Fellation


Fellation
Fellation, bord d’une coupe attique du Peintre de Pédieus, v. 510 av. J.‑C., musée du Louvre.

La fellation (du latin fellatio) est une pratique sexuelle qui consiste à stimuler le pénis du partenaire avec la bouche, les lèvres et la langue. La fellation peut être employée comme préliminaire sexuel ou pour conduire l’homme à l’orgasme. Cette pratique est également désignée par un grand nombre de termes familiers.

La fellation étant un rapport bucco-génital, c’est le symétrique pour un homme du cunnilingus pour une femme.

Cette pratique a également été observée chez certains animaux, dans un but de gestion de conflits (chez les bonobos, par exemple) ou bien avec une finalité sexuelle (chez certaines espèces de chauves-souris)[1].

Sommaire

Pratique de la fellation

La fellation vise la stimulation du pénis à l’aide de la langue, des lèvres et de la bouche du partenaire. Les sensations de la fellation peuvent être amplifiées en masturbant la verge en même temps, ainsi qu’en stimulant les testicules et l’anus ou toute autre zone érogène.

Plusieurs positions et techniques lui sont propres. Quelques-unes figurent même dans le très célèbre Kâmasûtra. Certaines sont difficiles à pratiquer, comme par exemple la gorge profonde qui reste une prouesse corporelle telle que d’autres positions sexuelles acrobatiques.

La fellation en elle-même ne peut pas causer de grossesse. Cependant, les partenaires, si l’un d’eux est une femme, devront veiller à éviter tout contact avec les parties génitales de cette dernière, notamment, à cause de l’usage quasi inévitable des mains dans cette pratique. Il y en résulte un risque - faible mais réel - qu’une petite quantité de sperme ou de liquide séminal se dépose à l’entrée du vagin par le même principe que la masturbation par frottement du pénis contre la vulve[2],[3],[4].


La fellation peut aboutir à une éjaculation. De par sa nature, la fellation conduit à l’éjaculation buccale. Pour les fellateurs, il faut donc être attentif aux prémices de l’orgasme, ou demander à son partenaire de se retirer lorsqu’il sent l’imminence de l’éjaculation, s’ils ne désirent pas recevoir de sperme dans la bouche.

L’hygiène est aussi un facteur important. Un manque d’hygiène conduit à de mauvaises odeurs, une accumulation de sueur, de micro-résidus (peluches, urine, sperme), qui peuvent être fortement désagréables pour le fellateur, voire nauséeux.

Des gels et des préservatifs spécialement parfumés pour cette pratique (fraise, vanille, réglisse, etc.) sont disponibles en pharmacie, en grandes surfaces, et dans les distributeurs automatiques.

Fellation et IST

Risques

La transmission des infection sexuellement transmissible (IST) entre les deux partenaires est possible. De nombreuses IST sont concernées : le VIH-SIDA mais aussi la syphilis, l’herpès, les chlamydiaes, les gonorrhées, et plusieurs types d’hépatites, cette liste n’étant pas exhaustive. À titre d’exemple, on estime le risque d’être contaminé par le VIH lors d’une fellation sans préservatif avec une personne contaminée de 0,5 à 1 pour 10 000[5]. Mais cette probabilité est extrêmement variable en fonction de divers facteurs. Lorsqu’un partenaire vient d’être infecté par le VIH (stade de la primo-infection), sa charge virale est extrêmement élevée et le risque de transmission considérablement accru, même sans éjaculation[6]. De plus, certaines populations sont particulièrement touchées, donc, à risque (population homosexuelle masculine urbaine, toxicomanes, etc.). Cette statistique ne doit donc pas déterminer des stratégies personnelles de prévention, car elle n’est représentative que de la population globale.

Les risques liés à la fellation semblent peu pris en considération par la population[6]. Peu d’études existent sur le sujet, compte tenu de la difficulté d’établir avec certitude qu’une maladie s’est transmise par sexe oral et non par une autre pratique. Certaines études[7],[8] établissent un risque plus élevé de développer un cancer (de l’oropharynx, en particulier) chez les personnes ayant des relations bucco-génitales avec des partenaires différents. Il ne s’agit cependant pas d’un risque direct, ces études soulignant simplement l’accroissement récent du nombre de personnes infectées par des papillomavirus (condylomes, qui eux accroissent effectivement le risque de développement de cancer buccal) parallèlement au manque de protection utilisées lors de la pratique du sexe oral avec des inconnus. En d’autres termes, un rapport vaginal reste un facteur de transmission bien plus risqué, et la pratique du sexe oral comme de toute autre pratique sexuelle avec un partenaire sain ne saurait représenter un quelconque risque de cancer.

