Namri Songtsen


Namri Songtsen

Namri Songtsen, aussi appelé Namri Löntsen (wylie:Gnam-ri-slon-rtsan) (?-629) est, selon la tradition, le 32e roi du Tibet (dynastie Yarlung).

Sommaire

Contexte

Namri Songtsen est issu du clan des Yarlung, situé au sud-est de l'actuel Lhassa, dans la fertile vallée du Yarlung[1] où afflue le Tsangpo (Brahmapoutre). Le plateau tibétain[2]est, à cette époque, une mosaïque de clans (ou « tribus » selon certains) de pasteurs montagnards à l'organisation primitive[1] guerroyant sans cesse entre eux, malgré leur faible densité[3]. Chaque clan a plusieurs chefs. Ces clans communiquent et échangent difficilement étant donné la topographie, le climat, et les distances en question, ce qui induit que chaque clan localisé dans un réseau de vallées avait une culture propre qui avait peu en commun avec ses voisins[1]. Ces proto-tibétains ne sont pas encore en relations directes avec les Chinois, des tribus pastorales motagnardes, plus à l'est (région ouest du Sichuan actuel), et le royaumes des Tuyuhun (sud du Qinghai et ouest du Sichuan actuel) faisant front à la fois aux Chinois et aux proto-tibétains[1]. Ainsi, les sources chinoises ne parlent que très sporadiquement des peuples proto-tibétains[4], ce qui changera au début des Tang, le royaume Tibétain devenant un acteur important de l'histoire militaire extérieure de la Chine.

Ascension et action

Aux environs des années 600, Namri Songtsen, l'un des chefs de la tribu des Yarlung, parvient à devenir le plus incontesté des chefs que cette tribu connut. Utilisant les pasteurs guerriers mis à sa disposition, il parvient à soumettre une à une les tribus limitrophes. Cette expansion lui permet de disposer des territoires de la région environnant Lhassa[1], multiclanique mais soumise, et de commencer l'édification d'un État centralisé solide, de disposer d'une armée expérimentée par ces débuts guerriers. Cela constituera la base fondamentale des conquêtes suivantes[1].

Assassinat et succession

Namri Songtsen se fait assassiner en 630 (ou 629), lors un coup d'État qui fut finalement un échec : le fils de Namri Songtsen, Songtsen Gampo (609?-650), écrase les opposants. Songtsen Gampo développera avec excellence l'héritage que lui laisse son père, il achèvera la transformation entamée, dotant le Royaume Tibétain d'un code légal unifié, établissant une vrai armée mobile et efficace, des relations franches avec le monde indien et le monde chinois, et fondant Lhassa.

Relation avec la Chine

Namri Songtsen aurait envoyé la première ambassade tibétaine aux Chinois en 608 et 609, marquant ainsi le début des relations internationales du Tibet[5].

Notes et références

Sources

  • TaIC
    Josef Kolmaš, Tibet and Imperial China, A Survey of Sino-Tibetan Relations up to the End of the Madchu Dynasty in 1912. Occasional paper no'7, The australian national University, centre of oriental studies, Canberra, 1967. Page 7-11/67. (lire en ligne, appuyer sur F11 pour l'affichage plein écran)

Notes

  1. a, b, c, d, e et f TaIC, p.5
  2. « plateau tibétain » et « proto-tibétains », car l'unité tibétaine (politique, culturelle) n'existait pas à cette époque. Il serait donc incorrect de parler de « Tibet » et de « tibétains ».
  3. Le terme de « pillage » serait plus approprié. Le pillage étant un appoint non-négligeable dans les sociétés tribales et nomades.
  4. TaIC, p.2 : 羌 Qiang/Ch'iang et les 戎 Rong/Jung apparaissent sur des os d'oracles datant du XVIIIe au XIIe siècle av. J.-C.
  5. Beckwith, C. Uni. de l'Indiana Diss. 1977

Voir aussi

Précédé par Namri Songtsen Suivi par
Tagbu Nyasig
Histoire du Tibet
~~
Dynastie Yarlung
Songtsen Gampo

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Namri Songtsen de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Namri Songtsen — (Wylie: gNam ri srong btsan),[1] also known as Namri Löntsen (Wylie: gNam ri slon mtshan) (570?–618?/629) was, according to tradition, the 32nd King of Tibet (Yarlung dynasty), despite the fact he formerly ruled only the Yarlung valley, and later …   Wikipedia

  • Songtsen Gampo — méditant ; grotte de Yerpa Songtsen Gampo (wylie : Srong btsan sgam po, né vers 609 613 mort en 650), 33e souverain de la dynastie Yarlung, fut avec Trisong Detsen et …   Wikipédia en Français

  • Songtsen Gampo — (tibetisch: srong btsan sgam po, tibetisch: སྲོང་བཙན་སྒམ་པོ; † 649) war König von Tibet von ca. 617 bis 649. Unter ihm begannen die Tibeter erstmals eine wesentliche Ro …   Deutsch Wikipedia

  • Songtsen Gampo — Emperador del Tíbet Reinado 629–649 …   Wikipedia Español

  • Songsten Gampo — Songtsen Gampo Songtsen Gampo méditant ; grotte de Yerpa Songtsen Gampo (wylie : Srong btsan sgam po, né vers 609 613 mort en 650), 33e souverain de la dynastie Yarlung, fu …   Wikipédia en Français

  • Songtesen Gampo — Songtsen Gampo Songtsen Gampo méditant ; grotte de Yerpa Songtsen Gampo (wylie : Srong btsan sgam po, né vers 609 613 mort en 650), 33e souverain de la dynastie Yarlung, fu …   Wikipédia en Français

  • Srong-btsan sgam-po — Songtsen Gampo Songtsen Gampo méditant ; grotte de Yerpa Songtsen Gampo (wylie : Srong btsan sgam po, né vers 609 613 mort en 650), 33e souverain de la dynastie Yarlung, fu …   Wikipédia en Français

  • Tibetische Monarchie — „Tibetische Monarchie“ und „Yarlung Dynastie“ (in zeitgenössischen chinesischsprachigen Quellen: „Tǔfān 吐蕃“ bzw. „Tǔbō“) bezeichnen offensichtlich dasselbe. Babel fish 03:15, 5. Aug. 2009 (CEST) Als tibetische Monarchie, auch Regierungszeit der… …   Deutsch Wikipedia

  • Histoire Du Tibet — La carte du Tibet historique (date inconnue) L histoire du Tibet, ancien royaume des confins et des cimes enneigées (himals, en népalais), charnière stratégique entre le monde chinois et le monde indien, est une histoire mouvementée, entrecoupée… …   Wikipédia en Français

  • Histoire du Tibet — La carte du Tibet historique (date inconnue) L histoire du Tibet, ancien royaume des confins et des cimes enneigées (himals, en népalais), charnière stratégique entre le monde chinois et le monde indien, est une histoire mouvementée, entrecoupée… …   Wikipédia en Français


Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.