KARATÉ


KARATÉ

Karaté

Le terme karate-dō écrit en kanjis.
Karate-dō 空手道
Arts martiaux et sports de combat
Kanazawakumite.jpg
Autres noms Karaté
Domaine Percussion
Pays d'origine Japon Japon
Sport olympique Non
Pratiquants 200.000 en France, et 50 millions dans le monde
Fédération Fédération française de karaté et disciplines associées

Le karaté (空手道, karate-dō?) est dit être un art martial japonais. Cependant, l'origine est okinawaïenne (l'ile principale de l'archipel des Ryūkyū, qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon, au sud de l'île de Kyūshū. En japonais, le kanji (idéogramme, littéralement écriture chinoise) « kara » signifie le vide, et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la technique et, par extension, la main avec laquelle on la réalise. On traduit donc karaté littéralement par « la main vide ». On pourrait aussi dire, et penser, « à main nue ». Cependant, à l'origine, karaté était écrit avec les kanjis 唐手, qui signifient « boxe chinoise » (« Tō-De », « la main de Chine »).

En 1935, à cause de la montée du nationalisme japonais, et aussi surtout à cause de l'antagonisme sino-japonais, et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du karaté, Gichin Funakoshi (voir ci-dessous) a remplacé ces kanjis par l'orthographe actuelle, pour « gommer » l'origine chinoise, sacrifiant ainsi à l'usage japonais du moment.

Sommaire

Présentation générale

Kanchu Kanazawa by JPCasainho.jpg

Le karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant les différentes parties du corps comme des armes naturelles (doigts, mains ouvertes et fermées, avants-bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules...) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer.

Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et des clés. Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style (shōrin-ryū, shōtōkan, wadō-ryū, shitō-ryū, gojū-ryū...).

Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon (基本), les kata ( ou ) et le kumite (組手).

  • Le kihon (qui signifie « technique de base ») consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite.
  • Le kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et structuré de techniques, représentant un combat réel contre plusieurs assaillants virtuels quasi simultanés, ayant pour but la formation du corps, l'acquisition d'automatismes ainsi que la transmission de techniques secrètes. Le kata dépasse l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l'expérience de l'esprit.
  • Le dernier domaine est le kumite ou combat (en fait, le but réel du karaté). Littéralement cela signifie « grouper les mains », c'est-à-dire travailler en groupe et non plus tout seul. Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté. De la plus codifiée à la forme la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumite), fixé à un nombre d'attaque précis (ippon kumite pour une attaque, sanbon kumite pour trois attaques…), dit souple (jū kumite), sans contact (kunde kumite) ou libre (jiyū kumite).

Les origines de l'art

Bodhidharma et le temple de Shaolin (l'origine mythique)

En 480 ou 520, un moine nommé Bodhidharma quitta l’Inde pour s’installer dans le temple de Shaolin dans le Nord de la Chine[1]. Ce monastère de la petite forêt (少林寺, shǎolín sì en Chinois) situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Deng Feng, avait été créé au premier siècle de notre ère par un certain Batuo, nommé le « Premier Ancêtre » et consacré en 496 par l’Empereur Xiaowen (Chao Wen) des Wei du nord qui lui décerna le titre de « Premier Monastère sous le Ciel ». Il s’agissait donc d’un monastère déjà très connu avant l’arrivée de Bodhidharma.

Durant neuf ans et devant un mur, Bodhidharma décida de se livrer à la méditation bouddhique. Cependant, au bout de trois ans de veille, le Prince Bodhidharma se laissa aller au sommeil et rêva des femmes qu'il avait jadis aimées. À son réveil, furieux de sa faiblesse, il s'arracha les paupières et les enterra. Quelque temps plus tard, il observa que les paupières avaient poussé, donnant naissance à un buisson qu'il n'avait jamais vu auparavant ; il en grignota les feuilles, et s'aperçut qu'elles avaient la propriété de tenir les yeux ouverts. Ses disciples chinois récoltèrent les graines ; ainsi commença la culture du thé. Cette découverte lui permit de prolonger sa méditation six longues années. Ce faisant il se mit à comprendre le langage des fourmis et découvrit la vérité.

La tradition, toujours elle, affirme que ces bonzes, faméliques parce que mal nourris, ne pouvaient supporter l’immobilité que leur imposait la méditation. Bodhidharma se souvint alors de diverses formes gymniques, plus ou moins guerrières, qu’il avait étudiées pendant son jeune âge sous la direction de son père. Ce dernier était, en effet, en plus de sa fonction de roi, un haut initié de la caste des Ksattriyâs et connaissait donc l’art du combat, proche de ce qui est, actuellement en Inde, le Kalaripayat. Il mit donc au point une méthode connue sous le nom évocateur de « Nettoyage des muscles et des tendons, purification de la moelle et des sinus »..., le « Yijing kingyi suijing », parfois écrit « I chin ching », méthode connue également sous les dénominations de Shi Ba Lo Han She (Shih Pa Lohan Sho), et de Ekkinkyo (Ekki Kin Kyo Jya) en Japonais.

Cette méthode mi-gymnique, mi-martiale fit couler beaucoup d’encre puisqu’elle fut considérée par certains comme étant à l’origine même des diverses pratiques martiales réputées du Monastère de la Petite Forêt... donc de la plupart des arts martiaux chinois et, ce faisant des origines profondes des arts martiaux japonais (Bujutsu et Budo).

L’enseignement de ces techniques a été et est toujours secret. Sa diffusion a été possible lors de l’invasion du temple Shaolin qui a forcé les moines à fuir dans toute la Chine et donc à diffuser ces techniques. De nos jours, beaucoup de styles se disent toujours d’inspiration de Shaolin.

Bodhidharma serait le 28e descendant de Bouddha [2] et le fondateur du Chan (zen en Japonais), bouddhisme influencé par le taoïsme et le plus répandu en Chine (à l'exception du Tibet et de la Mongolie intérieure), enrichi par la culture coréenne avant d'arriver enfin au Japon[3]. Il diffusa son bouddhisme dans toute la Chine.

La naissance des arts martiaux s'est faite dans une période d'échanges constants avec la Chine, il y avait mélange permanent d'exercices physiques, de récits mythiques et de philosophie.

Critique historique

Ces récits historiques de la création du karaté semblent néanmoins teintés du désir japonais de minimiser l’influence chinoise[1]. Il s’avère que des pratiques guerrières, ou martiales étaient déjà très développées en Chine bien avant la venue de Bodhidharma.

Sunzi, Général chinois, dans ses Treize chapitres sur l’Art de la Guerre, ouvrage écrit au quatrième siècle avant notre ère, traite, par exemple, de l’Art du Poing (Quanfa ou Chuan Fa) et en conseille l’usage aux officiers, 800 ans avant la venue de l’Illuminé en Chine.

Les historiens japonais de la période nationaliste attribuaient la paternité des Arts martiaux à Bodhidharma donc au courant bouddhiste zen. Ils en avaient ignoré les origines taoïstes à dessein, à l'instar des Shogun et autres "daimyō" pendant toute l'Histoire du Japon, depuis l'Époque Kamakura, le "zen" étant ce qui convenait le mieux à une "caste guerrière".

Ils passaient ainsi sous silence les autres versions issues d’une tradition chinoise, avec laquelle le Japon impérial avait historiquement peu d’affinités.

Ceux d'aujourd'hui ne font guère mieux, en attribuant au karaté ancestral okinawaïen les modifications qu'ils ont eux-mêmes apportées à certaines techniques ainsi qu'à leur nom, ou en qualifiant de "traditionnelles" les écoles modernes les plus récentes (Me Funakoshi étant le "père" du karaté "moderne". Comment "son karaté" peut-il être "traditionnel", s'il est "moderne"? Ce qui par ailleurs, n'enlève rien à sa valeur.).

En outre, il semble qu'il y avait bel et bien 5 temples portant l'appellation "Shaolin" en Chine. Le moine bouddhiste aurait trouvé refuge non pas dans le temple Shaolin du Quangzhou (d'où proviennent bien les applications martiales apparentées au kung-fu ) mais dans celui de Songchan dans le He Nan, au centre de la Chine. Le monastère de Quangzhou étant situé bien plus au Sud, son influence sur la pratique martiale d'Okinawa est incontestable. Beaucoup de biographies de grands maîtres du karaté attestent d'ailleurs de très longs séjours réalisés dans le sud de la Chine. C'est le cas, notamment de Kanryō Higaonna le Maître du Naha-te et de Chojun Miyagi, son meilleur disciple et père du Goju-ryu, qui furent plutôt influencés par les traditions martiales taoïstes (travail basé sur la respiration abdominale entre autres), mais aussi de Sakugawa Kanga ou "Tode Sakugawa" et de Sokon Matsumura, père du Shorin-ryu, ancêtre du Shotokan, qui eux ont voyagé dans presque toute la Chine et ont été plutôt influencés par les Shaolin quan (poings de Shaolin).

D'Okinawa au Japon

Après avoir été importé de Chine, le karaté a été développé et perfectionné à Okinawa[4]. Les plus grands experts de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème (dont Hanashiro Chomo, Chotoku Kyan, Azato Yasutsune (le premier maître de Funakoshi), Kentsu Yabu, Ankō Itosu (le second maître de Funakoshi), Chibana Shōshin (l'un des condisciples de Funakoshi), Gichin Funakoshi, Kanryō Higaonna, Chōjun Miyagi (disciple du précédent), Kenwa Mabuni (autre condisciple de Funakoshi), ... sont tous, sans exception, originaires d’Okinawa qui est une île située au sud du Japon. A ce titre, le karaté est un art martial en provenance d’Okinawa, et non pas du Japon.

