Latin archaïque


Latin archaïque
Latin archaïque
Prisca Latinitas
Période République romaine
Extinction Ier siècle av. J.‑C. (se perpétue dans le latin classique)
Langues filles latin classique
Parlée dans République romaine
Région Italie
Typologie SOV flexionnelle
Classification par famille
Expansion de Rome au IIe siècle av. J.‑C.. Il est peu probable que le latin ait été parlé au-delà de l'aire verte.

Le terme de latin archaïque désigne la langue latine parlée avant le latin classique, c'est-à-dire avant la première moitié du Ier siècle av. J.‑C..

Sommaire

Constructions philologiques

La langue des origines

Le concept de vieux latin (Prisca Latinitas) est aussi vieux que celui de latin classique, les deux datant de la fin de l'époque républicaine. À cette époque, Marcus Tullius Cicéron remarquait, comme d'autres, que le langage qu'il utilisait tous les jours, celui de la haute société romaine, comprenait des particularités héritées d'une époque révolue : il les appela verborum vetustas prisca[note 1].

Quatre latins d'Isidore de Séville

Durant la période du latin tardif, les grammairiens latinistes et hellénistes prirent conscience des différentes phases par lesquelles la langue latine avait transité. Isidore de Séville rapporte un schéma de classification qui avait pris naissance à son époque, ou avant : les quatre latins : Prisca, parlé avant la fondation de Rome, quand Janus et Saturne dominaient le Latium, stade auquel il rattachait le Carmen Saliare ; Latina, de l'époque du roi Latinus, stade auquel il rattachait la Loi des Douze Tables ; Romana, stade plus ou moins égal au latin classique ; Mixta, mélange de latin classique et vulgaire, aujourd'hui connu sous le nom de bas-latin[note 2]. Ce schéma a persisté sans grand changement longtemps après Isidore.

Période

En 1874, John Wordsworth (en) propose la définition[1] :

By Early Latin I understand Latin of the whole period of the Republic, which is separated very strikingly, both in tone and in outward form, from that of the Empire.

(« Par latin archaïque, nous comprenons le latin de toute la période de la république romaine, qui se distingue nettement, aussi bien dans son ton que dans sa forme extérieure, du latin de la période impériale. »)

Bien que les différences soient nettes et puissent facilement être identifiées par les lecteurs, elles ne sont pas suffisantes pour causer une barrière de langue. Les locuteurs du latin de l'époque impériale ne rapportent pas de difficulté à comprendre le latin archaïque, à l'exception de quelques textes qui doivent dater de l'époque royale, essentiellement des chants. Ainsi la Loi des Douze Tables, qui remonte aux débuts de la République, est compréhensible, alors que le Carmen Saliare, écrit sous Numa Pompilius, n'était pas complètement compris même de Cicéron.

Une opinion concernant le latin archaïque a survécu, dans une œuvre de l'historien grec Polybe. Il évoque « le premier traité entre Rome et Carthage », dont il dit qu'il « remonte au consulat de Lucius Junius Brutus et à Marcus Horatius, les premiers consuls après l'expulsion des rois ». Nous n'avons pas une grande connaissance des premiers consuls, mais Polybe indique que le traité a été rédigé 28 ans après l'incursion de Xerxes Ier en Grèce, c'est-à-dire en l'an -452, à peu près à l'époque des Decemviri, alors que la constitution de la République romaine avait été définie. Polybe parle ainsi de la langue utilisée pour la rédaction du traité : « la langue romaine ancienne diffère tant de la langue moderne qu'elle ne peut que partiellement être comprise, et après beaucoup d'application et par les hommes les plus intelligents[note 3] ».

Il n'y a pas de grande différence entre le latin archaïque tel que parlé dans la plus grande partie de la République et le latin classique, mais il y a une gradation continue.

