Jacques Tatischeff


Jacques Tatischeff

Jacques Tati

Jacques Tati
Nom de naissance Jacques Tatischeff
Naissance 9 octobre 1907[1]
Le Pecq, France
Nationalité(s) Flag of France.svg Français
Décès 4 novembre 1982
Paris (10e)
Profession(s) Réalisateur, acteur
Film(s) notable(s) Jour de fête,
les Vacances de monsieur Hulot,
Mon oncle,
Playtime
Enfant(s) Sophie Tatischeff
Site officiel Tativille
Distinction(s) Oscar du meilleur film étranger, Prix spécial du jury au Festival de Cannes, César

Jacques Tati (nom d'artiste, à partir de 1945, de Jacques Tatischeff, né le 9 octobre 1907 au Pecq (Seine-et-Oise), près du square portant à présent son nom, mort le 4 novembre 1982 à Paris[2]) est un réalisateur et acteur français.

Sommaire

Biographie

Origines familiales

Jacques Tati est d'origine franco-russo-néerlando-italienne. Son père, Georges Emmanuel Tatischeff, né en 1875 à Paris (mort en 1957), est le fils naturel du comte Dmitri Tatischeff, général de l'armée russe, attaché militaire à l'ambassade de Russie à Paris, qui meurt peu après la naissance de l'enfant, et d'une Française, Rose Anathalie Alinquant. L'enfant connaît une période agitée : il est enlevé et emmené en Russie, et sa mère ne peut le ramener en France qu'en 1883. Elle s'installe dans un endroit assez retiré : Le Pecq, près de Saint-Germain-en-Laye[3]. En 1903, Georges Emmanuel Tatischeff épouse Claire van Hoof (décédée en 1968), elle-même d'origine italo-néerlandaise, dont il aura deux enfants, Nathalie (née en 1905) et Jacques. Le père de Claire est encadreur et il fait entrer Georges-Emmanuel dans son entreprise. La famille Tatischeff dispose donc d'un niveau de vie assez élevé. Par la suite, Georges-Emmanuel deviendra le directeur de l'entreprise Van Hoof[4].

Enfance et jeunesse

Jacques Tatischeff paraît avoir été un écolier médiocre ; en revanche, il est assez sportif et pratique le tennis et encore plus l'équitation ; il abandonne les études à 16 ans (1923) et entre comme apprenti dans l'entreprise familiale, où il est formé par son grand-père. En 1927-1928, il effectue son service militaire à Saint-Germain-en-Laye, dans la cavalerie (16e régiment de dragons)[5]. Il effectue ensuite un stage à Londres, au cours duquel il s'initie au rugby. A son retour, il découvre ses talents comiques dans le cadre de l'équipe de rugby du Racing Club de France, dont le capitaine est Alfred Sauvy, et un des supporters Tristan Bernard[6].

Il abandonne le métier d'encadreur[7] en 1931 ou 1932, au moment où la crise économique mondiale atteint la France, et notamment le monde du spectacle. Il connaît donc une période très difficile, au cours de laquelle malgré tout il élabore le numéro qui deviendra Impressions sportives. Il participe au spectacle (amateur) organisé par Alfred Sauvy chaque année de 1931 à 1934[8].

Les débuts dans le monde du spectacle

Il est probable qu'il ait eu des engagements rémunérés au music-hall, mais ils ne sont attestés qu'à partir de 1935, année où il joue pour le gala du journal Le Journal fêtant le record de la traversée de l'Atlantique par le Normandie. Parmi les spectateurs se trouve Colette, qui fera par la suite un commentaire très élogieux du numéro de Tati. Il est ensuite engagé dans la revue du Théâtre-Michel, puis après un séjour à Londres, il est engagé en 1936 à l'A.B.C. dans la revue dirigée par Marie Dubas. À partir de là, il travaille sans interruption jusqu'à la guerre[9].