Il est utile de préciser qu'à part Kanryō Higaonna, et Chōjun Miyagi son disciple et successeur, tous les autres, sans exception, sont des disciples, directs ou indirects de Sokon Matsumura (1809 - 1896).

Il n’y a pas de trace écrite de la transmission de ces techniques à Okinawa qui est le berceau du karaté tel qu'il est pratiqué aujourd’hui. Mais ce dont on est sûr c’est que ces techniques ont été apportées en grande partie (les Okinawaïens avaient aussi des techniques martiales qui leur étaient propres, comme la rotation axiale du poing dans les coups de poing et les blocages), par les Chinois qui se sont installés sur l’île d’Okinawa. C'est en fait le "mélange" de ces techniques qui est à l'origine du karaté.

En 1409, le roi Sho Hashi unifie les territoires d’Okinawa et interdit la possession et l’usage des armes par crainte des révoltes populaires. Deux cents ans plus tard, soit en 1609, après l'invasion de l'ile par le clan Satsuma, les armes sont encore confisquées par le nouveau gouvernement, japonais cette fois. Cette interdiction contraint les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser les envahisseurs à mains nues.

Pour ces raisons, les habitants d’Okinawa ont adapté les méthodes de combat chinoises reprises sous le nom de Okinawa-Te, (nom donné au "Tō-de" à partir de la 2ème moitié du 19ème siècle, en réaction à la domination japonaise) en développant des techniques de combat à mains nues (sans armes). Te signifiant « main », Okinawa-Te signifiait donc les techniques de combat à mains nues d’Okinawa.

Les facteurs de développement du karaté

De nombreux facteurs ont permis le développement du karaté (initialement tō-de ou To-te (main chinoise) ou encore plus simplement appelé De ou "Te" par les Okinawaïens) :

Les maîtres du karaté à Tokyo (années 1930).
(En partant de la gauche :) Kanken Tōyama, Hironori Ohtsuka, Takeshi Shimoda, Gichin Funakoshi, Chōki Motobu, Kenwa Mabuni, Genwa Nakasone et Shinken Taira.
  • les nombreux échanges commerciaux entre Okinawa et la Chine ainsi que le lien de vassalité qui reliait les rois d'Okinawa à la Dynastie chinoise ; de ce fait, de nombreux habitants de l'île sont partis étudier un art martial chinois, puis, de retour, l'ont adapté en l'incorporant à leur propre art martial ;
  • L'installation sur l'île d'Okinawa, dans le village de Kumemura, de trente-six familles chinoises dans le but de faciliter les échanges culturels et commerciaux entre cette île et la Chine ;
  • Le karaté s'est sans doute également développé sur l'île d'Okinawa en réaction à l'interdiction faite par les Japonais aux Okinawaïens de porter et de posséder des armes (après l'annexion au XVIIe siècle siècle de l'archipel par le Japon et l'installation du clan Satsuma en 1609). Ainsi, les Okinawaïens utilisèrent leurs mains en guise d'armes.

Deux grands courants principaux sont apparus liés aux deux principales villes d'Okinawa : Shuri (shuri-te) et Naha (naha-te). Un troisième courant (tomari-te) s'est également développé, combinant certaines techniques des deux précédents, mais malgré tout, plus proche du shuri-te, s'expliquant en partie du fait de la situation géographique de sa ville d'origine, Tomari, située entre Shuri et Naha.

Du XVIIe siècle au XIXe siècle, du fait que la pratique de cet art était interdite par l'occupant japonais, les cours avaient lieu en secret, de nuit dans des jardins fermés. Il s'est "ouvert" au milieu du XIXe siècle gràce à Sokon Matsumura, sans doute le "plus grand Maître de toute l'Histoire", héritier du shuri-te et créateur du Shōrin-ryū, qui fut le garde du corps personnel des trois derniers rois d'Okinawa, et entraîneur officiel de leur garde.

Suite au choix fait par Shoshin Chibana, pour satisfaire la demande de Jigoro Kano (créateur du Judo), c'est Maître Funakoshi qui introduisit le karaté en 1922 sur l'archipel japonais en réalisant une démonstration devant l'empereur du Japon. Il est considéré aujourd'hui, à tort, comme le père du karaté moderne.

Le développement des techniques du karaté et leur enseignement s'est fait aussi et surtout grâce à des maîtres tels que Sōkon Matsumura (1809 - 1896) ainsi que son principal disciple, son successeur Ankō Itosu (1832 - 1916).

Ce dernier a développé une véritable pédagogie du karaté Shōrin-ryū, créant les cinq premiers kata de base (pinan shodan, pinan nidan, pinan sandan, pinan yodan, pinan godan), à partir de plusieurs kata d'origines, longs et compliqués dont, entre autres: kosokun dai (ou kushanku dai ou encore, kanku dai en japonais). Il fut, en 1901, l'instigateur de l'introduction du karaté comme "matière" obligatoire dans le cursus scolaire d'Okinawa. C'est d'ailleurs pour faciliter son enseignement à de jeunes enfants qu'il a créé les Pinan.

A ce titre, il est, de facto, le "vrai" "père" du karaté moderne.

Les Grands Maîtres d'Okinawa en 1935 après avoir adopté officiellement le terme de : KARATE. Assis de droite à gauche : Chojun Miyagi, Chomo Hanashiro, Kentsu Yabu, Chotoku Kyan. Debout de droite à gauche : Genwa Nakasone, Shoshin Chibana, Choryo Maeshiro, Shinpan Shiroma.

Ce fut Chōjun Miyagi, le père fondateur du gojū-ryū, qui présenta le premier l'examen officiel de Maître bushido devant les autorités du Dai Nippon Butokukai, organisme d'État japonais créé dans le but de contrôler tous les arts martiaux du pays. C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint le titre de kyōshi (« maître »), le plus haut titre qui sera jamais donné à l'époque à un Maître de karaté présentant cet examen. Grâce à lui, cet art martial faisait, en 1935, sa véritable entrée dans le budo japonais.

La même année fut décidée l'adoption du terme de "Karaté" (dans le sens de "main vide") par l'assemblée générale" des "Grands Maîtres d'Okinawa.

Un an plus tard, en 1936, sans doute sous la pression du Dai Nippon Butokukai, Maître Funakoshi, après avoir modifié les Katas eux mêmes, en a changé et le nom (de Naihanchi en Tekki, et de Pinan en Heïan, de la prononciation chinoise à la prononciation japonaise pour les mêmes raisons que celles citées plus haut) et l'ordre des Pinan, le premier étant devenu le deuxième et inversement.

En parallèle du karaté, s'est développé le kobudō (combat avec des outils de la vie quotidienne, agraires ou autres ustensiles de cuisine faisant office d'armes : tonfa, nunchaku, , ...) : l’interdiction d’utiliser des armes à l'époque a été contournée par l’utilisation d’outils traditionnels. C’est ainsi qu’on retrouve parmi les armes traditionnelles d’Okinawa : le bō (le bâton de l’éleveur a multiples usages), le nunchaku (utilisé pour battre le blé, le riz), le saï (trident qui servait à faire un trou pour planter le plant de riz), le tonfa (manche de meule), l'eku (la rame de barque) L'école de Kobudo la plus connue dans le monde est du courant de maître Matayoshi .…

Le karaté, futur sport olympique ?

Article connexe : Karaté aux jeux olympiques.

Avec 50 millions de pratiquants dans le monde[5], le karaté est le deuxième art martial le plus pratiqué, derrière le taekwondo (60 millions de pratiquants[6]), mais devant le judo (8 millions de pratiquants[7]). Pourtant, contrairement à ces deux derniers, il n'est pas sport olympique. Néanmoins, la Fédération mondiale de karaté (WKF) est reconnue par le Mouvement olympique[8] et il est au programme des Jeux mondiaux, des Jeux asiatiques et des Jeux Méditerranéens, critères d'évaluation pour devenir sport olympique.

Le taekwondo est devenu discipline olympique à partir des Jeux de 2000 à Sydney, sous l'impulsion de Juan Antonio Samaranch, président du Comité international olympique de l'époque.

En 2005, lors de la 117e Session du CIO à Singapour, il a été décidé que le baseball et le softball ne seraient plus au programme des Jeux à partir de 2012. Il restait donc deux places disponibles pour de nouvelles disciplines. Cinq sports non olympiques ont été examinés par la commission du programme olympique : le roller sports, le squash, le golf, le karaté et le rugby à sept. 2 ont été retenus pour être au programme des Jeux de Londres : le squash et le karaté, ils ont tous les deux obtenus 60% des voix en leur faveur, mais la majorité des 2/3 était requise[9].

Une nouvelle session aura lieu en octobre 2009, à Copenhague, pour déterminer quelle ville organisera les jeux de 2016 et quels seront les sports présents. Le karaté fait partie une nouvelle fois des cinq sports non-olympiques éligibles[10] et désormais la majorité absolue des voix suffit[11].

Des contacts ont d'ores et déjà lieu, toutefois, entre les fédérations de handisport et l'International Paralympics Comitee. Une démarche a été entamée pour que le handikaraté (notamment sa pratique en chaise) soit en démonstration dès les jeux de Londres 2012.