La fin de la république est considérée comme une date de fin ultime, selon les linguistes postérieurs à Wordsworth. Charles Edwin Bennett (en) en dit[2] :

« Latin archaïque » est nécessairement un terme quelque peu vague.... Bell, dans De Locativi in prisca latinitate vi et usu, Breslau, 1889[3], place la limite finale à -75. il est impossible de donner une date précise, car le latin archaïque ne se termine pas abruptement mais se continue même jusqu'à la période impériale.

La date de -100 fournie par Bennet n'a pas été retenue par la suite[4], mais celle de -75 proposée par Bell est devenue le standard comme indiqué dans des ouvrages majeurs comme le recueil de fragments (littéraires ou épigraphiques) paru chez Loeb[5]. Les textes de latin datant entre -452 et -75 évoluent ainsi de l'état de difficiles à comprendre même par des classicistes expérimentés vers un latin accessible aux gens de lettres.

Corpus

L'inscription du Forum, l'une des plus anciennes inscriptions latines connues. Elle est écrite en boustrophedon, bien que de façon irrégulière. L'empreinte a été prise par Domenico Comparetti.

Les plus anciennes œuvres littéraires en latin que nous ayons conservées dans leur intégralité datent du IIIe siècle av. J.‑C. : ce sont des pièces de théâtre du comique Plaute. On dispose également de fragments d'œuvres (p. ex. Odissia de Livius Andronicus, Bellum Poenicum de Naevius) cités par d'autres auteurs (p. ex. Aulu-Gelle).

Aucune inscription ne peut être antérieure à l'introduction de l'alphabet grec en Italie, et aucune datant de cette époque reculée n'a survécu. L'imprécision de la méthode archéologique[précision nécessaire] rend une datation précise impossible, mais les plus anciennes datent probablement des VIIe siècle av. J.‑C. - VIe siècle av. J.‑C.[6]. Cependant, certains textes, conservés de façon fragmentaire dans les œuvres d'auteurs classiques, doivent avoir été composés durant l'époque royale.

Fragments et inscriptions

Œuvres littéraires


Orthographe

Article détaillé : Alphabet latin.

Le latin archaïque s'écrit essentiellement avec 20 lettres : A, B, C, D, E, F, H, I, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, V, X.

Le G - soit un C modifié - fait certes son apparition pendant la République, mais son usage ne devient réellement courant qu'à partir de l'époque classique. Auparavant, la consonne C recouvrait indistinctement les phonèmes [k] et [g][7] : ce sera encore le cas à l'époque classique pour les prénoms Caius et Cnaeus, respectivement prononcés [gajus] et [gnaeus]. Quant au K, il tend au contraire à être systématiquement remplacé par le C (il n'est généralement plus guère usité à l'époque classique que dans l'abréviation KAL pour KALENDAE, graphie d'ailleurs concurrencée par CALENDAE, les fameuses calendes). Enfin, la profonde vague d'hellénisation qui touche le monde romain dès le IIIe siècle av. J.‑C. finira par imposer l'usage des lettres endogènes Y et Z.

L'humaniste Pierre de la Ramée est l'auteur de la réforme visant à instaurer les lettres j et v, pour les distinguer de i et u, d'où leur nom de lettres ramistes[8].

Certaines différences entre le latin archaïque et le latin classique sont simplement orthographiques ; on pense que la prononciation est essentiellement la même qu'en latin classique.

  • consonne unique pour consonnes doubles : Marcelus pour Marcellus
  • voyelles géminées pour voyelles longues : aara pour āra
  • q pour c devant u : pequnia pour pecunia
  • gs/ks/xs pour x : regs pour rex, saxsum pour saxum
  • c pour g : Caius pour Gaius

Phonologie

Evolution des diphtongues du latin archaïque au latin classique[9]

Certaines caractéristiques phonologiques du latin archaïque sont :

