Lenine

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Lenine

LĂ©nine

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LĂ©nine
LĂ©nine en 1920
LĂ©nine en 1920

Nom de naissance Vladimir Ilitch Oulianov
Surnom(s) LĂ©nine
Naissance 22 avril 1870
Simbirsk
Flag of Russia.svg Empire Russe
DĂ©cĂšs 21 janvier 1924 (Ă  53 ans)
Gorki, RSFS de Russie
Flag of the Soviet Union.svg Union soviétique
Nationalité Russe, puis Soviétique
Profession(s) Homme politique, révolutionnaire
Autres activités Président du Conseil des commissaires du peuple

Vladimir Ilitch Oulianov (en russe : Đ’Đ»Đ°ĐŽĐžÌĐŒĐžŃ€ Đ˜Đ»ŃŒĐžÌŃ‡ ĐŁĐ»ŃŒŃÌĐœĐŸĐČ Prononciation ) (22 avril 1870 - 21 janvier 1924), plus connu sous le nom de LĂ©nine (Đ›Đ”ÌĐœĐžĐœ, « l'homme de la LĂ©na Â») Ă©tait un rĂ©volutionnaire et homme politique russe. Il milite dans le parti ouvrier social-dĂ©mocrate de Russie, la section russe de la DeuxiĂšme Internationale. Plus tard, il fonde et dirige le parti bolchevique et compte parmi les dirigeants de la rĂ©volution d'Octobre. Il est le fondateur de l'URSS. De son nom est dĂ©rivĂ© le terme de lĂ©ninisme.

Sommaire

Famille

Parents

La famille Oulianov : Maria Alexandrovna, Ilya Nikolaevich et leurs enfants : Olga, Maria, Alexander, Dmitry, Anna, Vladimir.

Son pĂšre Ilia NikolaĂŻevitch Oulianov (1831-1886), monarchiste modĂ©rĂ©, fut une grande figure de l'instruction publique en Russie et fut anobli par le Tsar en 1882. À Simbirsk et dans la province de Simbirsk, il ouvrit les premiĂšres Ă©coles pour les populations non russes. Il aida par son activitĂ© Ă  l'Ă©veil de la conscience politique du peuple. Sa mĂšre Maria Alexandrovna Oulianova, nĂ©e Blank (1835-1916), se consacra toute sa vie Ă  son foyer et Ă  ses enfants.

Marxisme
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Frùres et sƓurs

Anna Oulianova, sƓur aĂźnĂ©e, nĂ©e Ă  Nijni Novgorod en 1864, Ă©pousa Mark Elizarov, meurt en 1935.

Alexandre Oulianov, frĂšre aĂźnĂ©, nĂ© Ă  Nijni Novgorod le 12 avril 1866, arrĂȘtĂ© le 1er mai 1887 et exĂ©cutĂ© par pendaison le 11 mai 1887 sur l'Ă©chafaud dressĂ© dans la cour de la forteresse de SchlĂŒsselburg prĂšs de Saint-PĂ©tersbourg aprĂšs avoir participĂ© Ă  une tentative d'assassinat contre le Tsar.

Olga Oulianova, sƓur cadette, nĂ©e Ă  Simbirsk.

Dimitri Oulianov, frÚre cadet, né à Simbirsk en 1874 et mort en 1943.

Maria Oulianova, sƓur cadette, nĂ©e Ă  Simbirsk en 1878 et morte en 1937.

Jeunesse

Vladimir Ilitch Oulianov dit LĂ©nine en 1887

NĂ© en Russie Ă  Simbirsk le 22 avril 1870, LĂ©nine est le fils d'Ilya Nikolaevitch Oulianov, un fonctionnaire russe (inspecteur des Ă©coles) anobli qui Ɠuvre Ă  l’instauration de plus de dĂ©mocratie et d’une Ă©ducation gratuite pour tous en Russie, et de sa femme Maria Alexandrovna Blank. Comme beaucoup de Russes, ses origines ethniques et religieuses sont mĂ©tissĂ©es. Issu d'une famille cultivĂ©e, il est d’origine kalmouk par ses grands-parents paternels, allemande par sa grand-mĂšre maternelle, qui Ă©tait de confession luthĂ©rienne, et d’ascendance juive convertie Ă  l'orthodoxie par son grand-pĂšre maternel. Vladimir Oulianov (LĂ©nine) lui-mĂȘme est baptisĂ© dans l’Église orthodoxe russe.

Vladimir se distingue dans l’étude du latin et du grec. Deux tragĂ©dies surviennent tĂŽt dans sa vie : en 1886, son pĂšre meurt d’une hĂ©morragie cĂ©rĂ©brale. L’annĂ©e suivante, en mai 1887, son frĂšre aĂźnĂ© Alexandre Oulianov est pendu pour avoir participĂ© Ă  un complot menaçant la vie du Tsar Alexandre III. Cet Ă©vĂ©nement radicalise Vladimir (ses biographes soviĂ©tiques le considĂšrent comme dĂ©terminant), il le dĂ©goĂ»te Ă©galement de l'action rĂ©volutionnaire « romantique Â» des anarchistes ; il est arrĂȘtĂ© plus tard cette mĂȘme annĂ©e et exclu de l’universitĂ© de Kazan pour sa participation Ă  des manifestations Ă©tudiantes. Il continue Ă  Ă©tudier de maniĂšre autonome et obtient en 1891 une licence l'autorisant Ă  pratiquer le droit.