Le 11 aout 2009, on apprend que sept sports sont en lice pour intégrer le programme olympique des Jeux de 2016 : le golf, le roller, le rugby, le squash et le karaté ainsi que le baseball et le softball, retirés lors de la 117e session du Comité international olympique[12], réunie à Singapour[13] de la liste des sports olympiques à compter de 2012. Les fédérations concernées ont effectué des présentations à la commission exécutive (CE) du Comité International Olympique en juin. Une évaluation approfondie de la valeur ajoutée potentielle qu'ils apporteraient aux Jeux a été réalisée par la commission du programme olympique. La CE sélectionnera à la mi-aout à Berlin deux sports parmi les sept qui seront ensuite soumis au vote de l'ensemble des membres du CIO lors du prochain Congrès Olympique qui se tiendra à Copenhague du 3 au 5 octobre 2009[14].

La dénomination karaté

Comme dit plus haut, le karaté vient de Chine. Cette boxe chinoise était connue à Okinawa sous le nom de Tō-De depuis le XVe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle, puis d'Okinawa-Te.

Au début du XXe siècle, la prononciation okinawaïenne du mot Tō-Te a été remplacée par la prononciation japonaise Karaté (唐手), littéralement «main de Chine», sans changer l'écriture.

En 1935, les "Grands Maîtres" d'Okinawa ont organisé une "assemblée générale" pour décider de la politique à adopter pour favoriser le développement de leur art et en faciliter la reconnaissance et la diffusion au Japon. C'est lors de cette réunion que, à cause de la montée du nationalisme japonais et surtout de l'antagonisme sino- japonais du fait de la guerre récente entre les deux pays, perdue par le Japon, mais aussi pour montrer leur "japonisation", qu'ils ont décidé de modifier les idéogrammes 唐手 ("main chinoise") qui étaient prononcés Tō-Te en okinawaïen et Karaté en japonais par les idéogrammes 空手 ("main vide" dans le sens bouddhique de vacuité) prononcés également Karaté, suivant en cela les préconisations de l'un d'entre eux, Hanashiro Chomo, qui avait déjà fait cette modification en 1905.

Envoyé près de 15 ans plus tôt par les mêmes, pour satisfaire la demande de Jigorō Kanō, Gichin Funakoshi venu faire une démonstration, resté au Japon pour enseigner le karaté, Jigorō Kanō lui apportant son aide pour s'installer, adopte à son tour cette modification.

Les différentes pratiques et styles majeurs du karaté

Plusieurs écoles ou styles différents se sont créés au cours du XXe siècle. Ils varient tous les uns des autres, dans bien des domaines : frappes, positions de combat, utilisation d'armes, applications martiales ... Les quatre grands styles officiels du karaté sont : le Shotokan, le Goju-Ryu, le Wado-Ryu et le Shito-Ryu. Toutefois, au cours de l'histoire, nombre d'écoles se sont créées et ont grandi avec plus ou moins de réussite.

Bien qu'aujourd'hui il y ait beaucoup de différents karatés pratiqués en tant que sports, à l'origine il n’y en avait qu’un seul et unique. Le Premier Karaté ou Traditionnel (Karate-Do) était le Karaté originel auquel ces différents sports, qui sont arrivés plus tard, ont emprunté le nom « karaté », comme il est généralement et largement utilisé aujourd'hui.

Après la Deuxième Guerre mondiale, la valeur du karaté pour l'autodéfense, la forme physique, la compétition et le développement général mental et physique est devenue de plus en plus reconnue. Cependant, en tant qu’art martial, le karaté nécessite de longues études approfondies. La pratique du karaté allait connaître un boom de popularité, et les exigences de longues études approfondies ont fini par être ignorées à cause de la demande du monde d’aujourd’hui, qui veut des résultats plus rapides ainsi qu’un développement plus rapide. Le résultat a été l'apparition de beaucoup de nouveaux sports utilisant le nom de karaté. Pour éviter la confusion avec ces nouveaux sports, le public a commencé à distinguer le Karaté originel en tant que « Karaté Traditionnel ».

L'ITKF[2] (International Traditional Karate Federation) a voulu faire comprendre et faire reconnaître que c'était le seul et unique corps gouvernant du karaté traditionnel. En 1987, le CIO a officiellement confirmé que l'ITKF[3] était le seul et unique corps gouvernant pour le karaté traditionnel. Cette organisation a été fondée par Hidetaka Nishiyama.

L’unique représentante en France de l’ITKF[4], donc du karaté traditionnel, est la FKTAMAF [5] (Fédération de Karaté et Arts Martiaux Assimilés en France).

Dans le monde entier, les membres de l'ITKF pratiquent beaucoup « de styles » différents de karaté (comme Shotokan, Goju-ryu, etc). Cependant, même à l’intérieur du même style, les groupes qui sont affiliés à l'ITKF poursuivent le Karaté en tant qu’art du Budo alors que d'autres n'appartenant pas à l'ITKF pratiquent ce « karaté sportif » qui est vaguement un jeu de pied/poing et qui se pratique sans aucun réel principe du Budo.

Shotokan-ryu

Funakoshi Gichin (1868-1957), père du style Shotokan.

L'école de « la maison de Shoto », Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi : style de karaté japonais fondé en 1938 et issu du Shorin-ryu d'Okinawa introduit par Funakoshi père.

Né en 1868 Funakoshi vécut dans le district de Yamakawa-Chô sur l'Île d'Okinawa. L'ère Meiji débutait, l'homme était alors très cultivé et de surcroît poète. Sensible au code moral de ses ancêtres il observait rigoureusement les interdits d'autrefois, et considérait aux vues de ces principes que le Samouraï se doit en toute occasion de renvoyer une image impeccable.

Le Maître Gichin FUNAKOSHI est considéré, au Japon, comme le fondateur du karaté moderne.

Il fut l'un des premiers à promouvoir cet art martial et fut choisi afin de représenter le karaté-do lors de la première démonstration nationale d'athlétisme à Tokyo en 1922, sur invitation de Jigorô Kanô, fondateur du judo.

Avant de s'éteindre en 1957, il forma de nombreux élèves : Obata, Okuyama, Harada, Hironishi, Takagi, Oshima, Nakayama, Nishiyama, Kase....

Mais c'est son fils Yoshitaka qui fut à l'origine du style tel qu'on le connaît désormais. Ce style est considéré comme l'un des plus puissants; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs (comme dans le Shorin-ryu dont il est issu, mais en moins puissant, du fait de la suppression du travail du bassin et des hanches dans les déplacements). Cependant une scission est apparue avec la JKA (Japan Karaté Association) en raison de plusieurs désaccords notamment quant aux adaptations sportives liées au karaté de compétition que Funakoshi père exécrait.

On peut donc dire qu'il existe plusieurs courants shotokan, le versant traditionnel étant représenté entre autres par Tsutomu Ohshima (la famille Funakoshi lui à d'ailleurs confié la traduction du 2e Livre du maître « karaté do kyohan », où, pour la deuxième fois, la main chinoise est devenu la voie de la main vide, les idéogrammes japonais "chinois" et "vide" ayant la même prononciation. Il s'agit certainement du meilleur livre du maître, le plus complet, fruit de nombreuses recherches où il livra la version définitive de sa voie de la main vide) qui prône un karaté proche de Funakoshi père.

Ce courant également appelé Shotokan Ohshima est représenté en France depuis 1964 par l’organisation France Shotokan. Un autre shotokan important est celui de Taiji Kase car même si ce dernier a été rattaché à la JKA et a entraîné de grands champions et malgré certaines positions identiques au fils Yoshitaka, notamment le kiba-dachi très large (dur pour les genoux) il a fini par développer dans un esprit traditionnel son propre style représenté en France entre autres par l’organisation IEKS (Institut d'Enseignement du Karaté Do Shotokan Ryu Kase Ha).

Le shotokan de Hirokazu Kanazawa est actuellement un des héritages les plus marquants de l'histoire du karaté dont le style est teinté de tai-chi-chuan que le maître a parallèlement étudié.

Goju-ryu

Chōjun Miyagi.

Style de karaté prenant son origine dans le Naha-Te (puis Shorei-ryu) d’Okinawa et fondé par Chojun Miyagi en 1926. C'est ce dernier qui concrétisa le passage du Naha-Te au Goju-Ryu et qui décida de l'appellation. La véritable branche japonaise du Gôjû Ryû connut toutefois son essor avec un de ses élèves, Gogen Yamaguchi, un maître légendaire du karaté qui fut surnommé "le chat".

Chojun Miyagi fut sans conteste le seul maître qui réussit à convaincre les autorités japonaises d'adopter le karaté parmi les arts martiaux reconnus du Budo. Ce maître de Gôjû Ryû présenta en 1935 l'examen officiel de Maître Bushido devant ces mêmes autorités du Dai Nippon Butokukai. C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint le titre de Kyōshi, le plus haut titre qui sera jamais donné à l'époque à un Maître de Karaté. Il parvenait de la sorte à concrétiser un projet que Gichin Funakoshi caressait sans trop de résultat depuis des années : faire reconnaître le karaté comme art martial à part entière par le Japon et le faire adopter dans la pratique d'entraînement des guerriers du Budo.