  • la préservation des désinences casuelles indo-européennes -os et -om originelles (latin classique -us et -um)
  • la préservation de la plupart des diphtongues indo-européennes dans les syllabes accentuées, dont /ai/ (plus tard ae, mais la prononciation reste inchangée) ; /ei/ (plus tard ī) ; /oi/ (plus tard ū, ou parfois oe) ; /ou/ (du PIE /eu/ et /ou/ ; plus tard ū).
  • l'existence d'un /s/ intervocalique, jusque 350 av. J.-C. environ. Dans de nombreux cas, ce /s/ intervocalique devient /r/ en latin classique, phénomène appelé rhotacisme. Ce rhotacisme a des implications pour la déclinaison : honos, honoris (de honos, honoses) devient par analogie honor, honoris ("l'honneur"). Certains textes en latin archaïque conservent ce /s/ dans cette position, comme le Carmen Arvale : lases pour lares
  • de nombreuses suites de consonnes non réduites : iouxmentom (iūmentum, "bête de trait") ; losna (lūna, "lune") < *lousna < */leuksnā/ ; cosmis (cōmis, "doux, gentil") ; stlocum, acc. (locum, "place, lieu").
  • /dw/ : duenos (latin classique bonus), dans la fameuse inscription de Duenos ; duellom (latin classique bellum)
  • /d/ finaux à l'ablatif (plus tard perdus) et à la troisième personne du singulier[précision nécessaire] des verbes (plus tard dévoisés en t)

Grammaire et morphologie

Noms

Les noms latins sont distingués par le cas grammatical, une flexion du mot par une terminaison (ou suffixe), qui détermine son rôle dans la phrase (sujet, COD, etc.).

Article connexe : Déclinaisons latines.

première déclinaison (a)

Les thèmes des noms de cette déclinaison se terminent par -ā et sont typiquement féminins[10].

Un nominatif terminant en -s à quelques masculins indique que la terminaison du nominatif pourrait avoir été -s à l'origine : paricidas vs. paricida, mais le -s a eu tendance à tomber[11]. Au nominatif pluriel, -ī a remplacé le -s originel, comme au génitif singulier[12].

puellā, –āī
fille, jeune fille f.
Singulier Pluriel
Nominatif puellā puellāī
Génitif puell-ās/-āī/-ais puell-om/-āsōm
Datif puellāi puell-eis/-abos
Accusatif puellam puellās
Ablatif puellād puell-eis/-abos
Vocatif puella puellai
Locatif Romai Syracuseis

Au génitif singulier, le -s a été remplacé par le –ī de la seconde déclinaison, la diphtongue résultante -āī s'abrégeant en -ai, et devenant ensuite -ae[13]. Dans quelques cas, le remplacement n'a pas eu lieu : pater familiās. Les explications des terminaisons épigraphiques tardives -aes sont spéculatives. Au génitif pluriel, la terminaison régulière est –āsōm (–ārum en latin classique, par rhotacisme et abrègement du ō final) mais certains noms empruntent -om (-um en latin classique) à la seconde déclinaison[12].

Au datif singulier, le -i final est long[14] ou court[15]. La terminaison devient -ae, -a (Feronia) ou -e (Fortune)[14].

À l'accusatif singulier, le latin abrège une voyelle devant un -m final[15].

À l'ablatif singulier, -d tombe après une voyelle longue[15]. Aux datif et ablatif pluriels, la terminaison -abos descendant de l'indo-européen *–ābhos[16] n'est utilisée que pour les féminins (deabus). Le développement *–ais > –eis > īs est calqué sur celui du –ois de la deuxième déclinaison[17].

Au vocatif singulier, le -a bref originel s'est confondu avec le -a abrégé du nominatif[15].

Le cas locatif ne pourrait s'appliquer à un mot comme puella ; Roma, au singulier, et Syracusae, au pluriel, lui ont donc été subsitués. La désinence du locatif pluriel s'est déjà confondu avec le -eis de l'ablatif.

deuxième déclinaison (o)

Les thèmes des noms de cette déclinaison se terminent par ŏ, qui dérive du degré o de l'alternance vocalique indo-européenne[18]. Le latin classique présente un développement ŏ > ŭ. Les noms de cette déclinaison sont masculins ou neutres.