Le chef révolutionnaire

AprĂšs une brĂšve carriĂšre d'avocat Ă  Samara, il revient Ă  Saint-PĂ©tersbourg oĂč il s’implique de plus en plus dans la diffusion des idĂ©es rĂ©volutionnaires et l’étude du marxisme. Il multiplie les rĂ©unions et rassemble en une seule organisation la vingtaine de cercles ouvriers marxistes qui existent dans la capitale. Ainsi naĂźt l'Union de lutte pour la libĂ©ration de la classe ouvriĂšre, mouvement qu'il considĂšre comme « un embryon du parti rĂ©volutionnaire qui dirige la lutte contre le capital et contre le gouvernement absolutiste sans organiser des complots d'aucune sorte mais qui puise ses forces justement dans la rĂ©union de la lutte socialiste et dĂ©mocratique en une seule lutte de classe indivisible du prolĂ©tariat de la ville». DĂ©but 1895, il se rend en Suisse pour y rencontrer les fondateurs de la premiĂšre cellule marxiste russe, Gueorgui Plekhanov et Pavel Axelrod[1]. Le 7 dĂ©cembre 1895, il est arrĂȘtĂ© et incarcĂ©rĂ© pendant quatorze mois par les autoritĂ©s avant d’ĂȘtre exilĂ© pour trois ans dans le village de ChouchenskoĂŻe en SibĂ©rie.

Photo de LĂ©nine en 1895.

En juillet 1898, il y Ă©pouse Nadejda KroupskaĂŻa, une activiste socialiste elle aussi emprisonnĂ©e, puis assignĂ©e Ă  rĂ©sidence dans le mĂȘme lieu que LĂ©nine. En avril 1899, il publie le livre Le DĂ©veloppement du capitalisme en Russie[2]. En 1900, son exil prend fin. Il voyage en Russie, en Europe et participe Ă  la crĂ©ation du journal Iskra (« L'Étincelle Â»). Il publie des tracts et livres relatifs au mouvement rĂ©volutionnaire.

Il participe activement au Parti ouvrier social-dĂ©mocrate de Russie (POSDR) et, en 1903, prend la tĂȘte de la fraction « bolchevik Â» de ce parti, suite Ă  une division avec les « mencheviks Â» (partiellement inspirĂ©e par son pamphlet Que faire ?). En mai 1905, il est Ă©lu au ComitĂ© central du parti par le IIIe congrĂšs. En 1907, il dĂ©mĂ©nage en Finlande pour des raisons de sĂ©curitĂ©. Il participe au journal Pravda (« La vĂ©ritĂ© Â»). Contre le « rĂ©visionnisme Â» de certains sociaux-dĂ©mocrates, il rĂ©dige son ouvrage MatĂ©rialisme et Empiriocriticisme en 1908[3]. Il Ă©carte Alexander Bogdanov de la direction de la fraction bolchevique. Il continue de voyager en Europe (il vivra de juillet 1909 Ă  juin 1912 Ă  Paris, rue Marie-Rose) et participe Ă  de nombreux rassemblements et activitĂ©s socialistes, notamment la confĂ©rence de Zimmerwald contre la guerre, en 1915. Quand Elizabeth Armand (dite Inessa ou InĂšs) quitte la Russie pour s’installer Ă  Paris en 1910, elle rencontre LĂ©nine et d’autres bolcheviks en exil et devient Ă  la fois son Ă©missaire et son Ă©gĂ©rie.

Signature de LĂ©nine en 1905 : V.I.Oulianov (Lenin)

Il voit dans la PremiĂšre Guerre mondiale une lutte entre impĂ©rialismes rivaux pour le partage du monde (L'ImpĂ©rialisme, stade suprĂȘme du capitalisme, 1917) et veut faire de la guerre entre nations une guerre entre classes.

Lorsqu'Ă©clate la rĂ©volution de FĂ©vrier 1917, suite Ă  la chute du tsar Nicolas II, LĂ©nine se trouve en Suisse Ă  Montreux, comme nombre d'exilĂ©s russes. AprĂšs avoir imaginĂ© diffĂ©rents itinĂ©raires impossibles, il rentre de Suisse Ă  Petrograd Ă  travers l'Allemagne en guerre, avec un groupe de rĂ©volutionnaires russes de toutes tendances, Ă  bord d'un train protĂ©gĂ© par une immunitĂ© diplomatique, dit « plombĂ© Â». Cet Ă©pisode suscita une polĂ©mique, certains accusant LĂ©nine d'avoir Ă©tĂ© achetĂ© par le gouvernement allemand. En effet, ce dernier a organisĂ© et financĂ© le retour en Russie de LĂ©nine et de son parti bolchevique en exil[4],[5]. Dans ses mĂ©moires, le gĂ©nĂ©ral en chef allemand Erich Ludendorff explique qu'il espĂ©rait que la rĂ©volution en Russie amĂšnerait la dĂ©composition de l'armĂ©e tsariste et le retour en Russie de rĂ©volutionnaires favorables Ă  une paix sĂ©parĂ©e avec l'Allemagne[6],[7],[8].