Le style Goju-Ryu[15] a été celui de la casse par excellence, exercice pratiqué antécédemment afin de voir le degré de force et de résistance des meilleurs élèves. Style de karaté resté assez traditionnel, il marie des techniques issues de différentes écoles chinoises ainsi que les bases ancestrales d'Okinawa. Caractérisé par des positions naturelles, il comprend des modes de frappes et des déplacements souvent circulaires, visant les points vitaux. Le Goju-ryu est fortement influencé par les méthodes du sud de la Chine : mêmes concepts techniques, même importance donnée au travail de l'énergie interne. Les postures sont stables et puissantes (sanchin dachi est la plus caractéristique du style et se retrouve dans tous les katas du Goju-Ryu), les coups de pieds bas uniquement (essentiellement mae-geri et kensutso-geri), la respiration ventrale sonore, les déplacements courts et en demi-cercles. Le représentant du Goju ryu en France au sein de la Fédération Française de karaté est Maître Oshiro Zenei.

Wadō-ryū (和道流)

(l'école de la voie de la paix): style japonais de karaté créé en 1939 par Hironori Ohtsuka. Celui-ci était maître de ju-jitsu lorsqu’il découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi. Il complètera quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique du Shito-ryu afin de créer son style plus proche du Budo. Initialement pratiquant de karaté Shotokan, Ohtsuka perçoit les limites de ce style après une sévère défaite que lui inflige un pratiquant de boxe chinoise. Il modifia le shotokan original en développant un style moins rigide, visant à éviter les coups de l'adversaire plutôt qu'à les bloquer comme le fait le karaté shotokan.

Shito-ryu

Style de Karaté d’Okinawa créé en 1939 par Kenwa Mabuni. Le fondateur a été un élève brillant des 2 grands maîtres de l’île : Anko Itosu du Shuri-te, et Kanryo Higashionna (ou Higaonna) du Naha-Te. Ce style possède officiellement 60 katas. Le Shito-ryu est le style possédant le plus de katas. Maître Mabuni, créateur du style, rajouta au Naha-te et au Shuri-te des techniques souples de mains comme des blocages circulaires et des attaques de poings à courte distance qui lui furent nécessaires dans l'exercice de son métier de policier. Ce style utilise des coups de poings souples et les coups de pieds visent les parties médianes du corps.

Autres styles et écoles

Kyokushinkai

(L’école de « l’Ultime Vérité »): style créé en 1964 par Masutatsu Oyama à partir du Goju-ryu et de quelques éléments du Shotokan. Le karaté Kyokushin est basé sur le combat au contact, ce qui en fera d'ailleurs sa particularité: Pour les plus enhardis de ses karatékas, Maître Oyama a créé une épreuve que chacun peut présenter quand il le désire: l'épreuve des 100 combats. Son fondateur inscrira son école dans la légende en participant à différentes formes de démonstrations et de casses spectaculaires. Avec plus de douze millions de pratiquants à travers les 5 continents, le kyokushinkai est le style de karaté do le plus pratiqué.

Shidokan

Le Shidokan est une discipline moderne en constante évolution, qui sait perpétuer la philosophie et l'éthique des arts martiaux ancestraux. Apparaissant comme l'un des styles les plus durs, les plus efficaces et les plus intransigeants, il devient incontournable pour les guerriers d'aujourd'hui.

Son fondateur, Maître Yoshiji Soeno, est né le 29 septembre 1947 à Tokorozawa, Département de Saitama. Il est le descendant direct d’une famille de samouraïs. Il expérimente au Japon les arts martiaux suivants : judo, wado kaï, kendo, boxe et fait ses armes au Karaté Kyokushinkaï sous la tutelle de Masutatsu Oyama et de trois de ses disciples : Tadashi Nakamura, Kenji Kurozaki et Akio Fujihara, pendant de nombreuses années.

Uechi-ryu

Style de Karatedo okinawaïen hérité de l'enseignement de Kanbun Uechi. Kanbun Uechi naquit à Okinawa le 5 mai 1877. Son père était un paysan et la famille Uechi vivait très modestement. Homme tranquille, très doux, le père se faisait souvent embêter par ses voisins. Aussi, le jeune Kanbun décida-t-il d’apprendre les arts martiaux pour devenir fort et respecté. À l’âge de vingt ans, pour éviter la conscription, il partit en Chine. Là, en 1897, dans la province de Fujian, il fit la connaissance d’un maître chinois Zhou Zihe (Shu Shiwa en okinawaïen). Shu Shiwa, expert d’une école de boxe chinoise du nom de pangainoon, va enseigner ce style à Kanbun pendant dix ans. Le pangainoon est basé sur les boxes du tigre, de la grue et du dragon. Son originalité est le travail main ouverte, les coups portés avec la pointe des orteils, des piques aux yeux, des blocages circulaires, ... Kanbun Uechi, sous la surveillance de son Maître Shu Shi Wa obtiendra son Menkyo Kaiden (diplôme de professeur), et fondera ensuite un dojo en Chine dans lequel il enseigna 3 ans, ce qui fit un séjour de 13 ans dans ce pays ; c’est en 1909 qu’il retourne finalement à Okinawa. Le style associe l'attaque et la défense dans un même mouvement et favorise l'endurcissement du corps pour l'attaque et la défense, notamment lors du kata Sanchin.

Saiko Shihan Osamu Hirano réalisant le kata Sanchin, le kata "phare" du Goju-Ryu.

Goju-Ryu KuYuKai

Sous l'impulsion de plusieurs élèves de Gogen Yamaguchi, certaines écoles Goju ont abandonné de la dureté au profit d'une plus grande fluidité. C'est le cas du Goju-Ryu KuYuKai enseigné par Maître Osamu Hirano. À titre d'exemple, Sanchin, le kata respiratoire symbole du Goju (du même nom que la position des pieds), y perd en contraction et sonorité pour y gagner en profondeur. Cette amplitude à l'inspiration et l'expiration lui a d'ailleurs valu de se voir rallongé. De façon générale, les frappes elles-mêmes, se sont déliées avec pour conséquence une fluidité accrue des enchaînements.

Karate-do Shotokaï Egami-ryu

Association fondée en 1935 par les disciples de Gichin Funakoshi mais ne devient un style de Karaté à part entière qu’en 1957 sous l’égide de Shigeru Egami. Ce style se veut être le prolongement des recherches de Yoshitaka Funakoshi (Shotokan) et intègre des techniques et notions propres à l’aïkido afin de rendre la méthode davantage en rapport avec les traditions martiales japonaises (Budo). Deux courants prédominent le shotokaï actuel, celui de Tetsuji Murakami (également subdivisé en plusieurs associations du fait de sa mort et de la dispersion de ses élèves : Kiseikai, Shotokaï Europe, Mushinkai… Shotokaï Egami Do) et celui de Mitsusuke Harada.

Shorin-ryu

Article détaillé : Shorin-ryu.

(少林流, style de Shaolin) est le style le plus ancien mais connaissant de multiples variantes. C'est le style le plus pratiqué à Okinawa. Il provient du Shuri-te d'Okinawa.

Matsumura Sokon, fondateur du Shorin-Ryu.

Shorinji ryu

Article détaillé : Shorin-ryu.

« L'école du temple de la petite forêt », en référence au temple de Shaolin, à l'origine du style shuri-te sur l'île d'Okinawa ; créé par Joen Nagazato lui-même élève de Chotoku Kyan, cette école contient à l'origine 9 kata que Kyan a enseigné à Nagazato et que ce dernier a voulu préserver tels quels. Ce style a connu par la suite quelques variantes selon qu'il fut enseigné par des Okinawaïens ou des Japonais de Honshu. En France, le shorinji-ryu a été développé sous l'influence de sensei Richard Kim ; le style a intégré des techniques provenant du Naha-te comme du Tomari-te tout en conservant la fluidité du shuri-te. Certains kata de kobudo sont également enseignés.

Shorinjiryu Kenkoken

Shinan Masayoshi Kori Hisataka, créateur du Shorinjiryu Kenkoken, est né le 22 avril 1907 sur l’île d’Okinawa. Il étudia avec de nombreux grands maîtres des arts martiaux tout le long de sa vie. Ces premiers enseignants d’art martiaux furent son père, son grand père et son oncle qui lui enseignèrent la pratique familiale du kudaka-ryu. Par la suite, alors qu’il était encore jeune, il commença son étude des arts martiaux dans les écoles du maître Anko Azato. Le maître Anko Azato était alors considéré un expert du karaté d’Okinawa et de la manipulation du sabre. Il est dit que celui-ci aurait appris à Shihan Masayoshi Kori Hisataka une forme particulière du kata nijushiho. Certain affirme également que Shihan Masayoshi Kori Hisataka aurait étudié avec les maîtres Anko Itosu, Kanryo Higaonna et Chojun Miyagi alors que ceux-ci faisait l’introduction du karaté dans les écoles d’Okinawa. Alors qu’il était adolescent, Shinan Masayoshi Kori Hisataka aurait passé quelque temps sur l’île japonaise de Kyushu où il aurait appris le jujustu. Cependant, très peu d’information est disponible à ce sujet. Il étudia également la manipulation des armes avec Ufuchiku Kanegushiku à la demande de la famille Hisataka. Sa pratique des armes se concentra alors particulièrement sur les sai, le bo et le jo. Cependant, son principal instructeur dans les arts martiaux fut le maître Chotoku Kyan, lui-même un étudiant du maître Anko Azato et l’un des meilleurs maîtres des arts martiaux d’Okinawa à l’époque. Maître Chotoku Kyan aurait enseigné à l’époque plusieurs caractéristiques clefs du Shorinjiryu d’aujourd’hui à Shinan Masayoshi Kori Hisataka tels que l’utilisation d’un poing vertical, le déhanchement et les esquives. Il commença son étude du karatédo avec ce dernier en 1919.