Prévention

Le préservatif permet d’éviter le contact entre la personne qui effectue la fellation et les fluides sexuels de l’homme. Afin de cacher le goût du latex, de nombreux fabricants proposent des préservatifs parfumés, plus fins, ou sans lubrifiant. Cependant, le conseil d’utilisation du préservatif est ici moins suivi que pour les rapports sexuels génitaux, en raison tant de l’absence de campagnes de prévention axées sur ce point - même si cela commence à changer - ainsi que d’une plus grande modification des sensations physiques par la présence du préservatif dans le cas de la fellation, par rapport aux rapports génitaux ou anaux[9].

En l’absence de protection, il est vivement recommandé de suivre les quelques règles suivantes :

  • S'assurer de ne pas avoir de lésions aux lèvres et à l’intérieur de la bouche, comme des aphtes ou des saignements (gingivite). L'angine et la candidose sont également problématiques[10]. Une bonne hygiène bucco-dentaire est donc recommandée, mais se laver les dents peu de temps avant la fellation peut faire saigner les gencives, et avoir un effet contraire à celui recherché. Il n'est pas donc conseillé de pratiquer la fellation juste après s'être lavé les dents, comme il n'est pas conseillé non plus de se laver les dents quelques minutes après l'acte sexuel. Un délai de 30 minutes à 2 heures est à respecter. Il convient également de ne pratiquer de fellation après des soins dentaires[11].
  • Ne pas avaler le liquide séminal, qui peut être contaminant. En l'absence de préservatif, il est recommandé d'essuyer le gland avec la main ou un mouchoir, avant que la bouche n'entre en contact avec le fluide[12].
  • Ne pas éjaculer dans la bouche de sa/son partenaire. Il convient donc, bien sûr, de ne pas garder le sperme en bouche ni de l'avaler. Contrairement à une idée reçue, les sucs gastriques ou la salive (qui n'est pas en soi contaminante) n'annihilent cependant pas le virus[13]. En cas d'éjaculation buccale, il est souhaitable de recracher le sperme aussitôt, de rincer immédiatement sa bouche à l'eau claire, sans frotter, et d'éviter les bains de bouche alcoolisés (dont l'agressivité aurait tendance à fragiliser les muqueuses)[12]. Mais ces précautions ne suffisent pas à prévenir tout risque d'infection.

En cas d'accident, il est toujours possible d'effectuer un traitement post-exposition de l'infection au VIH, en se rendant dans un service hospitalier le plus rapidement possible (ou dans un délai de 48 heures au maximum)[12].

Origine de la fellation

Dans les années 2000, les recherches en neurosciences ont montré que les êtres humains stimulent leurs zones érogènes car cela procure des récompenses / renforcements dans le cerveau[14]. Ces récompenses, en particulier l’orgasme, sont perçues au niveau de la conscience comme des sensations de plaisirs érotiques et de jouissances. En simplifiant, l’être humain recherche les activités sexuelles, comme la fellation, car elles procurent des plaisirs érotiques intenses.

Chez l’être humain (et le Chimpanzé, le Bonobo, l’Orang outan…), le comportement sexuel n’est plus un comportement de reproduction, mais devient un comportement érotique[15]. Au cours de l’évolution, l’importance et l’influence des hormones[16] et des phéromones[17],[18] sur le comportement sexuel a diminué. Au contraire, l’importance des récompenses est devenue majeure[14]. Chez l’être humain, le but du comportement sexuel n’est plus le coït vaginal mais la recherche des plaisirs érotiques, procurés par la stimulation du corps et des zones érogènes[19].

Article principal : Comportement érotique.

Le plaisir est clairement à l’origine de la fellation. En effet, les activités de pénétrations procurent des sensations thermiques, de pressions et tactiles intenses sur le pénis, ce qui maximise les plaisirs érotiques. Pour ces raisons physiologiques, et comme le pénis est la principale source du plaisir érotique et de l’orgasme[20], recevoir une fellation est une des activités érotiques préférées des hommes.