En 1918, Edgar Sisson apporta toute une série de documents de Russie afin de prouver que Trotsky, Lénine et les autres révolutionnaires bolcheviques étaient des agents du gouvernement allemand[9]. George Kennan démontra plus tard que ces documents étaient en quasi-totalité des faux[10].

DĂšs son arrivĂ©e Ă  Petrograd accueilli au son de la Marseillaise[11], le 4 avril, LĂ©nine fait une confĂ©rence durant laquelle il prĂ©sente ses ThĂšses d'avril, qui sont publiĂ©es dans Pravda : paix immĂ©diate, pouvoir aux soviets, usines aux ouvriers et terres aux paysans. Le gouvernement provisoire issu de la rĂ©volution de FĂ©vrier ne rĂ©solvant aucun de ces problĂšmes, ces idĂ©es deviennent de plus en plus populaires. Avec la rĂ©pression des Ă©meutes en juillet par le gouvernement, les dirigeants bolcheviques sont arrĂȘtĂ©s (dont Trotsky), leurs journaux interdits, LĂ©nine fuit en Finlande. Il revient en octobre, souhaitant renverser le gouvernement provisoire, avec pour slogan « tout le pouvoir aux Conseils ! Â». Ses idĂ©es concernant le gouvernement sont exprimĂ©es dans son essai L'État et la RĂ©volution (aoĂ»t-septembre 1917) qui appelle une nouvelle forme de gouvernement plus dĂ©mocratique basĂ© sur les conseils ouvriers ou soviets. AprĂšs la tentative de coup d'État du gĂ©nĂ©ral monarchiste Kornilov en septembre, le gouvernement provisoire est discrĂ©ditĂ© et les bolcheviks deviennent majoritaires dans les soviets.

À la tĂȘte de l’État soviĂ©tique

Lénine président du Conseil des commissaires du peuple, au Kremlin en 1918.

AprÚs le succÚs de la révolution d'Octobre, le 8 novembre, Lénine est nommé président du Conseil des commissaires du peuple par le CongrÚs des soviets. Rapidement, le 20 décembre 1917, la Tchéka est crée. Puis, sous l'impulsion de Lénine, les soviets nationalisent la grande propriété fonciÚre (19 février 1918), les industries (30 juin 1918) et déclarent assurer la dictature du prolétariat.

Face Ă  la menace d’une invasion allemande, confrontĂ©s aux oppositions au sein mĂȘme de la Russie, mais connaissant aussi la situation grave des empires centraux et les perspectives rĂ©volutionnaires ainsi ouvertes, les chefs rĂ©volutionnaires s'interrogent.

La majorité des chefs bolcheviques, tels que Boukharine, soutiennent la poursuite de la guerre comme moyen de provoquer la révolution en Allemagne. Lénine défend l'option d'un armistice ou d'un traité de paix, coûte que coûte, afin de consolider le régime. Léon Trotsky, qui mÚne les négociations, recommande quant à lui une position intermédiaire, préconisant la démobilisation de l'armée sans signer une paix injuste.

Quand les nĂ©gociations Ă©chouent, l’Allemagne lance Ă  partir du 18 fĂ©vrier 1918 une invasion au cours de laquelle la Russie perd une large part de son territoire occidental. En consĂ©quence, la position de LĂ©nine rassemble les suffrages de la majoritĂ© des chefs bolcheviques et la Russie finit par signer le TraitĂ© de Brest-Litovsk (3 mars 1918) qui lui est nettement dĂ©favorable. LĂ©nine transfĂšre la capitale Ă  Moscou (12 mars)[12] et inaugure la politique dite du « communisme de guerre Â», dans le cadre de la guerre civile.

Lénine et Trotsky célébrant le second anniversaire de la Révolution d'Octobre.

En acceptant le fait que les soviets soient la seule forme lĂ©gitime de gouvernement ouvrier, LĂ©nine instaure une AssemblĂ©e constituante russe. Les bolcheviks perdent ces Ă©lections, qui sont remportĂ©es par le Parti socialiste-rĂ©volutionnaire (PSR). Celui-ci s'est scindĂ© en septembre 1917 en faction gauche (pro soviet - Parti socialiste-rĂ©volutionnaire de gauche) et droite (anti-soviet). Les bolcheviks ont tout de mĂȘme alors le soutien d’une majoritĂ© du CongrĂšs des soviets et forment un gouvernement de coalition avec les Socialistes-rĂ©volutionnaires de gauche. Cependant, cette coalition s’effondre avec l'opposition des SR de gauche aux conditions du traitĂ© de Brest-Litovsk. Ils se joignent alors Ă  d’autres partis afin de renverser le gouvernement bolchevique. LĂ©nine rĂ©agit en faisant interdire les Socialistes rĂ©volutionnaires (y compris les SR de gauche).

En juillet 1918, il fait approuver par le Ve congrĂšs des soviets la premiĂšre Constitution de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rative des soviets de Russie. Cependant il doit faire face Ă  ce qu'il appelle la « contre-rĂ©volution Â» et qui est une guerre civile, soutenue par l'Ă©tranger (1918-1920). La nuit du 16 au 17 juillet 1918, le tsar Nicolas II et sa famille, en dĂ©tention Ă  Ekaterinbourg, sont exĂ©cutĂ©s par la police secrĂšte, sur ordre de LĂ©nine et de Iakov Sverdlov, chef du gouvernement soviĂ©tique.