Shinan Masayoshi Kori Hisataka, fondateur du Shorinjiryu Kenkoken.

En 1929, il fit une tournée à Taiwan en compagnie du maître Chotoko Kyan et du maître Ryosei Kuwae. Ils firent alors plusieurs démonstrations et apprirent de différents adeptes locaux des arts martiaux. Une légende dit d’ailleurs qu’il ne perdit aucun combat lors de cette tournée.

Voulant toujours améliorer ses habiletés, il partit en Chine perfectionner l’art du Shorinjiryu-Kempo. Au début des années 1930, il voyagea dans différents pays dont la Thaïlande, la Corée, la Birmanie, l’Afghanistan, la Russie et la Mongolie perfectionnant à chaque location sa connaissance des arts martiaux.

Toujours dans les années 1930, il se rendit à Tokyo afin d’étudier le judo sous la tutelle du maître Sanpo Toku. En une seule année, Shinan Masayoshi Kori Hisataka serait parvenu au rang de ceinture noire quatrième dan. Il étudia également le Kendo lors de cette période et aurait fait une tourné du Japon en compagnie du maître Chotoku Kyan.

Vers la fin des années 1930, après le début des hostilités entre la Chine et le Japon, Shinan Masayoshi Kori Hisataka fut posté en Manchourie. Lors de son séjour, il prit l’opportunité de s’entraîner avec le maître Minoru Mochizuki, un étudiant du fondateur du judo, maître Jigoro Kano, et du fondateur de l’aïkido, maître Morihei Ueshiba. Il est dit que certaines des techniques du karatédo shorinjiryu auraient été influencées par maître Minoru Mochizuki. Il aurait également étudié un art martial chinois connu sous le nom de Baji Quan lors de son séjour là bas.

Quelques années plus tard, à la fin de la guerre et à la suite du décès de son principal instructeur Maître Chotoku Kyan, il fonda les écoles de karatédo Shorinjiryu Kenkokan afin de promouvoir la santé et la discipline. Shinan Masayoshi Kori Hisataka créa ainsi son propre style de karaté, le Shorinjiryu Kenkoken dérivé du karaté lui ayant été enseigné par maître Anko Azato et maître Chotoku Kyan, du judo, du jujutsu, de l’aikijutsu et de différents arts martiaux chinois. Il ouvrit sa première école de Karatédo shorinjiryu en 1947. Il continua alors à développer son art en utilisant ses connaissances de différents arts martiaux japonais, chinois et d’Okinawa et ses nombreuses années de pratique. Il mit alors l’accent sur le développement de l’individu tant sur le plan physique que mental, principe qui devint en quelque sorte sa devise. Il mit également une grande importance sur les différents aspects qui caractérisent aujourd’hui le shorinjiryu tels que l’utilisation de toute la force du corps dans les techniques (le déhanchement), l’utilisation du talon lors de certains coups de pied, la position verticale du poing lors des coups de poing, l’apprentissage et l’exécution de kumités, les positions relativement hautes, l’utilisation d’esquives en préférence aux bloques et l’utilisation de bogus pour plus de sécurité.

Seido

De Sensei Tadashi Nakamura

Kobudo

Style utilisant les armes agraires comme le sansetsukon ,le nunchaku , les tonfa (manivelle de moulin), le Bô. Ces armes étaient utilisées par les agriculteurs pour se défendre contre les envahisseurs et les pirates[16].

Nanbudo

Fondé par Yoshinao Nanbu, qui est également le fondateur de l'école Sankukaï

Sano-ryu

Le Sano Ryu, le karaté du Yoseikan, est un style ancien qui a été élaboré à une époque différente de la nôtre. Un pratiquant de style moderne y verrait un Ju Jitsu, y trouverait une étude approfondie des Ko Budo (saï, tonfa, bâton, nunchaku, faucilles, rame, etc.). Mais c'est un style qui depuis toujours, a été conçu non comme un sport mais bien comme une arme.

Yoseikan est une école d'Arts Martiaux qui se trouve à Shizuoka dans Mukoshiki ji. Son maître fondateur s'appelle Minoru Mochizuki. De famille samouraï, il joua un rôle assez important durant la deuxième guerre mondiale en Chine, où il était sous-préfet au Mandchukuo (région peuplée de Mandchous), c'est-à-dire la plus haute autorité à l'époque sur cette partie de la Chine. Élève très proche de Jigoro Kano fondateur du Judo, et de Morihei Ueshiba, fondateur de l'Aïkido, il fut le seul à obtenir le dixième dan des mains de celui qu'on appela plus tard " O Sensei ".

Le karaté fut enseigné au Yoseikan pendant plus de trente ans, jusqu'en 1999 par Teruo Sano, homme né de famille modeste. Durant ce temps il fit connaître son style très particulier, qu'on appelait simplement Yoseikan Karaté ou parfois Sano ryu. Teruo Sano était donc le maître du karaté du Yoseikan.

Une part importante repose sur l'anticipation, la perception des rythmes, des mouvements d'énergie. À l'heure actuelle il existe, notamment en Australie et en Italie des courants axés sur la compétition. Les résultats y sont d'ailleurs exceptionnels. En France, c'est la branche ancienne qui a prévalu depuis 30 ans.

Aujourd'hui ce style est enseigné en France par Frédéric Dupertout sensei, Shu Seki pour la partie "combat réel" du Yoseikan Sano Ryu, 8e dan. [6]/À noter que Monsieur Lacassia (Turin - Italie) est nommé son second. Monsieur Bratich (Perth - Australie), pour sa part, est nommé Shu Seki pour la partie "sport" du Yoseikan Sano Ryu.

Chito-Kan

fondé par Kyoshi Pierre Myre au Canada, surtout répandu en Amérique du Nord, Kyoshi Pierre Myre a donc fondé son style en regroupant trois maisons : Shoto-kan /Chito-Ryu et le Jeet-kun-do pour n'en faire qu’un où l’on pratique le traditionalisme et les techniques rapides de la main ouverte tout en respectant nos origines.

Yoseikan Budo

Art martial fondé par Maître Hiroo Mochizuki, le Yoseikan Budo est une des disciplines associées de la fédération française de Karaté (FFKDA).

Yoseikan Karaté-Do

Le Yoseikan Karaté-Do est un style de karaté fondé au Québec par Giancarlo Borelli-Lucchesi[17]. Le maître actuel du style est Marc Asselin, Hanshi, 9e dan. La Fédération Yoseikan Karaté-Do compte 25 écoles au Québec ainsi que plusieurs écoles en Côte d'Ivoire.

Yoseikan ryu

Fondé au Québec, par Maître Aymé Favre. Puis, le style a été développé par Maître Jacques Marleau et Maître Jim Hartnell. L'Association Yoseikan-Ryu opère principalement dans la région de Longueuil, Pointe-aux-Trembles et à La Prairie.

Kenshikan Kenpo Karate Do

(Branche du Shito Ryu), créée par Maître Kenji Kusano. Voir à ce sujet le site

Tokitsu-Ryu Jiseidô : Jisei Budô (Jisei Karatédô & TaiChi de combat)

Synthèse de différentes écoles chinoises et japonaises, le Tokitsu-ryu Jiseidô est une méthode fondée sur l'intégration de la respiration, de l'énergie et de l'action martiale via l'art de la percussion. Développée en plus de 30 ans d'études et de recherches menées par Maître Kenji Tokitsu - 9° Dan, la méthode fait sienne le concept profondément ancré dans la culture orientale selon lequel le corps et l'esprit forment une unité indissoluble. Le Jisei-dô est le produit d’une fusion du karaté, de l’art du sabre Japonais, du yi chuan, et du kikô de la méthode du Dr Yayama. Voir le site à ce sujet.

Shinshokaï

Le shinshokai est un style de karaté développé en Belgique (Europe) par le Sensei Jacques Debatty (Shotokan 6° dan FMK) destiné à l’origine pour les personnes souffrant d’un handicap physique.

Depuis les années 1980, le créateur de ce style a recherché au travers de la pratique avec des personnes souffrant d’un handicap à développer une méthode adaptée qui leur permet de surmonter leurs difficultés, d’être revalidées et d’atteindre une connaissance adaptée du karaté.

La richesse de cette méthode n’est pas seulement d’avoir créé une technique spécifique pour les moins valides mais de l’avoir adapté pour l’enseigner aux valides ce qui permet à chacun de développer son mental, son aptitude au combat de survie en s’imposant un handicap dans toutes les pratiques du karaté : kihon, kata, kumite.

Yoshukai

Kenpo ou Kempo-ryu

Le kenpo ou voie du poing, renvoi à un certain nombre de pratiques martiales d'origine Japonaise, qui vont s'étendre dans le monde, par l'intermédiaire de l'ile d'Okinawa, puis de l'Ile d'Hawai. Certains l'assimilent au karaté japonais: cependant, c'est un système qui a son identité propre; Identité qui s'est renforcée au fil du temps. Le grand-maitre Mitose James va introduire ce système dans l'ile, puis certains de ses élèves donc le professeur William K.S Chow, vont le modifier. Ce dernier, formera quelques élèves à l'origine d'autres systèmes de kenpo. Parmi les plus connus, on aura: Le maitre Ed Parker, fondateur de l'américan kenpo; Le maitre Emperado, fondateur du kajukenbo.

