Stalinisme


Stalinisme
Image de propagande de Joseph Staline.

Le stalinisme désigne l’idéologie et la pratique politique de Joseph Staline, puis, par extension, de ses partisans ou de ses émules, qualifiés de staliniens.

Le stalinisme est caractérisé par le centralisme et l'emploi de la force, voire de la terreur, comme mode de gouvernement, accompagnés d'un culte de la personnalité organisé autour du principal dirigeant. Les régimes staliniens se caractérisent par une économie planifiée[1], où la bureaucratie d'État constitue l'exploiteur et oppresseur unique de la population. Par extension, le terme de stalinisme et les adjectifs stalinien ou, plus rarement, staliniste sont parfois utilisés pour qualifier l'ensemble des régimes basés sur le modèle de l'URSS, ainsi que les partis politiques les soutenant.

Après la déstalinisation (1956), l'Union soviétique cesse de se réclamer de Staline, mais le régime et l'ensemble des pays du bloc de l'Est continuent d'être qualifiés de staliniens par une partie de leurs adversaires et des historiens. En Europe, seule la République populaire socialiste d'Albanie s'est réclamée de la continuité stalinienne après 1956.

Sommaire

Bases idéologiques

Le stalinisme est une pratique appliquée en Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) puis dans les États du bloc de l'Est, dont la composante idéologique est caractérisée par :

  1. L'organisation du Parti : Staline estime qu'aucun débat et aucune opposition ne saurait être tolérée à l'intérieur du Parti[réf. nécessaire]. Seul le secrétaire général (Staline en URSS) doit diriger le Parti[réf. nécessaire]. Par contraste, Léon Trotski défend le centralisme démocratique ; les communistes de conseils défendent une décision locale, et considèrent que « la révolution n’est pas une affaire de partis » (Otto Rühle).
  2. La théorie du « socialisme dans un seul pays ». Lénine et Trotski prônaient au contraire la révolution internationale, permanente jusqu'à la victoire.
  3. Staline est partisan d'un État fort et autoritaire, même si sa disparition est déclarée « prévue » au terme du processus. En attendant, l'État suspend de nombreuses libertés individuelles et collectives conquises pendant la Révolution russe, comme le droit à l'avortement[2], le suffrage universel pour les femmes, la liberté de presse, la liberté sexuelle (y compris l'homosexualité[3]).
  4. Au contraire de « la disparition du travail », but ultime proclamé par Karl Marx, le stalinisme exalte le travail et le dévouement du salarié avec la doctrine du stakhanovisme. Staline abandonne la NEP (Nouvelle politique économique) entamée en 1921 et commence à re-nationaliser systématiquement les moyens de production.
  5. Staline développa le nationalisme, y compris le chauvinisme et la xénophobie — ce qui était l'inverse du principe de l'internationalisme (une des bases du communisme)[réf. nécessaire].

Staline condamnait avec force « l'égalitarisme »[4]. Il considérait que la société socialiste devait adopter des normes de distribution de la richesse différenciées suivant la « contribution » de chaque couche sociale à la société. Les conditions de vie et de travail de l'élite bureaucratique étaient nettement plus favorables que celles de la masse ouvrière. La paysannerie était la grande perdante de ces inégalités avec des conditions d'existence très fragiles et, à certaines périodes, des situations de famine.

Boris Souvarine note que « le terme de stalinisme n'a jamais eu cours en Union soviétique. Forgé par les communistes opposants pour dénier à Staline la qualité de léniniste, de même qu'autrefois les menchevik avaient en premier parlé de léninisme pour contester le marxisme de Lénine, il restait clandestin avec une acception péjorative, visant l'ensemble des attitudes, des théories, des traits typiques de Staline. (...) Les communistes opposés à Staline impliquaient dans « stalinisme » la médiocrité intellectuelle et la bassesse morale du personnage. Ils ne prévoyaient pourtant pas les abominations qui allaient illustrer son despotisme et plonger leur parti dans une sorte de cauchemar »[5].

