et très léger, aurait servi entre autres à la construction du Temple de Salomon à Jérusalem. Les Phéniciens s'en servaient également pour la construction de leurs légendaires navires. Ce drapeau tel qu'il est date de 1943[5].

Sa culture, sa démographie religieuse ainsi que sa géographie sont variés. Le Liban a été occupé au cours des siècles par diverses civilisations. Il est aussi réputé dans le monde pour sa gastronomie et, dans le monde arabe, pour sa musique. Avant la guerre civile qui le ravagea entre 1975 et 1990, le pays connut, entre son indépendance et le début de la guerre, une période de relative prospérité économique et de stabilité politique, permises par la forte croissance des secteurs du tourisme, de l'agriculture ainsi que du secteur des finances et services (banque, assurances...)[6]. Le pays était de ce fait considéré comme le coffre fort du Levant, et était également connu comme "La Suisse du Moyen-Orient", du fait de son poids et de sa puissance financière. Le Liban a attiré un grand nombre de touristes, en grande partie du fait que Beyrouth, la capitale du pays, fut connue comme le « Paris du Moyen-Orient ». Beyrouth a d'ailleurs été classée par le New York Times comme la première ville à visiter pour l'année 2009.

Immédiatement après la fin de la guerre civile, de grands efforts sont faits pour reconstruire le pays, par le biais d'investissements colossaux du gouvernement. De ce fait, grâce à ces efforts, l'IDH du Liban est passé de 0,677 en 1990 à 0,796 en 2006 [7],[8]. En outre, au début 2006, le pays atteint un niveau de stabilité relativement élevée, et la reconstruction de Beyrouth entre dans sa phase "high-density"[9], et un nombre toujours croissant de touristes est enregistré. Cependant, la guerre israélo-libanaise de 2006 met un terme à l'afflux touristique, et cause de grands dommages aux infrastructures civiles du pays. Ces dommages sont estimés à environ 3 milliards de dollars américains, sans compter le ralentissement économique qui s'en est suivi[10]. Néanmoins l'année 2009 enregistre un flux record de touristes au Liban (estimé à 2 000 000). La vie économique reprend peu à peu son cours d'avant 2006.

Sommaire

Étymologie

Liban vient de la racine sémitique Lubnan signifiant blanc ou lait, en référence au manteau neigeux qui recouvre les montagnes libanaises en hiver, un paysage plus que singulier dans cette région aride et déficitaire en eau qu'est le Proche-Orient. Le nom du pays est mentionné dans trois des douze tablettes de l'Epopée de Gilgamesh (2900 av. J.-C.), dans des textes de la bibliothèque d'Ebla (2400 av. J.-C.), ainsi que 71 fois dans l'Ancien Testament[11],[12].

Histoire

En bordure de la mer Méditerranée, le Liban fut dès l'époque phénicienne un carrefour culturel et commercial. Sur son territoire, des communautés de confessions diverses ont coexisté dès les premiers siècles de l'ère chrétienne. Au Proche-Orient, le Liban présentait ainsi un visage original d'un État pluriconfessionnel, dont le développement fut longtemps assuré par un système bancaire parmi les plus performants au monde, ce qui lui valut le titre de Suisse du Proche-Orient. Néanmoins, le Liban a connu plusieurs guerres civiles et régionales, notamment entre 1975 et 1990. Tristes années noires où notamment Israël et la Syrie ont essayé de tirer profit de la situation intercommunautaire désastreuse en s'ingérant dans les affaires internes du pays. Il est maintenant exsangue et le régime n'arrive plus à retrouver sa stabilité et son indépendance d'autrefois.

Histoire ancienne

Sarcophage d'Ahiram, roi de Byblos, désormais au Musée national de Beyrouth

Les premières traces de peuplement du Liban remontent à plus de 7000 ans, à 5000 av. J.-C. Les archéologues ont découvert à Byblos, qui est considérée comme étant "le plus vieux village du monde"[13], des restes de huttes préhistoriques, des armes primitives, ainsi que plusieurs jarres d'argile, qui semblent dater des époques Néolithique et Chalcolithique, durant lesquelles vivaient, sur les bordures de la Méditerranée, plusieurs communautés de pêcheurs.[2]

Le Liban fut la mère patrie des Phéniciens, ce peuple marin aventureux qui se développait sur tout le pourtour de la Méditerranée, notamment avant l'avènement de Cyrus II le Grand, un grand empereur perse[14]. Après 200 ans de domination perse, les Macédoniens, sous l'égide d'Alexandre le Grand, attaquent et assiègent Tyr en 332 av. J.-C., alors la plus grande ville phénicienne, durant sept mois[15],[16]. Depuis ce temps, et jusqu'à son indépendance en 1943, le pays fut sous la domination de plusieurs grandes puissances étrangères, qui marquèrent plus ou moins durablement le pays : les Perses, les Assyriens, les Macédoniens, les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Croisés, les Mamelouks l'Empire ottoman, et enfin la France.

