Melle (Deux-Sèvres)


Melle (Deux-Sèvres)
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46° 13′ 22″ N 0° 08′ 38″ W / 46.2228, -0.1439

Melle
Eglise Saint-Hilaire, patrimoine mondial de l'UNESCO.
Eglise Saint-Hilaire, patrimoine mondial de l'UNESCO.
Administration
Pays France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Melle
(chef-lieu)
Code commune 79174
Code postal 79500
Maire
Mandat en cours
Yves Debien
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Melle
Démographie
Population 3 655 hab. (2007)
Densité 374 hab./km²
Géographie
Coordonnées 46° 13′ 22″ Nord
       0° 08′ 38″ Ouest
/ 46.2228, -0.1439
Altitudes mini. 87 m — maxi. 174 m
Superficie 9,76 km2

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Melle est une commune française, située dans le département des Deux-Sèvres et la région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés Mellois ; ils vivent en pays mellois.

Sommaire

Géographie

Le pays autour de Melle est un pays de doux vallonnement, de prairies et de forets plantées de châtaigniers, de noyers et de pins parasols.

La terre composée de sols argileux parsemés de débris calcaires est riche et permet la culture de la luzerne, du trèfle, du sainfoin et du blé.

Situation

Chemins de Saint-Jacques de Compostelle

La ville est bâtie sur un promontoire situé au centre du plateau mellois.

Située à 27 km au sud-est de Niort,à 60 km de Poitiers et à 45 km de Saint Jean d'Angely, Melle est le chef-lieu du canton, après avoir été sous-préfecture des Deux-Sèvres jusqu'en 1926.

Melle est sur le chemin de la Via Turonensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur l'axe Poitiers-Saintes.

Hydrographie

Trois cours d'eau référencés par le Sandre traversent la commune. Il s'agit de la Béronne (nommée ruisseau de la fontaine de triangle par le Sandre)[1] affluent de la Boutonne, le ruisseau du Rivault[2] et le ruisseau de Vireblanc[3] qui se jettent dans la Béronne.

Il faut ajouter le Pinier, lui aussi affluent de la Béronne.

Transports

Melle est traversée par l’ancienne RN 148, cette Route Nationale, qui a été déclassée en Route Départementale 948, relie Noirmoutier à Étagnac (RN 141) en passant par Niort. La RN150 qui allait dans son tracé initial de Lusignan (Poitiers) à Royan en passant par Saintes et Melle a été déplacée et déclassée en Route Départementale 950.

La ville ainsi que les usines de Melle étaient reliées au réseau de tramway des Deux-Sèvres. Actuellement, la ville est desservie par le Réseau de Transport des Deux Sèvres (RDS)sur la ligne Chef Boutonne-Niort. La gare SNCF la plus proche est celle de Saint Maixent l'école, avant celle de Niort.

Histoire

La présence humaine est attestée sur les lieux dès l'Antiquité, les fouilles archéologiques de "Champ-percé" ayant permis de mettre au jour des sépultures des IIe et IVe siècles[4] .

Le nom ancien de la ville « Metullum » est d'origine incertaine. Certains y ont vu une forme corrompue du latin metallum (mine, métal), ou un dérivé de metula (la petite borne). Il est plus probable que ce nom dérive de la racine celtique metl, bien attestée dans les noms de lieux, dont le sens exact est discuté : hauteur[5]? enclos ?

Façonnage de monnaie (étude historique) - Mines d'argent

Durant le haut Moyen Âge, Melle fut un centre actif de monnayage, grâce aux mines d'argent[6]situées sous la ville et aux alentours. Celles-ci ont été exploitées de 602 jusqu'à au moins 995. Le minerai extrait était de la galène : du plomb contenant de l'argent. Le plomb servit tout d'abord à payer un tribut aux rois Francs : sous Dagobert Ier, huit mille livres en étaient envoyées tous les ans à Paris où il servit à la couverture de la basilique Saint-Denis.

Le monnayage fut actif de 768 à 1189. L'atelier monétaire faisait notamment partie des dix ateliers autorisés à maintenir leur activité par Charles le Chauve par un édit de 864. Il était le seul légal pour la grande Aquitaine. Deux monnaies étaient frappées : l'obole et le denier, contribuant à l'Histoire des mines d'argent en Europe.

