Siège de Dunkerque (1944)


Siège de Dunkerque (1944)
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Siège de Dunkerque
La Panne Belgie 1945.jpg
Des soldats tchécoslovaques à la La Panne (Belgique), près de Dunkerque, à la fin de la guerre en 1945.
Informations générales
Date du 15 septembre 1944 au 9 mai 1945
Lieu Dunkerque, France
Issue Reddition allemande suite à la capitulation du 8 mai 1945
Belligérants
Drapeau du Canada Canada
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau Tchécoslovaquie
Drapeau de la France libre France libre
Drapeau de la Belgique Résistance belge
Drapeau : Allemagne Reich allemand
Commandants
Flag of Czechoslovakia.svg Alois Liška Flag of the NSDAP (1920–1945).svg Wolfgang von Kluge
Flag of the NSDAP (1920–1945).svg Friedrich Frisius
Forces en présence
10 000 hommes 12 000 hommes
Pertes
Drapeau : Tchécoslovaquie 167 tués, 461 blessés et 40 disparus inconnues
Seconde Guerre mondiale,
Libération de la France
Batailles
2e campagne de France
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Le siège de Dunkerque débute en septembre 1944, au cours de la Seconde Guerre mondiale, lorsque des unités de la 2e division d'infanterie canadienne encerclent la place forte de Dunkerque et son port.

Compte-tenu de la résistance des unités allemandes aux premières attaques et de la nécessité absolue de reprendre le port d'Anvers, Dunkerque fut « oubliée » par les Alliés (notamment la 1re brigade blindée thécoslovaque) et laissée à l'arrière de l'armée canadienne. La garnison allemande restera à Dunkerque jusqu'à la capitulation générale allemande en mai 1945. De ce fait, la garnison a empêché les alliés d'utiliser le port dont les infrastructures avaient été détruites.

Finalement, la « forteresse », commandée par l'amiral Friedrich Frisius, fut libérée le 9 mai 1945 suite à la capitulation sans condition allemande acceptée par le général de brigade Alois Liška, commandant de la 1re brigade blindée tchécoslovaque.

Sommaire

Contexte

Article détaillé : Libération de la France.

La 1re Armée canadienne fut positionnée à la gauche de la ligne d'avance du 21e Groupe d'armées britannique et le maréchal Montgomery leur ordonna de libérer les ports de la Manche avant de continuer vers les Pays-Bas. Cependant, la majorité de ces ports étaient fortement défendus et, malgré la faible qualités des garnisons allemandes, leurs libérations nécessitaient un assaut à grande échelle.

Les ports étaient nécessaires au ravitaillement des armées alliées et le manque d'infrastructure ralentissaient voire stoppaient les grandes offensives alliées. Montgomery estima que les ports de la Manche répondraient à ces besoins, le point de vue persista jusqu'à la mi-septembre. Sous la pression du général Eisenhower, Montgomery modifia ses instructions pour le commandant canadien, Harry Crerar, le 13 septembre 1944 : « L'utilisation d'Anvers est si urgente que je suis prêt à renoncer aux opérations à Calais et à Dunkerque » et le lendemain : « Dunkerque sera laissée pour être traitée plus tard, pour le moment elle sera simplement délaissée ».

Les actions à Calais continuèrent en grande partie en raison du besoin de réduire au silence la lourde artillerie proche de la ville. Les forces qui auraient pu être utilisées pour reprendre Dunkerque ont été déplacées pour aider les alliés lors de la bataille de l'Escaut et ainsi ouvrir l'accès au port presque intact d'Anvers. Au lieu de cela, des forces alliées plus petites furent mobilisées pour maintenir un périmètre autour de la ville.

Force en présence

Dans les premières semaines du siège, alors que les forces alliées furent déployées sur l'Escaut, plusieurs unités firent des courtes missions. La 2e division canadienne fut relevée par la 4e brigade de services spéciaux. Elle même fut relevée par la 154e brigade d'infanterie britannique. La majorité du siège fut orchestrée par la 1re brigade blindée tchécoslovaque à partir de début octobre jusqu'à la reddition finale.

Forces alliées

Forces allemandes

  • La 49e division d'infanterie ;
  • La 97e division d'infanterie ;
  • La 226e division d'infanterie ;
  • La 346e division d'infanterie ;
  • La 711e division d'infanterie ;
  • La 26e division de forteresse ;
  • La 1046e division de forteresse ;
  • Le groupe Reinecke de la Waffen-SS.

