Venus d'Arles


Venus d'Arles

Vénus d'Arles

La Vénus d'Arles au Musée du Louvre

La Vénus d'Arles (du nom du lieu de sa découverte) est une sculpture découverte en 1651, lors de la fouille de vestiges romains proches du théâtre antique d'Arles. Elle représente sans doute la déesse Aphrodite[1], et pourrait disputer sa renommée à la Vénus de Milo tant sa notoriété fut grande jusqu'à la fin du XIXe siècle[2]. Sa plastique est remarquable, mais elle souffre d'une restauration faisant aujourd'hui polémique (cf. infra). Bien qu'elle soit vraisemblablement une copie romaine, elle reste l'une des traces majeures de la sculpture de la seconde période classique de l'antiquité grecque. Selon certains spécialistes elle aurait fait naître le mythe de l'Arlésienne.

Elle est désormais au Louvre après avoir orné le château de Versailles pendant plus d'un siècle.

Sommaire

Une « Vénus » à la plastique grecque

Il est généralement admis que la Vénus d'Arles est une statue romaine[3] datant de la fin du Ier siècle av. J.-C. (règne de l'empereur Auguste). Elle est en marbre, en provenance du mont Hymette (pour la partie antique), d'une hauteur de 1,94 m, mais serait la copie d'un original probablement également en marbre, sinon en bronze, due au sculpteur grec Praxitèle[4].

La thèse admise de l'œuvre praxitèlienne

Connue par d’autres répliques, elle reproduirait l’Aphrodite de Thespies, œuvre disparue d’un des plus grands sculpteurs grecs classiques, Praxitèle[5], réalisée vers 360 avant J.C., dont le modèle était sa maîtresse, la courtisane Phryné[6]. En dehors de ses qualités plastiques propres, c'est aussi ce qui lui donne de l'importance puisque Praxitèle n'a pas laissé beaucoup de traces de son œuvre, sinon dans la littérature, ce qui corrélativement incite à être prudent sur cette attribution.

Les indices stylistiques

Tête de la Vénus d'Arles (copie en plâtre - R.M.N. - Le Louvre)

Au même titre que l'ensemble des œuvres rattachées sans preuve absolue à Praxitèle, la Vénus d'Arles contribue à « se faire une idée de l’alphabet du maître grec »[7] en même temps qu'elle semble symétriquement démontrer son appartenance : « une ligne souple, presque indolente  », un visage songeur avec des traits réguliers[8]. Mais surtout, avec son buste nu, cette statue manifesterait ainsi un premier mouvement révolutionnaire vers la nudité intégrale dont on prête l'invention à Praxitèle, avec sa non moins célèbre Aphrodite de Cnide alors qu'à l'époque classique primitive, les déesses étaient vêtues de longues tuniques couvrantes (chitôn ou péplos). Certes, la Vénus de Cnide, œuvre la plus sûrement praxitèlienne, est le parangon d'un nouveau type morphologique, aux hanches généreuses et aux petits seins. En comparaison, même si la morphologie est seulement moins accentuée, le style de la Vénus d'Arles peut sembler plus « classique dans sa façon de privilégier la vision de face, ainsi que par les effets de surface entre les plages lisses du buste et le drapé, aux nombreux plis cassés, qui accrochent la lumière »[9]. Ce classicisme est d'ailleurs encore présent dans la bouche et les paupières un peu lourdes et dans l’attitude de la statue « qui respecte le contrapposto classique » de Polyclète, même si l'on trouve aussi ce léger déséquilibre de la posture, en appui sur un pied, qui donne à la statuaire praxitèlienne cette sinuosité et cette souplesse dont on dit qu’elle n’appartient qu’au maîtrre[10]. Mais le style de Praxitèle serait également décelable dans la ressemblance de la tête de la Vénus avec celle de l'Aphrodite de Cnide, justement[11]. C’est le même visage ovale représenté de trois-quarts, la même composition capillaire, la même sinuosité[10]. C'est-à-dire, s'agissant du visage, un standard de beauté neutre, presque asexué, doux, serein et rêveur, à vocation universelle mais plus humanisé qu'à la période précédente. Enfin, le drapé offre un bon indice de datation puisque l’un des pans retombe en cascade sur le côté de la cuisse comme cela est observé au IVe siècle avant J.C.

Les indices historiques et rhétoriques

La littérature ancienne, qu'il faut par ailleurs interpréter avec prudence[12], témoigne de ce que la maîtresse de Praxitèle, Phrynès, aurait inspiré à celui-ci, notamment l'Aphrodite de Cnide[13] et celle de Thespie[14] ainsi que des portraits[15] que l'on reconnaît par ailleurs et entre autres, dans la tête d'Arles[16]. L'original grec de la Vénus d'Arles pourrait être l’Aphrodite offerte par Phrynè à Thespies, sa ville natale[17]. L'ex-voto de Phryné devait en effet compter trois figures, un Éros, un portrait de la courtisane et une Aphrodite[17]; ce groupe était analogue à celui du jeune Satyre entre Dionysos et Méthé, dû également à Praxitèle. L'une des Aphrodite évoquée par les textes anciens serait celle de Cos dont aucune trace n'a été retrouvée[18], mais elle est drapée, ce qui laisse la place à notre vénus, à moins qu'elle soit précisément celle que les habitants de Cos avaient choisi de préférence à celle de Cnide dont la nudité les choquait[19]. Adolf Furtwängler[20], qui au XIXe siècle a tenté de reconstituer la carrière de Praxitèle[21], considère clairement que l'Aphrodite de Thespie nous est conservée par la Vénus d'Arles en la situant antérieurement au groupe des Aphrodites de Cos et de Cnide. L'analogie de cette statue avec l'Eiréné et le Satyre verseur pourrait effectivement attester qu'elle fut sculptée au début de la carrière de l'artiste. De même que la demi-nudité qui aurait préparé celle totale de l'Aphrodite de Cnide bien que, selon un raisonnement aussi spécieux[22], il est possible d'inverser la chronologie des Aphrodites d'Arles et de Cnide sur l'idée que le nu intégral pourrait représenter Phrynè dans tout l'éclat de sa beauté, alors que le voile de l'Arlésienne cacherait utilement une nudité un peu flétrie[23]. Au final, la thèse de Furtwängler, en faveur d'une œuvre de jeunesse, au même titre que Le Satyre verseur ou encore L’Artémis de Dresde, est plutôt admise mais fait partie, elle aussi, d'un débat qui n'est pas clos[24]

Une attribution qui reste contestée

Cette attribution praxitèlienne qui globalement demeure incertaine fait l'objet de prises de positions contrastées[25]. Comme le soulignent Alain Pasquier et Jean-Luc Martinez[26], il faut savoir trouver aujourd'hui son chemin entre l’enthousiasme positiviste d’Antonio Corso qui continue de proposer une liste constamment grandissante de types statuaires « praxitéliens » [27], et de l’autre côté le scepticisme extrême de Brunilde Sismondo Ridgway, qui n’accepte que l’Aphrodite de Cnide comme la seule œuvre plus ou moins assurée du grand maître[28]. Pour Ridgway, le traitement de la draperie lourd, statique voire illogique illustrerait plutôt un « à la manière de » de l'époque augustéenne[29] et la Vénus d’Arles, pourrait être une création purement romaine destinée au théâtre construit sous Auguste, en écho au décor du théâtre de Dionysos à Athènes, remanié juste auparavant[30], ce qui apparenterait cette vénus à la statuaire romaine de la fin du Ier siècle av. J.-C.. Alain Pasquier réfute cependant cette thèse et la datation de Ridgway[31] et revient à l’ancienne proposition d’Adolf Furtwängler qui, comme la plupart des chercheurs, rattache la Vénus d'Arles à la statuaire grecque du début des années 360 av. J.-C.[32].

Considérations plasticiennes sur une antique de transition

Sa filiation grecque et sa datation admises et s'agissant d'insérer la Vénus dans la longue lignée des Aphrodite de l'antiquité, elle arriverait donc en conclusion d'un nouveau type apparu en Grèce au début du IVe siècle av. J.-C., alors que la représentations de la déesse avait déjà connu par le passé plusieurs transformations suivant l'évolution de son mythe, y compris une époque de nudité vulgaire (Chypre, Iles de l'archipel). Aphrodite était en effet devenue une divinité virginale, soudain empreinte de gravité, drapée tout du long et parfois diadémée (telles, la Déesse Céleste, l'Aphrodite aux jardins d'Acamène, l'Aphrodite voilée du Parthénon). À l'orée de la période hellénistique, avant que ne s'opère à nouveau le retour au nu intégral (avec la descendance de l'emblématique Vénus de Cnide), la Vénus d'Arles semble donc faire partie de cette ultime transition, nue jusqu'à la ceinture et plus avenante (type Vénus Victrix ou « Nikêphoros »), ce qui la placerait — de ce point de vue — dans le même groupe rattaché à ce type que la Vénus de Capoue (Naples), la Vénus de Milo (Le Louvre) et l’Aphrodite tordant sa chevelure (Vatican)[33].