P.Riche dans "La vie quotidienne dans l'empire carolingien" décrit l'activité dans un atelier : " Les lingots étaient taillés en autant de livres que l'on voulait. On martelait les lingots pour les réduire à l'épaisseur des deniers, puis on découpait des petits carrés,on les arrondissait à coups de marteau et on leur donnait le poids voulu. Les matrices (les coins) étaient façonnées par les graveurs, à l'aide de poinçon, pour donner à chaque côté de la pièce, soit un monogramme royal, soit l'effigie de l'empereur, soit le nom de l'atelier. Le coin trouvé à Melle et conservé au musée de Niort porte la légende CARLUS REX FR. Sur le revers d'un denier de Louis le Pieux, sont figurés deux marteaux et deux coins entourés du mot METALLVM (Melle), lieu de l'atelier monétaire. La frappe pouvait avoir lieu : un flan est placé entre deux coins et reçoit à coups de marteau l'empreinte des deux coins"

De nos jours on peut visiter une petite partie des anciennes mines d'argent, qui sont les plus anciennes mines visitables d'Europe.

En 848, les Normands atteignent et pillent Melle[7], menés par leur chef Hasting[8]. C'est un peu avant l'an 1000 que l'atelier est transféré à la fois à Niort, à Saint-Jean d'Angély et à Poitiers. La désaffection des mines à cette époque est peut-être due à un épuisement des filons, ou à des modifications politiques et économiques. À moins qu'elles n'aient pas résisté à un tremblement de terre.

La ville est livrée à Thomas de Wodestock, fils du roi d’Angleterre Édouard III, en 1363, en application du traité de Brétigny, signé trois ans plus tôt[9].

Durant la Cinquième guerre de religion, le duc de Montpensier prend la ville en 1575, après une résistance de trois jours, et fait pendre le gouverneur[10]. C'est également à Melle que Catherine de Médicis rencontra son neveu et gendre Henri de Navarre, le futur Henri IV en 1586.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement de 1800 à 1926.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1878 1880 Ernest Saché   pharmacien
1880 1884 Clément de Réigné    
1884 1909 Théodore Girard   avoué
1909 1913 Edouard Gaud   médecin
1913 1918 Théodore Girard   avoué
1918 1923 Raymond Grèges    
1923 1929 Victor Cabanne   instituteur
1929 1935 Clément Pinsard   instituteur
1935 1941 Charles Lanquin   libraire
1941 1943 Victor Chapuis   medecin
1943 1944 François Voyer    
1944 1944 Paul Gazeau   commerçant
1945 1946 Marcel Poinot   commerçant
1946 1947 Henri Devannes   commerçant
1947 1967 Joseph Pineau   inspecteur
1967 1977 Guy Léchelle   avoué
1977 1995 Jean Bellot Parti socialiste charcutier.
1995 2008 Pierre Poupin Parti socialiste ingénieur.
2008 . Yves Debien[11] PS .

Démographie

Évolution démographique
Années 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
Population 3 221 3 762 4 257 4 402 4 119 4 003 3 845 3 659[12] 3 655[13]
Notes, sources, ... De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.
Source : Insee [14]

Économie

Melle possède un bureau de la Chambre de commerce et d'industrie des Deux-Sèvres.

Melle mise beaucoup sur le tourisme pour son développement, notamment grâce à son patrimoine exceptionnel, à son image de ville botanique, verte et fleurie.

Agriculture

Les environs de Melle vivent principalement de l'agriculture. Le bocage a été détruit par des opérations de remembrement.

Longtemps,Melle fut réputée pour son centre d'élevage de mules et de baudets du Poitou. Ces derniers ont presque disparus du paysage mellois. La motorisation des campagnes a, en effet, mis fin à l'utilisation de cet animal. Les baudets ont équipé pendant des années l'armée. De nombreuses foires étaient organisées, ayant un rayonnement dépassant les frontières de la France.

Industrie chimique

Jean-François Cail, Industriel et père d'Alfred Cail, inventeur d'un système de distillation industrielle d'éthanol

Les "Usines de Melle" et Saint-Léger-de-la-Martinière sont nées au XIXe siècle de la production industrielle d'alcool éthylique à partir des betteraves.