Pour la personne qui réalise la fellation, les motivations sont en partie différentes. Mettre un pénis dans la bouche n’est pas spontanément érogène. La personne peut ressentir du dégoût en pratiquant une fellation. La motivation première est de donner le plaisir, pour quelque motif que ce soit. Néanmoins, une satisfaction psychologique ressort de cette pratique pour certains fellateurs. Par exemple en « possédant » le plaisir de l’autre. Pour les autres, en répétant cette activité, par conditionnement, le fellateur peut ne plus être gêné par ses appréhensions premières. Mais pour la majorité des personnes, réaliser une fellation ne devient pas une activité érotique préférée, et reste même un activité dénué de plaisir, et le pratique uniquement par complaisance pour leur partenaire[réf. nécessaire]. Recevoir une fellation (ou son équivalent pour la femme, le cunnilingus) est nettement préféré.

Pour les personnes qui pratiquent régulièrement la fellation, c’est une préférence sexuelle, qui se forme au cours de la vie de la même manière que les préférences olfactives, musicales ou alimentaires.

Pour toutes ces raisons, la fellation est « biologiquement normale » et ne peut être considérée comme un acte « contre-nature », une maladie ou un trouble psychologique.[À attribuer] Car chez l’être humain, le but du comportement érotique est la recherche des plaisirs sexuels, nouveaux, variés et intenses[21].

Les représentations culturelles de la fellation

Les pratiques, les valeurs et les représentations attachées à la fellation changent en fonction des époques de l’Histoire et en fonction des groupes sociaux et des sociétés humaines.

Dans de nombreuses sociétés traditionnelles, la fellation, comme d’ailleurs la sodomie ou le baiser, sont considérés comme des activités sexuelles « anormales », car dans ces sociétés ces pratiques ne correspondent pas à l’usage considéré comme « normal » des organes : l’anus est destiné à la défécation et la bouche à l’alimentation[22].

Dans l’Antiquité romaine, la fellation pratiquée par un homme était une pratique honteuse et le mot « fellateur » était utilisé comme l’« injure suprême »[23]. En revanche, le fait pour un homme de se faire sucer le pénis par un autre homme (pratique nommée « irrumation ») était relativement valorisé.

Depuis l’origine de la sexologie et jusqu’à la révolution sexuelle, la fellation a été considérée comme une pathologie. La fellation était une perversion de l’instinct sexuel[24], « instinct » qui « normalement » ne devait produire que des activités sexuelles permettant la reproduction[25]. En 1952, la fellation, avec la masturbation et le cunnilingus, faisaient partie des comportements pathologiques dans la première édition du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux[26].

À partir des années 1980, certains mouvements féministes ont pensé que la fellation était une pratique humiliante et dégradante pour la femme[réf. nécessaire].

Depuis la révolution sexuelle, la fellation est en général considérée comme une pratique normale du répertoire sexuel, mais elle n’est pas aussi valorisée que le baiser, qui lui est magnifié dans les œuvres culturelles et artistiques[réf. nécessaire].

Histoire

Dans la Bible, le passage suivant du Livre des Proverbes pourrait décrire la pratique de la fellation chez la femme adultère :

« Il y a trois choses qui sont au-dessus de ma portée,
Même quatre que je ne puis comprendre :
La trace de l’aigle dans les cieux,
La trace du serpent sur le rocher,
La trace du navire au milieu de la mer,
Et la trace de l’homme chez la jeune femme.
Telle est la voie de la femme adultère :
Elle mange, et s’essuie la bouche,
Puis elle dit : Je n’ai point fait de mal. »

— Pr 30. 18-20

Il existe cependant un passage nettement plus évocateur, c’est ce texte célèbre extrait du Cantique des Cantiques, que les lecteurs adultes peuvent comprendre à demi-mot :

« Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt,
Tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes.
J’ai désiré m’asseoir à son ombre,
Et son fruit est doux à mon palais. »

— Ct 2. 3

Ou d’après la traduction de Louis de Carrières[27]:

français latin

«  3. Tel qu’est un pommier fécond entre les arbres stériles des forêts, tel est mon bien-aimé entre les enfants des hommes. Ainsi je me suis reposée sous l’ombre de celui que j’avais tant désiré; et j’ai goûté de son fruit, qui a été plus doux à ma bouche que le miel le plus délicieux.  »