Face au durcissement du rĂ©gime, l'opposition s'accroit. Le 30 aoĂ»t 1918, Fanny Kaplan, membre du Parti socialiste-rĂ©volutionnaire, tente d'assassiner LĂ©nine. Elle l'approche alors que celui-ci regagne sa voiture Ă  l’issue d’un meeting. Elle l’appelle, il se retourne, elle lui tire dessus trois fois. Deux balles l’atteignent : l’une Ă  l’épaule, l’autre au poumon. LĂ©nine est emmenĂ© Ă  son appartement privĂ© au Kremlin et refuse de s’aventurer Ă  l’hĂŽpital, craignant que d’autres assassins ne l’y attendent. Les mĂ©decins jugent trop dangereux d’extraire les balles. LĂ©nine survit et reprend son activitĂ©, mais sa santĂ© est fragile. Fanny Kaplan est interrogĂ©e par la TchĂ©ka puis est exĂ©cutĂ©e sans jugement. En rĂ©action, le Conseil des commissaires du peuple Ă©met le dĂ©cret instituant la « terreur rouge Â».

Discours de LĂ©nine.

En mars 1919, LĂ©nine et d’autres leaders bolcheviques dĂ©cident la crĂ©ation de l'Internationale communiste. C'est l'Ă©poque de la sĂ©cession avec le mouvement socialiste. À compter de ce moment, les membres de l’Internationale communiste, y compris LĂ©nine et les bolcheviks eux-mĂȘmes, furent connus comme les communistes. En Russie, le parti bolchevique est rebaptisĂ© Parti communiste russe (bolchevik), qui devient finalement le PCUS en 1922. C'est le seul parti autorisĂ©, les autres sont interdits et leurs membres poursuivis.

Dans le mĂȘme temps, de 1918 Ă  1920, la guerre civile russe et le « communisme de guerre Â» continuent Ă  faire rage dans toute la Russie. Des mouvements politiques trĂšs divers et leurs militants prennent les armes pour soutenir ou renverser le gouvernement soviĂ©tique. Des puissances Ă©trangĂšres arment des « armĂ©es blanches Â» afin de renverser le pouvoir des soviets. Dans une situation de « citadelle assiĂ©gĂ©e Â», le communisme de guerre est impitoyable, comme la guerre qui lui a donnĂ© naissance. L'occupation de l'Ukraine par les armĂ©es allemandes et le blocus privent la Russie de blĂ©. Pour faire face Ă  la famine et nourrir les villes, Ă  court de moyens de paiement, LĂ©nine reprend les « rĂ©quisitions Â» des approvisionnements des paysans, quasiment sans dĂ©dommagement, instaurĂ©es sous le gouvernement Kerensky, et interrompues aprĂšs octobre (les armĂ©es blanches doivent d'ailleurs elles aussi renoncer au libre marchĂ© et recourir aux rĂ©quisitions dans les zones qu'ils contrĂŽlent). Cette spoliation amĂšne les paysans Ă  rĂ©duire dramatiquement leur production, parfois Ă  soutenir les ennemis des « rouges Â», armĂ©es blanches ou « vertes Â». Parfois, les dĂ©tachements de rĂ©quisition prennent toute la nourriture, jusqu'aux graines nĂ©cessaires aux semailles des paysans qui rĂ©sistent.

Trotsky, LĂ©nine et Kamenev en 1919.

Bien que de nombreuses factions diffĂ©rentes soient impliquĂ©es dans cette guerre civile, les deux principaux groupes en prĂ©sence sont l’ArmĂ©e rouge (bolchevique) et les Blancs (tsaristes). Les puissances Ă©trangĂšres telles que la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Japon interviennent Ă©galement dans ce conflit (aux cĂŽtĂ©s des Blancs). Finalement, l’ArmĂ©e rouge prend l'avantage en 1919, Ă©crasant ses adversaires (ou ses anciens alliĂ©s comme les anarchistes ukrainiens aprĂšs aoĂ»t 1921) et rĂ©duisant les forces des russes blancs et de leurs alliĂ©s Ă  quelques poches de rĂ©sistance (qui toutefois perdurĂšrent durant plusieurs annĂ©es, notamment dans l'ExtrĂȘme-Orient russe).

« Le Camarade LĂ©nine nettoie la Terre de ses ordures Â», une affiche soviĂ©tique de 1920.