Elles ont été créées au départ par Alfred Cail, fils de l'industriel Jean-François Cail sous la forme d'usine produisant du sucre à partir de betterave sucrière.
Après une faillite en 1885, les usines ont été rachetées pour devenir des distilleries d'alcool de betterave. Une unité de production d'alcool absolu est construite en 1910, suivie d'une autre d'acétates vers 1912 (dont la demande sera forte durant la guerre).
Avec la Première Guerre mondiale, les usines évoluent vers de la chimie et biochimie industrielle, elle fabriqueront des solvants et produits utilisés pour la confection des explosifs utilisés dans les munitions dont la production devenait intensive.
Après plusieurs rachats (dont en 1972 par le groupe Rhône-Poulenc, alors que l'usine faisait travailler 750 personnes), elles produiront notamment du cyclopentanone (à partir de 1980) et fabriquent maintenant divers produits chimiques et appartiennent au groupe français Rhodia pour une part et au groupe Danois Danisco pour l'autre part [15] L'usine Rhodia est une source de risque technologique et de pollution, mais est aussi devenue la seconde entreprise du département, derrière Rougier (fondée en 1923)[16],[17].

Média

La radio D4B basée à Melle est une des dernières radios associatives locales. Elle existe depuis 1982.

Lieux et monuments

Façade de Saint-Hilaire
Portail de Saint-Hilaire
Église Saint-Pierre
Église Saint-Savinien

Outre ses vestiges des fortifications médiévales, Melle possède trois églises romanes intéressantes. Leur construction est concentrée entre la fin du XIe siècle et le milieu du XIIe siècle, ce qui offre en un seul lieu un condensé de l'évolution architecturale de cette époque. On appelle cet ensemble la triade romane de Melle.

Église Saint-Hilaire

Du nom du premier évêque de Poitiers, mort en 367, cette église, la plus vaste des trois, est également la seule à être toujours utilisée en tant que lieu de culte. D'après une charte du Xe siècle, l'église dépendait du prieuré bénédictin de Saint Jean d'Angely et fut sans doute donnée à l'abbaye en 961 par Guillaume Tête d'Étoupe, comte de Poitou. À l'origine l'église était en bois. Elle fut remplacée au XIIe siècle par l'édifice actuel. Ce dernier fut construit en deux étapes : vers 1090 pour le chœur et le transept, et vers 1150 pour la nef et la façade.

Son plan est complexe, et conçu de façon à faciliter la fréquentation des pèlerins. Une nef unique à collatéraux mène à un transept bordé d'absidioles, puis à un chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes. Elle est longée par les rives de la Béronne que l'on traversait à l'aide d'un gué.

L'extérieur

L'ensemble de l'édifice a une grâce peu commune grâce à un artifice habile : les contreforts ont été remplacés par des colonnes pour résister à la poussées des voutes.

La façade occidentale : épaulée aux angles par deux faisceaux de colonnes surmontés d'élégants clochetons à flèches. Le portail central en tiers-point est flanqué de deux arcatures aveugles. Au dessus, un bandeau de palmettes s'appuie sur de grands médaillons sculptés. Il passe sous trois fenêtres en plein cintre richement décorées.

La face sud : au dessus du portail court une corniche aux modillons historiés (symboles des Évangélistes) entre lesquels sont sculptés les signes du zodiaque.

Le chevet : caractérisé par l'échelonnement des toits des absides puis du déambulatoire, et enfin du chœur que surmonte la tour du clocher. C'est un modèle d'équilibre.

La tour du clocher : carrée et trapue. Elle est ornée d'une fenêtre encadrée de colonnettes et de deux arcatures aveugles. Il abrite 4 cloches, dont la plus ancienne est en bronze et date de 1721 et provient de l'église d'Ardilleux.

Le mur latéral nord : se distingue par ses sculptures. Le cavalier en haut-relief, dans une niche, symboliserait la victoire de Constantin Ier sur les païens, surmonte la représentation du combat des vices et des vertus, sur le rouleau externe de l'arc. L'actuelle sculpture date majoritairement d'une restitution de 1872, seule la partie centrale est authentique[4]. Cette scène n'est pas unique puisqu'elle se trouve sur les façades de d'autres églises de la région : Aivault, Parthenay le Vieux, Civray, Aulnay en Saintonge.