«  3. Sicut malus inter ligna sil- jvarum, sic dilectus meus inter filîos. Sub umbra illius, quem de- sideraveram, sedi et fructus ejus dulci9 gattnri meo. »

On trouve des fresques de scènes de fellations à Pompéi ainsi que sur des bas-reliefs hindous et aussi dans les papyrus de l’Égypte antique. Les Romains pratiquaient l’irrumation, l’homme devant être actif, la passivité dans l’acte sexuel était assimilée à une perte de la virilité[réf. nécessaire]. On trouve des références à des fellations, hétérosexuelles, homosexuelles et pédéraste[28] dans la Vie des douze Césars de Suetone.

Dans la Relation de la maladie, de la confession, de la mort et de l’apparition du jésuite Berthier, Voltaire attribue le questionnement « Semen ubi femina effudit, an teneatur alter effundere, sive inter uxores, sive inter fornicantes ? » au jésuite Tomás Sánchez. Roger Peyrefitte traduit cela par « Si l’on peut commencer dans les vases illégitimes ». Le théologien aurait répondu : « Utrum liceat intra vas praeposterum, aut in os feminae, membrum intromittere, animo consummandi intra vas legitimum », c’est-à-dire qu’il autorisait ces préludes « à condition de finir dans le vase légitime[29]. »

La fellation est également au centre de plusieurs scandales politiques, dont la mort de Félix Faure en 1899, ou la procédure d’Impeachment contre Bill Clinton en 1998.

Irrumation

L’irrumation est une fellation active de la part de la personne qui utilise son pénis dans l’acte, il n’est plus passif mais effectue un mouvement de va-et-vient avec son sexe dans la bouche de sa ou son partenaire. La pénétration du sexe est en général plus profonde.

Instinctive (le réflexe naturel initial étant d’amener le sperme au plus près du col de l’utérus) ou volontaire (l’action est amenée par les sensations), cette pratique peut s’avérer difficilement supportable de la part de la personne qui subit l’irrumation, provoquer un réflexe de vomissement et entraîner des étouffements passagers ou des douleurs.

Terminologie

Les termes « actif » et « passif », lorsqu’ils sont employés pour désigner le rôle de chacun des deux partenaires impliqués dans une irrumation, pouvant être ambigus, il est parfois conseillé de parler plutôt des partenaires « insertif » et « réceptif »[30].

Autofellation

L’autofellation consiste, pour les hommes très souples, à se contorsionner pour pratiquer une fellation sur leur propre sexe.

Autres désignations

La fellation (tout comme un cunnilingus) est aussi appelée "B3" (pour base 3). Elle sera dite couverte si elle est effectuée avec un préservatif, nature sans celui-ci. Elle pourra aussi être royale si elle se termine par une éjaculation buccale avalée par la partenaire, et impériale si celle-ci regarde en plus l'homme dans les yeux en avalant [réf. nécessaire].

Un manuel taoïste érotique du XIIe siècle nomme la fellation par la fille de jade qui joue de la flûte[31].

En droit pénal

En France

« tout acte de fellation constitue un viol au sens des articles précités, dès lors qu’il est imposé par violence, contrainte, menace ou surprise, à celui qui le subit ou à celui qui le pratique»

— Crim. 16 décembre 1997, pourvoi no 97-85455[32]

  • Crim, 21 février 2007 : « Encourt la censure pour violation des articles 111-4 et 222-23 du code pénal l’arrêt qui renvoie devant la cour d’assises, sous l’accusation de viols aggravés, un médecin qui, agissant dans un contexte sexuel et animé par la volonté d’accomplir un acte sexuel, a contraint trois jeunes patientes à introduire dans leur bouche puis à sucer un objet de forme phallique dès lors que, pour être constitutive d’un viol, la fellation implique une pénétration par l’organe sexuel masculin de l’auteur et non par un objet le représentant. »

La fellation imposée à un homme ou une femme non consentant est donc un viol (il y a bien pénétration de la victime par le sexe de l’auteur).