Mandat français

Politique

Le Liban est une république parlementaire, régie par la constitution du 23 mai 1926, qui a été modifiée six fois depuis, la modification la plus importante étant les accords de Taef qui réorganise le partage du pouvoir entre les différentes communautés religieuses. La constitution stipule que le Président, obligatoirement chrétien maronite, est élu par le Parlement (Majlis AL Nuwab ou Chambre des Députés) à la majorité des deux-tiers et pour six ans. Il n'est pas directement rééligible sauf modification de l'article 49 de la Constitution. Ses pouvoirs ont cependant été réduits au profit du Premier Ministre depuis les accords de Taef. Ce dernier doit être musulman sunnite et est responsable devant les députés ainsi que le président de l'Assemblée nationale, qui lui doit être musulman chiite. L'Assemblée Nationale comporte 128 sièges, répartis entre chrétiens et musulmans, qui sont élus au suffrage universel direct.

Tensions entre communautés

Le Liban a vécu près de 25 ans de guerre civile qui avait un caractère confessionnel très marqué, et les tensions, batailles et crimes commis de part et d'autre, figurent toujours dans les esprits, la crainte de l'autre qui n'est pas de la même confession persiste toujours.

La diaspora libanaise ainsi que l'implantation palestinienne et l'armement du Hezbollah au Liban sont sources de tensions intercommunautaires. Les chrétiens, ainsi que des Libanais d'autres confessions[réf. nécessaire], réclament la participation de la diaspora majoritairement chrétienne[réf. nécessaire] à la vie politique libanaise en lui permettant d'exercer son droit de vote (les Libanais ne peuvent pas voter à l'étranger et sont obligés de rentrer au Liban pour voter).

D'autre part se pose le problème de la naturalisation des réfugiés palestiniens au Liban, ces derniers étant majoritairement musulmans sunnites. Cela a suscité des tensions et des conflits dans le passé et suscite toujours des craintes vu l'impact que cette naturalisation peut avoir sur la démographie confessionnelle libanaise.

L'armement du Hezbollah et celui de plus faible envergure d'Amal, dont les membres sont exclusivement de confession chiite, suscite des craintes chez les musulmans sunnites, les druzes et les chrétiens (ces tensions se sont manifestées pendant les incidents du 7 mars 2008 qui ont opposé d'une part le Hezbollah, Amal et le Parti social nationaliste syrien (PSNS) et d'autre part les habitants musulmans sunnites de Beyrouth qui sont majoritairement partisans du Courant du Futur, et les druzes de Walid Joumblatt.

Subdivisions

Articles détaillés : Gouvernorats du Liban et Districts du Liban.

Depuis 2003, le Liban est divisé en huit mohafazat (gouvernorats, régions), elles-mêmes constituées de 25 caza (subdivisions, districts)[17].

Géographie

Articles détaillés : Géographie du Liban et Villes du Liban.
Carte du Liban (CIA 2002)

Le Liban, pays du Levant (Proche-Orient), est une étroite bande de terre bordée par la mer Méditerranée sur 240 km de côtes. Long de 250 km et large de 25 à 60 km, il s'étend entre la Syrie sur 376 km et Israël au Sud sur 79 km. Sa superficie est de 10 452 km², soit l'équivalent du plus grand département français métropolitain, la Gironde. C'est le plus petit pays du Proche-Orient en superficie.

Relief

Le relief est très varié : sur les 65 km que fait le Liban, le relief va de 3 089 m d'altitude jusqu'au niveau de la mer. La montagne occupe la plus grande partie du territoire.