L'intérieur

En entrant par le portail occidental, lui même précédé d'un escalier de 17 marches, on descend de la première travée aux cinq travées suivantes par un second escalier de 19 marches remédiant ainsi à une forte dénivellation.

Le décor sculpté est abondant : 282 chapiteaux romans représentant musiciens et monstres (centaure sagittaire, basilic, dragons)...

La décoration sculptée est ainsi particulièrement riche dans les bas côtés dont les murs sont tapissés de longues arcatures géminées reposant sur des colonnes et encadrant les fenêtres en plein cintre.

Dans la quatrième travée du bas côté droit, un très beau portail est décoré à l'intérieur, ce qui est rare. Son arc est formé de 31 claveaux sculptés. Au centre, un Christ bénissant de la main droite. Il tient dans l'autre main le livre de la Sagesse. À sa droite Saint Pierre brandit une clé, tandis que les autres personnages tiennent un livre.

Enfin, tous les chapiteaux du déambulatoire sont remarquables et présentent une iconographie riche : une chasse aux sangliers, l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal, une scène de jonglerie, des oiseaux buvant dans une coupe, des dragons, des chimères, des éléphants.

Au dessus du transept : une coupole octogonale sur trompes soutient le clocher.

L'église Saint-Hilaire est classée Monument Historique depuis le 30 mars 1887. Elle est aussi classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998, en tant qu'étape des Chemins de Compostelle en France[18].

Église Saint-Pierre

L'église Saint-Pierre a été construite en calcaire ocre au début du XIIe siècle sur l'emplacement d'un oratoire datant de 950 et dépendant de l'abbaye de Saint-Maixent. Cette première église était cernée par un cimetière carolingien.

L'église a été restaurée entre 1965 et 1966 et a retrouvé de nouvelles verrières et une nouvelle toiture.

Elle est classée Monument Historique depuis 1862

Le plan de l'église est très simple : une large nef menant à un transept à bras plats sur lequel s'ouvrent deux absidioles. Ces dernières épaulent l'abside centrale du chevet. La croisée du transept est surmontée d'une tour carrée percée de quatre baies étroites et couverte d'un toit pyramidal datant de 1466.

L'extérieur

Sa façade occidentale est très simple mais elle possède une abside et des absidioles très ornées, notamment les fenêtres dont les archivoltes sont couvertes d'une profusion de motifs géométriques.

Le flanc Sud conserve un portail latéral dont les voussures abritent les animaux de l'Apocalypse et les signes du Zodiaque. Il est surmonté d'une niche abritant une statue mutilée du Christ entouré de la Vierge et de Saint Jean.

Entre le portail et la niche, court une corniche soutenue par des modillons représentant des centaures, l'Agneau Pascal, les symboles des Évangélistes...

Le chevet est aussi très décoré. Chaque fenêtre est ornée de motifs originaux : étoiles, billettes, losanges, palmettes, cylindres et sous la corniche, des masques humains, des têtes d'animaux. Un des chapiteaux d'une des fenêtres est décoré de deux paons se faisant la roue.

L'intérieur

La nef est divisée en trois vaisseaux voutés en berceaux brisés (fait assez rare) et divisée en cinq travées par huit piliers. Ces derniers sont constitués de quatre colonnes flanquées de quatre colonnettes dont deux des plus beaux chapiteaux figurent la Mise au tombeau du Christ et le Tireur d'épine (Le thème du Tireur d'épine était populaire chez les pèlerins, marcheurs donc exposés à ces mésaventures, et qui s'extirpent par leur pèlerinage le mal du corps). D'autres chapiteaux présentent des motifs variés : un masque barbu, un ange, deux oiseaux affrontés, deux chimères, un griffon.

La croisée est surmontée d'une coupole octogonale sur trompe.

Dans le pavé de la nef l'église on trouve plusieurs pierres tombales du XVIIIe siècle .

Église Saint-Savinien

Probablement la moins remarquable des trois mais la plus ancienne, elle est la seule à avoir été construite dans la cité féodale. Sa façade est simple mais harmonieuse. Elle préfigure celles du XIIe siècle. Elle offre un portail encadré de deux arcatures aveugles. Le tympan du portail est en forme de batière, décor fort répandu en Auvergne mais rare en Poitou. Les sculptures en faible relief montrent un Christ cerclé dans un médaillon, debout entre deux lions. Au dessus de la porte, entre les corbeaux de la corniche, on distingue des animaux taillés en méplat : des quadrupèdes, un oiseau, un cerf, un poisson, ainsi que des personnages luttant, un chevalier et une scène érotique.