Les nominatifs singuliers se terminant en -ros ou -ris syncopent le -os[19] : ager, et non ageros. Les nominatifs masculins pluriels suivent deux lignes de développement, chacune laissant une série de terminaisons. Les Romains généralisent la terminaison pronominale indo-européenne *-oi. La séquence est *-oi > -oe > -ei > -e > -ī[20]. Les textes provinciaux généralisent la terminaison indo-européenne du nominatif pluriel *-ōs apparaissant dans la troisième déclinaison[20] : *-ōs > -ēs, -eis, -īs[21], à partir de 190 ACN[22].

campos, –ī
champ, plaine m.
saxom, –ā
pierre, rocher n.
Singulier Pluriel Singulier Pluriel
Nominatif campos camp-oe/-e/-ei/-ī
      /-ēs/-eis/-īs
saxom sax-ā/-ă
Génitif camp-ī/-ei camp-ōm/-ūm saxī sax-ōm/-ūm
Datif campō camp-ois/-oes/-eis/-īs saxō sax-ois/-oes/-eis/-īs
Accusatif campom campōs saxom sax-ā/-ă
Ablatif campōd camp-ois/-oes/-eis/-īs saxōd sax-ois/-oes/-eis/-īs
Vocatif camp-e/-us camp-oe/-e/-ei/-ī
     /-ēs/-eis/-īs
saxom saxǎ
Locatif campī/-ei/-oi camp-ois/-oes/-eis/-īs saxī/-ei/-oi sax-ois/-oes/-eis/-īs

Au génitif singulier, ī est la terminaison la plus ancienne, alternant plus tard avec ei : populi Romanei, "du peuple romain"[23]. Au génitif pluriel, -om et -um (ou -ōm et -ūm[21]), de l'indo-européen *-ōm, survivent en latin classique dans les noms des pièces de monnaie et les noms de mesures[24]. Ailleurs, le latin classique a -ōrum par analogie avec la première déclinaison -ārum.

Au datif singulier, si la fibule de Préneste est un faux, Numasioi, la seule occurrence de ōi, n'est pas prise en compte et la terminaison doit être ō.

Au vocatif singulier, certains noms perdent le e (terminaison ø), mais pas nécessairement les mêmes qu'en latin classique[25]. Le -e alterne régulièrement avec -us[26]. Le vocatif pluriel était le même que le nominatif pluriel[27]. Exceptées certaines formes au singulier qui étaient identiques au génitif, le locatif a fusionné avec l'ablatif dans toutes les langues italiques antérieures au latin archaïque[28].

troisième déclinaison (c)

La déclinaison consonantique contient des noms masculins, féminins et neutres. Le thème finit par une consonne, excepté dans certains cas spéciaux où il finit par -i. Le thème en -i, qui est un thème vocalique, a partiellement fusionné avec le thème consonantique durant la période pré-latine, et plus encore en latin archaïque[29]. I/y et u/w peuvent être traités soit comme des consonnes soit comme des voyelles, d'où leur dénomination de semi-voyelles. Les déclinaisons à thème mixte sont un mélange entre déclinaisons consonantiques et déclinaisons des thèmes en i-. Les déclinaisons des thèmes consonantiques varient légèrement selon la consonne finale du thème : occlusive-, r-, n-, s-, etc.[30]. Les paradigmes ci-dessous incluent un thème en occlusive (reg-) et un thème en i- (igni-).