La Vénus Victrix sous les traits de la Vénus de Milo (Dessin de Debay de 1821)

Quant à son éclat immaculé, il faut préciser que lors de sa découverte, la Vénus était d'une couleur légèrement brun-doré, avec quelques traces témoignant d'un apprêt polychrome[34] (sans doute une peinture à l’encaustique, appliquée chaude[35]), qui devait donner aux chairs de la Vénus d’Arles la couleur de la peau et un aspect diaphane qui ont disparu au profit d'une blancheur faussement conforme à l'esthétique gréco-romaine telle que se la représente la croyance populaire. Aujourd'hui, l'absence de cette protection sur la vénus (comme sur bien d'autres antiques) et les conséquences sur sa conservation, peuvent prêter à polémiques[36].

Au plan de l'esthétique pure et en dépit de la perte de sa teinte initiale, la Vénus a de quoi séduire notre subjectivité. Par goût du drapé, on peut apprécier encore aujourd'hui une Vénus d'Arles qui émerge lentement et souplement de sa gangue de plis dont les détails sont soignés, nonobstant les critiques de Ridgway (précitée) sur leur lourdeur et leur manque de réalisme. Tandis que pour d'autres, le drapé semble de moindre intérêt comparé « à la tendresse manifestée dans le buste de la Vénus d'Arles »[37] qui, légèrement infléchi, se développe suivant des lignes « d'une pureté exquise »[38]. Reste le visage qui avec son doux modelé, équilibré par la régularité des traits, serait « porté à la perfection avec la Vénus d'Arles »[39]. Au final, moins voluptueuse et plus pudique que la Vénus de Milo (question de période aussi), et néanmoins moins rigide que les postures les plus classiques, elle peut plaire au contraire par sa douce prestance de déesse olympienne intemporelle, que l'on adhère ou non aux attributs ajoutés lors de sa restauration[40],[41].

Sans contredire le rattachement praxitèlien, ces critères plastiques autorisaient notamment Charles Lenthéric à classer - de manière quelque peu daté - la vénus d'Arles dans l'art grec ainsi :

« Quand on la dégage de ses appendices modernes, elle représente un des types les plus séduisants de la beauté grecque ; il est difficile toutefois de la rapporter à la grande époque de l'art ; elle a trop de grâce et pas assez de noblesse, et paraît devoir être classée dans le groupe charmant des statues antiques, élégantes, délicates et un peu voluptueuses, qui ont immédiatement précédé l'époque de la décadence »[42]

Une identité, objet de passions et de querelles

Avant même que son attribution ne fasse l'objet d'hypothèses (cf. supra), l'interprétation de l'identité de la statue se posait.

Sa dénomination Vénus « d’Arles » provient d'abord de ce qu'elle a été découverte en juin 1651 lors de la fouille des vestiges romains consécutif au désenclavement du Théâtre antique d'Arles[43] et de l'immense ferveur populaire qu’elle a suscitée sur place, émoi qui a d'ailleurs traversé la communauté archéologique mondiale compte tenu qu'à cette époque la France était le centre du monde culturel.

Le Théâtre d'Arles sous les ruines duquel fut découverte la Vénus

Non sans controverse, la vénus connut ainsi plus d'un siècle et demi d'une extrême célébrité, sans précédent. L'émotion de la population et des élites fut initialement alimentée par le feuilleton de la découverte qui s'éternisa et par la rareté, pour l'époque, de cette étrange statue déshabillée et sans attributs permettant de l'identifier d'emblée. Ainsi, la statue fut mise au jour par fragment sans que l'on retrouva finalement les bras, malgré de très longues recherches sur le moment puis au XIX° siècle[44].

L'impact de la découverte était si important que les consuls de la ville d'Arles s'empressèrent de l'acquérir[45] avant de la mettre à disposition du public, les fouilles terminées et la reconstruction de la Vénus effectuée. Elle fut alors exposée pendant 30 ans dans cette ville à l'Hôtel de ville comme une figure emblématique de la beauté, témoignant également des nobles racines des habitants de la région, selon la thèse de l'époque qui connut son point culminant deux siècles plus tard, avant qu'elle ne soit cédée avec réticence à Louis XIV pour qu'il s'en attribue la gloire[46].

Particulièrement pendant toute cette première période provencale, et même bien au-delà[47], compte tenu que sa demi-nudité surprenait et du fait de l’absence de ses bras et de tout autre signe d'identité, elle fit l'objet d'une retentissante polémique savante qui amplifia le mystère et la légende naissante de la « Vénus »[48]. S’agissait-il d'une Artémis (Diane chez les Romains), comme il fut conclu en premier lieu notamment par les érudits arlésiens ? D'où les gravures de cette époque qui la représentent sous le nom de « Diane d'Arles ». S'agissait-il plutôt d'une Aphrodite (Vénus chez les Romains), Déesse de l'amour, comme on en a convenu finalement, en constatant (notamment) que le lieu de découverte, identifié initialement comme un temple à cause de deux colonnes encore debout qui le laissait penser, était, en fait, incontestablement un théâtre antique, donc, sans doute dédié à Vénus, comme de coutume ? C'est cette thèse, étayée à la fois par la fonction des lieux et par les caractéristiques du corps (pas assez souple pour une Diane chasseresse), que retiendra le roi, sur les avis de Charles Le Brun et Jean-Baptiste Bouchardon[49]. Mais il pouvait aussi s'agir tout simplement d'une femme sortant du bain comme le défendit le comte de Caylus[50]. La science contemporaine confirmera la conclusion des érudits comme Claude Terrin en faveur d'une vénus et la belle arlésienne est désormais admise par les chercheurs comme telle[51]. Plus tard, c'est une querelle plus feutrée, celle sur sa restauration, qui emportera la gloire de la Vénus d'Arles (Voir ci-après).

Une Vénus « retouchée »

Sa restauration pour Versailles

Conformément à la pratique de l’époque, le sculpteur François Girardon, collaborateur de Le Brun, retouchera par la suite la statue à la demande de Louis XIV qui s’était fait offrir la Vénus, en 1683[52], pour orner la galerie des glaces à Versailles où elle prit effectivement place le 18 avril 1685[53].

Portée de la restauration de Girardon

Les parties principales (en bleu) primitivement ajoutées (bras) ou remodelées par Girardon[54]

Girardon restaure la tête, ajoute les bras, un bras droit levé et un avant-bras gauche avec une partie du drapé qui s’y rattache. ll y place deux attributs qui a priori s’excluent[55] : la pomme dans la main droite (en référence à la victoire remportée par Aphrodite lors du Jugement de Pâris) et le miroir dans la main gauche. Il reprend le modelé du buste ainsi que le tracé des plis, supprimant au passage les étais qui subsistaient sur la face externe de la hanche droite, ainsi que sur l'épaule droite, ce dernier ayant été transformé en ruban. La partie inférieure de l’himation, au revers, a été refaite au cours d’une seconde intervention, peut-être après le transport de l’œuvre de Versailles à Paris, entre 1789 et 1800. À cette occasion la tête avait été séparée du corps et la position erronée qu’elle occupait après avoir été remise en place (trop poussée vers l’épaule gauche) ne fut rectifiée que lors de la dernière restauration en 1990-1991[55].

L'authenticité de cette interprétation est cependant sujette à caution, d'autant que d'autres hypothèses peuvent être avancées sur l'état initial de la Vénus, comme d'imaginer par exemple que le bras droit rejoignait plutôt la chevelure, ce que d'ailleurs avait envisagé Girardon lui-même[56], ou bien encore, qu'elle tenait d'une main le casque de Mars et de l'autre une lance, comme le soutint notamment Primi Visconti[57]. En dehors des attributs purement hypothétiques[58], la position du bras gauche semble correcte à ceci près que la partie déjà en place avait sans doute été rapportée au moment de la reconstruction initiale[55]. À l'inverse, d’autres copies de ce type (notamment une réplique des musées du Capitole) laissent à penser que le bras droit aurait dû être davantage levé[59] et que la main aurait du revenir effectivement vers la tête, mais sans la toucher[60],[61].

Quant au principe de cette restauration, il contredit radicalement la ligne de conduite qui s'impose à partir du XIXe siècle, jusqu'à ce jour, c'est-à-dire une conservation en l'état restaurée pour une consolidation surtout matérielle, une méthode qui est appliquée par exemple à la Vénus de Milo deux siècles plus tard, bien que cette dernière échappa de peu à une reconstitution semblable.

Pâris choisit Aphrodite pour lui remettre la pomme d'or (Le Jugement de Pâris - Juan de Juanes, 1507-1579)

Comparée à sa notoriété passée, telle est sans doute la principale raison de la relative disgrâce de la Vénus d'Arles, en cette époque contemporaine en pleine recherche d'authenticité[62],[63]. Aussi, même si l'interprétation de Girardon peut être considérée en soi comme un fait artistique de qualité, elle est parfois violemment critiquée[64],[65]. C'est en tout cas un exemple typique du style de restauration des Antiques qui était faite à cette époque (inimaginable aujourd'hui) et qui choque les puristes contemporains. Du coup, la vénus est un témoin important de la réception de l'art grec à l'époque moderne. Dans le cas de la Vénus d'Arles on doit préciser que Girardon fut conduit par une double nécessité : bien marquer l'identité vénusienne de la statue alors que jusque là on la prenait pour une Diane (cf. supra) ; apprêter un futur ornement de la prestigieuse Galerie des glaces qui ne pouvait donc qu'être complet et en parfait état.