Tout en se revendiquant officiellement du marxisme, Staline était un opportuniste qui adaptait ses idées à son but de domination (les changeant pour prendre des adversaires à contre-pied et les transformer en « traîtres », par exemple), et non un idéologue utilisant sa domination pour faire avancer des idées. Ainsi, le stalinisme « n’a pas été théorisé a priori, mais correspond davantage à des pratiques ayant pour objectif la confiscation du pouvoir par Staline »[6]. Dans le stalinisme, affirme Boris Souvarine, « la pratique précède la théorie : il s'agit essentiellement d'un ensemble composite de pratiques dont certaines ont été après coup érigées en théories, mais la plupart restées sans formulations théoriques, voire dissimulées sous des formules contraires à la réalité. » C'est « un parti qui prolonge indéfiniment sa dictature, lequel parti se ravale au service d'une nouvelle oligarchie profiteuse dont l'idéologie illusoire, stalinisme ou marxisme-léninisme, dissimule une implacable exploitation de l'homme par l'homme, négation du socialisme et du communisme[7] ».

Pratiques staliniennes

Manifestation en République démocratique allemande, en 1952 : portraits de Wilhelm Pieck et Joseph Staline.

Le stalinisme, n'étant pas véritablement une idéologie, est associé à des pratiques de terreur organisées par l'État. Il a laissé sa marque dans :

  • l'élimination systématique des opposants réels ou potentiels (voire imaginaires), à l'intérieur comme à l'extérieur. Staline fait assassiner un grand nombre de cadres polonais (Katyń, entre autres), ses opposants politiques (dont Trotski), des paysans ukrainiens, etc. ;
  • la déportation massive de peuples entiers et d'opposants réels ou supposés dans le Goulag (voir la Kolyma) ;
  • lorsque la déportation ou l'action policière et militaire n'est pas possible, l'utilisation supposée de la famine pour dompter les peuples rebelles (voir l'Holodomor en Ukraine) ;
  • une manipulation permanente de l'Histoire et de l'idéologie, avec des « purges » visant à éliminer tous les « traîtres », c'est-à-dire en pratique tous les concurrents potentiels, tous les témoins et toutes les traces des évolutions de Staline ;
  • le concept de procès stalinien : le coupable d'avance (car il reconnaît son crime, suite à une préparation psychologique adéquate et si nécessaire sous la menace directe ou indirecte visant ses amis ou sa famille) est jugé sans pitié et avec un respect tout formel des procédures, car tout est préparé d'avance. Le procès sert à justifier les Grandes Purges, mais aussi à faire porter le poids des échecs à des boucs émissaires ;
  • un régime militariste et « totalitaire » ;
  • une propagande très active et entièrement au service du chef (annonçant une récolte record pendant une année de famine, par exemple) ;
  • une surveillance de la population entière par elle-même, sous la férule de services secrets surdéveloppés (Tchéka, GPU/Guépéou, OGPU, NKVD/NKGB et services successeurs), eux-mêmes régulièrement « purgés ».

Ces procédés ne sont pas spécifiques à Staline, ils ont de nombreux antécédents et successeurs historiques, en Russie et ailleurs, mais Staline les a industrialisés et portés à un haut degré, au point que la machine continuera à fonctionner après sa mort. Staline commence à dominer en URSS dès 1922, puis, à partir de la mort de Lénine en 1924 Staline consolide progressivement son pouvoir. L'exclusion de Trotski du Parti en 1927 marque son succès définitif. Ses pratiques, et les moyens de l'URSS, permettent à Staline de dominer les principaux « Partis communistes » (stalinisés), réunis dans le Komintern (IIIe Internationale), puis le Kominform à partir de 1947. Cependant, elles échouent à donner réellement à l'URSS la place dans le monde à laquelle Staline prétendait (la première).

Culte de la personnalité

Parade en l'honneur de Staline, organisation de jeunes filles portant des portraits de Staline, Berlin-Est, 1951.