Le croisillon sud abrite un portail de style roman.

À l'intérieur, sa nef unique est couverte d'une charpente en forme de bateau renversé. Il est possible d'y admirer le tombeau des magistrats François Houliers (1555) et Pierre Saturne Houliers (1665), l'auteur du jugement dit des "buchettes" qui inspira à la Fontaine son conte : le Juge de Melle.

Sur un pilier du chœur, un chapiteau représente le Martyre de Saint Savinien. La croisée du transept est surmontée d'une coupole sur trompes.

Elle fut transformée en prison de 1801 à 1927, et elle abrite maintenant un festival de musique et des expositions.

Elle a été classée Monument Historique le 30 mars 1887.

L'hôtel de Ménoc ou Évêché

Un joli hôtel du XVe siècle qui tire son non de la famille de Menoc qui s'installa à Melle vers la fin du XIIIe siècle. En 1841 il fut décidé d'y installer le tribunal pour ce faire les bâtiments ont été modifiés en 1846, puis une façade fut refaite en 1863 par M. Murisson architecte départemental, dans un style néo-gothique flamboyant.

Il a donc abrité le Palais de justice jusqu'au 31-12-2009. depuis le 1er janvier 2010, ce service est transféré à Niort et le bâtiment est vide. La salle des pas perdus est régulièrement utilisée pour des expositions.

Les tours du XVe siècle ont été classées monuments historiques le 11 mai 1911.

L'origine de l'appellation "Évêché" reste obscure, aucun évêque n'a jamais siégé à Melle. Cette dénomination n'est plus utilisée actuellement.

Arboretum

Un arboretum appelé chemin de la découverte, chemin piétonnier de six kilomètres emprunte les tracés de l'ancienne voie ferrée de la SNCF, de la voie ferrée privée de l'usine de Melle et de chemins ruraux.

Le circuit forme un cercle autour de Melle. Le parcours a reçu le prix national de l'Arbre en 2006. Tour à tour sauvage ou aménagé, le parcours passe près d'un jardin carolingien créé sur le site des anciennes mines d'argent des rois Francs. Ce jardin présente une soixantaine de plantes médicinales et de légumes oubliés : chou- palmier, dolique, cardère, mandragore...

Le parcours relie ensuite les différents monuments et curiosités de Melle. Une cinquantaine d'essences rares en Europe ont été retenues pour leurs écorces colorées.

1 000 espèces d'arbres ou d'arbustes à feuillage caduc alternent le long de l'ancienne voie qui remonte vers la gare et le pont de chemin de fer, avec des rosiers botaniques et des rosiers anciens.

Le site a été classé par le Conservatoire des collections végétales spécialisées et il est le 3ème arboretum de France pour le nombre de ses collections.

Le 25 octobre 2008, le Maire Yves Debien inaugure L'Allée Jean Bellot, du nom de l'ancien maire de Melle qui fut à la tête de la ville pendant 18 années et à l'origine de ce chemin de la découverte.

Les mines d'argent des rois francs

Les mines d'argent des rois Francs[6] ont été exploitées du VIIe au Xe siècle. Elles sont au nombre d'une vingtaine correspondant à une trentaine de kilomètres de galeries creusées par l'homme sur plusieurs niveaux et dont la hauteur varie de 1 à 8 m selon l'abondance du minerai.

Elles fournissaient de la galène argentifère qui contient plus de plomb que d'argent.Les mines étaient connues dès l'époque romaine.

Elles ont été redécouvertes en 1830.

Aujourd'hui,sur environ 30km de galeries, 350m se visitent. La scénographie consiste en la diffusion d'une bande sonore ayant vocation à recréer l'atmosphère de la mine pendant la visite (c'est une création de l'artiste danois Knud Viktor), en l'éclairage des géodes où se cristallise la galène, des cheminée d'aération, des traces d'oxydation de la roche.

