LepidoptĂšre

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LepidoptĂšre

Lepidoptera

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LĂ©pidoptĂšres
 Papillons et chenillesde lépidoptÚres (Leipzig, 1932)
Papillons et chenilles
de lépidoptÚres (Leipzig, 1932)
Classification classique
RĂšgne Animalia
Embranchement Arthropoda
Sous-embr. Hexapoda
Classe Insecta
Sous-classe Pterygota
Infra-classe Neoptera
Super-ordre Endopterygota
Ordre
Lepidoptera
Linnaeus, 1758

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Les lĂ©pidoptĂšres (Lepidoptera) sont un ordre d’insectes dont la forme adulte (imago) est communĂ©ment appelĂ©e papillon.

Ils se caractĂ©risent Ă  l’état adulte par trois paires de pattes (comme tous les insectes) et par deux paires d’ailes recouvertes d’écailles de couleurs trĂšs variĂ©es selon les espĂšces. Les lĂ©pidoptĂšres pondent des Ɠufs qui donnent naissance Ă  des larves appelĂ©es chenilles. Ces derniĂšres fabriquent de la soie, et forment ensuite souvent un cocon, ou une chrysalide, oĂč elles se transforment en adulte ou imago.

Sommaire

Caractéristiques

LĂ©pidoptĂšre adulte : Papillon (ici un Argus bleu)
Trompe et Ɠil de papillon
Papillon aspirant du nectar de banane
Accouplement de piéride du navet
ƒufs de papillon (Caligo eurilochus)
Chenilles de Tyria jacobaeae
Papillon pris en Alsace

Les lĂ©pidoptĂšres, sous la forme adulte (papillon), sont caractĂ©risĂ©s par :

  • Deux paires d’ailes membraneuses recouvertes d’écailles colorĂ©es, qui sont des soies aplaties ; le mot « lĂ©pidoptĂšres Â» vient de cette caractĂ©ristique : lepidos veut dire Ă©cailles en grec.
  • Un corps presque toujours cachĂ© par un Ă©pais revĂȘtement de phanĂšres ;
  • Des piĂšces buccales transformĂ©es en trompe, enroulĂ©e en spirale pour aspirer le nectar. La trompe est formĂ©e par les galeas des maxilles qui sont fortement allongĂ©es et reliĂ©es entre elles par deux coaptations : l’antĂ©rieure formĂ©e de soies et la postĂ©rieure formĂ©e de crochets qui les solidarisent fortement, formant ainsi un canal qui permet l’aspiration du nectar. Toutes les autres piĂšces buccales sont atrophiĂ©es ou absentes, Ă  l’exception des palpes labiaux qui protĂšgent la trompe lorsqu’elle est enroulĂ©e au repos. La trompe des papillons est un outil de haute prĂ©cision qui cumule les prouesses techniques. Au repos, elle reste enroulĂ©e en spirale comme un ressort de montre, sous l'effet d'une lame Ă©lastique qui court tout au long de sa paroi supĂ©rieure. Une succession d'anneaux de chitine - substance trĂšs rĂ©sistante - maintient la canalisation bĂ©ante quelle que soit sa courbure. Lorsque le papillon veut se nourrir, il contracte une sĂ©rie de plusieurs centaines de minuscules muscles obliques, situĂ©s dans l'Ă©paisseur de la trompe, dont ils provoquent le dĂ©roulement. Au premier tiers de la longueur, des muscles spĂ©ciaux coudent la trompe vers le bas. Cette articulation souple favorise en particulier la recherche du nectar dans les corolles les plus Ă©troites et les plus profondes. Sans mĂȘme avoir Ă  baisser la tĂȘte, le papillon dĂ©place sa trompe pour explorer tous les recoins des fleurs qu'il visite. Dans la tĂȘte de l'insecte, une sorte de poire peut se dilater sous l'action de muscles puissants. Elle fait office d'aspirateur. Les papillons de jour se posent sur les corolles. GrĂące Ă  des organes gustatifs trĂšs sensibles situĂ©s au bout de leurs pattes, ils savent immĂ©diatement s'il y a lieu de dĂ©ployer leur encombrant attirail d'aspiration.

La larve, ou chenille, est de type broyeur avec deux glandes labiales sĂ©ricigĂšnes c’est-Ă -dire fabriquant un fil de soie.