Déroulement

Les premières offensives

Les Canadiens approchèrent de Dunkerque par le sud-ouest. Le 8 septembre 1944, la 5e Brigade d'infanterie canadienne libèra Bourbourg, située à 13 kilomètres de la place forte. Le périmètre allemand variant entre 7 kilomètres et 12 kilomètres, englobait les villes de Mardyck, Loon-Plage, Spycker, Bergues et Bray-Dunes. Le 7 septembre 1944, les Calgary Highlanders attaquèrent Loon-Plage. Ils se heurtèrent à une vive résistance et subirent des lourds dégâts perdant 30 soldats. Le village fut pris le 9 septembre 1944 lorsque les Allemands se retirèrent. Au cours des jours suivant, les unités canadiennes réduisirent le périmètre allemand en prenant Craywick le 9, Mardyck le 17, ces deux villes étant à l'ouest de Dunkerque. Le 15 septembre, les alliés reprirent Bergues ainsi que les villes belges de Furnes, Nieuport et La Panne, ils furent aidés par la Résistance intérieure belge. Le même jour, Bray-Dunes et Ghyvelde, à l'est de Dunkerque, tombèrent grâce à l'aviation qui suppléa l'infanterie.

Il devint clair que la garnison allemande ne se capitulerait pas sans un assaut majeur. En raison de la nécessité de reprendre l'Escaut et Anvers et compte-tenu de la forte probabilité que le port serait inutilisable suite à sa démolition, la plupart des unités canadiennes furent redéployées. À proximité de Dunkerque, la ville d'Ostende a été reprise facilement suite à la retraite des unités allemandes et, dès la fin septembre, son port fut utilisé comme port de ravitaillement. Dunkerque ne valait pas l'effort de sa capture.

Le siège de la ville

Les forces alliées autour de Dunkerque étaient destinées à contenir les soldats allemands et minimiser leur volonté de se battre en effectuant des reconnaissances agressives, des bombardements aériens, des tirs d'artilleries et en diffusant de la propagande. Les voies de ravitaillement par Schnellboot ou par avion devaient également être coupées.

De toutes les forteresses allemandes le long de la Manche, il apparait que Dunkerque fut celle qui offrit le plus de résistance. Ils avaient rapidement résisté aux Canadiens et avec assez de hargne pour dissuader le commandement de réaliser un assaut à grande échelle pour prendre la ville. Aidés par des objectifs plus important, les soldats allemands réussirent à conserver leur périmètre au prix de contre-attaques agressives.

Durant la nuit du 26 au 27 septembre 1944, les Allemands tentèrent de tirer avantage de la méconnaissance des lieux de la 154e Brigade d'infanterie britannique. Deux importantes attaques furent portées, l'une contre le 7e Black Watch à Ghyvelde et l'autre, sur la plage de Bray-Dunes contre le 7e Argyll. Les deux attaques furent contenues, mais le commandement des Argylls fut partiellement occupé et des maisons de Ghyvelde furent détruites.

Le 4 octobre 1944, à l'initiative de la Croix Rouge, une trêve de 36 heures fut instaurée afin de permettre l'évacuation de 18 000 civils français ainsi que des soldats des deux camps. Il n'y eu aucun incident durant celle-ci, la trêve fut prolongée afin de permettre aux allemands de reformer leurs défenses qui avaient été retirées pour permettre l'évacuation.

Une fois déployée, les forces tchécoslovaques effectuèrent fréquemment des raids dans la banlieue est de Dunkerque, afin de saper le morale et faire des prisonniers. Au cours du mois de novembre 1944, il y eu de nombreuses attaques et contre-attaques, en particulier sur le flanc orientale de la ville. Les conditions furent difficiles pour les deux camps pendant l'hiver. Les polders autour de la ville furent noyés, afin de servir de servir de défenses. La boue qui en résulta, gêna les mouvements et détériora les conditions de vie. L'artillerie canadienne rapporta que les tranchées s'effondraient et que les transports ne pouvaient plus rouler. Les assiégés souffrirent de la mal-nutrition, de l'insalubrité et des mutineries.

La capitulation

Articles détaillés : Actes de capitulation de l'Allemagne nazie et 8 mai 1945.

Après la capitulation générale allemande, le général Liška accepta la capitulation sans condition de la garnison allemande, le 9 mai 1945. D'importantes réserves de nourritures et de munitions restaient encore dans la ville.

Annexes

Sources et références

Liens externes


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