Durant les années 1930, il commence aussi à jouer comme acteur de cinéma :

  • 1932 : Oscar, champion de tennis de Jack Forrester (film perdu, très mal documenté) ;
  • 1934 : On demande une brute de Charles Barrois, avec Jacques Tati (Roger), Enrico Sprocani, dit le clown Rhum (Enrico) ;
  • 1936 : Gai dimanche, (même distribution) ;
  • 1936 : Soigne ton gauche de René Clément, avec Jacques Tati (Roger), Max Martel (le facteur).

La Seconde Guerre mondiale

Il est mobilisé dès septembre 1939 au 16e régiment de dragons, puis est versé dans une nouvelle unité avec laquelle il participe en mai 1940 à la bataille sur la Meuse. Au cours de la débâcle, il se replie jusqu'en Dordogne où il est démobilisé.

Entre 1940 et 1942, il présente ses Impressions sportives au Lido de Paris. Il y rencontre la danseuse Herta Schiel, qui avait fui l'Autriche avec sa sœur Molly au moment de l'Anschluss. À l'été 1942, Herta accouche d'une fille, Helga Marie-Jeanne Schiel. Influencé par sa sœur Nathalie, Tati refuse de reconnaître l'enfant, quitte la mère, et est renvoyé du cabaret[10]. À l'heure actuelle (début 2009), Helga Marie-Jeanne Schiel et sa famille habitent en Angleterre[11],[10]. Il se produit aussi à la Scala de Berlin en 1942[12]. Puis il quitte Paris et passe quelques mois de 1943 à Sainte-Sévère avec un ami, le scénariste Henri Marquet ; ils y écrivent le scénario de L'École des facteurs.

Il se marie le 25 mars 1944 avec Micheline Winter. Il recommence à travailler comme acteur de cinéma à la fin de la guerre. Envisagé comme substitut éventuel de Jean-Louis Barrault pour Les Enfants du paradis, il joue le rôle du fantôme dans Sylvie et le fantôme de Claude Autant-Lara et figure aussi dans Le Diable au corps du même. C'est à cette époque qu'il fait la connaissance de Fred Orain, directeur des studios de Saint-Maurice et de ceux de la Victorine à Nice.

Les débuts de Jacques Tati comme réalisateur

Au début de 1946, Orain et Tati fondent une maison de production, Cady-Films, qui est à l'origine des trois premiers films de Tati.

En 1946, année de la naissance de Sophie-Catherine Tatischeff, il réalise un court métrage intitulé L'École des facteurs. Le réalisateur pressenti était René Clément, mais celui-ci est alors occupé par La Bataille du rail et c'est Jacques Tati qui va assumer la fonction.

Jour de fête

Son premier long métrage, Jour de fête, dans lequel sa femme joue un rôle, est tourné en 1947 et prêt en 1948, mais il ne sort que le 4 juillet 1949, en raison des réticences des distributeurs français. Il est sorti avec succès à Londres dès mars 1949 et connaît finalement un grand succès public en France, même si les critiques sont généralement peu enthousiastes (le film recevra le Grand prix du cinéma français en 1950).

1949 est aussi l'année de la naissance de Pierre-François Tatischeff, alias Pierre Tati[13].

Les Vacances de Monsieur Hulot

Lors du tournage des Vacances de Monsieur Hulot à Saint-Marc-sur-Mer[14] (Loire-Atlantique), Jacques Lagrange, alors décorateur, devient son collaborateur et le restera jusqu'à la fin de la vie de Tati. Les Vacances de Monsieur Hulot sort en 1953 ; ce nouveau personnage est très remarqué par la critique, mais aussi par le public du monde entier, et le film va recevoir plusieurs récompenses dont le Prix Louis-Delluc.

Des problèmes divers vont retarder la sortie du film suivant, auquel Tati pense dès 1954. En 1955, il subit un assez grave accident de voiture, dont il gardera une infirmité de la main gauche et un certain affaiblissement physique. D'autre part, le succès des Vacances de Monsieur Hulot génère des revenus importants, mais Jacques Tati s'estime lésé par Fred Orain ; ce différend provoque la rupture de leur association et la création par Tati de sa propre maison de production, Specta Films en 1956. Du côté positif, on peut noter l'entrée au service de Tati de Pierre Étaix (en 1956).