À la fin de l’annĂ©e 1919, les succĂšs remportĂ©s en Russie et le soulĂšvement de la ligue spartakiste en Allemagne crĂ©ent aux yeux de LĂ©nine l’occasion idĂ©ale de « sonder l’Europe avec les baĂŻonnettes de l’ArmĂ©e rouge[13] Â» pour Ă©tendre la rĂ©volution vers l’ouest, par la force. Au mĂȘme moment et pour contenir les communistes, les pays occidentaux – convaincus que les forces blanches ne l'emporteraient pas – soutiennent la volontĂ© de la seconde rĂ©publique polonaise, rĂ©cemment indĂ©pendante, de reprendre ses territoires orientaux, annexĂ©s par la Russie Ă  l’occasion de la partition de la Pologne Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle. La guerre russo-polonaise dĂ©bute mal pour les Polonais qui, sous-estimant l'armĂ©e rouge, se font d'abord Ă©triller et repousser jusqu'Ă  Varsovie. LĂ©nine voyait la Pologne comme le pont que l’ArmĂ©e rouge devrait traverser afin d’établir le lien entre la RĂ©volution russe et les partisans communistes d’Europe occidentale. Mais cette vision se heurtait Ă  des intĂ©rĂȘts contradictoires. La France (avec l'accord gĂ©nĂ©ral) envoie une « modeste Â» « Mission militaire française Â» (des « instructeurs Â» tel qu'un certain capitaine de Gaulle, des avions avec leurs pilotes, etc.) qui renverse la situation, permettant aux Polonais de remplir leurs objectifs. LĂ©nine comprend la leçon et renonce (au moins temporairement) Ă  l'exportation de la rĂ©volution par des moyens militaires.

Staline, LĂ©nine et Kalinine au VIIIe congrĂšs du Parti communiste russe (mars 1919).

En mars 1921, la Révolte de Kronstadt, soulÚvement armé des marins de la forteresse pour le pouvoir des soviets, pour des élections libres et la liberté de la presse, et contre les bolcheviks, est réprimée par l'armée rouge (qui compte 10000 morts dans ses rangs lors de l'assaut). 2168 marins furent exécutés, 1955 condamnés au travail obligatoire et 1272 libérés.

La Russie paie le tribut de ces longues annĂ©es de guerre et une grande partie du pays est en ruine. DĂšs lors que tous les efforts ne sont plus tendus vers la guerre, LĂ©nine, pragmatique, explique que sous la pression des circonstances, le « communisme de guerre Â» a Ă©tĂ© trop vite : pour reconstruire le pays Ă  partir de rien, un certain retour au libre Ă©change est provisoirement nĂ©cessaire. En mars 1921 naĂźt la Nouvelle politique Ă©conomique (NEP), qui se caractĂ©rise par un retour limitĂ© du capitalisme privĂ©.

En 1922, Lénine transforme l'ancien Empire russe en Union des républiques socialistes soviétiques (sur proposition de Staline). Mais sa santé déclinante réduit progressivement son activité.

La fin

La santĂ© de LĂ©nine est dĂ©jĂ  sĂ©rieusement menacĂ©e par les contraintes de la rĂ©volution et de la guerre. La tentative d’assassinat de 1918 vient s’ajouter Ă  ses problĂšmes de santĂ©. La balle est toujours logĂ©e dans son cou, trop proche de la colonne vertĂ©brale pour qu’on puisse tenter une opĂ©ration avec les techniques mĂ©dicales de l’époque. LĂ©nine connaĂźt sa premiĂšre attaque en mai 1922. Elle le laisse partiellement paralysĂ© (de son cĂŽtĂ© droit) et son rĂŽle dans le gouvernement diminue. Suite Ă  une deuxiĂšme attaque, en dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e, il doit se rĂ©signer Ă  abandonner toute activitĂ© politique. En mars 1923, la troisiĂšme attaque le cloue au lit et le prive de la parole. LĂ©nine meurt le 21 janvier 1924 Ă  18 H 50 (heure de Moscou)[14].

Le communiquĂ© officiel annonçant sa mort Ă©crit « il n'est plus parmi nous, mais son Ɠuvre demeure Â»[15].

La derniĂšre photo de LĂ©nine (prise en 1923-1924).

La plupart des historiens s’accordent pour considĂ©rer que la cause de mort la plus probable est l’attaque provoquĂ©e par la balle logĂ©e dans sa nuque suite Ă  la tentative d’assassinat. La cause officielle de sa mort est une artĂ©riosclĂ©rose ou une quatriĂšme attaque mais, des 27 mĂ©decins qui interviennent pour le soigner, huit seulement souscrivent Ă  cette conclusion sur le rapport d’autopsie. Cela laisse de la place pour des doutes et des thĂ©ories alternatives.

Peu aprĂšs sa mort, des indications concernant une syphilis apparaissent. Cela n'aurait rien de trĂšs extraordinaire, car une large partie de la Russie Ă  cette Ă©poque Ă©tait atteinte par cette maladie. Le corps de LĂ©nine ne montre aucune lĂ©sion visible typique des derniĂšres phases de la maladie. Cependant, des documents rendus publics suite Ă  la chute de l’URSS, ainsi que les mĂ©moires des mĂ©decins de LĂ©nine, suggĂšrent qu’il a Ă©tĂ© traitĂ© pour la syphilis dĂšs 1895. En 1923, les mĂ©decins de LĂ©nine lui prescrivent du Salvarsan, le seul mĂ©dicament disponible Ă  l’époque pour traiter la syphilis, ainsi que de l’iodure de potassium, qui Ă©tait Ă©galement d’usage frĂ©quent pour le traitement de cette infection.