En revanche, la fellation pratiquée sur un homme non consentant n’est pas un viol (ici c’est l’auteur, homme ou femme, qui impose sa propre pénétration à la victime), mais une agression sexuelle :

« l’élément matériel du crime de viol n’est caractérisé que si l’auteur réalise l’acte de pénétration sexuelle sur la personne de la victime»

— Crim. 22 août 2001, pourvoi no 01-84024[33]

(rejetant l’argument de la partie civile selon lequel « la fellation abusivement pratiquée sur l’organe génital de la victime constitue un viol »).

La fellation pratiquée sur l’organe génital de la victime peut recevoir une autre qualification, comme celle d’agression sexuelle.

Pour être constitutive d’un viol, la fellation implique une pénétration par l’organe sexuel masculin de l’auteur et non par un objet le représentant (Crim. 21 février 2007, pourvoi no 06-89543).

Aux États-Unis

Kama Sutra.

Jusqu’en 1961, les 50 États américains avaient des sodomy statutes, certaines interdisant toute pratique consensuelle de la sodomie, terme qui regroupait le sexe oral et anal, d’autres seulement celle ayant lieu entre deux personnes non mariées ou entre des personnes du même sexe[34]. En 2003, alors que treize maintiennent encore cette interdiction, concernant l’affaire Lawrence v. Texas la Cour suprême juge que les sodomy statutes visant uniquement les homosexuels sont inconstitutionnels car discriminatoires[34],[35],[36]. Ces lois sont encore valables dans les États où elles s’adressent aux hétérosexuels et aux homosexuels[36].

  • Lors de l’affaire Monica Lewinsky, Bill Clinton nia avoir eu un rapport sexuel avec la stagiaire. Accusé de parjure après les révélations, il argumenta qu’il n’estimait pas que recevoir une fellation constituait un rapport sexuel. En fait, avec la définition d’un rapport sexuel qui fut arrêtée pour juger l’affaire, cette interprétation n’est pas fausse, quoique difficile à défendre : en définissant le rapport sexuel comme toucher les parties intimes d’une personne pour lui procurer du plaisir, on peut conclure que la fellation ne constitue un acte sexuel que pour celui qui la donne[37].
  • En 2002 sort la série X « Gag Factor (en) » chez JM Productions sur l’irrumation. En octobre 2007, un agent du FBI arrête un transporteur avec ses vidéos X, un jury de Phoenix les condamne pour transport d’un matériel (vidéo) obscène. L’avocat Jeffrey Douglas (de Five Star Video) dit que la juge Rosalyn O. Silver n’a pas voulu comparer et montrer les preuves de l’affaire (vidéo X) aux membres du jury sélectionné. Le distributeur Five Star Video devant payer une amende et l’affaire s’arrêta là. Le journaliste Robert Jensen a considéré cette série de vidéo sur la fellation comme ultradégradant et dangereuse pour les femmes[38].

Dans les religions

Dans l'islam

Sahih al-Bukhari est le premier musulman à en parler[39]. Abou Bakr As-Siddiq en parle également dans le Traité d’al-Houdaybiyya[40]. Les textes d’Al-Muwatta diront que toucher le pénis de l’homme n’est pas impur[41].

Mais dans les années 1960, Youssef al-Qaradâwî émet par fatwa une condition à la fellation. Il affirme même qu’elle donnerait le cancer de la bouche[42]. Abu al-Qasim al-Khoei contredit cette fatwa, disant que la fellation entre époux mariés n’est pas hors-la loi. La sexologue égyptienne Heba Kotb dit que la fellation est autorisée dans l’islam puisqu’aucun texte religieux musulman ne l’interdit[43].

Dans l'Église catholique

L'Église catholique considère que tout acte sexuel qui dissocie la sexualité de sa finalité procréative est désordonnée[44]. De fait, la sexualité orale comme anale sont contraires à son enseignement. Cependant, certains membres de l'église catholique comme un prêtre Polonais Ksawery Knotz estime que ce sont l'intention et les conséquences de cette pratique qui comptent. Si elle participe au renforcement de l'amour conjugal et ne devient pas un obstacle à une sexualité génitale normale (par exemple, s'il s'agit d'un acte préliminaire ou corollaire à un rapport sexuel, avec l'intention d'accroître le plaisir et la communion des époux), et qu'elle est vécue dans le respect mutuel, alors elle est favorablement accueillie. Si en revanche elle décourage ou détourne le couple d'avoir des rapports sexuels génitaux, alors cette pratique est utilisée à mauvais escient et il convient de la reconsidérer[45],[46].