La chrysalide se trouve souvent dans un cocon. Le dĂ©veloppement des chenilles s’effectue gĂ©nĂ©ralement en cinq stades marquĂ©s par des mues jusqu’à la transformation en chrysalide. Suivant les espĂšces, la nymphose a lieu Ă  l’air libre et la chenille s’entoure parfois d’un cocon de fils de soie avant de se transformer en chrysalide ou bien elle a lieu sous terre.

99 % des espĂšces connues sont phytophages[1], c’est-Ă -dire se nourrissent de plantes. Les adultes se nourrissent pour la plupart de nectar des plantes Ă  fleurs. Certains ont les piĂšces buccales classiques des insectes et sont donc considĂ©rĂ©s comme des espĂšces « primitives Â», d’autres ont une trompe atrophiĂ©e et ne se nourrissent pas Ă  l’état adulte.

Vocabulaire

Le terme « lĂ©pidoptĂšre Â» dĂ©rive du latin lepidoptera, lui-mĂȘme du grec Î»Î”Ï€ÎŻÏ‚ « Ă©caille Â» et πτΔρόΜ « aile Â»). Bon nombre d’espĂšces sont appelĂ©es diffĂ©remment suivant leur stade de dĂ©veloppement. Souvent seul le papillon est nommĂ©, d’autre fois, seule la chenille, car ravageuse, porte un nom. Plus exceptionnellement, les deux formes sont nommĂ©es, comme pour les espĂšces Nymphalis antiopa ou Bombyx mori.

voir: Liste de Papillon par nom vernaculaire et Chenille par nom vernaculaire.

Classification

La taxinomie des insectes est en pleine évolution voire révolution, et les différentes classifications sont trÚs disparates notamment concernant les sections situées entre les ordres et les genres.

Historique des classifications

Carl von LinnĂ© dans Systema Naturae (1758) reconnaĂźt trois groupes de lĂ©pidoptĂšres : les Papilio, les Sphinx et les Phalaena avec sept sous-groupes dans les Phalaena (Scoble, 1995). Cette sĂ©paration se retrouve aujourd’hui dans 9 des super-familles de lĂ©pidoptĂšres.

AprĂšs LinnĂ©, Denis et SchiffermĂŒller (1775) sont suivis par Fabricius (1775) et Latreille (1796). Ils identifient beaucoup plus d’espĂšces en les regroupant dans ce qui sera reconnu comme des genres.

HĂŒbner dĂ©crit beaucoup des genres modernes et Ochsenheimer et Friedrich Treitschke (1776-1842), dans une sĂ©rie de volumes sur la faune de lĂ©pidoptĂšres europĂ©ens publiĂ©s entre 1807 et 1835, renforcent les fondements de leur classification en genres (Scoble, 1995).

G.A.W. Herrich-Schaffer (plusieurs volumes, 1843-1856), et Edward Meyrick (1895) basent leur classification sur le nervurage des ailes. Au mĂȘme moment, Sir George Hampson travaille sur la distinction entre Microlepidoptera et Macrolepidoptera.

Parmi les premiers entomologistes Ă  Ă©tudier les fossiles d’insectes et leur Ă©volution, Samuel Hubbard Scudder (1837-1911) travaille sur les papillons. Il publiera une Ă©tude des gisements du Colorado. Andrey Vasilyevich Martynov (1879-1938) met en Ă©vidence la proximitĂ© des lĂ©pidoptĂšres et des trichoptĂšres (Grimaldi et Engel, 2005).

Parmi les apports majeurs du XXe siĂšcle figure la sĂ©paration basĂ©e sur la structure de l’appareil gĂ©nital des femelles en Monotrysia et Ditrysia par Carl Julius Bernhard Börner (1880-1953) en 1925 et 1939 (Scoble, 1995).

Willi Hennig (1913-1976) dĂ©veloppe l’analyse cladistique et l’applique Ă  la phylogĂ©nie des insectes. Niels P. Kristensen, E. S. Nielsen et D.R. Davis Ă©tudient les relations entre les familles de Monotrysia, Kristensen ayant travaillĂ© sur la phylogĂ©nie des insectes et des grands groupes de lĂ©pidoptĂšres (Scoble 1995, Grimaldi et Engel, 2005). Alors qu’en gĂ©nĂ©ral, les phylogĂ©nies basĂ©es sur les analyses de l’ADN diffĂšrent des phylogĂ©nie basĂ©es sur les analyses morphologiques, ce n'est pas le cas pour les lĂ©pidoptĂšres, au moins Ă  grande Ă©chelle (Grimaldi et Engel, 2005). Les tentatives de regroupement des super-familles de lĂ©pidoptĂšres en grand groupes naturels ont toutes Ă©chouĂ© car les critĂšres actuels Microlepidoptera et Macrolepidoptera, Heterocera et Rhopalocera, Jugatae et Frenatae, Monotrysia et Ditrysia (Scoble 1995) ne permettent pas de dĂ©finir des groupes monophylĂ©tiques.