Plusieurs autres comme Nick Cerio ont pris le style pour le modifier, lui ajouter des modifications et des préférences. Ce style possède des bloquages, des coups circulaires ainsi que des frappes et des bloques directs. Les katas sont nombreux et très importants. Les coups de pied sont très présents dans ce style.

Daido-juku

Forme de karaté dur, héritier du Kyokushinkai fondé en 1981 par Maître Takashi Azuma. Maître Azuma est né en 1949 à Kenennuma dans la province de Miyagi au Japon. Il commence les arts martiaux par la pratique du Judo, en 1971 Azuma Senseï découvre le Karaté Kyokushinkai et deviendra le disciple de Maître Oyama Masutatsu fondateur du Kyokushin Karaté. Il semble qu'après une altercation dans la rue, Azuma a compris l'utilité des frappes au visage (interdites en Kyokushinkai) et créa donc son style le Daido Juku Karaté. Le Daido Juku est un style complet qui pratique le combat au sol, les projections et bien sûr le combat pieds poings avec droit de frapper au visage. Environ 2/3 du travail est constitué de frappes: poings, pieds, genoux, coudes et 1/3 du travail est constitué de projections et de combat au sol.

Ce qui a fait l'originalité du Daido Juku fut le casque que portent les combattants lors des combat, ce casque a été mit au point par Azuma Senseï pour éviter que les pratiquants aient des troubles cérébraux comme certains pratiquants en ont après leur carrière, tel que Mohamed Ali (et se rapproche sur ce point du karaté Mumonkai). La compétition se déroule au K-O, on y utilise toute la panoplie du Daido Juku, le combat au sol est limité à trente secondes, les frappes au sol sont autorisées sauf à partir de la position montée où elles sont simulées. Un décompte des points a lieu si aucun des participants n'est K-O ou ait abandonné. Le ippon rapporte des points, toutes comme les amenées au sol, etc.[18]

Mumonkai karaté

(l'École de la Porte de la vacuité)Créé au début des années 1970 par Togashi Yoshimoto ancien pratiquant de karaté kyokushinkaï. Le Mumonkai se caractérise par sa garde particulière ou le poing arrière est chargé comme une flèche prête à être décochée sur l'adversaire et ses katas spécifiques. Les règles de compétitions sont proches voire identiques à celles du Kyokushinkaï à la différence prêt que les frappes au visage sont autorisées car les combattants en Mumonkai utilisent un casque intégral (inspiré ou identique à celui du Daïdo-juku)[19].

Lexique des termes japonais couramment utilisés au karaté

Les trois mots en gras sont les trois niveaux d'attaque différents.

Mot japonais Traduction française
Age Lever, remonter
Atemi Frappe
Barai Balayer
Chūdan Niveau moyen (abdomen)
Dan Niveau, degré, grade pour une ceinture noire
Dachi/Tachi Position
Dōjō Endroit où l'on apprend la voie, où se pratique le karaté
Enpi (ou Hiji) Coude
Gedan Niveau bas (jambes)
Geri/Keri Attaque de la jambe (coup de pied)
Gyaku Contraire, opposé
Haitō Tranchant intérieur de la main (côté pouce)
Hajime Commencez !
Hara Ventre
Hiza Genou
Jōdan Niveau haut (visage)
Karate Main vide
Kansetsu Geri Coup de pied cassant (pratiqué au niveau des genoux)
Kime Décisif, « décision ultime », force
Kyū Classe, grade avant le dan
Mae Geri Coup de pied de face
Mawashi Geri Coup de pied circulaire
Morote À deux mains
Nukite Pique des doigts de la main
Oi Tsuki Coup de poing en poursuite
Rei Salut
Ryū Méthode, école
Sabaki Esquiver, tourner
Sensei Professeur, Maître
Shūtō Tranchant extérieur de la main
Sokutō Tranchant du pied
Soto Extérieur
Tatami Tapis en paille de riz
Tori Celui qui attaque
Tsuki/zuki Attaque directe (utilisé pour le poing)
Uchi Intérieur
Ude Avant-bras
Uke Celui qui se défend
Ura Opposé, arrière
Ushiro Derrière
Wado Colombe
Yame Arrêtez !
Yoko Côté

Codes et pratiques

Combat entre Marko Luhamaa et Mohanad Mohamed, lors du championnat du monde, en 2006.

Chaque cours commence et se termine par une courte méditation et par le salut (rei), les élèves faisant face au professeur ou sensei. Parfois aussi, les plus gradés ou anciens (sempai) sont situés légèrement à part et saluent le sensei séparément en plus du salut à tous. Le salut se fait en silence et avec respect mutuel.

Les séances d'apprentissage commencent habituellement (même si ce n'est pas codifié) par un échauffement (ou préparation physique) qui prépare les muscles et articulations à l'entraînement proprement dit. On adaptera l'échauffement à l'entraînement qui suivra en insistant sur la souplesse, l'endurance ou encore la force physique.

L'entraînement peut se composer de kihon (ou drill) qui est constitué de répétitions et/ou enchaînements de mouvements; de l'apprentissage de un ou plusieurs kata (combat imaginaire codifié contre un ou plusieurs adversaires), de l'assimilation de bunkai (ou application du kata au combat) et enfin de kumite (ou combat), lequel pouvait être souple (ju-kumite) pour s'échauffer et tester des techniques ou plus codifié pour apprendre la prise de distance et les tactiques de combat (ippon kumite, sambon kumite, gohon kumite, pinan kumite, oyo kumite).

La compétition en karaté sportif

Ici sont expliquées les règles de la compétition selon la Fédération mondiale de karaté (WKF)[20], fédération reconnue par le mouvement olympique. Des compétitions d'autres styles suivent des règles différentes telles que les compétitions Kyokushinkai, régies en France par la Commission Nationale Kyokushinkai au sein de la Fédération Française de Karaté[21]. D'autres compétitions sont régies par les règles de la World Kickboxing and Karate Association (WKA)[22] notamment en Amérique du Nord.

Le kumité (combat), en individuel

La tenue et les protections

Les compétiteurs portent un karaté gi (kimono) blanc et une ceinture bleue pour l'un et rouge pour l'autre. Les protections suivantes sont obligatoires : les gants, les protège-pieds, les protège-tibias et que le protège-dents ; ainsi que le protecteur de poitrine pour les femmes. Leur couleur doit être la même que celle de la ceinture du compétiteur.

Techniques autorisées

Tous les coups doivent être portés au dessus de la ceinture, sauf pour balayer ou déséquilibrer l'adversaire. Tous les coups doivent être contrôlés, sinon le compétiteur risque d'être sanctionné pour contact. Les projections sont interdites ainsi que les attaques au visage avec techniques de main ouverte, les coups de tête, de genou ou de coude.

Dans la catégorie cadets les coups de poing à la tête ne doivent pas toucher sous peine de sanction. Les coups de pied à la tête sont permis avec un contact superficiel.

Comptage des points

Une technique effective compte quand elle est effectuée selon les critères suivants :

  • Bonne forme (selon les concepts du karaté sportif)
  • Attitude sportive (concentration élevée au moment où la technique est délivrée)
  • Grande vigueur (puissance et vitesse de la technique et volonté évidente de réussite)
  • Zanshin (totale concentration et vigilance pour éviter les contre-attaques potentielles)
  • Timing avec opportunité (technique délivrée au moment où elle aura le plus d’effet)
  • Distance correcte (technique délivrée avec la distance précise où elle aura le plus d’effet)

Valent 3 points (Sanbon) :

  • Coups de pieds Jodan (tête, face et cou).
  • La projection ou les balayages de l’adversaire avec le pied au sol suivi par une technique valable.

Valent 2 points (Nihon) :

  • Coups de pied Chudan (de la ceinture à la poitrine).
  • Coups de poing dans le dos, dans le derrière de la tête ou du cou.
  • Combinaison de techniques de main, dans laquelle chacune compte pour sa propre valeur.
  • Déséquilibre de l’adversaire suivi par une technique valable.

Valent 1 point (Ippon) :

  • Coups de poing Chudan ou Jodan.
  • Coups Uchi.

L'arbitrage

Pour chaque combat, l’équipe arbitrale sera composée de : un arbitre (Shushin), trois juges (Fukushin) et un "arbitrator" (Kansa). L’arbitre et les juges ne doivent pas être de la même nationalité que les compétiteurs. Des chronométreurs, marqueurs, annonceurs et superviseurs sont aussi désignés.

Les infractions

Deux catégories de comportements existent :

  • Catégorie 1 :
    • Les techniques qui font un contact excessif en fonction de l’endroit attaqué, et les techniques qui entrent en contact avec la gorge.
    • Attaques aux bras ou aux jambes, à l’aine, aux articulations ou au cou-de-pied.
    • Attaques au visage avec techniques de main ouverte
    • Techniques de projection dangereuses ou interdites.
  • Catégorie 2 :
    • Feindre une blessure ou exagérer l’importance d’une blessure
    • Sorties répétées de l’aire de compétition (Jogai).
    • Tout comportement dangereux de la part d’un compétiteur, qui démontre un manque d’égard pour sa propre sécurité, pouvant ainsi être blessé par son adversaire (Mubobi).
    • Éviter le combat pour que l’adversaire n’ait pas l’opportunité de marquer.
    • Pousser, ou saisir l’adversaire sans faire l’intention de projection ou d’une autre technique.
    • Techniques qui lors de leur nature ne peuvent pas être contrôlées, en ce qui concerne la sécurité de l’adversaire et des attaques dangereuses et sans contrôle.
    • Attaques avec la tête, les genoux ou les coudes.
    • Parler ou provoquer l’adversaire, ne pas accomplir les ordres des arbitres ou tout comportement discourtois vers les arbitres ou d’autres fautes de comportement.