Pour le pouvoir soviétique, le culte de la personnalité sert à tisser des liens entre le chef (le Vojd) et la population, à développer l’identité nationale ainsi qu’à masquer les différents problèmes (manque de liberté, arrestations arbitraires…)[réf. nécessaire]. À partir du 50e anniversaire de Staline, en 1929, le stalinisme ne fait pas exception à la règle. En URSS, on appliquait communément à Staline l'appellation « Grand Guide des peuples » (« Великий вождь народов ») ou encore « Père des peuples » (« Отец народов »), la dernière probablement empruntée à Abraham. En plus des multiples portraits de lui qui fleurissent chez bon nombre de Soviétiques, on écrit des poèmes à sa gloire :

« Ô grand Staline, Ô chef des peuples
Toi qui fais naître l’homme
Toi qui fécondes la terre
Toi qui rajeunis les siècles
Toi qui fais fleurir le printemps
Toi qui fais vibrer les cordes musicales
Toi splendeur de mon printemps,
Soleil reflété par des milliers de cœurs. »

— Rakhimov, Pravda, 28 août 1936, mis en musique par Sergueï Prokofiev.

Genèse du concept

Le terme « stalinien » est utilisé pour la première fois en français en 1926, et « stalinisme » est utilisé à partir de 1929[8].

Staline se mettait lui-même en avant en organisant le culte de sa personnalité, ainsi que celle de Lénine, ce qui lui assurait une légitimité. Ainsi dès les années 1930, partisans comme adversaires utilisaient largement le vocable de « stalinien » (dès le milieu des années 1920 pour certains opposants communistes). Par exemple, le dirigeant du PCF, Maurice Thorez, se proclamait « premier stalinien de France »[9]. Dès cette période, les trotskistes, les communistes non-léninistes (libertaires, luxemburgistes, conseillistes...), les représentants de la Gauche communiste et certains socialistes (notamment les différents socialistes révolutionnaires) ont dénoncé le « stalinisme » du gouvernement de l’URSS et des différents partis affiliés au PCUS.

Staline proclamait un respect scrupuleux des « grands anciens » (Marx, Lénine) et ne faisait désigner la doctrine en vigueur que sous le vocable de « marxisme-léninisme », vocable utilisé pour désigner la doctrine des partis du Komintern puis du Kominform, sous domination stalinienne (de 1924 à 1956 environ). De fait, Staline n'était pas un théoricien, mais plutôt un propagandiste, son talent n'était pas de créer de nouveau concepts, mais plutôt de leur en donner une interprétation accessible et apparemment conforme aux originaux, tout en étant d'abord et avant tout en phase avec ses propres objectifs. De la même manière, Staline savait dénaturer les conceptions de ses ennemis pour les faire passer pour d'« évidentes » erreurs voire des trahisons.

La notion de stalinisme a été utilisée dès les années 1920, et encore plus largement à partir des années 1930, pour marquer ce qui était considéré comme une rupture avec le marxisme (voire avec le bolchevisme), par exemple par Boris Souvarine[10] ou plusieurs personnalités trotskistes dont Léon Trotski lui-même[11]. À l'inverse, l'adhésion à la politique de Staline a été revendiquée par les partis communistes membres du Komintern, puis du Kominform, qui utilisaient couramment, pour s'en glorifier, le qualificatif de « stalinien » (le terme de « stalinisme » étant plus rare, mais également en usage dans le discours des partis communistes)[12]. En 1949, Jacques Duclos prononce la conférence intitulée Être stalinien, et déclare « Les peuples saluent en Staline le géant de la pensée et de l’action, le guide du mouvement ouvrier international, le modèle, l’exemple, le maître de tous les hommes d’avant-garde, de tous les prolétaires qui ont pour objectif la victoire de la liberté, de la paix et du socialisme. Ce que certains considèrent comme un qualificatif qu’ils voudraient outrageant est pour nous un titre de gloire ». En 1953, à la mort de Staline, il déclare devant la conférence nationale du Parti communiste français « Nous nous efforçons, suivant la trace du meilleur stalinien français, Maurice Thorez, d'être dignes, nous aussi, du beau titre de stalinien qui, pour reprendre les termes de Malenkov désigne les « hommes de type nouveau, dans toute la splendeur de leur dignité humaine » »[13].

Postérité

Image d'une manifestation en France, en 2007.

Staline meurt en 1953. En 1956, l'URSS et les pays d'Europe de l'Est commencent à rompre avec certains aspects du stalinisme, tout en se déclarant toujours favorables au « marxisme-léninisme ». Les fondamentaux du régime stalinien sont cependant conservés, et le rapport de Nikita Khrouchtchev ne désigne les crimes de Staline que comme des « excès » et des « déviations ».