Visibilité et postérité de la statue restaurée

Copie à Montpellier (photo Joëlle Ortet)

Ainsi restaurée, la Vénus orne Versailles jusqu’en 1797, date à laquelle elle fut réquisitionnée pour les musées nationaux[66]. Elle est depuis au Louvre (le miroir a disparu) et fut exposé au public dernièrement Galerie de la Melpomène[67]. Elle fut même, en 2007, au centre d'une exposition consacrée à Praxitèle[68]. Depuis cet événement elle n'est cependant plus visible[69] et ne sort que difficilement[70]. Son absence fut d'ailleurs remarquée en 2009 lors d'une exposition réalisée à Arles en partenariat avec le Musée du Louvre[71].

Aujourd’hui, en France, on trouve des copies de cette restauration, grandeur nature[72], avec son ruban intact, par exemple, en extérieur, à Chantilly (vertugadin du parc du château), à Gap (Passage Rolland, derrière la Chambre de Commerce), à Angers (jardin du mail)[73], à Montpellier (jardin de Zeus, quartier Antigone) et, en intérieur, à Nice (villa Grecque Kérylos) et à Arles (escalier d’honneur de l’Hôtel de Ville). C'est généralement sous cet aspect qu'elle est représentée dans l'iconographie moderne. Aux écuries de Versailles, un des deux moulages en plâtre de la Vénus d'Arles encore visibles est celle de la statue retouchée[74]. Il semble par contre qu'à l'époque existait une reproduction en fonte placée dans le jardin de Versailles. Cette copie aurait disparu[75].


Enfin, on dit parfois d'une vénus qu'elle est « de type d'Arles », notamment lorsqu'elle est de style classique, à demie dénudée et qu'elle tient des attributs dans ses mains. Le plus fameux exemple est une antique en marbre encore à Versailles[76]. Dans sa thèse sur la Syrie romaine, Nada Ghraoui dénombre vingt huit cas relevant de ce type dans son champ d'investigation[77].

Trace de son état initial

Comme il a été dit, la statue fut reconstituée à partir de la découverte de plusieurs fragments, sans que l'on ne retrouve jamais les bras ni aucun autre attribut, raison de la querelle évoquée (supra). C'est dans cet état qu'elle fut livrée à Girardon.

Vénus d'Arles (Musée d'Arles)

Une copie (en plâtre) dans son état initial — sans bras — se trouve à l'intérieur du Musée de l'Arles et de la Provence antiques (ou Musée départemental de l'Arles antique)[78]. Celle-ci était, jusqu'à sa restauration en 1995, attribuée à un grand sculpteur local Jean Péru qui avait effectivement réalisé la première copie de l'original, avant qu'il ne parte pour Versailles.

Cette copie initiale fut endommagée à la Révolution, réparée, puis a disparu. On cru l'avoir retrouvée, mais on sait maintenant que la copie actuellement exposée, dénichée par hasard par le célèbre architecte en chef Jean Formigé dans les greniers de l’école municipale de dessin d'Arles en 1911 — ce qui avait fait grand bruit à l’époque — n'est sans doute qu'un tirage de deuxième série plus tardif. A ce jour, cette copie reste néanmoins le plus ancien plâtre de la Vénus d'Arles et, surtout, le témoin le plus fidèle de ce qu'a été la statue avant l'intervention de Girardon. Pour preuve, la présence du tenon sur la hanche droite, inexistant sur le marbre du Louvre, qui est un élément connu et incontestable de la statue dans son état d'origine.

Cependant, les différences entre la copie et l'original ne manquèrent pas de surprendre les experts qui pensèrent un moment que Girardon avait délibérément et gravement trahi le modelé original[79], avant d'être éclairés et rassurés par les résultats d'un scanner effectué en 1995[80] qui révélèrent que c'était la copie qui était en quelque sorte déviante. En témoigne également la copie conservée aux écuries de Versailles[81]. La modélisation en 3D pourrait être envisagée pour mieux étudier l'œuvre[82].

Une Vénus « mythique »

La Vénus d'Arles a déclenché une passion identitaire qui serait à l'origine du mythe de l'Arlésienne[réf. nécessaire] et a simultanément inspiré les artistes[Qui ?].

Le thème de l'Arlésienne

Cette Vénus est la patronne des Arlésiennes pour lesquelles elle fut un idéal de beauté[83]. Elle devient même le modèle de l'Arlésienne[84]. Le Musée du Louvre explique aussi comment après que l'on a apparentée la « race arlésienne » aux Romains, au Grecques et aux Sarrasins, la Venus d'Arles est entrée dans l'arbre généalogique des Arlésiennes en qualité d'aïeule, « adoptée » en cette qualité par Frédéric Mistral et les ethnographes de la deuxième moitié du XIXe siècle qui la magnifièrent[85]. Ainsi, l'adhésion populaire à cette filiation quasi charnelle et la dévotion pour son modèle de beauté symbole de pureté (frisant la « névrose fétichiste » selon Le Louvre[85]), les mystères qui l'entourèrent au XVII° siècle (suspense des fouilles et changements de dénomination), la nostalgie populaire et l'émotion consécutives à son départ forcé pour Versailles, sa transformation, de même que son absence et ses réapparitions évanescentes (à travers celles de ses copies)[86], sont probablement à la source du fameux mythe récurrent de l'Arlésienne qui traduit le poids d'une présence en quelque sorte invisible et presque imaginaire[87], bien avant que Prosper Mérimée ne s'en inspire (très partiellement) pour sa maléfique Vénus d'Ille (nouvelle en 1837)[88], et qu'Alphonse Daudet ne s'en empare (L'Arlésienne des Lettres de mon moulin en 1869), lui qui fréquentait F. Mistral et partageait son émoi devant la Vénus d'Arles[89].

Arlésienne à la Vénus d'Augustin Dumas - vers 1860 (Museon Arlaten)

Comme le dit Estelle Mathé-Rouquette [90] :

« Cette statue a laissé aux hommes de la ville une absence, dont ils ont fait un mythe, et l'assurance d'une perpétuelle renaissance par le sang, qui, de ses veines imaginées, a coulé dans celles des Arlésiennes. »

Le portrait d’une Arlésienne peint par Augustin Dumas (illustration ci-contre) symbolise cette filiation mythique. Comme le Musée départemental d'ethnographie d'Arles (Museon Arlaten) le souligne[91] :

« La présence près du portrait en buste d’une reproduction miniature de la Vénus d’Arles, que la jeune fille effleure de la main, suggère des liens entre cette arlésienne assimilée à un archétype et une histoire locale glorieuse. (...) Au XIXe siècle en effet, bon nombre d’artistes contribuent au mythe d’une filiation entre Arles et la Grèce antique, personnalisée à travers l’image de la femme : « Les femmes d’Arles sont en quelque sorte les Athéniennes de la Provence », affirmait par exemple le poète Jules Canonge en 1841. En représentant la Vénus d’Arles, le peintre s’inscrit dans cette tradition ».

Théodore Aubanel célébra la Vénus d'Arles mieux que quiconque

Un vieux poème provençal et le plus célèbre du félibre Théodore Aubanel (XIXe siècle), intitulé « La Vénus d'Arles », personnifie la vénus et traduit la dévotion qu'elle a suscitée et ce lien de sang évoqué plus haut[92] (extrait) :

« ...O douço Venus d'Arle ! O fado de jouvènço !
Ta bèuta que clarejo en touto la Prouvènço,
Fai bello nòsti fiho e nosti drole san !
Souto aquelo car bruno, o Venus ! i'a toun sang,
Sèmpre viéu, sèmpre caud. E nosti chato alerto,
Vaqui perqué s'envan la peitrino duberto !
E nosti gai jouvènt, vaqui perqué soun fort
I lucho de l'amour, di brau e de la mort !...
E vaqui perqué t'ame, — e ta bèuta m'engano,
E perqué iéu crestian, te cante, o grand pagano !... »[93]

Amant fervent et passionné de sa beauté plastique, Aubanel fera souvent référence à la Vénus d'Arles[94]. D'autres poètes comme François Porché lui emboîtent le pas au XXe siècle[95]. Frédéric Mistral lui-même commettra ces vers dans son œuvre majeure :

« Un voit de chato viroulavon,
E su'n refrin qu'ensèn quilavon,
En danso ardènto se giblavon
Autour d'un fio de marbre en guau disien Vénus
Canten Venus, la grand divesso
De quau prouvèn touto alegresso !
Canten Venus, la segnouresso,
La Maira de la terrò e dou pople arlaten l »[96]
F. Mistral, — Mireille, ch xi.

D'autres écrivains prennent la Vénus pour un étalon de la beauté, comme Laurent Pierre Bérenger en 1786 (précité)[83] et Charles de Martrin-Donos en 1896[97].

Alexandre Dumas participe ainsi à ce mouvement :

« Une belle jeune fille aux cheveux noirs comme le jais, aux yeux veloutés comme ceux de la gazelle, tenait debout, adossée à une cloison, et froissait entre ses doigts effilés et d'un dessin antique une bruyère innocente dont elle arrachait les fleurs, et dont les débris jonchaient déjà le sol ; en outre, ses bras nus jusqu'au coude, ses bras brunis, mais qui semblaient modelés sur ceux de la Vénus d'Arles, frémissaient d'une sorte d'impatience fébrile…[98] »

Stendhal lui-même écrit :

« Quand j'étais à Marseille, je rencontrai au château Borelli, où
j'allais presque tous les soirs, une société de dames arlésiennes
qui étaient venues voir ce joli parc. La renommée n'est qu'équitable quand elle parle de leur beauté. Ce sont des cheveux
d'un noir d'ébène, tranchant sur un front d'une blancheur
éblouissante. Je n'exagère point ; la forme générale de leurs traits rappelle la Vénus d'Arles (...) [99].