Mon Oncle

Mon Oncle, son premier film en couleur, sort en 1958, ainsi qu'une version anglaise, My Uncle, légèrement différente par la durée et le scénario ; il reçoit des distinctions importantes en France et à l'étranger : notamment l'Oscar du Meilleur film étranger à Hollywood. Grâce à ces récompenses, la famille Tati s'installe à Saint-Germain-en-Laye.

Playtime et la faillite de Specta Films

De 1964 à 1967, très occupé par le projet de Playtime, Tati co-réalise également un court métrage Cours du soir dans lequel il tient le rôle du professeur.

En 1967, de graves problèmes financiers liés au tournage de Playtime l'obligent à hypothéquer sa demeure de Saint-Germain-en-Laye ; ses films antérieurs sont placés sous séquestre par décision de justice. Playtime sort à la fin de 1967, il est assez bien accueilli en Grande-Bretagne, en Suède et en Amérique du Sud ; en France, c'est un demi échec ; et il ne sort pas aux Etats-Unis, contrairement à ce que Tati espérait. Playtime a demandé des investissements énormes (la construction du décor de Tativille) et s'est avéré plus coûteux que prévu. Au total, Tati se trouve en 1968 dans une situation financière catastrophique. La maison de Saint-Germain est vendue après la mort de Claire Van Hoof ; Tati s'installe à Paris avec sa femme Micheline. Specta Films est placée sous administration judiciaire. La conclusion sera, en 1974, la liquidation de la société, avec une vente aux enchères de tous les droits et films pour seulement un peu plus de 120 000 francs.

Les années 1970

Jacques Tati crée dès 1969 une nouvelle société de production, la CEPEC, mais il est amené à réduire ses ambitions : Trafic, quoique projeté en salle en 1971, est au départ conçu pour être un téléfilm. Le réalisateur ne peut monter son dernier long métrage, Parade, qu'avec l'aide de la télévision suédoise en 1973.

En 1977, il reçoit un César du cinéma pour l'ensemble de son œuvre.

Affaibli par de graves problèmes de santé, il meurt le 4 novembre 1982 d'une embolie pulmonaire, laissant un ultime scénario intitulé Confusion, qu'il avait achevé avec Jacques Lagrange et plusieurs fois reporté.

Dans Paris Match[15] Philippe Labro rapportait la mort de Jacques Tati sous le titre « Adieu Monsieur Hulot. On le pleure mort,il aurait fallu l'aider vivant ! »

Postérité de l'œuvre de Jacques Tati

En 2001, sa fille Sophie Tatischeff, un petit cousin par alliance de Tati, Jérôme Deschamps[16],[17],[18], et Macha Makeïeff créent la société les films de Mon Oncle pour racheter les droits du catalogue Tati et ressortir des copies restaurées des films du réalisateur[19]

L'art de Jacques Tati

Malgré l'apparente absence de dialogue dans ses films, Jacques Tati porte un soin méticuleux aux bandes-son. Il existe ainsi des versions anglaises de plusieurs de ses films, dont Les Vacances de monsieur Hulot, et Mon oncle, dont la version anglaise My Uncle est sortie en France en 2005.

Filmographie

Réalisateur

réalisateurs et réalisatrices

par récompense ou nationalité

Acteur

acteurs et actrices

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Hommages

Hommages permanents
Expositions
  • 2009 : Jacques Tati, deux temps, trois mouvements, exposition à la Cinémathèque française, commissaires Macha Makeieff et Stéphane Goudet, du 8 avril au 2 août[20],[21]. Cette exposition a provoqué un mini-scandale après que Métrobus, la régie de publicité de la RATP, a décidé de censurer (au nom du respect de la loi Évin) la pipe de Monsieur Hulot sur les affiches qui lui étaient consacrées, en la remplaçant par un moulin à vent[22].
  • 2009 : exposition La Villa Arpel, au Cent Quatre, rue d'Aubervilliers, Paris[20],[23].