À partir des années soixante et de la rupture sino-soviétique, seules la République populaire de Chine de Mao Zedong, son alliée la République populaire socialiste d'Albanie de Enver Hoxha, et la République populaire démocratique de Corée de Kim Il-sung continuent à se réclamer de Staline. Depuis, le stalinisme a évolué sous la forme du maoïsme: guérilla du Sentier lumineux au Pérou à partir des années 1980 ou guérilla maoïste au Népal.

Aujourd'hui, le terme est surtout utilisé de façon péjorative en Occident, mais des partis et groupes dans le monde se revendiquent eux-mêmes du stalinisme. Par exemple, la Conférence Internationale des Partis et Organisations Marxistes-Léninistes réunit au niveau international les mouvement politiques naguère désignés comme pro-albanais : le Parti communiste des ouvriers de France en fait partie et constitue, en 2007, l'un des derniers groupuscules français se revendiquant ouvertement du stalinisme.

Rupture ou continuité ?

La question de la continuité du stalinisme vis-à-vis du léninisme ou/et du tsarisme a été un sujet récurrent de débat parmi les soviétologues. Parmi ceux qui défendent la thèse selon laquelle le stalinisme découle en droite ligne des principes du léninisme, on trouve Leszek Kołakowski, Adam Ulam, Alexandre Soljenitsyne et Zbigniew Brzeziński. Selon l'historien français Nicolas Werth, cette optique est une manière d'affirmer la primauté de l'idéologique et du politique sur le social et l'économique[14].

Selon Kołakowski, le stalinisme, caractérisé par « l'abolition du droit, l'autocratie du Chef, la délation généralisée comme principe de gouvernement et la toute-puissance apparente de l'Idéologie », est la conséquence logique et inévitable de la théorie marxiste ; le stalinisme est un « marxisme-léninisme en action[15] ». Soljenitsyne, en 1980, écrivait dans L'Erreur de l'Occident que « l'appareil policier communiste, qui devrait broyer quelque soixante millions de victimes, [a été] créé par Lénine, Trotsky et Dzerjinski[16] ». Plus généralement, pour Soljenitsyne, « toute l'époque stalinienne n'est que la continuation directe du léninisme, certes avec plus de maturité dans les résultats et un développement plus étalé, plus égal[17] ». Dans la préface du Livre noir du communisme, l'historien Stéphane Courtois, va plus loin et estime que c'est le communisme dans son ensemble qui est « criminogène[18] » ; il ne s'agirait donc pas d'une caractéristique essentielle du stalinisme. L'anarchiste Emma Goldman, dès 1938, écrivait à propos de Trotsky et Staline : « aucune différence fondamentale ne sépare les deux protagonistes de ce généreux système dictatorial[19] » et pour Voline : « Staline et le « stalinisme » ne sont que les conséquences logiques d'une évolution préalable et préparatoire (...) Ce furent Lénine et Trotsky c'est-à-dire leur système — qui préparèrent le terrain et engendrèrent Staline[20] ».

Pour des historiens venus d'horizons divers, comme Moshe Lewin, Roy Medvedev, Stephen Cohen ou Robert Tucker, le stalinisme est un système politique spécifique qui possède sa propre histoire. Selon ce dernier, le stalinisme comporte de fortes particularités par rapport au léninisme : Tucker définit le « national-bolchevisme stalinien » comme un mélange de « radicalisme bolchevique, de chauvinisme grand-russien et d'éléments très personnels d'interprétation du bolchevisme par Staline[21] ». Ainsi, le stalinisme puiserait davantage ses inspirations dans l'histoire du tsarisme[22]. C'est également l'avis de Moshe Lewin, selon qui le stalinisme a des racines sociales et culturelles propres et s'inscrit dans la longue durée de l’histoire russe[23]. Boris Souvarine développe en 1935 dans son ouvrage précurseur Staline, aperçu historique du bolchévisme les différences entre les régimes stalinien et léniniste, sans être pour autant complaisant vis-à-vis de Lénine. Pour Stephen Cohen, le stalinisme a élaboré une idéologie différente dans son essence de l'idéologie bolchevique : il est volontariste, populiste, extrémiste et toujours pragmatique[24]. Sur ce dernier point, Guiseppe Boffa remarque que « pour l'essentiel Staline s'est préoccupé de subordonner le marxisme aux exigences immédiates et changeantes de la pratique, recourant à des manipulations désinvoltes[25] ».