Même Madame de Sévigné évoque la Vénus dans ses fameuses lettres[100], à l'instar d'autres écrivains érudits qui rapportent avec admiration l'existence de la Vénus dans leurs carnets de voyage en France, tels Abel Hugo en 1835[101], Amable Tastu en 1862[102] et André Hallays en 1913[103]. En 1833, Augustin Fabre écrit :

« On vantait la Vénus d'Arles. On admirait la grace de son voluptueux sourire, la pureté de ses formes enchanteresses, et les femmes lui sacrifiaient, bien dignes par la renomée de leurs charmes de professer son culte »[104].

Curieusement, le mythe a prospéré alors que le souvenir de la matrice vénusienne s'est estompé, largement masqué par le succès du personnage romanesque de Daudet. Cependant, plus de trois siècles après sa découverte, la Vénus suscite toujours la nostalgie. Son retour à Arles a ainsi été réclamé par des nationalistes occitans dans un communiqué en date du 2 février 2007[105], suivi d'interventions auprès du président-directeur du musée du Louvre et des autorités politiques[106], ce qui ne fait que raviver un regret déjà exprimé notamment par F. Mistral en 1886[107].

Créations artistiques autour de la Vénus

Art contemporain

  • Fabrice Cavaillé, Un baiser tourné en Super 8 est projeté autour de la taille d'une ronde-bosse (la Vénus d'Arles), in Insinuations, exposition au nouveau Musée des Moulages de l'Université Lumière Lyon 2, 8 janvier/6 février 2000[108] ;
  • Clergue (Lucien), photographe arlésien, entreprend un travail sur la Vénus d'Arles au Louvre (collages photographiques, surimpression), Paris, 1991[109] ;
  • Collège Jules Ferry à Marseille, une classe de 6e refait la garde-robe de la Vénus d’Arles (collages photographiques), février 2007 [110] ;
  • Série d'expositions organisées à Arles concernant la Vénus d'Arles, 24/26 novembre 2006[111] :
    • La Vénus fait un carton : TOY recrée la Vénus d’Arles en bandelettes de carton ;
    • La Vénus d’Arles s’est échappée : des dessinateurs créent une bande dessinée ;
    • Vénus virtuelle : Remodélisation en 3D de la Vénus d’Arles ;

Comédies et littérature

Outre les œuvres littéraires déjà évoquées (supra) :

  • Denola (Georges), La Vénus d'Arles (film) (1911) (interprètes : Jeanne Brindeau, Andrée Divonne, André Lefaur, Armand Tallier) ;
  • Jean-Marie Floret (Préf. de Émile Ripert), La vénus d'Arles (roman), Éditions de la Revue « En Provence », 1931, 272 p
  • Joseph Méry, avec Auguste Barthélemy, La Vénus d'Arles (1866); Marthe la blanchisseuse. La Vénus d'Arles (1874)
  • Jean Variot, La Vénus de Praxitèle et madame Candaule, Lefèbvre Henri, Paris, 1948
  • Varney (Louis ), La Vénus d'Arles, (opéra comique) , livret de Paul Ferrier et Armand Liorat, créé le 30 janvier 1889, Paris, Nouveautés (interprètes : M. Piccaluga et Mlle Auguez, immortalisés par Nadar[112]) ;
Peinture murale de Jean Thiry - XX° siècle
La Vénus d'Arles, trophée du Forum lyrique européen, sculptée par Liliane Guiomar (Photo Olivia Doray)

Gravures et dessins anciens

  • In Recueil d’antiquités formé par Monsieur Laurent Bonnemant (après 1680) (Ms 242, Médiathèque d’Arles) :
    • Ogier, La Vénus d'Arles, deux dessins, (avec miroir)[113]
    • Wolffy J., La Vénus d'Arles (sans bras)
    • Mesnaget, Diane d'Arles (sans bras)
  • Maurice Boudot-Lamotte, La Vénus d'Arles, (fin XIXe siècle), Musée départemental de l'Oise (Beauvais) ;
  • Mellan P., Diane d’Arles, (sans bras, avec armoiries) (1653), Arles, Collection privée ;
  • Jean-Baptiste Monicart, La vénus d'Arles in "Versailles immortalisé", en 1730, Châteaux de Versailles ;
  • Paul Maurou, Lecture de la Vénus d'Arles au théâtre antique avec les Cigaliers, eau forte, vers 1884;
  • Alice Reboursière, Vénus d'Arles, étude académique de la tête au fusain, 1901 (Collection particulière) [114] ;
  • Simon Thomassin :
    • La Vénus d'Arles (deux estampes), in Recueil de cinquante des plus belles figures antiques et modernes, placée dans la Galerie des Glaces du château et parc de Versailles (XVIII° s), Châteaux de Versailles.
    • La vénus d'Arles (sans bras), Bibliothèque Méjanes, Aix en Provence (Ref AP55S02047)

Peintures

  • Augustin Dumas, Arlésienne à la Vénus, (peinture) (1858), Arles, Museon Arlaten (illustration supra);
  • Mandon de Cazan, La Vénus d'Arles (peinture de plafond, en médaillon), 1767, Salle du conseil de l'hôtel de ville d'Arles[115] ;
  • François Huard, Les Fouilles de la tour de Roland (vers 1843), Museon Arlaten, Arles (on ne voit pas la vénus mais les fouilles à son propos);
  • Léo Lelée, La Vénus d’Arles, Lithographie de 1903;
  • Hubert Robert montrant la salle de l’Apollon du Belvédère dans son aménagement du tout début du XIXème siècle, dans laquelle on reconnait la Vénus d’Arles et la Vénus du Capitole;
  • Jean Thiry, La Vénus d'Arles, Trompe l'œil (peinture murale) (XXe siècle), Collection du peintre - Carros (près de Nice) - (ci-contre).

Sculpture

  • Anonyme :
    • Relief d'une tête de femme d'après la Vénus d'Arles, Musée Bouchard (Paris);
    • Statuette d'après la Vénus d'Arles, Musée de Brou (Bourg-en-Bresse);
    • Buste de la Vénus d'Arles du XVII° siècle, Maison Carrée de Nîmes[116];
    • Statuette de la Vénus d'Arles, reproduction en bronze à patine noire nuancée vernie, 41 cm, fin XIX° siècle (collection particulière)[117] - (ci-contre)
  • Liliane Guiomar, Vénus d'Arles, statuette en grès, sans bras, pour le Forum lyrique européen d'Arles (XXe siècle), (ci-contre et ci-après);
  • Richard (M.) Tête d'après la Vénus d'Arles, Hôtel du gouverneur général (Paris).

Événements

  • Art Lyrique - La Vénus d'Arles a donné son nom et sa silhouette à un trophée remis comme premier prix du Forum lyrique européen organisé depuis 2000 par le Comité des fêtes de la ville d'Arles (généralement en juin). La sculpture constituant le trophée (ci-contre) est l'œuvre de Liliane Guiomar, peintre régional et maître santonnier, Meilleur ouvrier de France (supra);
  • Le printemps des musées - Lors de l'édition 2004, par exemple, le Musée de l'Arles et de la Provence antiques proposait au jeunes enfants de «croquer la Vénus» et à tous, une «visite-atelier sur l'aventure et les mésaventures d'un objet archéologique : La Vénus d'Arles »[118].