Fossiles

Insecte ailĂ© pris dans l’ambre

Les lĂ©pidoptĂšres fossiles ont tendance Ă  ĂȘtre plus rares que ceux des autres insectes, parce qu’ils Ă©taient moins abondants dans des types d'environnement comme les lacs et les Ă©tangs propices Ă  la fossilisation et que les stades larvaires n’ont que la tĂȘte chitineuse comme partie dure susceptible d'ĂȘtre fossilisĂ©e.

Il existe cependant quelques fossiles, dans l’ambre ou dans des sĂ©diments trĂšs fins. Des traces de galeries peuvent ĂȘtre observĂ©es sur des feuilles fossiles mais leur interprĂ©tation est dĂ©licate (Grimaldi et Engel, 2005).

Le fossile le plus ancien est Archaeolepis mane du jurassique anglais, datĂ© d’environ 190 millions d’annĂ©es (Grimaldi et Engel, 2005). Ce sont des restes d’ailes qui montre des Ă©cailles Ă  cannelures parallĂšles sous un microscope Ă©lectronique et le rĂ©seau de nervures caractĂ©ristique commun aux lĂ©pidoptĂšres et trichoptĂšres. On connaĂźt que deux autres fossiles du jurassique et treize dans le crĂ©tacĂ© (Grimaldi et Engel, 2005). Les fossiles les plus nombreux commencent avec le tertiaire, Ă  l’éocĂšne en particulier, avec les gisements d’ambre de la Baltique. Ceux-ci ne sont pas d’une grande utilitĂ© pour Ă©tablir la phylogĂ©nie des lĂ©pidoptĂšres car ils sont dĂ©jĂ  trĂšs proches des espĂšces modernes. Plus rarement, les LĂ©pidoptĂšres peuvent se trouver dans des sĂ©diments de type lucustre : diatomite. Un bel example a Ă©tĂ© publiĂ© dans le Bulletin des LĂ©pidoptĂšres de France [1] (Problongos baudiliensis genus novus & species nova : un nouveau LĂ©pidoptĂšre fossile dĂ©couvert dans la diatomite du miocĂšne supĂ©rieur de Saint-Bauzile (ArdĂšche, F-07) (Lepidoptera : Geometridae, Ennominae) (Xavier MĂ©rit et Michel MĂ©rit)).

Il est vraisemblable que la diffĂ©renciation du groupe des lĂ©pidoptĂšres qui possĂšdent un organe hautement spĂ©cialisĂ© comme la trompe s’est accomplie en mĂȘme temps que le dĂ©veloppement des plantes Ă  fleurs avant la fin du tertiaire.

Classification I

Collection de papillons : ici des Sericinus
Papillons.
Illustré par Adolphe Millot dans Larousse pour tous [1907-1910])[2]
  • La plupart des lĂ©pidoptĂšres, plus communĂ©ment appelĂ©s papillons, se regroupent en la division des Ditrysia, qui reprĂ©sente 99 % des lĂ©pidoptĂšres, elle-mĂȘme divisĂ©e en deux sous-ordres :
    • Les hĂ©tĂ©rocĂšres, sont plutĂŽt de couleurs ternes, leurs antennes sont souvent en plumes (elles sont impliquĂ©es dans la communication par les phĂ©romones) (papillons de nuit). Ce sous-ordre comprend de nombreuses super-familles (SF) et familles (fam.) qui regroupent les pyrales, les teignes et les mites ;
    • Les rhopalocĂšres, sont des insectes aux couleurs vives, leurs antennes se terminent gĂ©nĂ©ralement en massue bien distincte (papillons de jour). Ce sous-ordre comprend aussi quelques super-familles (SF) et familles (fam.) ;
  • Le 1 % restant est constituĂ© par la division des Monotrysia qui comprend 2 super-familles caractĂ©risĂ©es par des larves mineuses.

Ces distinctions basĂ©es essentiellement sur la morphologie sont pratiquement abandonnĂ©es au profit d’analyses phylogĂ©nĂ©tiques.