Les pénalités

Si une infraction est commise, l'arbitre arrête le combat et donne un avertissement ou une pénalité puis le combat reprend.

  • Un avertissement (Chukoku) est donné pour une première infraction mineure.
  • Une pénalité d'un point (Keikoku) est donnée pour une infraction mineure pour laquelle un avertissement a déjà été donné au cours du combat ou pour une première infraction importante.
  • Une pénalité de deux points (Hansoku-chui) est donné pour une infraction pour laquelle un Keikoku a déjà été donné ou pour une première infraction grave.
  • La disqualification du compétiteur (Hansoku) peut être décidée lorsque Hansoku-chui a déjà été donné ou pour une infraction très grave.
  • La disqualification du tournoi (Shikkaku) peut être décidée après consultation de la commission d’arbitrage si le compétiteur commet un acte qui porte atteinte au prestige et à l’honneur du Karaté do, s'il ne considère pas les ordres de l’arbitre et si d’autres actions sont considérées comme violant les règles ou l’esprit du tournoi.

Déroulement du combat

Le combat dure 3 minutes pour les compétiteurs seniors masculins et 2 minutes pour les seniors féminines, et pour les catégories juniors et cadets. L'arbitre arrête le combat à chaque technique effective et annonce la technique marquée ainsi que sa valeur en points puis le combat reprend. Le chronomètre est arrêté pendant ce temps. Le compétiteur remporte son combat s'il a un avantage de 8 points ou s'il a un avantage de point à la fin du temps. S'il y a égalité (Hikiware) commence une prolongation du combat d'une minute (Encho-sen), le premier compétiteur qui marque est déclaré vainqueur. Si aucun compétiteurs n'a marqué de point pendant Encho-sen l'arbitre et les juges doivent voter pour choisir le vainqueur selon les critères suivants :

  • L’attitude, l’esprit combatif et la force démontrée par les compétiteurs.
  • La supériorité des techniques et des tactiques dépliées.
  • Lequel des compétiteurs a initié la plus grande partie des actions.

S'il y a encore égalité c'est l'arbitre seul qui décidera.

Les grades et ceintures

Article détaillé : Ceinture dans les budo.
Eventail de couleurs de ceinture.

Les ceintures varient selon les styles de karaté.

À l'origine, au Japon, les pratiquants portaient un kimono blanc, similaire à leur habit de travail, ainsi qu'une ceinture blanche pour fermer la veste. La ceinture blanche devenant marron puis noire au fur et à mesure de l'entraînement, la ceinture noire fut considérée comme l'ultime étape à atteindre.

Le style Shotokan de Maitre Ohshima a gardé ce principe originel de trois couleurs, blanche du 9e Kyu au 3e, marron du 3e à shodan (première dan), puis noire de shodan à godan (5e dan).

Même si, à l'origine, le karaté ainsi que les autres arts martiaux n'utilisaient la ceinture que pour tenir le pantalon, il devint vite courant de différencier le pratiquant initié (et non « accompli ») du débutant en ceignant une ceinture noire (initié) ou blanche (débutant). Par la suite, la ceinture marron apparut. Elle désignait l'élève sur le point d'obtenir la ceinture noire. De nos jours, une classification large et variée existe et varie en fonction des styles et des écoles.

Néanmoins, les différents pratiquants s'entendent en général sur les éléments suivants :

  1. il peut y avoir entre six et dix niveaux à gravir jusqu'à la première ceinture noire, ils sont appelés kyū (, « rang ») et vont de dix à un (voir la liste des couleurs ci-après à titre indicatif). Ces niveaux sont à la discrétion du sensei et/ou de la fédération qui enseigne dans le dojo et peuvent être encore subdivisés en sous-grades généralement représentés par des barrettes noires ou de couleur apposées sur la ceinture. Ces barrettes sont parfois aussi utilisées sur la ceinture blanche (dans certains styles traditionnels) pour indiquer les kyū à défaut de changer de couleur ;
  2. ensuite vient la (première ceinture noire) qui est en fait le 1er dan (, « niveau ») : le karatéka a acquis les bases du style ;
  3. puis, les dan (niveaux) se succèdent en ordre croissant jusqu'au 10e dan qui est le grade le plus élevé et bien souvent réservé au soke (ou directeur du style, le fondateur ou son héritier). Les passages de grade se font dans le club jusqu'au 1er kyū mais, en France, les dan se passent devant la fédération dont on dépend et devant jury (suivant un programme en général délimité collégialement).

Toutes les écoles ne décernent pas le même nombre de dan maximum. Par exemple, l'école Shotokan estime que le 5e dan est le dernier qui puisse être atteint (selon Tutsomu Ohshima Sensei, qui a reçu son 5e dan des mains de Gichin Funakoshi Sensei avant la mort de ce dernier).

La succession de couleurs en Belgique et en France est généralement : blanc, jaune, orange, vert, bleu et enfin marron. Le marron correspondant au 1er kyū et le blanc au 10e ou parfois directement au 6e kyū. Les ceintures bicolores (blanc et jaune, jaune et orange, etc.) sont parfois utilisées comme ceintures intermédiaires. Aux États-Unis et dans bien d'autres pays, les couleurs sont très différentes et leur succession diffère. En Allemagne, la succession et les couleurs sont les mêmes, des ceintures bicolores ne sont pas utilisées.

9e kyū (blanche) 8e kyū (jaune) 7e kyū (orange) 6e kyū (verte) 5e kyū (violette/bleue¹) 4e kyū (violette/bleue¹) 3e kyū (marron) 2e kyū (marron) 1er kyū (marron) 1er dan, 2e dan, 3e dan...
(noire)

Pour le kyokushin, les couleurs sont:

11e kyū (blanche) 10e kyū (orange) 9e kyū (orange + barrette) 8e kyū (bleue) 7e kyū (bleue + barrette) 6e kyū (jaune) 5e kyū (jaune + barrette) 4e kyū (verte) 3e kyū (verte + barrette) 2e kyū (marron) 1er kyū (marron) 1er dan, 2e dan, 3e dan... 10e dan Matsutatsu Oyama (1923 - 1994)
(noire)

Ensuite, le pratiquant porte la ceinture noire à partir du 1er dan et jusqu'au 10e dan. Toutefois, il est permis de porter une ceinture à barrettes rouge et blanche à partir du 6e dan et une ceinture rouge ou blanche (pour marquer le fait que l'on ne cesse d'apprendre et boucler la boucle) à partir du 9e dan.

L'article L. 212-5 du Code du sport prévoit que « Dans les disciplines sportives relevant des arts martiaux, nul ne peut se prévaloir d'un dan ou d'un grade équivalent sanctionnant les qualités sportives et les connaissances techniques et, le cas échéant, les performances en compétition s'il n'a pas été délivré par la commission spécialisée des dans et grades équivalents de la fédération délégataire ou, à défaut, de la fédération agréée consacrée exclusivement aux arts martiaux. »

À ce titre et en ce qui concerne le karaté seules les ceintures noires et dans délivrés par la Commission Spécialisé des Dans et Grades Equivalents de la FFKaraté sont reconnus. Les diplômes décernés par des hauts experts Japonais fondateurs des groupements à l'origine même du Karaté tel Kancho Kanazawa sont reconnus à travers le monde et gage de qualité pour un pratiquant. Nulle fédération, nationale soit-elle ne pourrait en douter.

Enfin, dans les compétitions, les pratiquants portent pendant les combats en général une ceinture de couleur : aka (rouge), ao(bleu) qui remplace maintenant shiro (blanche) pour permettre au public de les différencier plus facilement. De même, l'arbitrage par points (dixièmes de points) a été abandonné au profit d'une élimination directe par vote avec des drapeaux de couleur bleue ou rouge.

Le karaté comme arme de santé

Traduit le plus souvent par « mains vides » au sens de lutter à « mains nues », il est à noter que les origines bouddhiques du karaté nous renvoient également vers des conceptions plus philosophiques et méditatives. C'est ainsi que l'on peut relever sous cette appellation, l'idée d'avoir les mains vides au sens de se décharger de son quotidien... On associera alors la pratique de cet art martial au concept de « lâcher prise ». Le karaté devient dans ce sens un outil de gestion du stress et un moyen de mettre une distance entre soi et ses soucis.

Plus loin, les méthodes de travail respiratoires que l'on peut retrouver dans certains kata (notamment sanchin et tenshō qui sont des kata du gojū-ryū) reposent sur des préceptes de modulation et de positionnement de la respiration issus tout droit du yoga.

Enfin, la pratique de ce sport de combat constitue aussi un cheminement au plus profond de son être. Il confronte les hommes à leurs psychoses de violence ou à leurs fantasmes de domination et amène, pas à pas, chacun à gérer les confrontations qui naissent chaque jour dans la vie en les ayant purgées de leur caractère dramatique. « Le karaté, chemin vers un plus grand moi », est alors la voie de la sérénité.

Néanmoins, le karaté, peut être pratiqué comme une activité gymnique. Ainsi chaque partie du corps peut être sollicitée et la pratique adaptée à chaque morphologie. De plus en plus de personnes obèses, de seniors mais aussi de femmes, de personnes handicapées et d'enfants pratiquent cette activité comme simple exercice gymnique.

Sport de combat et/ou art martial ?