rēgs –ēs
roi m.
Ignis -ēs
feu m.
Singulier Pluriel Singulier Pluriel
Nominatif rēg/-s rēg-eīs/-īs/-ēs/-ĕs ign-is/-es ign-eīs/-ēs/-īs/-ĕs
Génitif rēg-es/-is/-os/-us rēg-om/-um/-erum ignis ign-iom/-ium
Datif rēg-ei/-ī/-ē/-ě rēg-ebus/-ebūs
     /-ibos/-ibus
ign-i/-eī/-ē ign-ibus/-ibos
Accusatif rēgem rēg-eīs/-īs/-ēs ignim ign-eīs/-ēs/-īs
Ablatif rēg-īd/-ĭd/-ī/-ē/-ĕ rēg-ebus/-ebūs
     /-ibos/-ibus
ign-īd/-ĭd
     /-ī/-ē/-ĕ
ign-ebus/-ebūs
     /-ibos/-ibus
Vocatif rēg/-s rēg-eīs/-īs/-ēs/-ĕs ign-is/-es ign-eīs/-ēs/-īs/-ĕs
Locatif rēgī rēgebos ignī ignibos

Pour la déclinaison consonantique, au nominatif singulier, le -s était directement accolé au thème, mais la combinaison de deux consonnes a produit des nominatifs modifiés[31]. Le nominatif rēgs à la place de rēx est une caractéristique orthographique du latin archaïque ; la lettre x était rarement utilisée seule pour désigner les sons /ks/ ou /gs/, qui étaient plutôt transcrits 'ks', 'cs' ou même 'xs'. Au nominatif surviennent fréquemment des syncopes/apocopes : latin archaïque nominus > latin classique nomen ; hominus > homo ; Caesarus > Caesar[32]. La forme du neutre (qui n'est pas montrée ici) est le nominatif indo-européen sans la terminaison du thème ; par exemple, cor < *cord "cœur"[33].

Les terminaisons du génitif singulier sont -is < -es et -us < *-os[34]. Au génitif pluriel, certaines formes suffixent la désinence au génitif singulier plutôt qu'au thème : regerum < *reg-is-um[35].

Au datif singulier, -ī a succédé à -ēi et -ē après 200 ACN.

À l'accusatif singulier, -em < *-ṃ après une consonne[34].

À l'ablatif singulier, le -d tombe après 200 ACN[21]. Aux datif et ablatif pluriels, les poètes archaïques utilisent parfois -būs[21].

Au locatif, la forme la plus ancienne est identique à celle du datif, mais est assimilée à l'ablatif durant cette période[36].

quatrième déclinaison (u)

senātus, –ūs
sénat m.
Singulier Pluriel
Nominatif senātus senātūs
Génitif senāt-uos/-uis/-ī/-ous/-ūs senāt-uom/-um
Datif senātuī senāt-ubus/-ibus
Accusatif senātum senātūs
Ablatif senāt-ūd/-ud senāt-ubus/-ibus
Vocatif senātus senātūs
Locatif senāti

cinquième déclinaison (e)

Pronoms personnels

Les pronoms personnels sont parmi les mots les plus fréquents dans les inscriptions en latin archaïque. Notez qu'aux trois personnes, la terminaison de l'ablatif singulier est identique à celle de l'accusatif singulier.

ego, moi, je tu, toi, tu suī, lui-même, elle-même, etc.
Nominatif ego tu -
Génitif mis tis sei
Datif mihei, mehei tibei sibei
Accusatif mēd tēd sēd
Ablatif mēd tēd sēd
Pluriel
Nominatif nōs vōs -
Génitif nostrōm,
-ōrum, -i
vostrōm,
-ōrum, -i
sei
Datif nōbeis, nis vōbeis sibei
Accusatif nōs vōs sēd
Ablatif nōbeis, nis vōbeis sēd

Pronom relatif

En latin archaïque, le pronom relatif est un autre concept courant, surtout dans les inscriptions.

queī, quaī, quod qui, quoi
Masculin Féminin Neutre
Nominatif queī quaī quod
Génitif quoius, quoios quoia quoium, quoiom
Datif quoī, queī, quoieī, queī
Accusatif quem quam quod
Ablatif quī, quōd quād quōd
Pluriel
Nominatif ques, queis quaī qua
Génitif quōm, quōrom quōm, quārom quōm, quōrom
Datif queis, quīs
Accusatif quōs quās quōs
Ablatif queis, quīs