Dans le judaïsme

D’après la Torah tout est permis entre époux mariés, cela comprend les actes pour la fécondité comme les actes artificiels du sexe pour autant qu’ils le fassent sérieusement et de façon pure[47]. Par contre, tout acte sexuel, y compris la fellation, entre hommes est interdit.

Annexes

Bibliographie

  • « La pipe est-elle déculottée ? », in Libération, no 7523, 18 juillet 2005.
  • Thierry Leguay, Histoire raisonnée de la fellation, GECEP/Le Cercle, 1999
  • Franck Évrard, De la Fellation dans la littérature, Paris, Le Castor Astral, 2001.
  • Note sous Cass. crim., 22 août 2001, 01-84024, Gazette du Palais, 30 juillet 2002 no 211, p. 33s
  • Osez tout savoir sur la fellation, La Musardine, 26 mars 2004, (ISBN 2-84271-182-3)

Articles connexes

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Notes et références

  1. (en)Fellatio by Fruit Bats Prolongs Copulation Time.
  2. Risque de tomber enceinte sans pénétration, ciao.ch, publié le 17 juin 2010.
  3. (en)Is it possible to get pregnant without penetration?, National Health Service, publié le 15 janvier 2009.
  4. (en)Pregnancy Whithout Penetration, European journal of obstetrics, gynecology, and reproductive biology, ISSN 0301-2115 CODEN EOGRAL, 1999, vol. 83, par E. Sheiner et M. Katz.
  5. (en)Reducing the risk of sexual HIV transmission: quantifying the per-act risk for HIV on the basis of choice of partner, sex act, and condom use.
  6. a et b Les modes de transmission du VIH lors de rapports sexuels sur sida-info-service.org
  7. (en)Étude du lien entre les relations sexuelles orales et le cancer de l’oropharynx.
  8. (en) Voir par exemple : Article de NewScientist.com et article de BBC News.
  9. Ceci est une pipe sur actupparis.org du 15 juin 2004
  10. Les modes de transmission du VIH lors de rapports sexuels sur sida-info-service.org
  11. Chat avec Mylène Pradelle et Nicolas Derche, du Kiosque Info Sida: « Nous avons été surpris par le succès de Checkpoint » sur yagg.com du 7 mai 2011
  12. a, b et c «Je suce mais j'avale pas»: La fellation à moindre risque en cinq points sur tetu.fr du 14 juillet 2011
  13. Transmission sexuelle du VIH sur positifs.org
  14. a et b (en) AGMO Anders Functional and dysfunctional sexual behavior Elsevier 2007.
  15. Les distinctions entre « comportement sexuel », « comportement de reproduction » et « comportement érotique » sont expliquées dans les articles Comportement érotique et Comportement de reproduction. Ces expressions ont été proposées par les auteurs Martin Johnson et Barry Everitt dans leur ouvrage Reproduction (De Boeck Université 2001), afin de tenir compte des différences comportementales et neurobiologiques du comportement sexuel entre les espèces. L’ouvrage qui présente le plus de vérifications expérimentales de cette distinction est (en)Functional and dysfunctional sexual behavior du neurobiologiste Anders Agmo.
  16. BUVAT J. : Hormones et comportement sexuel de l’Homme : données physiologiques et physiopathologiques, Contracept. Fertil. Sex., 24/10:767-778, 1996.
  17. (en)ZHANG J. , WEBB D. M. Evolutionary deterioration of the vomeronasal pheromone transduction pathway in catarrhine primates, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 100(14):8337-8341, 2003.
  18. FOIDART A. , LEGROS J.J. , BALTHAZART J. : Les phéromones humaines : vestige animal ou réalité non reconnue, Revue médicale de Liège, 49/12:662-680, 1994.
  19. (fr) WUNSCH Serge, Thèse de doctorat sur le comportement sexuel [PDF] EPHE-Sorbonne, Paris, 2007.
  20. (en)MASTERS William, JOHNSON Virginia. Human sexual response, Bantam Books, 1980.
  21. (en)Philippe Brenot, Serge Wunsch. Neurobiology of pleasure, Sexologies, 13(50):17-27, 2004.