Les documents suggĂšrent en outre qu’on a donnĂ© l’ordre Ă  Alexi Abrikosov, le pathologiste chargĂ© de l’autopsie, de prouver que LĂ©nine n’était pas mort de syphilis. Abrikosov ne mentionne pas la syphilis dans l’autopsie, mais le second rapport d'autopsie ne parle d'aucun des organes, des principales artĂšres ou des rĂ©gions du cerveau habituellement affectĂ©s par la syphilis, alors que les lĂ©sions aux vaisseaux du cerveau, la paralysie et certaines autres affections qu’il mentionne sont typiques de cette maladie.

Enfin, un diagnostic posthume par deux psychiatres et un neurologue publié dans le European Journal of Neurology affirme démontrer que Lénine est décédé des suites de la syphilis[16].

Le corps de Lénine, embaumé repose dans le Mausolée de Lénine, sur la Place Rouge, à Moscou.

Postérité

Statue de LĂ©nine Ă  Hanoi, capitale du ViĂȘt Nam.

La ville de Petrograd est renommĂ©e « Leningrad Â» en son honneur en janvier 1924 et conserve ce nom jusqu’à la chute de l’Union soviĂ©tique en 1991, date Ă  laquelle elle retrouve son nom d'avant 1914, Saint-PĂ©tersbourg.

Suite Ă  sa premiĂšre attaque, LĂ©nine avait publiĂ© plusieurs documents indiquant les recommandations futures pour le gouvernement. Il s'inquiĂ©tait Ă©normĂ©ment sur la capacitĂ© d'un parti, qu'il dĂ©nonce comme bureaucratisĂ©, de garder Ă  l'esprit les besoins des travailleurs au niveau international. Son dernier acte politique est de critiquer fortement la brutalitĂ© de Staline, dans deux textes du 25 dĂ©cembre 1923 et du 4 janvier 1924 appelĂ©s son « Testament politique Â»[17]. Selon un ancien diplomate soviĂ©tique, Dmitrevski, que cite Ă©galement Trotsky, Staline aurait rĂ©pondu au tĂ©lĂ©phone de façon si grossiĂšre Ă  Nadejda KroupskaĂŻa que, celle-ci s'Ă©tant plainte Ă  son mari, LĂ©nine aurait dĂ©cidĂ© de « rompre toute relation personnelle avec Staline Â»[18].

Mosaïque dans le métro de Moscou.

De Staline, qui est alors secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti communiste depuis avril 1922, LĂ©nine dit qu’il a « un pouvoir illimitĂ© concentrĂ© dans ses mains Â» et suggĂšre que « les camarades envisagent une façon de le dĂ©mettre de ce poste Â». La femme de LĂ©nine dĂ©couvre le document dans l’étude de celui-ci et le lit au comitĂ© central qui dĂ©cide de ne pas suivre ces recommandations et de garder le texte secret. Lorsque le texte est publiĂ© Ă  l'Ă©tranger en 1926 par des communistes dissidents (Max Eastman et Boris Souvarine), les dirigeants russes (Trotsky compris, au nom de l'unitĂ© du parti) dĂ©noncent un « faux Â». Le texte ne sera reconnu comme authentique qu'en 1956 par Khrouchtchev, et publiĂ© en URSS seulement en 1987.

Statue de LĂ©nine Ă©rigĂ©e Ă  Seattle, État de Washington, États-Unis.

Au dĂ©but des annĂ©es 1920, le mouvement russe de cosmisme est relativement populaire et il est prĂ©vu de conserver le corps de LĂ©nine de maniĂšre cryogĂ©nique afin de pouvoir lui redonner vie dans le futur. L’équipement nĂ©cessaire est achetĂ© Ă  l’étranger mais pour diverses raisons, le projet n’est pas menĂ© Ă  bien. À la place, le corps est embaumĂ© et exposĂ© publiquement dans un mausolĂ©e sur la place rouge Ă  Moscou. Chose que LĂ©nine ne voulait sous aucun prĂ©texte, selon lui ce ne sont pas les hommes mais les idĂ©es qui doivent ĂȘtre conservĂ©es.

MalgrĂ© la volontĂ© exprimĂ©e par LĂ©nine peu avant sa mort qu’aucun mĂ©morial ne soit Ă©rigĂ© pour lui, divers politiciens (notamment Staline pour assĂ©ner son pouvoir sur le peuple) cherchent Ă  amĂ©liorer leur image en l’associant Ă  celle de LĂ©nine aprĂšs sa mort. Il est alors Ă©levĂ© Ă  un statut quasi mythique et les statues, monuments et mĂ©moriaux Ă  son honneur fleurissent.

AprĂšs la mort de LĂ©nine, la compĂ©tition fait rage pour recueillir la lĂ©gitimitĂ© que son nom apporte. Les vocables « lĂ©ninisme Â» et « marxisme-lĂ©ninisme Â» apparaissent, le premier Ă©tant revendiquĂ© Ă©galement par les trotskistes, le second uniquement par les staliniens (ce « marxisme-lĂ©ninisme Â» constituant la doctrine officielle de l'URSS et de ses partis affiliĂ©s du Komintern puis du Kominform). Le « marxisme-lĂ©ninisme Â», terme de la propagande officielle, est plus couramment appelĂ© stalinisme.