Même si le karaté se pratique comme un sport par actuellement bon nombre d'adeptes sur la planète, beaucoup de pratiquants ont souvent à cœur le code déontologique du "Bushido" (la voie des techniques du guerrier) et n'hésitent pas à le mettre en avant dans leur pratique du karaté[23]. À ce titre, le karaté devient plus un art de vivre qu'un simple sport et tend vers la maîtrise du corps mais aussi de l'esprit. Ce code "Bushido" est en fait historiquement le code d'honneur de la caste militaire japonaise des samouraïs qui émergea véritablement pendant la période Heian au 12e siècle. L'apparition du terme de "Bushido", en tant que tel, date du 16e siècle au moment où le Japon était ravagé par les guerres civiles. Il fut standardisé au 17e siècle sous la période Tokugawa. Le samouraï fut alors comparé à un véritable exemple vivant. Ce code est imprégné de nombres d'influence bouddhiques et taoïstes. Les grandes lignes en étaient les suivantes :

  • L’HONNEUR (MEIYO)

C’est la qualité essentielle. Nul ne peut se prétendre Budoka (Guerrier au sens noble du terme) s’il n’a pas une conduite honorable. Du sens de l’honneur découlent toutes les autres vertus. Il exige le respect du code moral et la poursuite d’un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable. Il conditionne notre attitude et manière d’être vis à vis des autres.

  • LA FIDELITE (CHUJITSU)

Il n’y a pas d’honneur sans fidélité et loyauté à l’égard de certains idéaux et de ceux qui les partagent. La fidélité symbolise la nécessité incontournable de tenir ses promesses et remplir ses engagements.

  • LA SINCERITE (SEIJITSU ou MAKOTO)

La fidélité nécessite la sincérité dans les paroles et dans les actes. Le mensonge et l’équivoque engendrent la suspicion qui est la source de toutes les désunions. En karaté – do, le salut est l’expression de cette sincérité, c’est le signe de celui qui ne déguise ni ses sentiments, ni ses pensées, de celui qui se sait authentique.

  • LE COURAGE (YUUKI ou YUUKAN)

La force d’âme qui fait braver le danger et la souffrance s’appelle le courage. Ce courage qui nous pousse à faire respecter, en toutes circonstances, ce qui nous paraît juste, et qui nous permet, malgré nos peurs et nos craintes, d’affronter toutes les épreuves. La bravoure, l’ardeur et surtout la volonté sont les supports de ce courage.

  • LA BONTE et LA BIENVEILLANCE (SHINSETSU)

La bonté et la bienveillance sont les marques de ce courage qui dénotent une haute humanité. Elles nous poussent à l’entraide, à être attentif à notre prochain et à notre environnement, à être respectueux de la vie.

  • LA MODESTIE et L’HUMILITE (KEN)

La bonté et la bienveillance ne peuvent s’exprimer sincèrement sans modération dans l’appréciation de soi – même. Savoir être humble, exempt d’orgueil et de vanité, sans faux-semblant est le seul garant de la modestie.

  • LA DROITURE (TADASHI ou SEI)

C’est suivre la ligne du devoir et ne jamais s’en écarter. Loyauté, honnêteté et sincérité sont les piliers de cette droiture. Elle nous permet de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable.

  • LE RESPECT (SONCHOO)

La droiture engendre le respect à l’égard des autres et de la part des autres. La politesse est l’expression de ce respect dû à autrui quelles que soient ses qualités, ses faiblesses ou sa position sociale. Savoir traiter les personnes et les choses avec déférence et respecter le sacré est le premier devoir d’un Budoka car cela permet d’éviter de nombreuses querelles et conflits.

  • LE CONTRÔLE DE SOI (SEIGYO)

Cela doit être la qualité essentielle de toute ceinture noire. Il représente la possibilité de maîtriser nos sentiments, nos pulsions et de contrôler notre instinct. C’est l’un des principaux objectifs de la pratique du Karaté-Do, car il conditionne toute notre efficacité. Le code d’honneur et de la morale traditionnelle enseignée dans le Karaté-Do est basé sur l'acquisition de cette maîtrise.

Le karaté comme handisport

Le Handikaraté est le karaté en chaise roulante.

Fort de ses racines philosophiques, le karaté moderne a pu se tourner aussi vers des pratiquants dont les handicaps physiques ou mentaux ne permettaient pas une pratique stricte des différents exercices préconisés dans les styles et les écoles officielles. Certains Maîtres se sont attardés sur ces pratiques et en ont parfois fait un style a part entière. C'est notamment le cas du Shinshokaï mis au point depuis 1980 en Belgique, par le Sensei Jacky Debatty.

D'autres se sont penchés sur la pratique de ce sport en chaise roulante pour en faire un handisport très attractif : on trouvera des pratiquants en France, au Canada, en Irlande, en Allemagne et en Belgique. L'Undõ Goju-Ryu[24] a ainsi revisité tous les katas du style pour les transposer sur chaise. C'est le sensei belge Franck Duboisse qui a réalisé cette tâche alors qu'il rencontrait de graves problèmes de mobilité.

La fédération française de karaté et disciplines associées à créée une commission nationale handikaraté. Elle a également créé un DVD Karaté et Langue des signes en collaboration avec des associations de personnes sourdes.

Les compétitions officielles commencent à connaître l'organisation d'épreuves de kata et de kumite en chaise. C'est le cas de l'International Goju Karate Cup [7] (Belgique) ou encore de l'Open d'Istanbul [8] qui ouvrent leurs portes aux pratiquants en chaise

Notes et références

  1. a  et b Georges Charles, Le rituel du dragon, les sources et les racines des arts martiaux - Éditions du chariot d'or 2003
  2. Er’ru sixing (二入四行論) ; japonais Ninyū shigyō ron, attribué à Bodhidharma
  3. « Le Zen » de Jean-Luc Toula-Breysse, édition PUF, collection Que sais-je
  4. Kenji Tokistu, L'histoire du Karaté-Do - les plus grands maîtres de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème, et les styles originels, Éditions Em (2003)
  5. WKF Home, vidéo
  6. Taekwondo chief: Bring peace through sports, actualité sur le site de la World Taekwondo Federation
  7. Judo, an Olympic sport, sur le site de la Fédération internationale de judo
  8. Sports reconnus, sur le site du CIO, fiche sur le site du CIO
  9. Singapour 2005 : vote sur le programme olympique des Jeux de 2012, article complet du 11 juillet 2005 sur le site du CIO
  10. Karate in short IOC list again, actualité sur le site de la WKF
  11. JO-2016: un espoir pour le karaté ?
  12. « Rapport de la 117e session du Comité international olympique », site du Comité international olympique, 17 août 2005.
  13. « JO - Le base-ball et le softball exclus », L'Équipe, 8 juillet 2005.
  14. Pleins feux sur le programme olympique, actualité du 11 aout 2009 sur le site du Comité International Olympique.
  15. Le Karaté Goju-Ryu - Belgian Goju-Ryu Karatedo Organization [1]
  16. Documentaire franco-okinawaïen sur le Kobudo
  17. Site officiel de la Fédération Yoseikan Karaté-Do - http://www.yoseikankaratedo.com/
  18. http://www.combat.infosplus.net/index.php/Daido-juku-combat-libre/p7
  19. http://membres.lycos.fr/okuden/PageArticles/jissenkarate.htm
  20. RÈGLEMENTS DE COMPÉTITION DE KUMITÉ ET KATA, sur le site de la WKF
  21. Règles de compétition - Style Kyokushinkai, sur le site de la Commission Nationale Kyokushinkai
  22. Official Rulebook sur le site officiel de la World Kickboxing and Karate Association
  23. Thomas Cleary et Sylvain Chupin, Code d'honneur du Samouraï - Edition Broché
  24. HDK - Wheelchair Karate - [Undõ Goju-Ryu Karate-Do http://www.handikarate.be

Bibliographie

  • Guide des arts martiaux et sports de combat - Nicolas Poy-Tardieu - Ed de l'Eveil-Budo Éditions
  • Okinawan karate - Mark Bishop - Ed Tuttle
  • The weaponless warriors - Richard Kim - Ed Ohara publications inc.
  • Classical kata of okinawan karate - Patrick Mac Carthy - Ed Ohara publications inc.
  • Le guide marabout du karaté - Roland Habersetzer - Bibliothèque Marabout service.
  • Karaté Do Kyohan - Gichin Funakoshi - Ed France Shotokan.
  • Guide officiel Karaté Kyokushin - Martine Dufresne - Karaté Auto-défense André Gilbert Inc.
  • Histoire du karaté-do - Kenji Tokitsu - Société Européenne de Magazine SEM
  • Zen & Arts martiaux - Taisen Deshimaru - Ed Albin Michel Spiritualités vivantes.
  • La voie du karaté - Kenji Tokitsu - Ed du Seuil Point Sagesse.
  • Le Karaté Goju-Ryu - Belgian Goju-Ryu Karatedo Organization [9]
  • Karaté-do la voie du cœur - Yves Ayache- Ed Trédaniel.
  • Les 20 préceptes directeurs du Karaté-dô - Gichin Funakoshi commenté par Genwa Nakasone - Budo Ed.
  • Code d'honneur du Samourai - Thomas Cleary et Sylvain Chupin - Ed Broché.
  • Le rituel du dragon, les sources et les racines des arts martiaux - Georges Charles - Éditions du chariot d'or 2003
  • Les racines du karate-dō – Guy Juille - Budo Éditions

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Liens externes

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