A la sortie des galeries, un tipi en métal abrite trois fours. Il s'agit de modèles expérimentaux reconstitués à partir de documents anciens pour transformer et réduire le plomb et en extraire l'argent. Des démonstrations ont lieu l'été.

La mine a reçu 17 000 visiteurs en 2005 (source:Quid)

Le musée des motocyclettes Monet et Goyon

Le musée "Collection de motocyclettes Monet & Goyon" est situé espace Sainte Catherine, près de la Poste. Le musée présente une collection de motocyclettes des années 1920 à 1950 : bicyclettes à moteur, 175 cm3 des années 1920, grosses cylindrées d'après-guerre. Elles sont toutes en parfait état de marche. C'est la plus importante collection de France sur ce sujet.

Autres lieux d'intérêt

  • Un temple protestant,construit en 1836, très vaste et servant parfois de salle d'exposition.
  • Des halles de style Baltard édifiées en 1903 par M. Mongeaud architecte départemental. Elles sont situées à l'emplacement d'anciennes halles en bois construite en 1836.
  • Un portail Art nouveau
  • Le lavoir de Villiers, bassin ovale, rare dans l'Ouest de la France. Il est protégé par une charpente octogonale percée d'arcades. D'autres lavoirs sont visibles dans les environs de Melle : le lavoir de Loubeau, la fontaine au Beurre, le lavoir de Saint Thibault.
  • L'hospice avec sa belle porte du XVIIe siècle provenant du couvent du Puy-Berland se distingue par les draperies enroulées sur ses colonnes et par les angles sculptés dans les écoinçons de l'archivolte.
  • Des fortifications, il ne reste que quelques morceaux : une tour rue des Fossés, des portions de tours dans les anciens remparts qui dominent encore la rue de la Petite-Motte.
  • Sur la place Saint Pierre : un monument aux morts de la guerre de 1870-1871 et le sarcophage d'un bachelier. Les bacheliers au Moyen Age étaient des jeunes gens qui se destinaient à être chevaliers et qui se regroupaient en confréries dites "bachelerie"

Culture

Melle est particulièrement active sur le plan culturel.

La municipalité est à l'origine de nombreux évènements et apporte également son soutien aux initiatives des associations.

Tous les deux ans la Biennale Internationale d'Art contemporain accueillant des œuvres d'artistes de renommée comme Tadashi Kawamata,Andy Goldsworthy ou Rainer Gross. L'édition de 2007 a été marquée par la participation de Gilles Clément et sa réalisation à Melle du premier "jardin de résistance" visant à marquer son opposition à l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Une nouvelle édition intitulée Être Arbre, Être Nature a eu lieu au cours de l'été 2009 sous la direction artistique de Dominique Truco.

Au cœur de la ville, le Café du Boulevard, qui n'a jamais changé de nom même si aucun boulevard n'est répertorié dans les environs, est devenu un lieu de vie et de spectacles. À midi, on peut manger dans ce petit lieu convivial et aussi profiter de la Galerie du Boulevard. Un vernissage inaugure chaque mois la mise en place des nouvelles expositions organisées par Léo. Le café accueille différentes associations proposant une programmation régulière et diversifiée, principalement les Arts en Boule et la Ronde des Jurons.

Les Arts en Boule[19] y proposent depuis plus de 10 ans une programmation jazz et chaque trimestre, Michel Pineau y anime une revue de presse humoristique offrant une analyse géopolitique locale, départementale et nationale qui se conclut par un immanquable huîtro-muscadet. L'association organise également, fin juillet, Le Boulevard du Jazz, festival gratuit, populaire et exigeant.

La Ronde des Jurons[20], est organisatrice d'évènements culturels :

  • Programmation d'une saison artistique (d'octobre à juin) au Café du Boulevard
  • Accueil en résidence et organisation d'un concert de rentrée en septembre: Têtes Raides (2008), Thomas Fersen (2009), Jacques Higelin en 2010 ...
  • Créations et coordinations d'évènements comme Les Nuits Romanes, en lien avec la région.
  • Production et tournée d'artistes professionnels : Zed Van Traumat, Coup d'Marron, Luis Francesco Arena ...
  • Accompagnement de groupes amateurs locaux. Studio de répétition


Mais la vie culturelle melloise ne s'arrête pas à ces deux associations:

Le Plancher des Valses propose des soirées danses autour des musiques traditionnelles.