Bibliographie

  • Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae (LIMC), s.v. Aphrodite (Angelos Delivorrias), p. 63, no 526, pl. 51, Artemis Verlag, 1984.
  • Le Goût de l'Antique, quatre siècles d'archéologie arlésienne, catalogue de l'exposition à l'espace Van-Gogh du 20 octobre 1990 au 6 janvier 1991, Arles, Museon Arlaten, 1990 :
    • Dominique Serena-Allier, « Les collections de l'Hôtel de ville », p. 39-43,
    • Rémi Venture, « L'affaire de la Vénus », p. 44-45.
  • P. Albert d'Augières, Réflexions sur les sentiments de Callisthène touchant la Diane d’Arles, Paris, 1684.
  • Joseph Bard, La Vénus d'Arles. Lecture du matin, A. Cherbuliez et L. Baboeuf L., Paris et Lyon, 1834, deux tomes en un volume, XVI-264 p., in-8°.
  • Laurent Bonnemant, Conversation curieuse sur la Diane & sur la piramide d’Arles, dans Recueil d’antiquités, après 1680, Médiathèque d’Arles, Ms 242.
  • Brigitte Bourgeois :
    • « De la Vénus d'Arles à la Guerre du Golfe : l'apport du moulage entre restauration et destruction », dans Moulages, copies, fac-similés, actes des IVe Journées des restaurateurs en archéologie [IIIe colloque international de l'ARAAFU] à Soissons les 14 et 15 juin 1993, École normale supérieure et laboratoire d'archéologie, 1994 = Bulletin de liaison no 11 (1994), p. 25-28.
    • « La Vénus d'Arles ou les métamorphoses d'un marbre antique », dans les Actes du IVe colloque international de l'Association des restaurateurs d'art et d'archéologie de formation universitaire à Paris du 5 au 7 octobre 1995, ARAAFU, 1995, Paris, p. 125-137.
  • H. Clair, « Les monumens d'Arles, antique et moderne », D. Garcin imprimeur, 1837, pp. 241, 242
  • Charles Daremberg et Edmond Saglio, « Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines », 10 volumes, échelonnés de 1877 à 1919. Index d'articles en ligne sur le site mediterranees.net, dont celui sur « Vénus » [28]
  • Jean-Julien Estrangin, « Études archéologiques, historiques et statistiques sur Arles », Aubin éditeur, 1838, pp. 56 et 57
  • Jeanne de Flandreysy (préf. Frédéric Mistral), La Vénus d'Arles et le Museon Arlaten, Alphonse Lemerre, Paris, 1903, gr. in-8°, 168 p.
  • Jean Formigé, « Note sur la Vénus d'Arles », dans Comptes-rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres no 39 (1911), p. 658-664.
  • (en) Adolf Furtwängler, « Masterpieces of Greek Sculpture, Series of Essays on the History of Art » (traduction et révision par Eugénie Sellers de Meisterwerke der griechischen Plastik, Leipzig et Berlin, 1893), W. Heinemann, Londres, 1895, p. 319-320; p. 330-335.
  • Bérénice Geoffroy-Schneiter, « Deux visions de Vénus » in Connaissance des Arts (revue), Praxitèle Hors-série, 2007, p. 48 (Commentaires sur la Vénus d'Arles et la Vénus de Townley)
  • André Hallays, « Provence » dans En flânant. À travers la France, 5, Perrin, Paris, 1912.
  • Charles Lenthéric, « L'Art grec à Arles », dans La Grèce & l'Orient en Provence, Plon-Nourrit, Paris, 1910, p. 251, 255 et 259 (1ère édition 1878).
  • Paul Mariéton, « VII - La Provence Grecque » , in La Terre provençale, Journal de route, mai 1890
  • Jean-Luc Martinez, « Antiques du Louvre », Fayard / Louvre, 2004.
  • Estelle Mathé-Rouquette, « Belles comme l’antique », dans Arlésienne : le mythe ?, catalogue de l'exposition du 3 juillet 1999 au 30 janvier 2000 au Museon Arlaten, Arles, 1999, p. 51-62.
  • Aubin-Louis Millin, « Voyage dans les départements du midi de la France », tome III, 1807, pp. 500 et 501
  • Alain Pasquier :
    • « La Vénus de Milo et les Aphrodites du Louvre », éditions de la Réunion des musées nationaux, 1985 (ISBN 2-7118-0256-6), p. 53,
    • « Les Aphrodites de Praxitèle » dans Alain Pasquier et Jean-Luc Martinez, Praxitèle, catalogue de l'exposition au musée du Louvre, 23 mars-18 juin 2007, éditions du Louvre & Somogy, 2007 (ISBN 978-2-35031-111-1), p. 134-139 et nos 28-32, p. 138-169. Présentation de l'ouvrage sur histara.sorbonne.fr.
  • François de Rebattu :
    • « La Diane et le Jupiter d’Arles se donnant à cognoistre aux esprits curieux », Arles, 1656,
    • « Description de la Diane d’Arles », 1659.
  • Brunilde Sismondo Ridgway :
    • (en) « The Aphrodite of Arles », dans American Journal of Archæology, vol. 80, no 2 (printemps 1976), p. 147-154,
    • (en) « Fourth-Century Styles in Greek Sculpture », University of Wisconsin Press, Madison, 1997 (ISBN 0-299-15470-X), p. 264-265,
    • (en) « Hellenistic Sculpture III. The Styles of ca. 100-31 B.C. », University of Wisconsin Press, Madison, 2002 (ISBN 0-299-17710-6), p. 197-198.
  • Claude Rolley, La Sculpture grecque, vol. II : La période classique, Picard, Manuels d'art et d'archéologie antiques, 1999 (ISBN 2-7084-0506-3) , p. 256.
  • B-F Rouent (De), Le retour de la Vénus d'Arles in Bulletin de la Société des amis du Vieil Arles, 1903
  • Jean-Maurice Rouquette et Claude Sintès, « Arles antique, monuments et sites », Imprimerie nationale, 1989 (ISBN 2110810327).
  • Joseph Séguin, « Les antiquités d’Arles traitées en manière d'entretiens et d'itinéraires où sont décrites plusieurs nouvelles découvertes qui n'ont pas encore vu le jour », Arles, 1687.
  • Claude Terrin :
    • « La Vénus et l'obélisques d’Arles, ou entretiens de Musée et de Calisthène », Arles, 1680
    • « Lettres de Musée à Calisthène, sur les réflexion d'un censeur », Arles, 1697.
  • Johann Joachim Winckelmann :
    • (de)« Gedanken über die Nachahmung der griechischen Werke in der Malerei und Bildhauerkunst » (Réflexions sur l’imitation des œuvres grecques dans la peinture et la sculpture), 1755
    • « Histoire de l'art dans l'Antiquité » (1764), Livre de Poche, 2005, Traduction de Dominique Tassel
  • Laurent Wolf, « A quoi ressemble la beauté ? Le mythe Praxitèle. À propos d’une exposition au musée du Louvre » Études, revue de culture contemporaine, Tome 407 2007/7-8, p. 75-83,