La figure de LĂ©nine continue d'ĂȘtre officiellement honorĂ©e en URSS et dans les pays europĂ©ens du Bloc de l'Est jusqu'Ă  la chute des États communistes europĂ©ens, qui voit de nombreuses statues de LĂ©nine abattues en tant que symboles des anciens rĂ©gimes. Un certain nombre de statues de LĂ©nine existent encore cependant en Europe, surtout en Russie, mais Ă©galement dans certains pays ex-communistes d'Europe de l'Est. En 1993, Boris Eltsine supprime la garde d'honneur du mausolĂ©e de LĂ©nine[19]. Il a Ă©tĂ© envisagĂ© de faire enterrer le corps et de supprimer le mausolĂ©e, mais ce projet a Ă©tĂ© abandonnĂ© : le mausolĂ©e de LĂ©nine continue d'ĂȘtre un monument touristique visitĂ© en Russie.

La figure de LĂ©nine dans un bar lillois.

LĂ©nine et son rĂŽle historique ont fait l'objet d'un grand nombre d'Ă©tudes historiques, beaucoup opposant sa figure Ă  celle de Joseph Staline. Boris Souvarine, plus critique, le considĂ©rait comme « un utopiste pour qui la fin justifie les moyens Â»[20] et commentait « LĂ©nine cite Marx pour justifier le rĂ©gime soviĂ©tique identifiĂ© Ă  la "dictature du prolĂ©tariat", alors que Marx entendait par cette expression une "hĂ©gĂ©monie politique" rĂ©sultant du "suffrage universel"; ce qui n'a rien de commun avec le monopole d'un parti, l'omnipotence d'une "oligarchie" (LĂ©nine dixit), un GuĂ©pĂ©ou inquisitorial et un archipel du Goulag Â»[21]. Souvarine tournait en dĂ©rision le culte de « Saint LĂ©nine Â», estimant qu'« on reconnait un arbre Ă  ses fruits Â» et concluant « Il serait absurde de confondre LĂ©nine et Staline dans une mĂȘme apprĂ©ciation sans nuances comme de prĂ©tendre que le maĂźtre n'est pour rien dans les turpitudes de son disciple. En conscience, on ne saurait Ă©crire dĂ©sormais sur LĂ©nine en fermant les yeux sur les consĂ©quences du lĂ©ninisme et de son sous-produit, le stalinisme; sur l'injustice atroce des rĂ©pressions, des exactions, des dragonnades, des pogromes, des hĂ©catombes; sur les tortures et la terreur infligĂ©es aux peuples cobayes de "l'expĂ©rience socialiste"; sur l'avilissement de la classe ouvriĂšre, l'asservissement de la classe paysanne, l'abrutissement de la jeunesse studieuse, l'anĂ©antissement d'une intelligentsia qui faisait honneur Ă  la Russie de toujours. LĂ©nine n'avait pas voulu cela. Quand mĂȘme, pour sa large part, il en est responsable Â»[22].

Écrits

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Wikisource propose un ou plusieurs textes Ă©crits par LĂ©nine.

LĂ©nine est l’auteur d'une Ɠuvre thĂ©orique et philosophique qui se veut dans la continuitĂ© de celle de Karl Marx, et qu'il a dĂ©fendue contre les « rĂ©visionnistes Â» (Eduard Bernstein, etc.).

Pour aborder sa pensĂ©e, on peut retenir :

Anecdotes

Pseudonyme

« LĂ©nine Â» est un pseudonyme rĂ©volutionnaire. Il n'a jamais expliquĂ© publiquement son choix, ce qui laisse le champ libre Ă  toutes les thĂ©ories. À cette Ă©poque, Georgui Plekhanov qui a eu une influence importante sur LĂ©nine utilisait le pseudonyme Volgine, d’aprĂšs la Volga. Mais certains ont vu dans le choix de la Lena, plus longue et coulant dans la direction opposĂ©e, le signe d'une opposition entre Plekhanov et LĂ©nine. Il existe d’autres thĂ©ories concernant l’origine de ce nom. Pendant son exil Ă  ChouchenskoĂŻe, en SibĂ©rie, le fleuve russe le plus proche Ă©tait l'IenisseĂŻ, non la Lena : ce n'est donc pas une Ă©vocation de son sĂ©jour dans cette rĂ©gion.

On trouve parfois le nom de « Nikolai LĂ©nine Â», bien qu’il n’ait jamais Ă©tĂ© connu sous ce nom en Russie.

L’étude du cerveau de LĂ©nine

Le cerveau de LĂ©nine fut prĂ©levĂ© avant que son corps soit embaumĂ©. Le gouvernement soviĂ©tique demanda au cĂ©lĂšbre neuroscientifique Oskar Vogt de l’étudier afin de localiser prĂ©cisĂ©ment les cellules responsables de son gĂ©nie[23]. L’Institut du cerveau fut crĂ©Ă© Ă  Moscou spĂ©cifiquement dans ce but. Vogt publia un article sur le cerveau en 1929 dans lequel il rapporte que certains neurones pyramidaux dans la troisiĂšme couche du cortex cĂ©rĂ©bral de LĂ©nine Ă©taient particuliĂšrement larges. Cependant les conclusions concernant le lien entre cette observation et le gĂ©nie furent contestĂ©es. Le travail de Vogt fut considĂ©rĂ© comme insatisfaisant par les soviĂ©tiques. Les recherches furent poursuivies par l’équipe soviĂ©tique mais les travaux concernant le cerveau de LĂ©nine ne furent plus rendus publics.