On distingue, d'ouest en est, 4 zones successives, orientées parallèlement au rivage :

  • l'étroite plaine côtière alluviale, limitée par une côte coupée de promontoires rocheux favorables, depuis les Phéniciens, à l'installation de ports.
  • le massif du mont Liban (Jabal Lubnan) s'incline lentement vers le sud jusqu'aux monts Galilée et culmine à 3 089 mètres au Qurnat as-Saouda. Des rivières creusent des gorges profondes dans la montagne. Le versant occidental est couvert de forêts de pins et de cèdres.
  • la haute plaine intérieure de la Bekaa - 900 mètres d'altitude - bien irriguée en son centre et en son sud, était le grenier de la région pendant l'Antiquité. Le fleuve Oronte se dirige vers le nord et le Litani y coule en direction du sud.
  • le massif de l'Anti-Liban, plateau désertique installé à 2 300 mètres d'altitude, est prolongé au sud par le mont Hermon et constitue une frontière naturelle avec la Syrie.

Climat

Le climat est varié, de type méditerranéen, plus rude dans les montagnes, doux à chaud, humide sur la côte, semi-aride en montagne, désertique dans l’Anti-Liban et continental dans la plaine de la Békaa. Le Khamsin, vent brûlant et sablonneux du désert, venu de Syrie, souffle en mars, mais son passage est de courte durée. Des névés persistent toute l’année et la neige peut atteindre plusieurs mètres d’épaisseur sur les montagnes libanaises. Passé la première chaine de montagne, le climat devient sensiblement plus sec et acquiert un caractère steppique voire désertique dans le nord-est du pays. Les saisons intermédiaires sont douces. Cependant, des écarts de températures importants peuvent apparaître, selon la région et l’altitude. Les hivers sont humides. L’été est chaud et humide sur la côte mais sec en montagne. On peut alors trouver la fraîcheur dans les collines ou dans les contreforts des monts, plantés de cyprès et de cèdres. Il y a peu de précipitations de mai à octobre. La saison des pluies, hivernale, de novembre à mars, atteint son maximum en janvier, avec 191 mm, sous la forme de violents orages. La moyenne mensuelle des précipitations sur l’ensemble de l’année est de 75 mm environ.

Saisons les plus favorables : avril-juin et septembre-octobre,Novembre. Température de la mer autour de 28° en été.

Économie

Article détaillé : Économie du Liban.

Sur la côte, on cultive les agrumes ; sur les pentes en terrasse des montagnes (Mont Liban...) poussent des arbres fruitiers, de la vigne, des forêts de pins. La Bekaa est le domaine des cultures irriguées. Suite aux coupes excessives, la garrigue et le pâture ont supplanté les forêts de cèdres.

Quinze années de guerre (1975-1990) ont ruiné le pays du cèdre, qui aujourd'hui doit importer 85 % des produits de première nécessité, vit d'une économie souterraine et doit supporter le fardeau d'une dette et d'un déficit budgétaire considérables.

La guerre de juillet 2006 a eu de lourdes conséquences sur l'économie libanaise, dont tous les chiffres ont dû être revus à la baisse. Le coût de la guerre et de la reconstruction a augmenté l'endettement du pays ; la croissance, qui aurait dû atteindre 6 % en 2006, devrait finalement être nulle ; le secteur touristique a de nouveau fléchi.

Dans une enquête du FMI classant 155 pays en termes d'attractivité, le Liban arrive en 95e position.