Classification II

Les lĂ©pidoptĂšres sont divisĂ©s en quatre sous-ordres :

Classification III

Avec l’apparition de la gĂ©nĂ©tique, Minet et Bourgoin ont proposĂ© une nouvelle classification phylogĂ©nĂ©tique qui n’est pas entiĂšrement adoptĂ©e et fait l’objet d’une rĂ©vision continue (toutes les analyses gĂ©nĂ©tiques n’ont pas encore Ă©tĂ© faites, pour plus d’informations sur la classification lire l’article sur la systĂ©matique). La classification ci-dessous essaie de tenir compte de cette nouvelle classification.

Outre qu'il y a encore des dĂ©saccords sur certaines espĂšces, il est parfois dĂ©licat d'Ă©tablir l'appartenance d'une papillon Ă  une espĂšce ou Ă  une autre, Ă  cause du phĂ©nomĂšne d'hybridation ou parce qu'un nom d'espĂšce couvre parfois en rĂ©alitĂ© plusieurs sous-espĂšces morphologiquement trĂšs proches et non encore identifiĂ©es en tant qu'espĂšces. Ces deux phĂ©nomĂšnes sont plus frĂ©quents que ne l'indiquent les guides de naturalistes[3]. Les taxonomistes ne prennent pas en compte des individus "douteux" (probablement des hybrides le plus souvent), parce que ces derniers rendent plus difficile la discrimination des espĂšces. L'hybridation naturelle se produirait entre environ 10 % de toutes les espĂšces animales, assez rarement en moyenne, mais avec des taux d'hybridation qui peuvent ĂȘtre plus importants pour certaines espĂšces (Mallet, 2005). Les donnĂ©es disponibles pour les papillons d'Europe (l'un des plus Ă©tudiĂ©s dans le monde) laissent penser qu'environ 16 % des 440 espĂšces de papillons europĂ©ens sont connus pour hybrider dans la nature avec au moins une autre espĂšce proche de la leur. Parmi ceux-ci peut-ĂȘtre la moitiĂ© ou plus sont fertiles et ont montrĂ© des preuves de « rĂ©trocroisements Â» dans la nature[4].

Répartition géographique

Ils sont présents partout dans le monde.

Papillons d’Europe

Classification adoptée par Fauna Europae

Fauna Europaea est la base de donnĂ©es de l’Union europĂ©enne sur la faune d’Europe. Maintenue par l’universitĂ© d’Amsterdam, l’universitĂ© de Copenhague et le MusĂ©um d'histoire naturelle de Paris, elle est accessible Ă  tous sur internet.

Quelques espĂšces communes en Europe

Disparition

Les papillons reprĂ©sentent environ 10 % des 1 450 000 espĂšces d'insectes connues Ă  la surface de la Terre, battus en cela uniquement par les colĂ©optĂšres (25 %).

Toutefois, en France, les papillons des prairies ont rĂ©gressĂ© de 50 % entre 1990 et 2005, principalement en raison de la dĂ©gradation progressive des Ă©cosystĂšmes, de l'agriculture intensive ou encore du rĂ©chauffement climatique. En Grande-Bretagne, environ 70 % de la totalitĂ© des espĂšces de papillons auraient ainsi disparu en vingt ans.

C'est d'autant plus regrettable que la grande diversitĂ© et les exigences Ă©cologiques variĂ©es des papillons leur confĂšre un rĂŽle d'indicateurs de la biodiversitĂ© et de la qualitĂ© des milieux naturels, et donc de la santĂ© des Ă©cosystĂšmes. La plupart des espĂšces Ă©tant monophages ou oligophages et Ă©troitement infĂ©odĂ©es Ă  des plantes-hĂŽtes sensibles et vulnĂ©rables, elles font offices d’éminents indicateurs biologiques.

En Europe, on utilise en effet les papillons pour Ă©valuer la santĂ© des Ă©cosystĂšmes, en vue de tabler sur leur durabilitĂ©. La disparition des papillons ces derniĂšres dĂ©cennies en dit donc long sur l’état de santĂ© de l’environnement.

La disparition des papillons, comme celle des abeilles, pourrait en partie ĂȘtre causĂ©e par la rĂ©duction de la biodiversitĂ© florale du fait de la monoculture et de la transformation du paysage vĂ©gĂ©tal par l'homme, rĂ©duisant ainsi la quantitĂ© des ressources alimentaires et leur diversitĂ© qualitative.