Verbes

Article connexe : Conjugaison latine.
indicatif présent: sum indicatif présent: facio
archaïque classique archaïque classique
singulier pluriel singulier pluriel singulier pluriel singulier pluriel
première personne som, esom somos, sumos sum sumus fac(e/ī)o fac(e)imos faciō facimus
deuxième personne es esteīs es estis fac(e/ī)s fac(e/ī)teis facis facitis
troisième personne est sont est sunt fac(e/ī)d/-(e/i)t fac(e/ī)ont facit faciunt
indicatif parfait: fuī indicatif parfait: fēcī
archaïque classique archaïque classique
singulier pluriel singulier pluriel singulier pluriel singulier pluriel
première personne fuei fuemos fuī fuimus (fe)fecei (fe)fecemos fēcī fēcimus
deuxième personne fuistei fuisteīs fuistī fuistis (fe)fecistei (fe)fecisteis fēcistī fēcistis
troisième personne fued/fuit fueront/-erom fuit fuērunt (fe)feced/-et (fe)feceront/-erom fēcit fēcērunt/-ēre

Bibliographie

  • (en) Charles Edwin Bennett, Appendix to Bennett's Latin grammar for Teachers and Advanced Students, 1895 [lire en ligne] 
  • (en) Charles Edwin Bennett, The Latin language: a historical outline of its sounds, inflections, and syntax, 1907 [lire en ligne] 
  • (en) Charles Edwin Bennett, Syntax of Early Latin, 1910 [lire en ligne] 
  • (en) Carl Darling Buck, Comparative grammar of Greek and Latin, 1933 
  • (en) Frederic de Forest Allen, Remnants of Early Latin, 1880 [lire en ligne] 
  • (en) Basil Lanneau Gildersleeve, Gildersleeve's Latin grammar, 1900 [lire en ligne] 
  • (en) Wallace Martin Lindsay, The Latin language: an historical account of Latin sounds, stems and flexions, 1894 [lire en ligne] 
  • (en) Leonard Robert Palmer, The Latin language, 1954 (ISBN 978-0806121369) 
  • (en) Henry John Roby, A grammar of the Latin language from Plautus to Suetonius, vol. I, 1872 [lire en ligne] 
  • (en) John Wordsworth, Fragments and Specimens of Early Latin : with Introduction and Notes, 1874 [lire en ligne] 
  • (la) Andreas Bell, De locativi in prisca Latinitate vi et usu : Dissertatio inauguralis philologica, 1889, 78 p. 
  • (en) Eric Herbert Warmington, Remains of Old Latin, Loeb Classical Library, 1935 (ISBN 978-0674993242) 
  • (en) Michael Weiss, Outline of the Historical and Comparative Grammar of Latin, Beech Stave Press, 2009 (ISBN 978-0-9747927-5-0) 
  • Alfred Ernout, Morphologie historique du latin, Klincksieck, 2003 (1914) (ISBN 978-2252033968) 
  • Hubert Zehnacker et Jean-Claude Fredouille, Littérature latine, Presses Universitaires de France, coll. « Quadrige manuels », 2005 (ISBN 2-13-055211-0) 