Tourisme

  • Anjar : Ancienne ville omeyyade inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ruines du Grand Palais, de la Mosquée, et du Petit Palais.
  • Baalbek : Ancienne ville phénicienne, elle fut nommée Héliopolis par les romains. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO pour ses extraordinaires ruines romaines: la Grande Citadelle, le temple de Bacchus (Dieu de la vigne), le temple de Vénus, Le temple de Jupiter consacré à 3 divinités (Hadad, le Dieu du paradis, Atargates, sa femme et Mercure, leur fils).
  • Batroun: vieux port, mur datant de l'époque phénicienne, amphithéâtre et hippodromes romains, anciennes tombes.
  • Beaufort (forteresse). Ancien Château croisé construit sur un Nid d'Aigle au Sud-Liban
  • Bcharré : ville de Khalil Gibran. Située dans les montagnes à 1 400 m d'altitude, sur le bord de la vallée de la Kadisha. Elle est à proximité de la forêt des cèdres millénaires du Liban. À Bcharré on pratique le ski alpin sur les hautes montagnes enneigées et le ski de fond dans les sentiers boisés ainsi que le parapente l'été. On peut visiter le musée de Gibran pour voir ses toiles (originales). On peut voir aussi sa tombe ainsi qu'une tombe phénicienne située à proximité. En allant au cèdres on peut passer voir la grotte de Kadisha et admirer l'abondance de l'eau dans la région.
  • Beiteddine : palais (Fin XVIIIe), musées et jardins.
  • Beyrouth : les 5 colonnes romaines, les thermes romains et les bains publics, les mosaïques byzantines exposées aujourd'hui au National Museum de Beyrouth, le Grand Sérail, l'Hôpital militaire ottoman, la Tour de l'Horloge, la Grande Mosquée Al-Omari (d'abord connue sous le nom de Cathédrale Saint-Jean), Zawiyat ibn al-Arraq (1517), la Mosquée Emir Assaf, la Mosquée Emir Mounzer, la Cathédrale grecque orthodoxe Saint-Georges (1867).
  • Byblos : véritable « joyau » archéologique et touristique, avec notamment le « Mur primitif » et les fondations du temple al-Shaped, les 9 tombes royales…
  • Deir-el-Kamar : Ancienne cité des Émirs.
  • Hermel : Au Nord du Liban, sur les bords de l'Oronte. Activités sportives de Haute-Montagne.
  • Jeita : grottes extraordinaires longues de 650 mètres,sur deux niveaux.
  • Jezzine : Ville du Sud-Liban. Ancien grenier des Phéniciens qui y cachaient leurs trésors pendant les guerres, Jezzine est aujourd'hui le centre administratif et politique d'un caza qui s'étend sur un site boisé. Cascade impressionnante et artisanat local (coutellerie)
  • Vallée de la Kadisha: La "Vallée Sainte", inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO est un haut-lieu de la chrétienté orientale. Ce site très accidenté est couvert de monastères dont certains remontent aux premiers temps du Christianisme.
  • Marjayoun : ancien château croisé
  • Sidon (Saïda) a été l'une des plus célèbres cités-états de Phénicie. Son Histoire remonterait à plus de 4000 ans avant Jésus-Christ. Temple d'Eshmoun(VIIe siècle avant Jésus-Christ); la ville médiévale, le Khan el-Franj; le Château de la mer; le Château Saint-Louis.
  • Tibnine : grand château, principale base de la Finul au sud Liban.
  • Tripoli : la citadelle Saint-Gilles, l'Église Saint-Jean, la Grande Mosquée (1294), la mosquée Taynal (1336), la mosquée Al-Mualaq (milieu du XVIe siècle), la mosquée Burtasiyat Madrassa (XIVe siècle), le hammam izz ed-Dine (1298) en restauration, le hammam el-Abed (XVIIe siècle), le hammam al-Jadid ou « nouveau bain » (1740), le souk al-haraj (XIVe siècle), la Tour du Lion construite au (XVe siècle).
  • Tyr : Ancienne cité-état phénicienne fondée selon Hérodote en 2750 avant Jésus-Christ. Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Vieux port phénicien, routes romaines et byzantines, nécropole, hippodromes romains, aqueducs romains, remparts de la ville.
  • Zahlé est la capitale de la Békaa, célèbre pour sa gastronomie (son mezzé) Restaurants sur les rives du fleuve Berdawni et statue de la Sainte Vierge offrant une vue panoramique sur la plaine de la Békaa.

Transport

Article détaillé : Transport au liban.

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffres de la FAO, 2005) : Population en milliers d'habitants
Article détaillé : Démographie du Liban.

Son emplacement géographique, sa richesse en eau, ses montagnes dominant le Proche-Orient, son ouverture sur la Méditerranée et son climat tempéré, lui donnent une importance stratégique, économique, politique et militaire. C’est pour cela qu’il a été le lieu d’un brassage d’une multitude de civilisations et de cultures.

On estime que le Liban compte une population de 4 millions d'habitants. Les chiffres qui figurent ci-dessous ne sont pas officiels (il n'y a pas eu de recensement depuis le protectorat français en 1932). À l'époque, on comptait 55 % de chrétiens contre 45 % de musulmans.

Selon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants), le Liban abritait environ 325 800 réfugiés et demandeurs d'asile en 2007. De ce nombre, 270 800 étaient Palestiniens arrivés après la création d'Israël en 1948, 50 200 étaient Irakiens ayant fui la violence en Irak et la situation d'insécurité en Syrie et 4 500 étaient Soudanais dont la plupart n'étaient pas reconnus[18].