  22. (en) FORD Clellan S, BEACH Frank A. Patterns of sexual behavior, Methuen & Co, London, 1965. Le livre existe en français, mais il est plus difficile à trouver : (fr) Le comportement sexuel chez l’homme et l’animal, R. Laffont, 1970.
  23. Paul Veyne, Sexe et pouvoir à Rome, Tallandier, 2005, p. 192-193.
  24. KRAFFT-EBING Richard. Psychopathia sexualis, 1882, Agora réédition 1999.
  25. BLACHERE Patrick, Les paraphilies, in LOPES Patrice, POUDAT François-Xavier, Manuel de sexologie, Masson, 2007, p. 254-264.
  26. LANGIS Pierre, GERMAIN Bernard. La sexualité humaine, ERPI, 2009, p. 357.
  27. (la) Sainte Bible : contenant l’Ancien et le Nouveau Testament. Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des Cantiques, Sagesse / avec une trad. française en forme de paraphrase par le R. P. de Carrières ; et les commentaires de Ménochius…, 1870, vol.  ; in-8 [lire en ligne] [présentation en ligne], p. Ct 2. 3 
  28. Vie des douze Césars Suetone, Vie de Tibère, chap. XLIII.
  29. in Les Clés de saint Pierre. C’est l’un des graves problèmes sur lesquels, à en croire l’auteur, on faisait plancher les jeunes séminaristes pour les préparer à leur futur métier de confesseurs.
  30. (en) « Homosexual men and women », Robin Bell, British Medical Journal, 13 février 1999, no 7181, vol. 318 ; p. 452.
  31. Pu Yi - Le dernier empereur de Edward Behr, 1987, éditions Robert Laffont - Paris, p. 36.
  32. Crim. 16 décembre 1997, pourvoi no 97-85455 sur Légifrance
  33. Crim. 22 août 2001, pourvoi no 01-84024 sur Légifrance
  34. a et b (en) Jeffrey M. Shaman, Equality and Liberty in the Golden Age of State Constitutional Law, Oxford University Press US, 2008, 237 p. (ISBN 0-19-533434-5) [lire en ligne], p. 211 .
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  37. (en)Perjury about sexual relations from the Paula Jones deposition.
  38. (en)Jury Finds ‘Gag Factor 18’ Obscene in Five Star Case, XBIZ, 25 octobre 2007.
  39. [1] Wikipédia anglais (Islamic views on oral sex (en)) page of Sahih Hadith of Sahih Al-Bukhari by Bukhari in Arabic Language & in Urdu Language.
  40. Sahih Bukhari, Kitab al Sharut [Conditions], Book: al-Sharut fil Jihad [Conditions for Jihad], hadith 2770.
  41. (en)[2] Touching The Penis in Islamic Law, history of religions 2004.
  42. [3]Islam’s Stance on Oral Sex, islamonline.net.
  43. (en)« Much of her advice is straight biology — laying out facts rarely aired elsewhere. Nothing is too sensitive. She discusses sexual positions, female orgasm, oral sex (allowed, “since there is no religious text banning it”), even masturbation (frowned upon but at least preferable to unmarried or adulterous sex, which is “haram,” meaning forbidden by religion). »; Muslim Woman Gives Sex Advice on Arab TV[4].
  44. http://www.zenit.org/article-28264?l=french
  45. Pleasure seeking during the conjugal act.
  46. «Pendant l'acte sexuel, les couples mariés peuvent montrer leur amour de toutes les façons, ils peuvent s'offrir les caresses les plus convoitées. Ils peuvent se stimuler manuellement ou oralement» in Un prêtre polonais publie un «Kama Sutra catholique»
  47. (en) [5] Mishneh Torah, Laws Concerning Forbidden Relations 21:9 ; « Since a man’s wife is permitted to him, he may act with her in any manner whatsoever. He may have intercourse with her whenever he so desires and kiss any organ of her body he wishes, and he may have intercourse with her naturally or unnaturally [traditionally, this refers to anal and oral sex], provided that he does not expend semen to no purpose. Nevertheless, it is an attribute of piety that a man should not act in this matter with levity and that he should sanctify himself at the time of intercourse. » myjewishlearning.com.
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