Les anatomistes contemporains ne croient plus que la morphologie seule puisse déterminer le fonctionnement du cerveau.

Poste officiel

Précédé par Lénine Suivi par
Alexandre Kerensky
(Chef du Gouvernement provisoire)
Flag of the Soviet Union.svg
Président du Conseil des commissaires du peuple de la RSFSR, puis de l'URSS
8 novembre 1917-21 janvier 1924
AlexeĂŻ Rykov
Joseph Staline prend la tĂȘte du PCUS le 3 avril 1922

Notes et références

  1. ↑ HĂ©lĂšne CarrĂšre d'Encausse, LĂ©nine, Fayard, 1998, p. 32.
  2. ↑ Le DĂ©veloppement du capitalisme en Russie sur les archives Internet des marxistes.
  3. ↑ MatĂ©rialisme et Empiriocriticisme
  4. ↑ George Katkov, "German Foreign Office Documents on Financial Support to the Bolsheviks in 1917.", International Affairs 32 (1956)
  5. ↑ Stefan Possony, Lenin: The Compulsive Revolutionary, Chicago: Regnery (1964)
  6. ↑ Erich Ludendorff, Meine Kriegserinnerungen 1914—1818, Berlin, 1919. Traduction française : Souvenirs de guerre (1914-1918), Payot, 1920.
  7. ↑ Ce passage a Ă©tĂ© repris par Alexandre Fedorovitch Kerensky dans La rĂ©volution Russe, 1917, Payot, 1928, 399 pages, p. 230, et par Gabriel Terrail, dit « Mermeix Â», dans Les nĂ©gociations secrĂštes et les quatre armistices avec piĂšces justificatives, Ollendorf, 1919, 355 pages, p. 126.
  8. ↑ Pour Boris Souvarine, en revanche, la Wilhelmstrasse a dĂ©cidĂ©, sur la demande de Julius Martov, « de laisser passer quelques centaines de Russes (de toutes nuances politiques, non pas les seuls bolcheviks) Â», dĂ©cision acceptĂ©e par l'Ă©tat-major allemand. À bord du train, qui aurait Ă©tĂ© un train classique, et non plombĂ©, se trouvaient non seulement LĂ©nine, mais « Martov, Axelrod, Riazanov, Lounatcharski, Bobrov, Angelica Balabanova Â». Voir Controverse avec SoljĂ©nitsyne, Éditions Allia, 1990, 167 pages, p. 43-45 (ISBN 2904235248).
  9. ↑ U.S., Committee on Public Information, The German-Bolshevik Conspiracy, War Information Series, numĂ©ro 20, Octobre 1918
  10. ↑ George F. Kennan, « The Sisson Documents Â», Journal of Modern History 27-28 (1955-56), p. 130-154
  11. ↑ « 2000 ans d'histoire Â», France Inter, 6 novembre 2007.
  12. ↑ LĂ©on Trotsky, Ma vie, chapitre 30
  13. ↑ CitĂ© par Maxime Mourin dans Les Relations franco-soviĂ©tiques (1917-1967), Payot, 1967, p. 116.
  14. ↑ Vie et ƒuvre de Vladimir LĂ©nine, sous la direction de P. PospĂ©lov, Ă©dition en langue française, Ă©dition du progrĂšs Moscou, URSS, 1979, Page 606
  15. ↑ Édition de la Pravda du 22 janvier 1924.
  16. ↑ V. Lerner, Y. Finkelstein et E. Witztum, « The Enigma of Lenin's (1870-1924) Malady Â», European Journal of Neurology, vol. 11, n° 6, juin 2004, p. 371-376.
  17. ↑ « Testament politique Â»
  18. ↑ CitĂ© par GĂ©rard Walter, LĂ©nine, Julliard, 1950, p.462.
  19. ↑ Yeltsin Withdraws Honor Guard From Lenin's Mausoleum, Los Angeles Times, 7 octobre 1993
  20. ↑ CitĂ© par Branko Lazitch dans le recueil de textes Chroniques du mensonge communiste.
  21. ↑ Article « Soljenitsyne et LĂ©nine Â», Est et Ouest, 1er avril 1976, reproduit dans le recueil Chroniques du mensonge communiste, Commentaire/Plon, 1998 (citation pp. 24-25).
  22. ↑ Article Saint LĂ©nine, revue Preuves n°107, janvier 1960, reproduit dans Chroniques du mensonge communiste, Commentaire/Plon, 1998, p. 57
  23. ↑ Ces faits ont inspirĂ© au romancier allemand Tilman Spengler son roman Le Cerveau de LĂ©nine (paru en traduction française en 1995).

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Films sur LĂ©nine

Chansons sur LĂ©nine

  • Fleur cueillie sur la colline, chant traditionnel adaptĂ© Ă  la mort de LĂ©nine :

    Fleur cueillie sur la colline
    Ton parfum s'envole au vent
    Il est mort l'ami LĂ©nine
    Mais son nom reste vivant

(Chant traditionnel russe.)

Liens externes

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