Langues

D’après l’article 11 de la Constitution, l’arabe est la langue officielle du Liban, il stipule aussi que : « L'arabe est la langue nationale officielle. Une loi spéciale déterminera les cas où il sera fait usage du français.»[1]. L’arabe parlé au Liban appartient à un groupe de dialectes appelé syro-libano-palestinien. Il diffère par certains points de l’arabe standard moderne, ayant reçu des influences des différents dialectes arabes, turques et syriaques. La loi autorise cependant l’utilisation du français pour certains documents officiels.

Les influences régionales et les différentes occupations au cours des siècles pourraient expliquer pourquoi tant de langues différentes sont parlées au Liban. De plus, en raison de l’importante communauté libanaise expatriée et de la place du Liban dans le monde des affaires, la maîtrise de langues étrangères autres que l’arabe a toujours été de première importance. C'est pourquoi beaucoup de libanais parlent couramment le français et/ou l’anglais.

Jusqu’à la guerre civile, il était fréquent dans les communautés chrétiennes de refuser de parler arabe. L’explication la plus probable tient du fait que les chrétiens fréquentaient généralement les écoles et institutions d’enseignement supérieur françaises. Les communautés chrétiennes étaient donc majoritairement francophones. Les dernières décennies ont vu par ailleurs un développement significatif de l’anglais.

Première langue "étrangère" en usage au Liban[19], le français est à la fois langue de culture et de communication. 45 % de la population libanaise est entièrement ou partiellement francophone et 55 % des libanais ignorent totalement cette langue[19]. Le Liban compte 30 % d’anglophones[19] donc le français a une longueur d’avance sur l’anglais car il est davantage pratiqué dans les classes aisées économiquement et, quand il touche toutes les classes de la population, il est généralement beaucoup plus présent chez les jeunes encore scolarisés et a tendance à décroître au fur et à mesure que l’on avance en âge. La connaissance et le niveau de français au Liban ne sont pas homogènes entre les différentes institutions scolaires. L’avenir de la langue française au Liban dépend du renforcement de beaucoup de facteurs plus particulièrement dans les domaines de l’audiovisuel, d'où il tend à disparaître en accord avec la politique des dirigeants en place depuis la fin de la guerre 1975-1990.

Culture

Article détaillé : Culture du Liban.

Considéré à une époque comme la Suisse du Moyen-Orient, le Liban partage avec celle-ci, outre ses montagnes et son activité bancaire intensive, le raffinement qui se développe ordinairement dans les pays servant de plaques tournantes culturelles et financières.

La raison en est entre autres historique : ceux des Croisés qui avaient pris goût au climat du Liban et y avaient fait souche apprirent vite que le Coran interdisait le prêt à intérêt. Le christianisme oriental ne s'y opposant pas de son côté, et les besoins de financement existant dans tous les pays du monde, ils développèrent donc des activités de banque et de finance.

Gastronomie

Article détaillé : Cuisine libanaise.

Fêtes nationales

Fêtes et jours fériés non religieux
Date Événement
1er mai Fête des travailleurs
6 mai Fête des Martyrs
1er août Fête de l'armée
22 novembre Indépendance du Liban (22 novembre 1943)

Littérature

Article détaillé : Littérature libanaise.

Religions

La liberté de culte est reconnue pour toutes les religions.

Il est difficile et sensible d'établir des statistiques sur la répartition des religions. Le Liban concentrerait 60 % de musulmans et 40 % de chretiens. Un décret de 1994 a permis la naturalisation en masse de 200 000 musulmans mais a ensuite été annulé à la demande de la Ligue maronite. À ce jour, l'annulation n'est toujours pas effective.

La population se compose de divers groupes religieux libanais. L'Etat reconnaît officiellement 18 religions. La religion fusionne avec la référence ethnique.

Les confessions sont:

  • parmi les chrétiens: les maronites, gréco-orthodoxes, gréco-catholiques (melkites), apostolique arméniens, catholique arméniens, syriaques-orthodoxes, syriaques-catholiques, protestants, coptes, assyriens, chaldéens, catholiques de rite latin.
  • parmi les musulmans: la communauté sunnite, chiite, druze, alaouite et ismaelienne.
  • la communauté juive.