Les Accrochés, l'association regroupe des amateurs d'art et des artistes locaux (peintres, mosaïstes, céramistes, vidéastes, plasticiens, tisserands...). Elle a pour vocation d'aider les artistes en les soutenant dans leurs projets, en proposant diverses aides. Les accrochés sont à l'initiative d'une Artothèque (prêt d'œuvres d'art)par l'intermédiaire de la médiathèque.

les Amis de Saint Savinien, chaque été depuis 1970, Melle et l’église Saint-Savinien résonne des plus belles notes du répertoire classique. Mélomanes et musiciens avertis se donnent rendez vous pour ce festival de musique qui séduit tant par la qualité de sa programmation que par son éclectisme. À travers la découverte ou la redécouverte d’œuvres, la mise en place de partenariat avec des scolaires, Les Amis de St Savinien, organisateurs de la manifestation, s’appliquent à promouvoir cette forme musicale qui souffre parfois de son élitisme. L’Église St Hilaire et le café du Boulevard se rallient à ce grand projet.

Le Méliès[21] cinéma d'Art et d'Essai, est géré par L'association "Cinémel" qui existe depuis 1985. Son but, est de "soutenir, développer, assurer la diffusion du cinéma populaire et d'Art et d'Essai sur Melle et dans le pays Mellois". L'association y programme les films, favorise toute action en direction des Jeunes Publics, propose des Festivals, des animations dont certaines en partenariat avec le tissu associatif local.

ALIR - Les Amis de la Librairie indépendante[22] promeut l'existence des librairies de proximité, notamment en milieu rural et plus particulièrement encore Melle. L'association s'est créé en 2006 pour essayer d'empêcher la fermeture de la Librairie du Palais, librairie généraliste présente depuis des décennies dans la ville. Cette initiative citoyenne n'a pas suffis alors mais si la Librairie du Palais a fermé, une nouvelle librairie de qualité, spécialisée dans la Jeunesse mais où l'on peut tout commander, a ouvert ses portes, Le Matoulu. L'association a aide les libraires, à Melle ou ailleurs, qui la sollicitent et organise (ou participe à l'organisation, le sens du collectif est très partagé en Mellois !) des évènements culturels, en liens avec les libraires et la médiathèque, pour promouvoir l'importance du métier de libraire et donner toute leur place à nos librairies de proximité.

¹http://www.lecafeduboulevard.com ²http://www.leoexpos.com

Personnalités liées à la commune

Marcel Brillouin

Sources

Thorsten Droste :La France Romane,Les Éditions Arthaud - 1990

Notes et références

  1. La Béronne sur le site du sandre
  2. Le ruisseau du Rivault sur le site du sandre
  3. Le ruisseau de Vireblancsur le site du sandre
  4. a et b Melle Deux-Sèvres, Inventaire Général du Patrimoine Culturel, Geste Éditions, coll. « Images du Patrimoine », La Crèche, 1993-2006 (ISSN 0299-1020)
  5. Le Robert encyclopédique des noms propres 2008, Le Robert-Sejer, Paris, 2007 (ISBN 2-84902-228-3)
  6. a et b Les mines d'argent des Rois Francs
  7. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand, 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6) [lire en ligne] , p. 132
  8. Michel Dillange, Les Comtes de Poitou, Ducs d'Aquitaine (778-1204), Geste éditions, coll. « La Crèche », 1995, 304 p. (ISBN 978-2-910919-09-2), p. 56 
  9. Robert Favreau, op. cit., p. 196
  10. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9) p. 308
  11. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  12. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 28 octobre 2010
  13. Recensement de la population au 1er janvier 2007 sur Insee. Consulté le 28 octobre 2010
  14. Évolution et structure de la population - Melle sur Insee. Consulté le 28 octobre 2010
  15. Le patrimoine industriel des usines de Melle
  16. [A propos] du Patrimoine industriel des Deux-Sèvres ; Indicateurs du patrimoine, Geste Editions, 2005, 288 pages
  17. Patrimoine industriel et activivités chimiques, Ministère de la culture, consulté 2010/09/05
  18. Site Unesco
  19. [1]
  20. La Ronde des Jurons
  21. Le Méliès
  22. http://blogs.paysmellois.org/alir/

Voir aussi

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