Notes et références

Notes

  1. ??
  2. Latinas autem linguas quattuor esse quidam dixerunt, id est Priscam, Latinam, Romanam, Mixtam. Prisca est, quam vetustissimi Italiae sub Iano et Saturno sunt usi, incondita, ut se habent carmina Saliorum. Latina, quam sub Latino et regibus Tusci et ceteri in Latio sunt locuti, ex qua fuerunt duodecim tabulae scriptae. Romana, quae post reges exactos a populo Romano coepta est, qua Naevius, Plautus, Ennius, Vergilius poetae, et ex oratoribus Gracchus et Cato et Cicero vel ceteri effuderunt. Mixta, quae post imperium latius promotum simul cum moribus et hominibus in Romanam civitatem inrupit, integritatem verbi per soloecismos et barbarismos corrumpens.
    Isidore de Séville, Etymologies, livre IX, I.
    http://www.thelatinlibrary.com/isidore/9.shtml
  3. Γίνονται τοιγαροῦν συνθῆκαι Ῥωμαίοις καὶ Καρχηδονίοις πρῶται κατὰ Λεύκιον Ἰούνιον Βροῦτον καὶ Μάρκον Ὡράτιον, τοὺς πρώτους κατασταθέντας ὑπάτους μετὰ τὴν τῶν βασιλέων κατάλυσιν, ὑφ´ ὧν συνέβη καθιερωθῆναι καὶ τὸ τοῦ Διὸς ἱερὸν τοῦ Καπετωλίου. Ταῦτα δ´ ἔστι πρότερα τῆς Ξέρξου διαβάσεως εἰς τὴν Ἑλλάδα τριάκοντ´ ἔτεσι λείπουσι δυεῖν. ἃς καθ´ ὅσον ἦν δυνατὸν ἀκριβέστατα διερμηνεύσαντες ἡμεῖς ὑπογεγράφαμεν. Τηλικαύτη γὰρ ἡ διαφορὰ γέγονε τῆς διαλέκτου καὶ παρὰ Ῥωμαίοις τῆς νῦν πρὸς τὴν ἀρχαίαν ὥστε τοὺς συνετωτάτους ἔνια μόλις ἐξ ἐπιστάσεως διευκρινεῖν.
    Polybe, Histoires, livre III, XXII.
    http://remacle.org/bloodwolf/historiens/polybe/polybe3.htm

Références

  1. Wordsworth (1874), p. V
  2. Bennett (1910), p. III
  3. Bell (1889), p. ?
  4. Bien qu'on la retrouve ici : Old Latin, dans The American Heritage® Dictionary of the English Language, 2000.
  5. Warmington (1935), p. VII
  6. Zehnacker, Fredouille (2005)
  7. Lavency (1997), p. 24.
  8. Lavency (1997), p. 22
  9. Allen (1880), p. VI
  10. Buck (1933), pp. 174-175
  11. Wordsworth (1874), p. 45
  12. a et b Buck (1933), p. 177
  13. Buck (1933), pp. 175-176
  14. a et b Wordsworth (1874), p. 48
  15. a, b, c et d Buck (1933), p. 176
  16. Buck (1933), p. 172
  17. Palmer (1988), p. 242
  18. Buck (1933), p. 173
  19. Buck (1933), pp. 99–100.
  20. a et b Palmer (1954), p. 243.
  21. a, b, c et d Allen (1897), p. 9.
  22. Wordsworth (1874), p.56.
  23. Lindsay (1894), p. 383.
  24. Buck (1933), p. 182.
  25. Buck (1933), p. 181.
  26. (en) Charles Hall Grandgent, An introduction to vulgar Latin, Boston, D.C. Heath & Co., 1908, p. 89 
  27. Bennett (1907), p. 126.
  28. (en) Carl Darling Buck, A Grammar Of Oscan And Umbrian: With A Collection Of Inscriptions And A Glossary, Bristol, Pa., Evolution Publishing, 2005, p. 204 
  29. Buck (1933), p. 197
  30. Buck (1933), pp. 185–193.
  31. Wordsworth (1874), pp. 67–73.
  32. Roby (1872), p. 161.
  33. Buck (1933), p. 185.
  34. a et b Bennett (1895), p. 117.
  35. Roby (1872), p. 162.
  36. Gildersleeve (1900), p. 18.

Voir aussi

Articles connexes

Histoire du latin
75 av. J.-C. 75 av. J.-C. – Ier siècle IIeVIIIe siècle IXeXVe siècle XVeXVIe siècle XVIIeXIXe siècle XXeXXIe siècle
latin archaïque latin classique bas latin latin médiéval latin humaniste (en) néolatin latin contemporain

Liens externes


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