Beaucoup de chrétiens maronites ne s'identifient pas comme ethniquement arabe, mais sémites des descendants des Phéniciens[20],[21] et par le mélange des peuples qui ont vécu en Syrie et au Liban avant l'arrivée des Arabes (principalement des personnes de langue syriaque et byzantine). Ensuite, les Maronites ont également été mélangés avec les croisés. Beaucoup d'historiens ont remis en question ou critiqué ces vues[22]. Il y a aussi une communauté juive actuellement composé d'environ 100 personnes; la plupart des Libanais juifs ont choisi de quitter le pays en raison de la guerre civile[23].

Les chiites sont concentrés au Sud et au Nord-Est de la Bekaa, tandis que les sunnites sont plus ou moins au Nord. Les chrétiens sont éparpillés un peu partout au Liban, alors que les Druzes se partagent le Chouf avec les chrétiens, vers Beit-ed-Dine.

  • Villes à majorité chiite : Banlieue sud de Beyrouth, Tyr, Nabatieh, Baalbeck, Naquoura, Bent-el-Jbeil, Bazzoureyyeh, Qana, Abbassiyyeh,Ainata,Yaroun...
  • Villes à majorité sunnite : Ouest de Beyrouth, Saïda, Tripoli.
  • Villes à majorité chrétienne : Est de Beyrouth, Banlieue Est de Beyrouth, Jounieh, Deir-el-Qamar Chtoura, Zahleh.
  • Villes à majorité druzes : Baakline, Beit-ed-Dinne, Choueiffat, Aley...

Évènements et festivals

Médias

Article détaillé : Média du liban.

Sport

Article détaillé : Sport au Liban.

Les sports les plus pratiqués au Liban sont le football et le basketball. Le principal stade du pays se trouve à Beyrouth. Dernièrement, l'équipe libanaise de taekwondo a remporté plusieurs championnats internationaux dont le championnat d'Asie et a participé aux Jeux olympiques. L'équipe nationale de basketball a aussi gagné les championnats d'Asie en 2000, et a accédé aux mondiales la même année et en 2006.

Codes

Le Liban a pour codes :

Notes et références

  1. a  et b Article 11, modifié par la loi constitutionnelle du 9 novembre 1943
  2. Article 101 de la Constitution libanaise
  3. [1]
  4. Countries Quest. Jonathan Trumbull was born here "Lebanon, Government". Consulté le 9 mai 2008.
  5. Article 5 de la Constitution libanaise (modifié par la loi constitutionnelle du 7 décembre 1943)
  6. U.S. Department of State. "Background Note: Lebanon (History) August 2005" Consulté le 10 mai 2008.
  7. Canadian International Development Agency. "Lebanon: Country Profile". Consulté le 10 mai 2008.
  8. (en) [pdf] Tables du rapport mondial sur le développement humain 2008, publié le 26 mars 2009
  9. Center for the Study of the Built Environment. "Deconstructing Beirut's Reconstruction: 1990-2000". Consulté le 10 mai 2008.
  10. www.amnesty.org/en/library/info/
  11. Christian World News. "Lebanon Historically Linked to the Bible". Consulté le 14 mai 2008.
  12. Roger Yazbeck. "Lebanon was mentioned 71 times in the Holy Bible...". Consulté le 14 mai 2008.
  13. http://www.middleeast.com/byblos.htm Consulté le 9 mai 2008.
  14. About.com (1987)."Lebanon in Ancient Times". Consulté le 22 mai 2008.
  15. http://www.pheniciens.com/persos/tyr_siege.htm consulté le 22 mai 2008.
  16. http://www.pheniciens.com/cites/tyr.htm consulté le 22 mai 2008.
  17. http://www.localiban.org/spip.php?rubrique2
  18. U.S Committee for Refugees and Immigrants. 2008. World Refugee Survey 2008
  19. a , b  et c Institut IPSOS, étude menée par P. Monin
  20. Kaufmann, Asher. Reviving Phoenicia. The Search for Identity in Lebanon, Londres, I.B. Tauris, 2004.
  21. http://www.skyscraperlife.com/cedar-lounge/972-lebanese-phoenicians-answer.html
  22. Salibi, Kamal. A House of Many Mansions. The History of Lebanon Reconsidered, London, I.B. Tauris, 1988
  23. http://www.thejewsoflebanon.org
  24. Site officiel
  25. Site officiel

Annexes

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Liens externes

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