Notes et références

  1. Jean-Loup Passek, Dictionnaire du cinéma, éd. Larousse, 1995.
  2. tativille.com, site officiel. On trouve parfois, à tort, 1908 comme année de naissance.
  3. Bellos 2002, 1, « Une famille bien française : les Tatischeff ».
  4. Bellos 2002, 2, « Les Cadres Van Hoof ».
  5. Bellos 2002, 3, « Le dragon ».
  6. Bellos 2002, 4, « Drôle d'école ».
  7. Il a conservé le statut et la rémunération d'apprenti, n'ayant pas réussi l'examen pour devenir ouvrier.
  8. Bellos 2002, p. 56 et 57 : affiches pour 1931 (Sport muet par Jacques Tattischeff) et 1933, où il est cité en haut de l'affiche : J. Taticheff.
  9. Bellos 2002, 6, 8, 10.
  10. a  et b David Bellos, « La postérité de M. Hulot », sur Nonfiction, 25 mars 2008.
  11. « Biography for Jacques Tati », sur l'Internet Movie Database.
  12. « Jacques Tati, le rire démocratique », sur Arte, 7 octobre 2007, 22 h 10.
  13. Pierre Tati a une activité dans le cinéma à partir des années 1970, en tant que producteur.
  14. C'est-à-dire à Saint-Nazaire, puisque Saint-Marc n'est qu'une section de cette commune.
  15. Paris Match, 19 novembre 1982, no 1747.
  16. La parenté fréquemment indiquée dans les médias indique entre eux un lien neveu-oncle, ce qui est abusivement simplificateur. Cf. Vincent Ostria, « Poète unique. Il faisait le Jacques », dans L'Humanité, 18 mai 2002.
  17. Duparc Christiane, Erikson Franck, « Festival d'Avignon - La traversée Deschamps », dans L'Express, 6 juillet 1995.
  18. Danièle Heymann, « Playtime de Tati : une œuvre visionnaire », dans Marianne, 1er juillet 2002.
  19. Matthieu Durand, « Les Deschiens sur les traces de Monsieur Hulot », LCI.fr, 16 mai 2002.
  20. a  et b Bruno Icher et Gérard Lefort, « Jacques Tati, mon oncle incarné », dans Libération, 8 avril 2009, p. 30.
  21. Charlie Hebdo, 15 avril 2009, p. 13 (reportage) et 10 (chronique de Wolinski).
  22. Thibault Raisse, « M. Hulot privé de sa pipe », dans Le Parisien, 16 avril 2009.
  23. Céline Chahi, « La villa Arpel de Jacques Tati grandeur nature », sur batiactu, 24 avril 2009.

Voir aussi

Bibliographie

  • Pénélope Gilliat : Jacques Tati 96 S., Ill., Paris 1976, (ISBN 0-7130-0145-3)
  • Marc Dondey : Tati, Ramsey Poche Cinéma. Paris 1993
  • David Bellos (trad. Pascale Voilley), Jacques Tati : Sa vie et son art [« Jacques Tati : His life and his art »], Le Seuil, Paris, 2002 (ISBN 2-02-040961-5) 
  • Stéphane Goudet : Jacques Tati - de François le facteur à Monsieur Hulot, Cahiers du Cinéma, 2002
  • François Ede, Stéphane Goudet : Playtime, Cahiers du Cinéma 2002
  • Giorgio Placereani, Fabiano Rosso (a cura di) : Il gesto sonoro - Il cinema di Jacques Tati, Editrice Il Castoro 2002
  • Laura Laufer, Jacques Tati ou le temps des loisirs, Les Éditions de l'If, Paris, 2002
  • Jean-Philippe Guerand, Jacques Tati, coll. Folio Biographies, Gallimard, 2007 - (ISBN 978-2070337880)

Documentaire

  • Pierre Philippe, Jacques Tati, le rire démocratique, France, 2002 (52mn) coproduction : ARTE France, On Line Production, Les Films de Mon Oncle.

Liens externes

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