Notes et références

  1. Selon la présentation qu'en fait Le Louvre sur son site
  2. Elle fut au moins aussi célèbre au moment de sa découverte que la Vénus de Milo l'est aujourd'hui et mériterait sans doute de retrouver sa notoriété d'antan, d'autant que les deux statues sont emblématiques de périodes différentes de l'antiquité grecque
  3. On sait que les Romains ont pillé sans vergogne les œuvres grecques en récupérant directement des œuvres ou en les copiant. Cependant, à propos de la Vénus, Charles Lenthéric, précise : « On ignorera probablement toujours son origine; mais il est cependant très probable qu'elle n'a pas été transportée de la Grèce dans la Gaule; Elle est née et s'est épanouie sous le ciel de Provence, semblable à une fleur dont la semence grecque aurait été apportée par un souffle de l'Orient et dont l'éclosion un peu tardive rappellerait, à trois siècles de distance, la beauté supérieure, la pureté et la délicatesse des grandes œuvres de la patrie disparue », La Grèce & l'Orient en provence (cf. Bibliographie), p. 260
  4. Par exemple, Jean-Julien Estrangin rapporte : « Ce marbre est vraiment une Vénus antique, une copie de celle de Praxytèle, dont l'original était en bronze » Cf. Études archéologiques, historiques et statistiques sur Arles, Aubin éditeur, 1838, p. 57. Cependant, par référence aux textes anciens (notes 5 et 6, ci-après), il est plutôt admis qu'elle était en marbre.
  5. Dans leur Dictionnaire, Ch. Daremberg et E. Saglio (1877) précisent déjà : « La Vénus d'Arles, où l'on reconnaît généralement la copie d'une œuvre de Praxitèle. » Charles Lenthéric fait le même constat (précité, p. 252). Idem pour Adolf Furtwängler (infra) et, plus contemporain, pour Alain Pasquier (infra)
  6. Son existence est évoquée dans plusieurs textes grecs anciens. Par exemple Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne].
  7. Selon la formulation de Jérome Farssac [1]
  8. Selon la formulation, ou une formulation semblable de Jérome Farssac, ibid
  9. 3dsrc.com : Aphrodite, dite "Vénus d’Arles"
  10. a  et b Selon le site education.louvre.fr
  11. Ce point est rappelé dans la présentation de la Vénus que fait Le Louvre sur son site (précité)
  12. Claude Rolley qualifie certaines des anecdotes qu'on y trouve de « douteuses », La Sculpture grecque, vol. II : La période classique, Picard, Manuels d'art et d'archéologie antiques, 1999 (ISBN 2-7084-0506-3), p. 243 ; et Alain Pasquier invite à les considérer « avec la plus grande des prudences », « Éléments de biographie » in catalogue de l'exposition au musée du Louvre, 23 mars-18 juin 2007, p. 21.
  13. Athénée, Deipnosophistes [détail des éditions] [lire en ligne] (XIII, §590). Traduction de Marion Muller-Dufeu et Pline, Histoire naturelle (XXXVI, 20).
  14. Alciphron, Lettres de pêcheurs, de paysans, de parasites et d’hétaïres (frag. 3).
  15. Pausanias évoque deux portraits dont l'un situé à Thespie, Description de la Grèce, IX, 27, 5 et X, 15, 1
  16. Musée de l'Arles de la Provence antiques, FAN 92.OO.405
  17. a  et b Son existence est évoquée par exemple Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne]. L'auteur note l'existence à Thespies en Béotie (Grèce centrale) d'un groupe composé d'Éros, de Phryné et d'Aphrodite. Notamment : (IX, 27, 5) « ἐνταῦθα καὶ αὐτοῦ Πραξιτέλους Ἀφροδίτη καὶ Φρύνης ἐστὶν εἰκών, λίθου καὶ ἡ Φρύνη καὶ ἡ θεός » (« Là [à Thespies], de Praxitèle lui-même, se trouvent une Aphrodite et une statue de Phryné, toutes les deux en marbre, Phryné et la déesse »). Voir également Pline l'Ancien, Histoire naturelle (XXXVI, 20).
  18. Furtwaengler l'identifie dans la Vénus Richelieu (Le Louvre), Meisterwerke, p. 552-553.
  19. Sur le mini-site du Louvre (précité) Alain Pasquier résume cette question clairement : « S'agirait-il d'une réplique de la statue d'Aphrodite qui se dressait à côté du portrait de Phrynée dans le sanctuaire de Thespies tel que le narre Pausanias ou bien sommes nous en face d'un reprise de l'Aphrodit vétue qu'avaient choisi les habitants de l'île de Cos tandis que les cnidiens optaient pour le modèle dévêtu ? »
  20. Adolf Furtwängler, Meisterwerke der Griechisclien Plaetlk. Knnstgescliiclitliclie Untersncliungen. Gr. in- 8 de xvi-767 p., Leipzig et Berlin, Giesecke et Devrienl, 1893.
  21. Et à sa suite Giulio Emanuele Rizzo en 1932
  22. Alain Pasquier qui semble avoir rédigé les commentaires accompagnant le mini-site du Louvre sur l'exposition Praxitèle (précité) souligne à propos de la Vénus d'Arles « ce dévoilement progressif repose sur l'idée moderne de la pudeur et ne peut être retenu comme un critère de datation »
  23. Rapporté par Pasquier, « Praxitèle au Louvre : parti pris d’une exposition ».
  24. Dès 1894, Salomon Reinach discutait certains éléments de cette chronologie sans remettre foncièrement en cause le rattachement à Praxitèle (56. Furtwaengler, Les chefs-d'œuvre de l'art grec in Revue critique d'histoire et de littérature, n° 6, février 1894)
  25. Les conservateurs du Louvre soulignent : « Cette vision généreuse en termes d’attribution, est aujourd’hui largement remise en cause par les chercheurs et la présentation d’une grande majorité des répliques connues des œuvres citées ci-dessus permet d’approfondir les études de ces différents types statuaires, dont tous ont en commun le même problème, à savoir leur introduction dans l’œuvre de Praxitèle » [2].
  26. Alain Pasquier, Jean-LucMartinez (dir.), Michel Amandry, Michael Benet, Geneviève Bresc-Bautier, et al, Praxitèle. Exposition, Paris, musée du Louvre, 23 mars - 18 juin 2007 (catalogue de l'exposition), Musée du Louvre Éditions Somogy, Paris, 2007, 456 p.
  27. Les auteurs citent (p. 14) : The Art of Praxiteles, The Development of Praxiteles’ Workshop and its Cultural Tradition until the Sculptor’s Acme [364-1 BC] , Rome 2004
  28. Les auteurs citent (p. 14) : Fourth-Century Styles in Greek Sculpture, University of Wisconsin Press 1997, 261-267
  29. Alain Pasquier rapporte cette thèse sur le mini-site du Louvres (précité) ajoutant pour nuancer « même si une statuette de terre cuite bien antérieure rappelle le type statuaire de la vénus d'Arles »
  30. Comme Alain Pasquier le signale, un torse du même modèle exposé au musée d'Athènes en proviendrait (ce qui reste incertain), qui serait le prototype créé pour cette fonction (Dossier de presse de l'exposition Praxitèle du 23 mars au 18 juin 2007 [3]).
  31. Op. cit. p. 264
  32. Cf. catalogue précité, p. 28
  33. En ce sens les présentations historiographiques de Vénus/Aphrodite sur les sites Mémo.fr - Hachette et Lutèce
  34. Charles Lenthéric (précité, p. 255) précise en effet : « Le marbre de la Vénus d'Arles n'est pas absolument blanc. il a gardé une sorte de teinte brune et presque dorée qu'il est impossible d'attribuer uniquement au temps ou au soleil; très probablement il avait reçu quelqu'une de ces préparations encaustiques (...) qui préservaient les statures antiques des attaques de l'air et de l'humidité. On y trouve même quelques traces de coloration qui permettent d'affirmer que la statue avait été réellement peint ».
  35. La coloration et sa protection résultaient généralement des opérations de Causis (brûlure/cicatrisation) et de Ganosis (brillance). Praxitèle lui-même aimait à travailler avec le peintre Nicias, spécialiste d'une technique semblable [4]
  36. Voir ce qu'en pense, par exemple, l'Association pour le respect de l'intégrité du Patrimoine s'agissant du nettoyage et de l'entretien des Antiques qui causerait une triple destruction : artistique, picturale et archéologique. Ceci rebondit sur l'opinion de Charles Lenthéric (précité, p. 251) qui s'en prenait aux restaurateurs de la Vénus (entre autres) « dont le moindre défaut est d'enlever à tout ce qu'ils touchent cette teinte lentement déposée par les siècles et ce grain si fin et si délicat qu'on a pu appeler avec raison l'épiderme du marbre »
  37. Marie Françoise Ousset "La femme dans l’art" Conférence-projection 24 mai 2007
  38. Selon Charles Lenthéric (précité, p. 251)
  39. Selon Charles Lenthéric (précité p. 251), qui précise que « la tète et la coiffure sont irréprochables et n'ont jamais été surpassées »
  40. Pour l'écrivain Paul Mariéton, qui qualifie sa beauté de « rayonnante » elle est une « création divine, à la gracilité harmonieuse » et « si elle a moins de majesté que la Vénus de Milo, sa spiritualité est d'essence supérieure, comme sa jeunesse » (La Provence Grecque VII , in La Terre provençale, Journal de route, mai 1890), tandis que pour le couturier Christian Lacroix, ancien de l'École du Louvre, La Vénus d'Arles est « tellement plus émouvante que celle de Milo » (Bellagamba-Préface, 2004)
  41. L'ayant admiré à l'exposition Praxitèle 2007 (supra), voici ce qu'en dit un admirateur éclairé sur le blog du quotidien Le Monde en avril 2007 [5] : « Celle d’Arles a ma préférence. La tête portant à gauche avec ce regard des dieux qui traverse tout ce qu’ils voient, une coiffure rangée vers l’arrière qui dégage l’ovale serein du visage, les lèvres pleines sous le nez droit qui conduit le regard tout droit vers la nudité de la poitrine, les seins jumeaux fermes et le sillon juvénile qui descend au nombril, les hanches rondes n’ayant jamais porté d’enfant. »
  42. Ouvrage précité, p252 (le terme décadence évoque ce que l'on préfère nommer aujourd'hui la période hellénistique)
  43. La Vénus devait faire partie de l'ensemble statuaire qui décorait le front de scène (pulpitum/proscenium) du Théâtre dominé par une statue d'Auguste/Apollon de trois mètres et comprenant également des danseuses [6].