Liste de familles actuellement acceptées

Symboles et mythologie du papillon

Nous considĂ©rons volontiers le papillon comme un symbole de lĂ©gĂšretĂ© et d’inconstance. Chez les chrĂ©tiens, il s’agit de l’ñme dĂ©barrassĂ©e de son enveloppe charnelle et devenue bienfaitrice et bienheureuse.

GrĂące et lĂ©gĂšretĂ©, le papillon est, au Japon, un emblĂšme de la femme ; et deux papillons figurent le bonheur conjugal. LĂ©gĂšretĂ© subtile : les papillons sont des esprits voyageurs ; leur vue annonce une visite, ou la mort d’un proche.

Un autre aspect du symbolisme du papillon est fondĂ© sur ses mĂ©tamorphoses : la chrysalide est l’Ɠuf qui contient la potentialitĂ© de l’ĂȘtre ; le papillon qui en sort est un symbole de rĂ©surrection. C’est encore, si l’on prĂ©fĂšre la sortie du tombeau.

Symbole du feu solaire et diurne, et pour cette raison de l’ñme des guerriers, il reprĂ©sente le soleil dans le temple des guerriers aztĂšques et le dieu de feu porte comme emblĂšme un pectoral nommĂ© papillon d’obsidienne. L’obsidienne, comme le silex, est une pierre de feu. Toutes ces interprĂ©tations dĂ©coulent probablement de l’association analogique du papillon et de la flamme, du fait de ses couleurs et du battement de ses ailes"[5].

Dans la mythologie grecque, PsychĂ© (l'Ăąme), mariĂ©e Ă  Éros (l'amour), acquiert des ailes de papillon ; la peinture française, nourrie de mythologie, fait figurer des papillons Ă  cĂŽtĂ© de PsychĂ© dans les tableaux qui la reprĂ©sentent. En grec ancien, psukhĂȘ signifie Ă  la fois « Ăąme Â» et « papillon Â».

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Notes et références

  1. ↑ Jose Luis Viejo Montesinos (1998). EvoluciĂłn de la fitofagia en los insectos, BoletĂ­n de la Real Sociedad Española de Historia Natural (Actas), 95 : 23-30. (ISSN 0583-7499)
  2. ↑ Claude AugĂ© (dir.) ; Adolphe Millot (ill.), Le Larousse pour tous : Nouveau dictionnaire encyclopĂ©dique, vol.2, Librairie Larousse, Paris, [1907-1910], p.367.
  3. ↑ E. Mayr, Animal Species and Evolution. Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 1963.
  4. ↑ Bad species, par Henri Descimon & James Mallet (Laboratoire de SystĂ©matique Ă©volutive), 23 February 2008
  5. ↑ Jean Chevalier, Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles Mythes, rĂȘves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres, Robert Laffont/Jupiter, Bouquins, Paris, 1982 (ISBN 2-221-50319-8)

Voir aussi

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   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)

  • LÉPIDOPTÈRE — n. m. T. d’Entomologie Il se dit des Insectes qui ont quatre ailes couvertes d’une poussiĂšre Ă©cailleuse et une trompe roulĂ©e en spirale, qui subissent des mĂ©tamorphoses complĂštes et dont la larve se nomme Chenille et la nymphe Chrysalide. Les… 
   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 8eme edition (1935)

  • Lepidoptere — Le|pi|do|pte|re auch: Le|pi|dop|te|re 〈m. 17; Zool.âŒȘ Schmetterling [<grch. lepidotos „schuppig“ + pteron „FlĂŒgel“] 
   Universal-Lexikon

  • lĂ©pidoptĂšre — (lĂ© pi do ptĂš r ) s. m. 1°   Terme de zoologie. Nom d un ordre de la classe des insectes qui subissent des mĂ©tamorphoses complĂštes, c est Ă  dire offrant successivement l Ă©tat d oeuf, celui de larve portant, dans cet ordre, le nom de chenille et… 
   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile LittrĂ©

  • Lepidoptere — Le|pi|do|pte|re auch: Le|pi|dop|te|re 〈m.; Gen.: n, Pl.: n; Zool.âŒȘ Schmetterling [Etym.: <grch. lepidotos »schuppig« + pteron »FlĂŒgel«] 
   Lexikalische Deutsches Wörterbuch

  • Chenille (LĂ©pidoptĂšre) — Pour les articles homonymes, voir chenille. Une chenille 
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  • Chenille (lepidoptere) — Chenille (lĂ©pidoptĂšre) Pour les articles homonymes, voir chenille. Une chenille 
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