Notes et références

  1. « L'économie planifiée bureaucratisée » est qualifiée par d'autres branches communistes (communistes de conseils, les luxembourgistes, certains trotskistes, dont Natalia Sedova, globalement la Gauche communiste, etc.) de capitalisme d'État)
  2. Le droit à l'avortement avait été obtenu en Russie en 1920 sous pression d'Alexandra Kollontaï ; il a ensuite été supprimé en 1936).
  3. L'homosexualité avait été légalisée en Russie en décembre 1917 (promulgation du nouveau code pénal) ; elle fut interdite en mars 1934.
  4. Selon Pierre Broué, « Staline mène toute sa lutte contre l'opposition au nom de l'inégalité : dès 1925 il affirme : « Nous ne devons pas jouer avec des phrases sur l'égalité, c'est jouer avec le feu. » », Le parti bolchévique, XII: Le parti stalinien à ses débuts.
  5. article Les Archives entrouvertes, Le Contrat social, juillet 1957
  6. Jean-Louis Van Regemorter, Le Stalinisme, La Documentation française, juin 1998.
  7. Boris Souvarine, Le Stalinisme, 1964.
  8. Source : Le Petit Robert.
  9. Maurice Kriegel-Valrimont, Olivier Biffaud, Mémoires rebelles, Odile Jacob, 1999, p. 183
  10. Souvarine fait une analyse spécifique du stalinisme dans sa biographie de Staline : Staline. Aperçu historique du bolchevisme, 1935.
  11. Léon Trotski rédige lui même un ouvrage intitulé Bolchevisme contre stalinisme en 1937. Victor Serge a également publié plusieurs ouvrages avant-guerre sur la dégénérescence de la révolution russe et l'avènement du stalinisme.
  12. Jeannine Verdès-Leroux Le Parti communiste français : une institution totale auto-perpétuée, Actes de la recherche en sciences sociales, n° 36-37, 1981
  13. Jean Galtier-Boissière, Dictionnaire des girouettes, Volume 1, Le Crapouillot n°36, 1957
  14. Nicolas Werth, « Le stalinisme au pouvoir. Mise en perspective historiographique », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n° 69, janvier-mars 2001, p. 126.
  15. Cité par Nicolas Werth, « Stalinisme », dans Jean-Pierre Azéma et François Bédarida (dir.), 1938-1948 : Les années de tourmente, de Munich à Prague. Dictionnaire critique, Paris, Flammarion, 1995, p. 1063.
  16. Alexandre Soljenitsyne, L'Erreur de l'Occident, 1980, p. 50 (Édition Cahiers Rouges, 2006).
  17. Soljenitsyne, ibid., p. 51.
  18. Thèse voisine de celle d'André Glucksmann dans son essai La Cuisinière et le mangeur d'hommes, 1975. L'URSS ne s'est jamais prétendue communiste, mais seulement socialiste, le communisme n'étant que son objectif à terme, en tout cas affiché.
  19. « Trotsky proteste beaucoup trop ».
  20. La Révolution inconnue, tome 2, pp.87-88, 1947
  21. Robert C. Tucker, Stalin in Power. The Revolution from above, New York, Norton, 1990.
  22. Robert Tucker, Stalinism : Essays in Historical Interpretation, Princeton University Press, 1977.
  23. Moshe Lewin, La Formation du système soviétique. Essais sur l'histoire sociale de la Russie dans l'entre-deux-guerres, Paris, Gallimard, 1987.
  24. Stephen F. Cohen, Rethinking the Soviet Experience. Politics and History Since 1917, New York, Oxford University Press, 1985 ; cité par Nicolas Werth, « Stalinisme », art. cit., p. 1064.
  25. Cité par Nicolas Werth, « Stalinisme », art. cit., p. 1064.

Voir aussi

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Bibliographie


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