  44. La Vénus fut retrouvée en quatre fragments principaux. D'abord la tête le 6 juin 1651 en creusant une citerne dans la maison de l'abbé Lebrun. Suivirent le corps jusqu’en dessous des genoux, les jambes et les pieds avec la base. Comme le précise Charles Lenthéric (précité p. 250 et 251) : « le marbre était enfoui au-devant des colonnes de l'avant-scène et avait été protégé d'une destruction complète par les ruines mêmes, sous lesquelles il était enseveli. Mais il portait quelques traces de mutilation, et le torse était brisé en trois parties que l'on a pu heureusement rapprocher. La tête et le corps sont à peu près intacts; les bras seuls n'ont pu être retrouvé ». Or, on rechercha longtemps et vainement ces derniers. Sans plus de résultats sur ce point, d'autres fouilles furent entreprises au XIXe siècle à l'initiatives du Baron de Chartrouse, (Maire d'Arles) sous la conduite des architectes Questel et Revoil pour dégager l'ensemble du site.
  45. Délibération du conseil de la ville du 26 juin 1651 pour le rachat de la Venus d'Arles à l'abbé Lebrun
  46. En retour, les autorités Arlésiennes auraient espéré - en vain - que Louis XIV annule notamment les dettes de la ville, selon R. Venture, « L’affaire de la Vénus », in Le Goût de l’Antique, quatre siècles d’archéologie arlésienne, Arles, 1990, pp. 44-45
  47. Charles Lenthéric (précité, p. 259), précise que : « la lutte a duré près de cent ans »
  48. Cette querelle savante, qui opposa notamment le père jésuite Albert Dauguières (qui, après Rebattu et avec l'abbé Fléche, penchait pour une Diane) et Claude Terrin (qui, avec Gravenol et Séguin, penchait pour une Vénus) est notamment rapportée par Charles Lenthéric (précité, p. 259 et 260) et Jean-Julien Estrangin, Études archéologiques, historiques et statistiques sur Arles, Aubin éditeur, 1838, pp. 56 et 57. Cf. Bibliographie (infra). Voir également area-archives.org : La Vénus d'Arles
  49. Aubin-Louis Millin, Voyage dans les départements du midi de la France, tome III, 1807, p 500
  50. Selon Jean-Julien Estrangin, op. cit. p. 57
  51. Claude Terrin, deux ouvrages de 1680 et 1697, in Bibliographie (infra)
  52. C'est le Premier consul de la ville d'Arles, Gaspard de Grille, qui l'offrit officiellement au Roi et reçu en retour la médaille d'or représentant la croix de Saint-Louis (Cf. R. Venture, « L’affaire de la Vénus », op. cit., pp. 44-45). C'est cependant le sculpteur Jean Dedieu qui se chargera du transport (Cf. area-archives.org : La Vénus d'Arles).
  53. Le Marquis de Dangeau raconte dans son Journal que, ce jour-là, on plaça dans la Galerie une statue nommée "la Vénus d'Arles". Cf. également, Thierry Sarmant, Les demeures du soleil. Louis XIV, Louvois, et la surintendance des bâtiments du Roi, Editions Champ Vallon, 2003, pp. 223 et s.
  54. Un document semblable a circulé lors de l'exposition et du colloque « Vrai ou Faux, acte III, La beauté réparée, Les critères de l’authenticité », ayant eu lieu les 11 et 12 janvier 2008 à Drouot Montaigne, à l'initiative de la Confédération européenne des experts d'art (CEDEA) [7]
  55. a , b  et c Extrait du catalogue de l’exposition « Praxitèle : un choix romain », Musée du Louvre, 23 mars-18 juin 2007
  56. Dans leur Dictionnaire (précité), Ch. Daremberg et E. Saglio précisent : « La Vénus d'Arles (...) occupée à sa toilette, tenait un miroir dans la main gauche et de la droite elle arrangeait les boucles de sa chevelure » (ce qui contredit la version de la pomme par Girardon tout en confirmant un hypothétique miroir) [8]
  57. Selon Jean-Julien Estrangin, Études archéologiques, historiques et statistiques sur Arles, Aubin éditeur, 1838, p. 57. Cette représentation évoque en fait la « Vénus victorieuse » (Vénus Victrix). Un érudit du XIX° siècle argumente cette vision : « les Arlésiens dont la colonie prend le nom de Julienne, auront consacré cette image de la déesse » qu'on regarde, dit-il, « comme la souche de la famille Julia, dans laquelle Auguste avait été adopté », puisque la statue a été « exécutée au temps de cet empereur », et découverte avec une statue géante de celui-ci. Comme Visconti, l'auteur relève que c'est cette image qui prévaut sur les médailles de l'époque. Cf. Aubin-Louis Millin, Voyage dans les départements du midi de la France, tome III, 1807, pp. 500 et 501.
  58. Néanmoins, une charmante vénus drappée dite « Richelieu » ou « de Praxitèle » porte une pomme dans la main droite (Le Louvre) [9].
  59. Selon le site education.louvre.fr/
  60. Dossier de presse de l'exposition « Praxitèle » de 2007, Le Louvre, p. 19
  61. Voir aussi, par exemple, l'Aphrodite conservé au Ephesus Museum (Turquie) [10]
  62. Ainsi, relatant l'exposition Praxitèle de 2007 (supra), Stéphane Guégan s'arrange pour ne pas citer la vénus, pourtant choisie pour illustrer l'exposition, dans un long article, qui en énonce clairement la raison : « le parcours du Louvre s’intéresse d’abord aux pièces les plus célébrées, l’Aphrodite de Cnide, l’Apollon Sauroctone ou le Satyre au repos, avant d’aborder la descendance du maître, plus ouverte nécessairement dès qu’on s’écarte des simples imitations ou des détestables restaurations », La Tribune de l'Art, 9 avril 2007 [11]. Une attitude qui peut cependant s'éclairer de la remarque de "Lunettes Rouges", un blog du Monde, qui écrit : « La plus belle Aphrodite de Cnide, la plus belle Vénus d’Arles ne peut reluire au milieu d’un alignement indigeste de ses soeurs inégales » [12].
  63. On avance également le fait que la Vénus de Milo, dont on aperçoit la naissance du postérieur (contrairement à la Vénus d'Arles), dégage une volupté avec une pose plus lascive propre à la période hellénistique, plus en phase avec les mœurs légères de notre époque.
  64. Pour Charles Lenthéric, par exemple (précité, p. 251 et 252) : « l'on ne saurait trop déplorer la pitoyable réparation dont elle a été l'objet (...) on l'a dotée de bras et de mains vulgaires dont elle paraît assez embarrassée (...) et la belle anadyomène a ainsi un faux air de maniérisme aussi peu grec que possible »
  65. Pour l'écrivain Paul Mariéton (précité), qui par ailleurs loue sa beauté divine, « Elle n'aura son rang, parmi les divinités de l'art, qu'après qu'on l'aura dépouillée des restaurations pompeuses de Girardon » (La Provence Grecque VII , in La Terre provençale, Journal de route, mai 1890), tandis que pour l'ingénieur-historien-géographe Héron de Villefosse, la restauration de Girardon est un véritable « sabotage artistique » (selon Rémy de Gourmont, Arlequin de marbre, in Le Vase magique, Le Divan, 1923)
  66. références actuelles à l'inventaire : MR 365, Ma 469
  67. En 1957, une photo témoigne d'un emplacement et d'une mise en valeur plus avantageuse. À voir sur le site du Ministère de la Culture (base Arcade -mémoire)
  68. La Vénus d'Arles illustrait l'affiche de l'exposition et semblait résumer à elle seule tous les questionnements à propos des œuvres praxitèliennes et praxèlisantes. D'autres œuvres étaient mises en lumière comme le satyre de Mazara del Vallo. L'exposition eut lieu les 23 mars/18 juin 2007, sous la direction d'Alain Pasquier, conservateur général du Département des antiquités grecques, étrusques et romaines et Jean-Luc Martinez, conservateur Présentation flash de l'exposition illustrée par la Vénus. L'exposition (réduite) s'est ensuite portée à Athènes tandis que la Vénus d'Arles partait de son côté pour Pékin, pour une exposition sur la culture et l'histoire grecque (12 juillet/9 novembre 2007) [13], puis au Musée national de Singapour (9 décembre 2007/16 mars 2008) comme en témoigne cette carte de vœux pour 2008, illustrée de la Vénus, envoyée par l'ambassadeur de France [14]. Précédemment, la vénus était présente en 2006 à Tokyo à l'exposition "La Grèce classique au Louvre" [15]
  69. La vénus d'Arles fait partie aujourd’hui des réserves du Musée du Louvre (Denon, Rez-de-chaussée, Cour du Sphinx, Salle 31) non ouvertes au public. Cf. sur le site du Louvre
  70. Jean-Luc Martinez souligne ainsi que « la Vénus pèse plus de 800 kg, et est très fragile car elle a des restaurations du XVIIème siècle: la déplacer est donc délicat ». Cf. Conférence «L’art grec au musée du Louvre : des salles permanentes aux expositions temporaires » du 14 juin 2006 à l’Institut franco-japonais de Tokyo Version retranscrite et modifiée p. 8
  71. « au grand dam de certains arlésiens » conclue une blogueuse à propos de l'exposition De l’esclave à l’empereur, l’art romain dans les collections du musée du Louvre, Musée départemental Arles antique, du 20 décembre 2008 au 3 mai 2009. Cf. [16]
  72. En 2003, l'une des copies figurait dans une exposition itinérante "Les moulages du Louvre", par exemple, en extérieur, au Centre-Jaude à Clermont-Ferrand [17]. En 2007, l’Atelier de moulage du Louvre proposait encore des copies de la Vénus d'Arles en résine faisant 2,10 m de hauteur (avec socle) [18]
  73. Cette dernière est en fonte du Val d'Osne et fut érigée en 1909 grâce au legs de 135 000 F or que M. Auguste Giffard, conducteur des Ponts-et-Chaussées (†1893) fit à la Ville d’Angers. Cf. sur le site Angers.fr Carré 14 et Un musée de plein air.
  74. Noce (Vincent), Libération, samedi 6/dimanche 7 janvier 2001 Libération : A quel sein se vouer
  75. Selon le site Fontesdart.org
  76. Cette vénus, localisée aux châteaux de Versailles et de Trianon est présentée sur le site de la Réunion des Musées Nationaux comme tel [19]. En élargissant la notion on pourrait évoquer aussi, par exemple, la vénus du jardin de l'infante au Louvre [20], voire, la vénus dominant la Fontaine d'Aphrodite à Nancy [21], etc.
  77. Ghraoui, Nada, Les petites bronzes des divinités majeures de la Syrie romaine. Inventaire systématique et étude iconographique, Thèse en philosophie et lettres, orientation histoire de l'art et archéologie, Université Libre de Bruxelles, juin 2006. Selon lui, dix types iconographiques grecs classiques et hellénistiques étaient liés aux représentations des figurines liées à la déesse Aphrodite : « le type de la Vénus d’Arles tenant le miroir et la pomme avec les variantes est représenté sur 28 statuettes dont 19 nues et 9 mi-vêtues »
  78. Depuis 1995. Elle était auparavant exposée au Musée Lapidaire
  79. Sur la foi de la copie retrouvée, Héron de Villefosse (précité) dénonça le « rafistolage » de Girardon lors d'une communication qui convainquit un moment l'Académie de sciences dont il était membre (selon Rémy de Gourmont, Arlequin de marbre, in Le Vase magique, Le Divan, 1923)
  80. 1995, selon Le Louvre Praxitèle-La Vénus d'Arles, « Un moulage "originel" contre un "original" restauré  », p . 3. On trouve le chiffre de 1997 dans un article de Libération (note suivante)
  81. Dans son article de Libération (précité), Vincent Noce écrit : « La ville d'Arles a cependant conservé un moulage de l'original, qui différait de l'œuvre restaurée par Girardon, et pas seulement par l'absence de bras (...). Ce moulage a stupéfié les spécialistes : la tête n'a pas la même position et la poitrine est nettement plus volumineuse. Girardon fut ainsi accusé d'avoir tordu la tête et raboté les seins de l'original. En 1997, des examens au scanner du moulage d'Arles ont rétabli la vérité : ce moulage du XVIIe, déjà rudimentaire, avait été grossièrement refait après avoir été mutilé à la Révolution. La tête a été mal raccordée, une poitrine avantageuse ajoutée. La statue de Girardon est en fait beaucoup plus proche de l'original. À Versailles, les deux modèles côte à côte permettent immédiatement de juger »
  82. Jean-Yves Blaise, Francesca De Domenico, Livio De Luca, Iwona Dudek, Principes pour un Système d’Informations Architecturales tridimensionnelles : le cas des vestiges du théâtre antique d’Arles, 2.2 Application; Problématiques et objectifs [22]
  83. a  et b Décrivant la beauté des Arlésiennes, à laquelle il n’a pas été insensible, Berenger précise : « Joignez à ces biens un jargon d’une naïveté, d’une douceur infinie, des expressions caressantes, un accent séducteur, l’usage des diminutifs les plus mignards ; et voyez si c’est à tort que Vénus étoit anciennement la patronne des femmes d’Arles », Laurent Pierre Bérenger, Les Soirées provençales, Paris, Nyon, 1786, t.1, p.81-84.
  84. Selon Dominique Serena, directeur du musée Arlaten, communication au séminaire « L'artiste entre héritage et création : Ingres et l'antique », Arles, 23-25 octobre 2006.
  85. a  et b Selon une fiche sur la Vénus, éditée sur le mini-site internet du Louvre, pour leur exposition consacrée à Praxitèle (précitée)
  86. Comme le dit le mini-site du Louvre (précité) : « L’histoire de la Venus d’Arles apparaît comme un formidable chassé-croisé, vieux de plus de trois siècles, entre un marbre antique et ses copies modernes. »
  87. Le site internet d'une manufacture de cierges résume ce sentiment à propos d'une Arlésienne en cire qu'elle propose : « La Vénus d'Arles .../... cette statue est offerte au roi Louis XIV, au plus grand désespoir des habitants .../... Le mythe de l'Arlésienne est celui d'une absente regrettée mais présente pour tous en chacune des Arlésiennes de la ville » [23]
  88. Ce n'est toutefois qu'une supputation vraisemblable car on ne connaît pas la source d'inspiration, probablement multiple, de la Vénus d'Ille. A voir sur le site de l'Académie de Tours-Orléans. Voir également ce site sur Mérimée où figure la Vénus [24].
  89. Alphonse Daudet raconte l'une de ses visites à son ami F. Mistral : « .../...Rien n’était changé. Toujours le canapé à carreaux jaunes, les deux fauteuils de paille, la Vénus sans bras et la Vénus d’Arles sur la cheminé .../...». Le récit est publié pour la première fois dans L’Événement du 21 septembre 1866 et repris dans le recueil des Lettres de mon moulin : "Le Poète Mistral" [25].
  90. Op. cit. en Bibliographie (infra), également rapporté par Le Louvre Praxitèle - La Vénus d’Arles, « Une névrose fétichiste », p. 5
  91. Commentaire sous le tableau de Dumas sur le site du ministère de la culture (base Joconde)
  92. Écrit en 1864, il sera publié dans « Les Filles d'Avignon » (Li Fiho d’Avignoun), en 1885. Le poème est dédié à Paul Arène et loué par Mallarmé. Néanmoins, ce poème, considéré comme licencieux, fut dénoncé par Roumanille à l'archevêque d'Arles. À voir sur un des sites consacrés à l'auteur [26]
  93. Traduction en français :
    Ô douce Vénus d'Arles ! Ô fée de jouvence !
    Ta beauté qui rayonne sur toute la Provence,
    Fait belles nos filles et sains nos jeunes gens !
    Sous cette chair brune, ô Vénus ! Il y a ton sang,
    Toujours vif, toujours chaud. Et nos jeunes filles alertes,
    Voilà pourquoi elles s'en vont la poitrine ouverte !
    Et nos gais jeunes hommes, voilà pourquoi ils sont forts.
    Aux luttes des taureaux, de l'amour, et de la mort !...
    Et voilà pourquoi je t'aime, que ta beauté est mienne (m'ensorcelle),
    Et pourquoi, moi chrétien, je te chante, ô grande païenne !.
    Pour le texte intégral : La Venus d'Arle in Li Fiho d'Avignoun
  94. Par exemple, s'adressant à la Vénus d'Arles : « Montre-nous tes bras nus, tes seins nus, tes flanc nus, montre-toi toute nue, ô divine Vénus ! Ta beauté t'habille mieux que ta robe blanche. Laisse, à tes pied, tomber la robe qui autour de tes hanches s'enroule pour cacher ce que tu as de plus beau ! »
  95. Soumission à la Vénus d'Arles, poème (9 pages), Mercure de France. N° 547, 1er avril 1921
  96. Traduction en français :
    Un essaim de jeunes filles tournoyait
    Et se tordait en danses ardentes
    Autour d'une statue de marbre qu'on appelait Vénus
    Et elles répétaient en chœur de leurs voix stridentes :
    Chantons Vénus, la grande déesse
    De qui vient tout le bonheur
    Chantons Vénus la souveraine
    La Mère de la terre et du peuple d'Arles
  97. Ch. de Martrin-Donos, Les lis d’Entrevannes in Légendes et comptes de Provence, 1896
  98. Le Comte de Monte-Christo, vol. I (1845).
  99. Mémoires d'un touriste III, "Marseille/la Vie du jeune homme à Marseille", Michel Levy frêres,1854, pp. 329/330. Voir également une évocation dans le même ouvrage, "Nimes/La Vénus d'Arles, éditions Le divan, 1929, p. 255
  100. Lettres de madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis, tome IV, p. 439, 1862
  101. A. Hugo, France pittoresque ou description pittoresque, topographique et statistique des départements et colonies de la France, Delloye éditeur, Paris, 1835, p. 209
  102. Voyage en France, Éditions Mame, Tours 1862, p. 443
  103. En flânant à travers la France; Provence, Perrin, 1912
  104. Augustin Fabre, Histoire de la Provence, tome I, Feissat ainé et Demonchy, Marseille, 1833, p. 176
  105. Communiqué des nationalistes occitans
  106. Réclamations des nationalistes occitans auprès des autorités politiques et du musée du Louvre. Des revendication qui expliquent peut être l'absence de la Vénus lors d'une exposition du Louvre à Arles début 2009 (supra)
  107. Lettre de F. Mistral du 22 janvier 1886 à l'abbé A.-J. Range, pour son ouvrage "L'Académie d'Arles au XVII° siècle" : « les consuls arlésiens .../... portèrent au roi leur admirable Vénus pour recevoir en échange une croix de Saint-Louis. La Vénus d'Arles est aujourd'hui au Louvre, et le plâtre est à Arles; c'est bien gagné » Cf. Lettre de M. Frédéric Mistral à l'auteur. Avant lui, évoquant divers antiques, dont la Vénus d'Arles, H. Clair, membre de la commission archéologique d'Arles, s'interroge : « ne seraient-ils pas plus convenablement placés dans une collection à laquelle ils appartiennent de droit, et dans laquelle leur absence laisse un vide qui porte plus de préjudice à notre histoire monumentale, que leur présence à Paris ne donne de relief à la riche et nombreuse collection du Musée Royale ? ». H. Clair, Les monumens d'Arles, antique et moderne, D. Garcin imprimeur, 1837, p. 241
  108. Les "Insinuations" du musée des Moulages de l'Université Lumière Lyon 2
  109. Selon le site geowi.skynetblogs.be
  110. A voir sur le site de l'Académie d'Aix-marseille
  111. Selon le "Guide du visiteur du Salon de l'Art de Vivre en Provence" : « Louis XIV est venus à Arles... Alors pourquoi pas vous ? », p. 9.
  112. A voir sur le site de la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine
  113. Cette gravure, ainsi qu'une autre planche, se trouve aussi dans un ouvrage du XVII° siècle de Joseph Seguin, Les Antiquitez d’Arles. Cf. Bibliographie (infra)
  114. L'œuvre fut vendu sur eBay en mars 2009 [27]
  115. A voir sur le site de la Ville d'Arles
  116. La présence de ce buste, en calcaire du pays, don de M. Adolphe Pieyre, est signalée par exemple dans les ouvrages de Félix Mazauric, Catalogue de la Maison carrée in Le musée de la Maison Carrée, en 1911 et de Emile Espérandieu, La Maison carré à Nime en 1929. Depuis 2006, les œuvres sont toutefois reléguées dans un sous-sol inaccessible dans l'attente de la construction d'un autre musée
  117. L'œuvre fut vendue en février 2008 par un cabinet d'expertise en antiquités Photos sur le site Expertissim
  118. Printemps des musées-Arles

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